La CEET s'interroge sur la gestion de la crise énergétique

14/09/2007
La CEET s'interroge sur la gestion de la crise énergétique

La presse togolaise a intérêt à bien se tenir dans les semaines qui viennent. C'est, en substance, le message délivré par la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication aux journalistes à l'approche de l'ouverture de la campagne électorale. Une mise garde évoquée cette semaine par l'hebdomadaire l'Union.

Le journal traite aussi des inondations qui frappent le Togo depuis plusieurs semaines et mentionne la visite qu'a effectué le président Gnassingbé il y a quelques jours dans la préfecture du Kpendjal. Autre sujet traité par l'Union, les problèmes énergétiques. La compagnie électrique (CEET) réfléchit activement à la solution pour une fourniture continue du courant aux populations togolaises. Deux cas se présentent à elle : augmenter le prix du Kwh ou appliquer un programme de délestage jusqu'à l'arrivée du gaz nigérian, qui se fait toujours attendre, explique L'Union.Voici une sélection d'articles publiés cette semaine par l'Union

POLITIQUE Législatives anticipées

Pressions pour une presse responsable

La presse togolaise est mise devant ses responsabilités lundi dernier à l'Hôtel 02 février par le système des Nations Unies à Lomé, l'Union Européenne (UE) et la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC). C'était à l'occasion d'une cérémonie de signature du Code de bonne conduite du journaliste pendant les législatives. Le propos est clair : pendant les élections, éviter tout article, tout reportage tendancieux pouvant jeter de l'huile sur le feu ; éviter surtout de ressembler à Radio Mille Collines. L'histoire des élections au Togo, notamment la dernière présidentielle d'avril 2005, justifie la tenue d'un tel propos.

Le président de la HAAC, organe qui tente de réprimer tous les dérapages de la presse écrite ces derniers temps, a, dans un speech qui prendra date, asséné quelques vérités aux journalistes présents sur les lieux. La presse nationale, surtout celle dite privée, s'est spécialisée dans «le sensationnalisme», ce qui est  contraire à la déontologie du métier.

Cette signature du code de bonne conduite illustre l'implication de la communauté internationale pour l'organisation d'élections transparentes, crédibles et sans violences au Togo. Par l'intermédiaire du PNUD et de l'UE, plusieurs séminaires de journalistes furent organisés pour les journalistes de la presse togolaise en vue d'une bonne couverture des élections.

Reste que cette presse nationale, qui sait tout et refuse de bien faire, doit être surveillée de manière permanente pour éviter les dérapages continuels dont elle est habituée.

SOCIETE Pluies diluviennes au grand nord

Faure apporte son réconfort aux sinistrés

Le président Faure E. Gnassingbé était mardi et mercredi en tournée dans la préfecture du Kpendjal, de l'Oti, de Tône et dans la sous-préfecture de Cinkasse. Le but de cette démarche était de se rendre compte des énormes dégâts causés ces dernières semaines par les pluies diluviennes qui tombent sur la région des Savanes depuis le 25 août. Le président de la République a apporté son soutien et son réconfort aux sinistrés qui sont entièrement dépourvus de leurs biens.

Les catastrophes surprennent toujours. Les populations togolaises de la région des Savanes, particulièrement celles de la préfecture du Kpendjal sont surprises depuis une dizaine de jours par une catastrophe douce provoquée par des pluies diluviennes incessantes qui sème la désolation dans tous les foyers. Un peu partout dans la région, les dégâts se situent à des degrés divers, et ce sont les enfants surtout qui en sont les victimes.

La plus importante de la catastrophe se localise dans la partie Est de la région des Savanes et une partie de la préfecture de l'Oti. Des pertes en vies humaines, des disparitions et des blessés sont enregistrés. Selon le préfet Nam Minlib de Kpendjal, le bilan provisoire des victimes s'élevait à une douzaine lundi. Mais il est revu à la hausse. En plus d'une dizaine personnes portées disparues. Ceux qui ne sont pas morts ont tout perdu. Pas d'habitation, pas de champ, parce que les maisons et les cultures ont été emportées et dévastées par l'eau.

La quasi-totalité des ponts ont été également emportés par les eaux. Les véhicules, fussent-ils des 4X4 tout terrains, ne peuvent accéder à la zone du Kpendjal, les routes devenues boueuses étant complètement perdues sous les eaux. Ici se pose le problème de distribution des vivres acheminés aux sinistrés. Alors que les premiers besoins de l'homme sont inexistants. Il manque de sel pour les repas quotidiens des familles. Les moulins ne tournent plus faute de fuel.

L'inaccessibilité des voies de communication, l'impossibilité de communiquer par téléphone plonge tout le monde dans la détresse. L'hélicoptère reste le seul moyen d'accès aux zones inondées, mais pas à tous les endroits. Les pluies sont montées à une hauteur d'un mètre (1m) en sept jours. Les fleuves "Oti" et "Kéran" ont débordé de leur lit.

La mobilisation est totale du côté des autorités avec en tête le premier togolais, Faure E. Gnassingbé, pour parer au plus pressé. Du maïs, du riz, de la farine de manioc, du sucre, du sel iodé, des couvertures, des vêtements, des tentes, des nattes, des lampes pour les populations sinistrées, ont été convoyés mercredi à Dapaong en présence du président de la République qui s'est rendu successivement dans diverses localités du Kpendjal, de l'Oti, de Tône et de Cinkasse.

Les autorités procèdent à une évaluation plus précise de la catastrophe pour la suite des secours à apporter aux populations. En attendant, la Croix Rouge régionale déploie ses secouristes sur le terrain, pour des actions d'animation éducative sur la prévention des maladies diarrhéiques, le choléra, et pour trouver des solutions au problème d'eau potable. Dans ces moments d'inondation, la situation est difficile, dans la mesure où les puits et les forages sont submergés par l'eau. La Croix Rouge aide également à la distribution des vivres.

Les autorités ne sont pas sans crainte de soucis de santé pour les populations des zones inondées. En particulier le paludisme. "Nous avons même amené les nouvelles combinaisons pour être sûr du traitement des éventuels malades. Nous nous consolons parce que au moins les populations ne souffriront  pas de la fièvre jaune", a déclaré mercredi le Ministre d'Etat en charge de la santé, le Pr. Charles Kondi AGBA.

ECONOMIE

Entre attendre la réalisation du projet Gazoduc et augmenter le prix du courant

La CEET dans un dilemme

A la fin de la saison des pluies, le délestage reprendra de plus belle. La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) réfléchit activement sur la solution pour une fourniture continue du courant aux populations togolaises. Deux cas se présentent à elle : augmenter le prix du Kwh ou appliquer un programme de délestage jusqu'à l'arrivée du gaz nigérian, qui traîne toujours.

Ce n'est plus un secret pour personne, l'abondance des pluies dans la sous région permet aujourd'hui à la société nationale de distribution du courant électrique, la CEET, de fournir sans interruption de l'énergie à tous ses abonnés. Les eaux des cours d'eau qui alimentent les barrages électriques en Côte d'Ivoire, au Ghana et chez nous à Nangbéto sont à leur niveau de production maximale. Cependant, cette situation va changer avec la cessation des pluies et la fourniture prendra un coup. Ainsi, nous nous retrouverons dans un délestage qui préoccupe dès maintenant les autorités.

La nouvelle direction de la Ceet semble très préoccupée par cette situation délicate. Elle s'émeut pour en trouver une solution de rechange acceptable et accessible à tous. Avec ses maigres moyens, elle ne peut que compter sur ses groupes électrogènes, véritables gloutons de fuel. Alors qu'elle vend actuellement le courant à 60F le Kwh pour la première tranche, 75F pour la deuxième et 91F pour la troisième, un groupe lui sort le Kwh à 130F. Résultat, il lui faudra forcément augmenter le prix du courant pour desservir en plein temps ses clients en attendant l'autre saison des pluies dont la régularité laisse à désirer avec les changements climatiques impitoyables.

L'autre alternative pour faire fonctionner ces groupes reste l'arrivée du gaz nigérian avec le projet Gazoduc. Cela va de soi, car le gaz coûte deux fois moins cher que le gaz-oil et sa transformation est très rapide. Seulement, après plusieurs reports sur la mise en service de ce gaz, il n'est annoncé que pour juin 2008.

Face à la gravité de la crise énergétique qui paralyse notre économie déjà très fragile, d'aucuns pensent qu'une subvention de l'Etat serait aussi une solution. Au ministère des Finances, on indique que, pour ce cas, le manque à gagner serait trop élevé et agirait considérablement sur l'économie de façon négative. C'est une nécessité, certes, mais cette solution dangereuse se chiffre encore à des milliards de francs par an et ne pourra pas être supportée par le budget, nous, a-t-on fait savoir.  

Aussi, lorgne-t-on également la Communauté Electrique du Bénin, CEB, la société interétatique principal fournisseur de courant au Bénin et au Togo. Nos efforts pour obtenir des informations concernant les éventuelles mesures préventives du prochain délestage sont restés vains pour le moment.

Malgré tout, les dirigeants de la Ceet restent optimistes qu'en attendant de jouir du mieux actuel, ils ne baissent pas les bras pour affronter la prochaine crise.

ECONOMIE Pétrole

CAP-Togo gagne des parts de marché

Née de la liquidation et de la reprise des actifs de CAP OIL Togo, la nouvelle Compagnie Africaine de Pétrole - Togo (CAP-Togo),  au capital de 300 millions de francs CFA détenu par un consortium de partenaires togolais et étrangers, se fraie un chemin sur le marché pétrolier national déjà concurrentiel. Contrôlé jadis par des filiales de grands groupes étrangers, ce marché a commencé depuis mars 2006 à compter avec CAP-Togo qui faisait son entrée. Après dix-huit mois d'exercice, les responsables de la nouvelle compagnie peuvent se frotter les mains : elle s'est arrachée plus de 10% du marché national.

Depuis janvier dernier, CAP-Togo vend en moyenne 3000 m3 de produits pétroliers par mois pour un chiffre d'affaires de 1,2 milliard de francs CFA mensuel. Sur le premier semestre de cette année, elle a réalisé une vente cumulée de 20.000 m3 et un chiffre d'affaires de plus de 8 milliards de nos francs. Et pourtant, en mars 2006, lorsqu'elle avait démarré ses activités, elle ne contrôlait qu'à peine 5,2% du même marché, soit 1132 m3 de produits pétroliers et 482 millions de francs de chiffre d'affaires. En se donnant comme devise " l'amitié est sacrée ", les responsables de CAP-Togo se sont fixés comme objectifs la régularité dans les approvisionnements, la prise en charge de leurs partenaires et clients sur leurs différents sites. "Nos pompistes sont formés pour un accueil et un traitement très amicaux", explique le chef d'exploitation,  Natéba Ankou.

Pour couronner cet exploit, CAP-Togo s'est doté d'un nouveau siège sis au rond point d'Amina sur la route de l'aéroport. Inauguré la semaine dernière par le ministre du Commerce, cet immeuble avec plusieurs bureaux, construit en un temps record,  offre,  selon le DG de CAP-Togo, Patassé Kpanlou, un cadre de travail plus relaxe et a coûté 120 millions de francs. CAP-Togo compte une vingtaine de stations à travers le pays et environ 25 employés.

© L'Union du 14 septembre 2007

 

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