La faim justifie les moyens

30/09/2010
La faim justifie les moyens

Une togolaise de 39 ans n’a rien trouvé de mieux que de placer un préservatif dans le plat servi à son mari lors du dîner. Une façon de le remettre sur le droit chemin après de nombreuses infidélités.
Un fait divers rapporté jeudi par Chronique de la Semaine.

Voici une sélection d’articles publiés par Chronique de la Semaine
Gilchrist Olympio au sujet des députés pro-Fabre :
" Nous leur avons dit que les portes de notre parti et même les fenêtres leur sont ouvertes"
Depuis le congrès extraordinaire de l'Union des Forces de Changement (UFC) le 12 octobre, Jean-Pierre Fabre et les députés qui le soutiennent ont été exclus du parti, conformément aux textes du dit parti. Cependant, ils continuent de prendre part aux sessions de l'Assemblée Nationale où ils représentaient leur parti. Aujourd'hui, face à la nouvelle donne, Fabre et ses acolytes ne peuvent plus parler au nom de l'UFC.
Le mardi 28 septembre dernier, au cours d'une conférence de presse qu'il a tenue au siège de l'UFC, devant un parterre de journalistes, le président national de ce parti, Gilchrist Olympio s'est dit ouvert et prêt à accepter Fabre et sa bande s'ils décident de revenir dans le parti. Fabre et ses partisans avaient en effet été exclus du parti depuis le dernier congrès de l'UFC pour avoir tenté d'exclure le président national Gilchrist Olympio.
"Nous avons des membres de l'UFC au parlement. Ils sont très efficaces. Nous sommes en contact avec le président du parlement et d'ailleurs je compte le voir s'il est libre, aujourd'hui ou demain (…) Vous savez, nous avons eu des problèmes au sein de l'UFC et certains membres du Parlement ne sont plus membres de notre parti. Nous leur avons dit que les portes de notre parti et même les fenêtres leur sont ouvertes. A tout moment, s'ils décident de revenir au parti, c'est avec grand plaisir qu'on va les accueillir. Nous disons que logiquement, vous ne pouvez pas être membre d'un parti politique ayant une philosophie, une façon de conduire les affaires et dire en même temps que vous êtes en désaccord fondamental avec la politique de ce parti.
C'est pour cela que nous avons une cinquantaine sinon une soixantaine de partis politiques au Togo. Peut-être il serait bien pour eux de s'approcher d'autres partis où ils trouveront un foyer qui leur conviennent un peu plus que le nôtre. Certains ont accepté notre proposition, d'autres ont refusé. Fabre ne pourra pas être président du groupe parlementaire UFC ; s'il redevient membre de notre parti, il peut retrouver ce poste ", a déclaré en substance Gilchrist Olympio, répondant à une question d'un journaliste au sujet d'une lettre qu'il aurait introduite auprès du président de l'Assemblée Nationale pour destituer Fabre, son collaborateur d'hier. Il a par ailleurs ajouté : " J'espère que lorsqu'on va élire un président du groupe UFC au parlement, nous travaillons ensemble pour reconstituer le groupe UFC au parlement. Il faut savoir que nous ne sommes pas nombreux. Nous ne sommes que 27 au parlement. Avec les gens qui sont partis, il ne nous reste que 23. J'espère que les 23 vont travailler pour le bien-être de notre pays… "
Parlant des critiques dont il fait l'objet de la part de certains militants au sujet de l'accord historique qu'il a signé avec le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) il y a quatre mois et qui a permis à certains membres de son parti de faire leur entrée au gouvernement, le président national de l'UFC souligne : " …Nous croyons que la politique politicienne est dépassée et que partout dans le monde la politique se fait ensemble avec d'autres partis… "
Evoquant les discussions exclusives qui se déroulent entre le RPT et son parti dans le cadre de la mise en œuvre de l'accord que les deux partis ont signé, Gilchrist Olympio explique : " Ce n'est pas une politique d'exclusion. Et ce n'est pas la première fois que les deux partis se voient. Nous nous sommes déjà vus à plusieurs reprises à Rome, à Paris ; on s'est vu à Lomé. On s'est vu à Ouaga et je crois que nous sommes surtout sur les tracés de notre passé ". " Nous avons fait beaucoup de progrès dans le domaine de la réforme institutionnelle et constitutionnelle.
L'atmosphère dans laquelle se sont déroulées les discussions est franche (…). Nous comptons tenir nos promesses sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles selon les accords de Ouaga ", a-t-il ajouté très rassurant. Gilchrist dit par ailleurs être pour le changement, mais un changement dans la paix. Il est revenu sur l' " alternance politique pacifique " que son parti doit opérer dans les cinq prochaines années. Pour cela, a-t-il fait remarquer, il urge d'opérer une " véritable révolution culturelle au sein de l'UFC ", pour la transformer en un appareil de combat politique mieux organisé, mieux dirigé, mieux encadré, plus soucieux de sa base, plus dynamique et plus efficace sur la scène diplomatique internationale, et en meilleur ordre de bataille pour les prochaines élections législatives et présidentielles.
Pierre AGBANDA

Agbéyomé Kodjo reconnait enfin la victoire de Faure à la présidentielle du 4 mars
"La légalité de l'OBUTS ne peut jamais être attaquée par qui que ce soit, tout comme l'élection de Faure Gnassingbé ", telle est la déclaration faite par l'ancien ministre de l'Intérieur Agbéyomé Kodjo acteur des massacres de Fréau-jardin et président de l'ex-parti OBUTS dont la réhabilitation n'est pas totalement acquise. Si Agbéyomé Kodjo, membre du FRAC, reconnait que la légalité de l'élection de Faure Gnassingbé ne peut pas être attaquée, on se demande alors ce qu'il va chercher à Kondjindji chaque samedi en marchant avec Jean-Pierre Fabre. N'est-ce pas pour, disent-ils, dénoncer l'élection de Faure Gnassingbé et réclamer la victoire du candidat du FRAC Jean-Pierre Fabre ?
Maintenant que Agbéyomé Kodjo est convaincu que la légitimité du président Faure est inattaquable, devrait-il encore suivre Jean-Pierre Fabre s'il est conséquent avec lui-même puisque ce dernier est dans une stratégie de récupération du pouvoir ? C'est la preuve que Agbéyomé Kodjo est un mauvais allié de Jean-Pierre Fabre qu'il veut juste amener à s'auto détruire. En clair, Agbéyomé Kodjo ne suit pas Jean-Pierre Fabre pour ses beaux yeux mais parce qu'il a son plan en tête. Ne dit-il pas à ses amis que bientôt il sera le leader de l'opposition ? Par quelle alchimie réussira-t-il à ravir la vedette à Jean-Pierre Fabre ? L'on attend de voir.
Ce qui est sûr, c'est que Agbéyomé Kodjo veut user de la ruse pour récupérer les militants du FRAC à son compte. On se souvient que pendant les meetings du FRAC à la plage, Agbéyomé Kodjo distribuait des billets de 1000 FCFA à certains badauds dont la mission essentielle est de scander son nom bruyamment et de crier son slogan fétiche " agban agbodji ". Parfois au cours du meeting, si Agbéyomé ne prend pas la parole, les badauds en question scandent son nom " Agbé, Agbé, Agbé " en insistant qu'on lui donne la parole. En tout cas, l'homme se sentant vomi par la population pour des raisons que tout le monde connait, notamment la tuerie de Fréau-jardin le 25 janvier 1993, tente par tous les moyens de se frayer un chemin sur l'échiquier politique national.
Malheureusement pour lui, toutes ses entreprises sont vouées à l'échec et dans certains milieux politico-diplomatiques, on ne veut plus le sentir. C'est seul un certain Jean-Pierre, un autre phénomène, qui peut s'acoquiner avec un homme qui n'a pas grand-chose à lui apporter si ce n'est sa déchéance. Dans ces conditions, Jean-Pierre Fabre ferait mieux de trouver un allié sérieux et sûr pour l'aider à revendiquer sa prétendue victoire. Car Agbéyomé Kodjo qui reconnait désormais la victoire sans appel du président Faure Gnassingbé, devient pour Fabre un traitre et non un allié dans les marches du FRAC.
Aliziou Dominique

Le chef de l'Etat retire ses plaintes contre trois journaux
Le président de la république Faure Gnassingbé vient de retirer ses plaintes contre trois journaux de la place notamment Liberté Hebdo, La Lanterne et l'Indépendant Express. Ces trois organes devraient comparaître ce mercredi 29 septembre 2010 pour un procès en diffamation dont le plaignant n'est autre que le Chef de l'Etat. Ces plaintes en cascade avaient suscité moult réactions au sein de la corporation dont certains confrères ont commencé par crier à la persécution.
Pour eux les journalistes Togolais sont en danger à cause des plaintes du Chef de l'Etat et surtout à cause du montant réclamé par le Chef de l'Etat au titre du préjudice subit. Seulement voilà au-delà de ses cris de gueule de ses journalistes assujettis au FRAC, personne n'ose dire si ses plaintes du Chef de l'Etat sont à la régulière ou c'est un acharnement pour museler la presse.
Les articles incriminés sources de ses plaintes répondent-ils aux règles de la déontologie qui régissent notre profession ou bien c'est des articles diffamatoires ? Les plaintes pendantes devant le tribunal émanent-ils tous du Chef de l'Etat ? En tout cas le Conseil National des Patrons de Presse ( CONAPP ) conscient des dérapages relevés ça et là a pris sur lui non pas pour crier à la persécution comme le font certaines associations mais plutôt demander l'indulgence du Chef de l'Etat pour retirer ses plaintes et rappeler aux uns et aux autres la nécessité de respecter les règle de l'étique et de la déontologie.
Evidemment en bon père de famille et surtout très attaché à la liberté d'expression le président Faure Gnassingbé a accédé à la plaidoirie du CONAPP en retirant les plaintes contres nos confrères. Dans un communiqué rendu publique hier, le CONAPP remercie le Chef de l'Etat pour le retrait de ses plaintes et appelle les journalistes aux respects des règles de l'étique et de la déontologie. Les articles injurieux et diffamatoires sont des œuvres de " belles crapules " comme l'avait dit Robert Menard du RSF.
A.D

Qu’a fait le président Faure pour mériter un second mandat ?
Le 4 mars 2010, les Togolais ont choisi de reconduire à la tête du pays le président Faure Essozimna Gnassingbé pour un nouveau mandat de cinq ans. Qu'est-ce qui a bien pu motiver ce choix des Togolais au moment où des détracteurs de tous poils s'acharnaient à ternir l'image du président Faure et à occulter le travail qu'il a abattu en cinq ans au sommet de l'Etat ? S'il est vrai que le programme de société du président candidat était très attrayant, il importe de souligner que ce qui a le plus convaincu les Togolais et donné du crédit à ses promesses électorales reste sans nul doute le bilan de son premier mandat. Un bilan somme toute séduisant et reconnu comme tel par nos partenaires restés longtemps méfiants vis-à-vis de notre pays depuis les périodes troubles de 1990. Quelques chiffres de ce bilan suffisent pour s'en convaincre.
A son avènement à la tête du pays en avril 2005 dans un contexte particulièrement difficile, le président Faure avait défini cinq priorités pour lesquelles 200 mesures ont été prises en vue de relever les nombreux défis auxquels le pays était confronté. Il s'agissait en l'occurrence de construire une nouvelle gouvernance politique, rétablir les liens avec les institutions financières, rénover les administrations publiques, adopter une politique de développement durable et de lutter efficacement contre la pauvreté.
De toutes ces priorités, deux retiennent particulièrement notre attention : la lutte contre la pauvreté et le développement durable, dont nous ne mentionnerons ici que quelques chiffres illustrant l'ampleur des actions menées.
La lutte contre la pauvreté : la priorité des priorités
Au moment où le président Faure prenait le pouvoir en 2005, la situation économique du Togo était des plus précaires. Selon le report sur le Développement Humain 2003 du PNUD, l'indice de pauvreté Humaine du Togo était de 38,5% et l'indice de Développement Humain le classait au 141e rang sur 173 pays. Face à cette situation, le président Faure avait mis en place quatre politiques (politique des revenus plus juste et équitable, politique éducative volontariste, politique sanitaire et sociale élargie, et politique d'accès à l'eau généralisée) dont le bilan aujourd'hui se passe de tout commentaire.
Par exemple, s'agissant de la politique des revenus, outre l'augmentation de 5% des salaires de la fonction publique en 2007 puis de 3% en 2008 ainsi que le payement des arriérés de salaires et des pensions en 2008, les grands acquis dans ce domaine sont entre autres l'augmentation du SMIG et du SMAG de plus de 100% , soit 28 000 FCFA mensuels depuis le 13 août 2008, le payement des arriérés dus aux producteurs de coton pour 22 milliards de FCFA en mai 2007 à hauteur de 85% et le solde en août de la même année.
Il importe également de mentionner la politique d'emploi avec le recrutement massif de fonctionnaires, soit 14 536 entre 2005 et 2010 (+62% par rapport à la situation antérieure), l'intégration de 358 agents licenciés (215 de la SOTOCO et 143 de la SNPT), le programme d'emploi des jeunes (PPED) visant 70 000 bénéficiaires en 3 ans, la formation de plus de 3 500 jeunes diplômés en entreprenariat, la formation et la dotation en équipements et matériels de près de 1 500 groupements et 3 500 bénéficiaires. A cela s'ajoute le programme de microcrédits concernant plus de 50 000 membres et plusieurs groupements.
Une politique sanitaire et éducative très active
En ce qui concerne la secteur de la santé, on relève notamment une augmentation de plus de 50% du budget de la santé (passant de 5% à 7,5% des dépenses de l'Etat), la construction de 110 nouvelles structures sanitaires, soit plus de 20% par rapport au chiffre précédent (50 dispensaires, 30 maternités, 10 polycliniques, 10 centres médico-sociaux et 10 blocs chirurgicaux), ainsi que 16 000 traitements ARV sur 25 000 malades du Sida. Il faut également souligner la rénovation des 3 CHU (Tokoin, Campus, Kara), des CHR (Sokodé, Dapaong, Tsévié et Atakpamé) et des hôpitaux de préfecture, ainsi que le recrutement de plus de 2 000 agents depuis 2005.
Le secteur de l'enseignement reste également l'un des plus privilégiés avec notamment la gratuité de l'enseignement préscolaire et primaire depuis la rentrée 2008-2009, le recrutement de 5 269 enseignants, l'intégration de 2 100 enseignants d'écoles d'initiative locale, l'intégration de 276 enseignants auxiliaires, la transformation de 552 Ecoles d'Initiative Locale (EDIL et CEGIL) en écoles publiques. Il faut noter en outre l'ouverture de 62 collèges et de 57 lycées d'enseignement général et technique, la construction de 1 903 salles de classe et la réhabilitation de 1 135 autres, de même que la rénovation de l'Ecole Normale d'Institution de Notsè, la fourniture de 29 626 tables-bancs aux collèges et lycées, etc.
Qu’en est-il de l’eau et de l’énergie?
La politique d'accès à l'eau et d'assainissement s'illustre à travers la réhabilitation ou la réalisation de 3 405 points d'eau et mini-AEP (dont 79% nouveaux) et 50 projets pour 2010, le programme de travaux lourds de curage de la lagune, des lacs, de canaux et de réseaux d'assainissement de l'agglomération de Lomé pour un montant de 56,2 milliards de FCFA et d'autres programmes en cours ou à lancer pour un montant de 55,9 milliards de FCFA. Les actions menées concernent également le Projet Environnement Urbain de Lomé (PEUL) relatif à la réalisation de travaux d'assainissement dans Lomé à hauteur de 5 milliards de FCFA.
En matière de rénovation d'infrastructure, le démarrage du projet de pavage, d'assainissement et d'éclairage des villes de l'intérieur du pays pour un coût de 65 milliards de FCFA, le renforcement de l'éclairage public dans les centres urbains, la construction de 1 750 km de pistes rurales à raison d'au moins 50 km par préfecture et sous-préfecture, le démarrage de la construction des voies de contournement des failles d'Alédjo et de Défalé (91 milliards de FCFA), la réhabilitation des routes N°2 et N°3 et six ponts (Davié, Nyamassila, Djamdè-Mono, Siou, Borgou) pour un financement d'environ 5 milliards de FCFA figurent parmi les principales réalisations.
Par ailleurs, la construction et la réhabilitation de marchés urbains, en l'occurrence Lomé (grand-marché d'Adawlato), Amou-Oblo, Aného, Anié, Atakpamé, Kara, Kétao, Kpalimé, Tchamba, Vogan, Anfoin, la construction du stade omnisports de Sokodé, la réfection en cours du stade municipal de Kara ainsi que la réalisation d'un complexe pour sport de main à Vogan et à Kpalimé et d'un site moderne de loisirs à Kara constituent les grands acquis en matière de réfection et de construction d'équipements.
La lutte contre la pauvreté, c'est aussi l'autosuffisance énergétique. Dans ce domaine, il importe de noter les efforts pour renforcer la capacité énergétique du Togo avec notamment la construction d'une centrale thermique de 100 MW à Lomé par la société Contour Global, l'installation de 14 groupes électrogènes pour une puissance de 20 MW et la réhabilitation de deux groupes Sulzer de Lomé. Dans le même sens s'inscrivent l'extension du réseau électrique à travers le pays, la construction de la ligne 161 KV Atakpamé-Kara, le raccordement du réseau de la CEB au réseau TCN (Nigeria, etc.). Ces efforts ont permis le renforcement de l'éclairage public dans les centres urbains sur l'ensemble du territoire, l'électrification de 10 localités, et celle en cours dans 26 autres.
Le développement durable, une autre priorité de Faure Gnassingbé
Le développement durable reste une autre priorité pour laquelle le président Faure s'est illustré à travers plusieurs actions décisives permettant aujourd'hui de changer l'ordre des choses. En tout cas, cette priorité est bien engagée et le Togo a maintenant les moyens de consacrer toute son énergie pour relever le défi de la lutte contre la pauvreté. Elle s'articule autour des ressources et dépenses de l'Etat, de la restructuration d'entreprises publiques, de l'amélioration de l'environnement des entreprises et du soutien des secteurs de production.
Une augmentation des recettes de 106% en 2009
La nouvelle politique instituée par le président Faure a permis d'enregistrer une augmentation du besoin de financement de l'Etat de 118% sur la période 2005-2009. Les recettes prévisionnelles en 2009 s'élevaient à 386,9 milliards de FCFA contre 187,5 milliards de FCFA en 2005, soit une augmentation de 106%
On note également une amélioration des recettes fiscales et douanières avec une augmentation du taux de pression fiscale de 18%, la maîtrise des dépenses publiques et la mise en place de la Cour des Comptes ainsi que de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) pour lutter contre le blanchiment d'argent.
La restructuration des entreprises publiques est quant à elle marquée par, entre autres, la transformation et la restructuration de la filière cotonnière (création de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo) et de l'exploitation des phosphates (mutation de IFG-Togo en Société Nouvelle des Phosphates du Togo), la privatisation du secteur hôtelier et celle en cours du secteur bancaire (UTB, BIA, BTD et BTCI) et la mutation du secteur de l'eau avec la transformation de la Société Togolaise de l'Eau en deux entités (une société de patrimoine pour la réalisation d'infrastructures hydrauliques lourdes, et une société d'exploitation pour la gestion de la ressource et des réseaux).
S'agissant de l'environnement des entreprises, les résultats clés obtenus sont notamment la réforme du code des marchés publics (pour assurer une gestion transparente des finances publiques, accélérer la réalisation des programmes d'investissement et faciliter l'accès des entreprises aux marchés publics), la réforme du secteur des banques et du crédit, et le soutien aux PME/PMI, le guichet unique pour la création des entreprises, l'Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI, la réduction de 7% de l'impôt sur les sociétés (IS) depuis août 2008.
Outre la restructuration de la SOTOCO et de l'IFG-Togo, le soutien aux secteurs de production s'est traduit par la relance des filières cacao et café, le recrutement de 250 agents pour renforcer l'assistance technique aux producteurs agricoles, la mise à disposition de ceux-ci de 29 000 tonnes d'engrais subventionnés à 52% par l'Etat et la dotation de 160 tracteurs et 30 motoculteurs équipés permettant de réduire de 50% le coût des labeurs.
Ces quelques exemples prouvent que la réélection du président Faure n’est pas le fait d’un hasard mais exprime plutôt le satisfecit des Togolais pour son premier mandat et leur espoir pour un second quinquennat plus fructueux encore.
A. Kapo

Fait divers
Le plat aux préservatifs
Toute chose, dit-on, a une fin. Les bonnes choses comme les mauvaises. Le sieur Talice, 39 ans, Togolais, fonctionnaire de son état, marié et père de deux enfants, n'aurait jamais cru à cette " baliverne ". Mais il a fini par l'apprendre à ses dépens. Marie, son épouse avait choisi le jour de son 39ème anniversaire pour lui adresser un message singulier. Dans le plat réservé à son époux, elle mit un préservatif. Tellement bien fait qu'à la fin tous les yeux des convives avaient fini par se river sur ce plat exceptionnel. " Cela me tenait tant à cœur", a t-elle lancé à l'assistance avant d'ajouter : "Il me fallait toujours une stratégie pour dire halte à sa vie de bordel. Il en abuse". Pour en arriver là, cela n'aurait pas été facile.
Marie avait dû remuer plusieurs fois sa mémoire. Beaucoup de stratégies avaient été élaborées à cet effet mais aucune d'elles ne répondait à l'objectif qu'elle s'est fixée. Finalement Marie cru bon de fouiller les poches du pantalon que son mari avait porté la veille. " J'ai juste voulu chercher quelques pièces de monnaie pour donner à l'enfant. Je n'ai pas pensé heurter une montagne de préservatifs que mon mari y avait soigneusement cachés ", a expliqué dame Marie aux observateurs médusés.
Elle renchérit en ces termes : " J'ai donc saisi l'opportunité qui m'a été ainsi offerte de lui préparer le plat qu'il méritait. Je n'ai donc pas hésité à franchir le rubicond. Qu'il m'excuse si j'ai mal agi. Je n'ai d'autres intentions que de voir mon mari me revenir. Je n'accepterai jamais le partager avec quelqu'une d'autre ". Marie aurait t- elle atteint son but ? Devinez la suite. Mais en attendant, souhaitons bon appétit aux convives et surtout bon anniversaire à notre cher Talice.
B.TALOM

Les enfants sont-ils toujours en sécurité dans les crèches?
La crise économique qui sévit ces dernières années au Togo, conjuguée au fait que peu de femmes restent au foyer pour s'occuper de leurs enfants, a contribué à l'émergence d'une pratique consistant à confier son enfant à bas âge (4 mois à 2 ans) à des structures communément appelées " crèches ". Mais force est de constater que ces structures ne répondent pas toutes aux normes de sécurité requises. Certaines mêmes sont installées illégalement à l'insu des autorités en charge du secteur. Cet état de chose est la cause de nombreux accidents qui mettent en danger la vie des enfants.
Il y a quelques mois, un incident s'est produit à Lomé dans un de ces établissements communément appelés " crèche ". Un enfant d'à peine un an confié par ses parents à une crèche pour la journée, a fini par se retrouver dans un seau d'eau bouillante. Résultat : des brûlures au troisième degré sur tout le corps et des mois d'hospitalisation. Toutes les démarches entreprises pour amener cet établissement à répondre de cette négligence grave n'aboutiront pas. D'après nos renseignements, la crèche en question est illégalement installée et n'est connue d'aucun service du ministère des Enseignements Primaire et Secondaire, notamment de la Division chargée des Enseignements et de la Vie Scolaire à la Direction Régionale du Golfe (DRE-GL) qui s'occupe de la création de ces centres.
A qui confier ses enfants ?
La question que l'on se pose alors est de savoir comment une structure qui s'occupe des enfants à bas âge puisse s'installer sans aucune autorisation. M. Kasségné Abilé, chargé de la Division des Enseignements et de la Vie Scolaire à la DRE-GL s'étonne de l'existence de ces crèches clandestines. Selon lui, la création de ces centres pour les enfants à bas âge (4 mois à 2 ans) est sujette à un contrôle strict de son service. Cela passe par la vérification des installations, et leur conformité aux normes de sécurité. Un accent particulier est mis sur les jouets, vu que ces derniers sont la cause de la plupart des accidents dans les crèches. Les qualifications et les compétences du personnel qui y travaillent sont passées au peigne fin. Ne devient donc pas " Tata " qui veut.
Dans les centres dûment reconnus, tout est réglementé : les heures de sommeil, les jeux auxquels se livrent les enfants et leur alimentation. Les enfants sont suivis par un pédiatre et bénéficient de soins appropriés. Une surveillance rigoureuse y est de mise. Tout est donc fait pour que des incidents regrettables ne se produisent pas. Des contrôles périodiques sont effectués par les agents de la Division des Enseignements et de la Vie Scolaire. Si une de ces conditions n'est pas respectée, l'autorisation d'ouverture n'est pas accordée.
Des crèches illégales…Des enfants en danger
On constate la création anarchique de crèches partout à Lomé. En effet, il suffit d'avoir un capital conséquent et un site pour devenir fondateur d'une crèche ou d'un jardin d'enfants. Des fois même, certaines personnes se décrètent en gardiennes d'enfants sans en avoir les qualifications, juste parce qu'elles n'ont rien d'autre à faire. Ainsi, des locaux non entretenus et ne répondant à aucune norme de sécurité et d'hygiène sont transformés en jardin d'enfants. Des cours communes deviennent même des lieux d'accueil des enfants. Ces derniers sont entassés, trimbalés du matin au soir et à la merci de différentes maladies. Celles contagieuses se propagent rapidement. Le cas de cette garderie située dans le quartier d'Akodessewa est évocateur. Par jour, pour une somme de 200 F, les enfants sont gardés du matin au soir. Au vu de cette rémunération, on s'interroge sur les services qui seront fournis par les gardiennes et les conditions dans lesquelles vivent quotidiennement les enfants.
La responsabilité des parents
" Il n'y a pas de raisons que des enfants soient confiés à des structures illégalement installées ou clandestines ", a martelé M. Kasségné. En effet, la responsabilité des accidents qui se produisent dans ces centres anarchiques incombe selon lui aux parents qui y amènent leurs enfants, d'autant plus que, les frais de scolarité dans les jardins d'enfants publics ont été supprimés depuis l'année dernière. Le foisonnement de ces centres illégaux se nourrit de l'ignorance ou de la négligence de certains parents qui ne mesurent pas les dangers menaçant la sécurité et le bien-être de leurs enfants.
Et pourtant, rien ne vaut la vie d'un enfant et les parents doivent s'employer à protéger leurs progénitures et œuvrer à leur plein épanouissement.

Carole AGHEY

AIMES-AFRIQUE boucle son séjour dans les Savanes
L'étape de Mango marquée par une césarienne d'urgence
L'ONG AIMES-AFRIQUE en mission humanitaire, foraine et gratuite dans les Savanes a posé depuis le 06 septembre dernier, ses valises dans la préfecture de l'Oti, plus précisément à l'Hôpital Préfectoral de la ville de Mango. Du 12 au 18 septembre, plus de 600 patients ont subi avec réussite dans cette localité des interventions chirurgicales dans divers domaines dont l'ophtalmologie, la gynécologie, l'otorhinolaryngologie, la chirurgie générale, la médecine générale. Sous la coordination du Dr. KODOM Serge Michel, Président-Fondateur de AIMES-AFRIQUE, des soins primaires et de qualité ont été apportés aux patients de la localité pour les sauver de leurs pathologies. Mais le séjour de Mango a été marqué par une situation inattendue que l’ONG a su bien régler.
En effet, au matin du 19 septembre, l'Association Internationale des Médecins pour l'Education et la Santé en Afrique en fin de séjour à Mango a fini de plier bagages et se préparait à prendre la route pour la Préfecture de Tône, destination suivante de la mission foraine gratuite, quand elle a été saisie d'un cas d'urgence. Il s'agissait d'un cas critique d'accouchement qui présentait des complications. La patiente qui devrait accoucher à l'Hôpital Préfectoral de Mango, ne pouvait enfanter sans avoir subi une césarienne. Mais celle-ci ne pouvait avoir lieu à l'Hôpital Préfectoral de Mango à cause du manque de matériels de soins, et de l'absence de structure adéquate… Il fallait donc évacuer d'urgence la femme vers Dapaong; mais les conditions de cette évacuation sont pas réunies car il n'y avait pas d'ambulance, ni de spécialistes en évacuation urgente…
Le seul recours était donc AIMES-AFRIQUE qui heureusement n'a pas encore quitté la localité. Toujours prête à se sacrifier pour apporter son aide aux populations nécessiteuses, l'ONG n'a pas hésité à venir au secours de la patiente. Avec leur savoir-faire, leur doigtée, les médecins de AIMES-AFRIQUE ont réussi l'opération et sauvé deux vies humaines, celle de la mère et celle du nouveau-né qui après avoir été réanimé, a pousse avec énergie ses premiers cris. La mère césarisée qui s'en sortie indemne s'est réjouie de cette action salutaire de AIMES-AFRIQUE : " Je remercie très sincèrement l'ONG AIMES-AFRIQUE qui m'a soignée; sans son intervention je ne suis pas sûre que j'allais en sortir. Toute ma gratitude aux responsables de l'ONG et principalement à son Président-Fondateur ; je me porte bien ainsi que mon enfant. Je dirai tout simplement que c'est Dieu qui les a envoyés vers moi".
Rappelons qu'en fin de séjour dans les Savanes où elle a démarré depuis le 12 septembre dernier la phase des interventions chirurgicales, L'ONG AIMES-AFRIQUE a opéré 1235 patients sur 1759 recensés, dont 605 cas opérés à l'Hôpital Préfectoral de Mango du 13 au 18 Septembre et plus de 648 au CHR de Dapaong du 20 au 25 septembre. L’ONG dispose d’une nouvelle statistique très expressive du bilan positif de ses actions: plus de 210 000 consultations et près de 9 000 patients opérés sur toute l’étendue du Togo.
TIEM Vicarmelo

Election à la FTF :
De l'intox pour nuire à un candidat sérieux
Si tout va bien, le 16 octobre prochain se tiendra à Lomé le congrès électif à la Fédération Togolaise de Football. Le président du Comité Intérimaire, le Général Séyi Mèmène l'avait affirmé lors d'une conférence de presse tenue au siège de la Fédération. Malgré la crise qui sévit au sein du Comité avec des démissions en cascade ainsi que l'arrestation et l'emprisonnement des magouilleurs trempés dans l'affaire de faux Eperviers, les Togolais attendent impatiemment cette élection qui devra relancer le football dans le pays. Seulement voilà : au moment où les candidats affutent leurs armes pour conquérir les électeurs, des fossoyeurs s'activent dans l'intoxication de l'opinion pour nuire à autrui.
C'est ainsi qu'un débat malsain distillé dans certains médias fait croire que le président de la République et certains officiers ont choisi déjà leur candidat en la personne de M. Boukpéssi Essoyaba parce qu'il est Kabyè. Ces mauvaises langues spécialisées dans les ragots racontent que les électeurs Kabyè subissent des pressions pour voter le jour J pour le candidat Boukpessi. Or tout ceci n'est que des affabulations pour ternir l'image du candidat qui apparemment suscitent peur et inquiétude chez certains candidats dont la victoire semblait être acquise avant même le vote. Sinon que vient chercher le tribalisme dans cette élection ? Est-il interdit aux Kabyès de postuler au poste de président de la FTF ?
Et si un candidat demande à des Togolais, qui plus est, des Kabyè de voter pour lui, où est le problème ? Les électeurs Kabyè suffisent-ils à eux seuls pour élire un candidat à la tête de la FTF ? Autant de questions qui laissent plus d'un perplexe, eu égard à ce débat malsain qui n'apporte rien au rayonnement du football Togolais. Tous les postulants ont besoin des électeurs de toutes les ethnies du Togo pour gagner cette élection.
Certaines informations indiquent que le député Vouley Frititi a appelé tout récemment les électeurs du grand Kloto à voter pour le candidat Améyi qui est natif de la localité. Personne n'a trouvé rien à dire à ce propos. S'agissant des supputations qui font croire que le président de la République a un penchant pour tel ou tel candidat, nous pensons que c'est un débat puéril car le chef de l'Etat, de tout temps s'est abstenu de s'immiscer dans les affaires de la FTF, respectant ainsi les prescriptions de la FIFA. Autrement dit, il aurait déjà pris un décret pour imposer tel ou tel candidat. Au demeurant la bataille pour la conquête de la présidence de la FTF est ouverte et tous les candidats doivent jouer au fair-play au lieu d'exceller dans l'intoxication inutile.
A. D.

La corruption, un handicap constant au développement
Le service des Affaires publiques de l'Ambassade des Etats-Unis a organisé une conférence-débat à l'intention des journalistes, le 24 septembre dernier à la Maison de la Presse à Lomé. Cette rencontre qui s'inscrit dans les programmes de formation de l'ambassade visant la promotion du développement économique, a porté sur le thème ''Bonne Gouvernance et Lutte Contre la corruption'' et a été animée par Dr. John Heilbrunn.
Alors que tant de réflexions sont menées et de projets sont initiés pour tenter de réduire le sous-développement, force est de constater que tous ces efforts sont entravés par la corruption qui prend une ampleur sans précédent dans les pays pauvres. Elle se présente d'ailleurs sous de nombreuses formes : la haute corruption visible sous les sollicitations flagrantes de pots-de-vin en tant que condition d'obtention de marché ; la corruption mineure qui s'apparente au blanchiment d'argent, à la fraude dans la passation des marchés publics ou aux petites sommes généralement réclamées par des agents des douanes.
Les journalistes ont été à cette rencontre entretenus sur les principales conséquences du phénomène. En effet, la corruption fragilise tout le système économique d'une société. Ceci se remarque à travers le détournement des fonds destinés au trésor public. Cet état de chose décourage les investisseurs étrangers d'une part, et mine la confiance des populations dans les institutions de l'Etat d'autre part. La lutte contre la corruption est difficile mais nécessite d'être amorcée sur le long terme.
D'après le Dr. Heilbrunn, la réussite de ce combat est fonction d'une volonté des leaders politiques et de la mise en œuvre d'une véritable stratégie de lutte par les médias. Le journaliste a pour responsabilité d'exposer à travers des reportages les scandales de détournement de fonds au sein des entreprises à l'instar du Port, de la douane etc. La corruption sera plus ou moins maîtrisée lorsque la transparence sera de mise dans la gestion de la chose publique, quand les dirigeants seront en mesure de déclarer officiellement chaque année leur patrimoine. Il est convenable pour les journalistes de disposer un réseau de protection, de cheminer avec la Société Civile, les ONG crédibles et des partenaires de la défense publique. " Le Togo est sur le point de faire un choix, va-t-il se moderniser, prendre exemple sur ses voisins du Bénin, Ghana ou se fermer, et rester sur le statuquo ? En fait, le changement doit commencer au Togo et non chez les bailleurs de fonds. Montrer au monde qu'on est sérieux et qu'on est capable de contrôler la corruption, ce choix doit être celui des dirigeants " a-t-il encore insisté.
Le problème d'accès des journalistes aux sources d'information dans leur démarche d'investigation ainsi que la corruption de la presse figurent parmi les sujets débattus par les participants au cours des échanges.
M.B

L'UE fait don de matériels roulants et informatiques au Togo
Des matériels roulants, informatiques et de bureau ont été remis par l'Union hier au gouvernement togolais. La cérémonie s'est déroulée à Lomé au siège de Citafrique, une agence de développement urbain et municipal.
Ce matériel destiné à AGETUR-TOGO, CITAFRIC et à dix villes du Togo en dehors de Lomé : (Dapaong, Niamtougou, Kara, Bafilo, Sokodé, Sotouboua, Blitta, Atakpamé et Notsè) a été financé entièrement par l'Union européenne dans le cadre du Projet d'Aménagement du Togo (PAUT). Le PAUT vise à appuyer le ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat pour la réalisation de travaux de voirie urbaine et d'assainissement urbain. Il s'inscrit dans le cadre général de la politique nationale urbaine du Togo qui vise notamment à équilibrer l'armature urbaine togolaise, à améliorer l'environnement urbain et à limiter la dégradation des conditions de vie en ville.
La réception de ce matériel destiné aux agences d'exécution des travaux urbains et aux différentes communes des villes bénéficiaires s'est faite en prélude au démarrage prochain des travaux d'assainissement des villes du Togo. D'un coût total de 142 mille euros, soit plus de 93 millions de FCFA, ce matériel est composé de : deux véhicule 4x4 et de deux motos destinés aux agences d'exécution, CITAFRIC et AGETUR, d'une trentaine d'imprimantes laser noir/blanc et couleur, 30 ordinateurs de bureau, 30 onduleurs, scanners professionnelles, vidéo projecteur, Caméras numériques, software de dessin, d'appareil photo numérique, photocopieurs, etc.
Le chef de la délégation de l'Union européenne, M. Patrick Spirlet a déclaré que le financement de l'achat de ce matériel est le signe que la reprise de la coopération avec l'UE porte ses fruits. Il a réaffirmé l'engagement de son organisation à apporter son appui au bien-être des populations togolaises.
De son côté, la ministre auprès du président de la République, chargé de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire, Ordonnateur national du FED, Mme Déé Ahoéfa Ekoué s'est réjouie de ce don de l'UE qui, a-t-elle dit, témoigne de l'excellence des relations de coopération entre le Togo et cette organisation et la détermination des deux partenaires à approfondir et à redynamiser ce partenariat dans leur intérêt mutuel. Pour elle, " le projet traduit l'engagement du gouvernement à mettre en œuvre le DSRP complet et à poursuivre les réformes nécessaires en vue de consolider les bases d'une croissance forte et durable pour la réduction de la pauvreté ".
Rappelons que le projet PAUT d'un montant de 21,12 millions d'euros, soit plus de 13,85 milliards de FCFA, est financé par l'Union européenne. Il comporte deux volets :
- L'appui institutionnel et la formation en vue de contribuer au renforcement des capacités techniques des communes et améliorer leur fonctionnement
- Les travaux d'infrastructures qui consistent en l'aménagement de voiries urbaines, la réalisation des divers ouvrages hydrauliques et la réhabilitation d'une gare routière.
Les travaux de construction d'ouvrages hydrauliques, d'aménagement, d'assainissement et de bitumage de rues vont démarrer bientôt.
P. A.

© Chronique de la Semaine du 30 septembre 2010

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