Le casse-tête des élections locales

05/10/2010
 Le casse-tête des élections locales

L’Union, paru mardi, se demande quand se dérouleront les élections locales. On avait parlé de 2010, puis de 2011, mais compte tenu des obstacles financiers et institutionnelles, c’est plutôt 2012 qui devrait être retenu. Problème, estime le journal, la même année auront lieu les législatives. Le Togo a-t-il la capacité d’organiser tous ces scrutins la même année ?

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
Grands travaux en branle
Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé a souvent prononcé "les grands travaux" dans ses discours depuis son arrivée au pouvoir en 2005. Evidemment, ses compatriotes disent attendre ces grands travaux du fait qu’ils ne voyaient rien sur le terrain. Dans la ville de Lomé, singulièrement, les routes trouées sont plus nombreuses que les bonnes routes. Et donc, la fluidité de la circulation reçoit un grand coup. Il faut mettre le double du temps nécessaire pour joindre deux points. A certains endroits, les routes pratiquement impraticables, font grincer les dents aux citoyens qui peinent à les utiliser. A qui la faute ?
La tendance est de pointer du doigt les gouvernants qui n’accomplissent pas bien leur mission et de surcroît pillent les maigres ressources du pays. Sans jamais s’auto-interroger sur la part du citoyen. Le Ministre Andjo Tchamdja, nouveau patron des Travaux Publics semble très objectif en partageant les responsabilités : la nature, les entreprises, les gouvernants, les citoyens.
Dans une interview accordée à notre confrère republicoftogo.com, l’"ancien" nouveau ministre a donné son appréciation sur la dégradation de façon exponentielle de nos routes.
L’une des raisons principales de ce phénomène est le mauvais entretien des routes par les structures étatiques mises en place. "C’est une évidence car pendant des années, les infrastructures n’ont pas été entretenues correctement et régulièrement." a-t-il déclaré.
Ceci sous-entendant cela, il s’agit en fait d’une gestion approximative. A cela s’ajoute le comportement antipatriotique des Togolais qui prennent peu soin des édifices publics.
Il suffit d’observer les grandes routes où en plein milieu ou dans les caniveaux, des déchets ménagers, des ferrailles, etc. y sont déversés sans complaisance. Alors même que certains entrepreneurs effectuent déjà mal les œuvres. Et pendant ces dernières années, dame nature est venue empirer les choses.
Devant cet état de chose, l’ultime solution est de construire des routes, peut-être sur la cendre des dégradées. " Il faut refaire toutes les routes qui sont totalement détériorées et réparer celles qui peuvent encore l’être." a dit le ministre.
Pour être plus rassurant, il a donné la liste de quelques travaux déjà engagés pour la rénovation et la construction. " Nous avons d’ores et déjà lancé un ambitieux programme avec la réhabilitation des axes Tandjoaré- Cinkassé, Kanté- Tandjoaré et Kara- Kanté. Pour la nationale N°1, et les routes Atakpamé-Blitta, Blitta- Sokodé et Sokodé- Kara, tout est à reconstruire… La rénovation des routes Dapaong- Ponio, Tandjoaré-Cinkassé, Bassar-Kabou a commencé. La côtière est achevée, le rond point du Port-Avepozo, le grand contournement de Lomé, le contournement de la faille d’Alédjo et de Défalé, la route de la Gare et de l’Eglise, la route de chemin de fer, Maman N’danida côté nord et sud, les rues lagunaires (6 rues autour de la lagune), le Boulevard circulaire ; tous ces chantiers débuteront avant la fin de cette année." a avancé M. Andjo.
Voilà qui lance réellement les grands travaux promis par le Président Faure Gnassingbé. A nous de juger !

Futures élections locales et législatives
Superposition ou jumelage de deux scrutins en 2012 ?
Faure Gnassingbé avait rêvé les locales pour 2010, depuis le 18 février 2010. Gilbert Houngbo les projetait sur 2011. « Le gouvernement s’engage à organiser les élections locales au plus tard en 2011 », disait-il le 4 juin dernier devant les députés.
Le sujet a rebondi la semaine dernière dans un atelier tenu à Lomé. Pendant que des voix s’élevaient pour dire qu’on ne peut s’imaginer combien le pays est en train de faire perdre à ses populations par le phénomène des "délégations spéciales", le Secrétaire général du ministre de l’Administration territoriale se débrouillait à convaincre des difficultés, voire préalables techniques actuels…pour reconnaître la réticence des partenaires à discuter avec des personnes non élues, mais nommées. Il a même glissé en évoquant la "condition" du 4ème recensement général de la population et de l’habitat (qui débute en novembre), qui devra servir de repère à un fichier électoral fiable.
Avant de se reprendre devant des inquiétudes d’un perpétuel report d’échéance pour privilégier d’autres paramètres, tels le transfert de compétences de l’Etat central aux collectivités locales et les textes. En fait, l’idée du 4ème recensement est déjà évoquée par la hiérarchie après l’une des réunions périodiques avec l’Union européenne.
Finalement, c’est le document de la revue des réformes réalisés par le cabinet de Pascal Bodjona qui met au rang des textes en cours de finalisation l’avant-projet de loi portant transfert et répartition des compétences de l’Etat aux collectivités territoriales, l’avant-projet de décret portant organisation de la fonction de gouverneur de région et de préfet ; l’avant-projet de décret fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement du Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT).
Avec un arrêt d’un séminaire atelier d’étude et de synthèse pour le premier texte. Plus est, un audit organisationnel et financier des collectivités territoriales est projeté dans les prochains jours, de même que l’étude sur l’organisation des services déconcentrés et à la délimitation des cantons (futures communes rurales). On annonce l’élaboration des guides de l’élu local et du citoyen (en cours). Avec la précision que « deux études n’ont pas encore trouvé de financement : l’étude sur la détermination de critères de création des communes rurales et l’étude sur l’organisation des services déconcentrés (région et préfecture) ». La question de la perfectibilité du processus dans le temps a rebondi ce 30 septembre.
Voilà une pile de conditionnalités qui sont conditionnées à l’effectivité d’un financement dont la clé est détenue par les partenaires. Si on met en acquis l’étude effectuée sur la délimitation des trente (35) communes urbaines, dont le rapport final est déposé en février 2010. Et c’est ici toute l’attente exprimée dans cette phrase d’un responsable du ministère de l’Economie : « vivement qu’on puisse voir le bout du tunnel avant fin 2011 ». Autrement, tout calcul fait avec la marge des incertitudes, le Togo risque de se retrouver en 2012 sans ses élections locales tant attendues et tant miroitées. Alors même qu’une première projection, renforcée le 31 décembre 2007 par une ligne budgétaire de trois milliards de francs Cfa au budget 2008, consacrait l’effectivité de la décentralisation au premier semestre 2008.
En rappel, l’Autorité précisait que les élections locales ne se ramènent pas seulement aux élections municipales ou communales, mais elles s’étendent jusqu’aux élections régionales qui détermineront la mise en place du Sénat, une institution qui complètera, selon la Constitution, le Parlement togolais. Or, le code électoral modifié en février 2007 est totalement muet sur les conditions d’éligibilité des conseils régionaux. Il n’évoque curieusement que les conditions d’éligibilité, d’inéligibilité et d’incompatibilité, la déclaration de candidatures, la formation de l’organe exécutif et le règlement du contentieux électoral liés aux conseils municipaux et préfectoraux.
Alors même que la loi portant décentralisation date de 1998 et précise que l’administration décentralisée est assurée dans le cadre des collectivités locales que sont la région, la préfecture et la commune. Il faut donc recadrer la puissance des préfets et responsabiliser les futurs conseils municipaux à supporter les charges municipales comme l’électrification publique. Pour la petite histoire, les collectivités locales ont une part dans la dette publique de 16 milliards de francs Cfa envers la CEET.
Et revoici 2010 ! Le risque porte inéluctablement vers 2012, c’est-à-dire l’année du renouvellement de l’Assemblée nationale. La dernière compétition datant d’octobre 2007. Arrivé à cette date contre sa volonté, le gouvernement devra se décider. Au vu du budget estimatif de plusieurs milliards de francs Cfa dont les partenaires sont obligés de débloquer pour la cause des législatives…et des locales. A moins de vouloir se passer pour le moment des locales (pourtant réclamées par les partenaires), le pays devra expérimenter le jumelage des deux scrutins. Pour la première fois.

Faute de ressources financières et à 3 ans d’une échéance
Le projet des loyers d’habitation et baux commerciaux, toujours au point mort
De sources proches du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat, « l’étude commanditée dans le cadre de l’élaboration d’une loi sur les loyers d’habitation et baux commerciaux n’a pu démarrer, faute de ressources pour des études préalables ». C’est le grand mal de la disponibilité des ressources, surtout externes, dont souffrent les chantiers déjà annoncés. Même si, dans la foulée de l’organisation de la profession des agents immobiliers, le financement est obtenu du budget de l’Etat, gestion 2010. En réalité, le point négatif relevé ici sur les loyers d’habitation et baux commerciaux a une conséquence directe sur l’ambitieux projet des 25.000 logements par an entre 2009 et 2013. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’échéance a été mal ficelée. Au regard de la courbe des ressources internes.
Depuis mai 2009, l’Exécutif envisageait en urgence, avant toute mesure, « une étude sérieuse et approfondie » dans le domaine des baux d’habitation et commerciaux permettant d’évaluer l’ampleur du phénomène de la cherté. Avec un programme de logement qui devra produire 25.000 logements par an sur le quinquennat 2009-2013, pour un financement estimé à 19,9 milliards de francs Cfa.
D’énormes problèmes dont celui du logement se posent à la capitale togolaise et au moins ses 60% de la population urbaine. Constat du gouvernement : la demande en matière de logement dépasse largement les capacités d’offres de la ville, où l’on assiste à une hausse anarchique des prix des loyers d’habitation et des baux commerciaux qui sont fixés arbitrairement en violation du décret 61-121 du 12 décembre 1961 portant réglementation des loyers des locaux d’habitation. Et au mépris de la loi 60-26 du 5 août 1960, complétée par la loi 61-2 du 11 janvier 1961 qui soumet certains actes translatifs de propriétés foncières ou constitutifs de droit réel à l’autorisation préalable de l’autorité publique. La loi du 5 août 1960 stipulant que « tout acte translatif de propriété foncière, ou constitutif de droits réels à intervenir entre un citoyen togolais et un étranger, devra, à peine de nullité, être soumis à l’autorisation préalable de l’autorité publique. La même autorisation préalable sera nécessaire à la validité de tout bail d’une durée supérieure à neuf ans consenti par un citoyen togolais à un étranger. La nullité de l’acte ou du bail pourra être poursuivie d’office par le ministère public ».

Malgré la Commission ad hoc sur le prix des produits pétroliers
L’ATC rappelle à l’Exécutif le non-respect d’une promesse faite
L’Association togolaise des consommateurs (ATC) tient au relèvement du pouvoir d’achat du consommateur togolais. C’est le sens de la fonction d’éveil de l’organe de défense des droits du consommateur, selon les mots de son secrétaire général, Aladjou Agouta. Dans un récent communiqué, il fait un rappel au gouvernement, à travers le ministre du Commerce qui « avait promis lors de son passage sur certains médias d’Etat le 23 juin 2010 que d’ici deux à trois mois, les prix des produits pétroliers allaient considérablement connaître une baisse ». Dans un autre style, « logiquement, au 1er octobre, les consommateurs doivent le constater à la pompe ». Ce qui n’est pas le cas, le carburant ayant maintenu ses frais du 18 juin, diminués de 20 francs. Peut-être, le pouvoir actuel en fait une autre lecture des explications médiatiques du 22 juin, en créant la Commission ad hoc chargée de la détermination du mécanisme d’ajustement automatique des prix. Un ajustement automatique finalement promis pour l’avant fin novembre à une mission d’assistance technique du Fonds monétaire international (FMI) sur le mécanisme de fixation des prix des produits pétroliers qui a séjourné à Lomé.
Aujourd’hui, l’ATC crie à une injustice du fait d’être oubliée de ladite Commission. « La représentation des consommateurs n’a pas été respectée au sein de cette Commission créée pour discuter des prix des produits pétroliers. Cet acte du ministère du Commerce est une violation des principes directeurs des Nations Unies pour la protection du consommateur (PDNU-PC) qui recommandent le respect au droit à la représentation des consommateurs dans les instances de décision », avance l’Association qui n’était pas déjà dans la première structure des prix.
Qu’à cela ne tienne, beaucoup pensaient à une révision à la baisse des prix avec le dernier trimestre de l’année entamé depuis ce 1er octobre, quand on sait que le Togo fait des stocks par trimestre. Toutes versions combinées, il faut se demander si le pays avait déjà payé sa commande d’octobre-décembre au mois de juin. Ce qui ramènerait finalement à une commande sur six mois. Paradoxalement ! D’où l’appel à rendre transparent le circuit de commercialisation pour soutenir la nouvelle "Entonnoir 2" qui traque les vendeurs de l'essence frelatée au Togo. Jusque sous leur lit.

A l’image d’autres projets du pays
Sérieux manque de fonds internes et externes pour le chantier des réformes
C’est ce qui justifie l’appel lancé aux partenaires techniques et financiers par le Secrétariat permanent pour le suivi des politiques des réformes et des programmes financiers (SP-PRPF) à accompagner la volonté du gouvernement. Et ce, au moment de publier le bilan à mi-parcours des différentes réformes exécutées, ministère par ministère. Même si trois départements ont manqué de verser leurs données au bilan. Dans cette deuxième partie de la revue que nous publions, le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle est célébré pour n’avoir entamé aucune des mesures identifiées, faute de fonds.
Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières
Elaboration des décrets d’application pour adoption en conseil des ministres. Quatre projets de décrets sont transmis au Secrétariat Général du Gouvernement et portent sur le statut, organisation, attributions et fonctionnement des agents de la Police de l’Environnement au Togo ; les modalités de réalisation des études d’impacts sur l’environnement et la liste des travaux et activités soumis à ces études ; les modalités de mise en œuvre de l’audit environnemental ; l’organisation et le fonctionnement de la commission nationale du développement durable.
Création des marchés ruraux de bois énergie. L’atelier de lancement du mécanisme est réalisé. Les Termes de référence (TDR), Plan de travail annuel (PTA) et l’appel à propositions sont élaborés pour adoption par le comité de pilotage.
Création de cinq plantations communautaires. Le projet d’arrêté du cadre institutionnel est élaboré et disponible. Les critères de sélection des sites ont été élaborés pour adoption par le Comité de pilotage.
Formation de 150 femmes sur les techniques modernes de carbonisation. Le PTA et les TDR sont élaborés.
Etude pour la conservation et la restauration de la biodiversité des montagnes dans la partie sud-septentrionale du pays (4 sites pilotes). Le Plan de travail est élaboré. La sensibilisation des acteurs cibles est également réalisée. Actuellement, des études sont en train d’être réalisées pour la finalisation du document projet. La Banque mondiale (BM) a conçu un projet de reboisement des flans de montagnes dans le cadre des activités de haute intensité de main d’œuvre qui va démarrer avec les pépinières de plans avant fin 2010.
Rationalisation et renforcement du système national des aires protégées du Togo. Un atelier de lancement du projet a été organisé. Le recrutement des consultants a été fait, suivi de la conduite des études thématiques. Actuellement, un document projet (PRODOC : Project Document) a été élaboré.
Actualisation du Plan d’Action Forestier National (PAFN) et élaboration de la politique forestière. Le projet d’arrêté du cadre institutionnel, le Plan de travail et les TDR sont élaborés. Le document du diagnostic du secteur forestier est élaboré avec l’appui de l’OIBT. Le programme de coopération technique avec la FAO est adopté ; un recrutement des consultants a été fait pour la conduite des études. Le rapport préliminaire est élaboré et est en cours d’examen par le consultant international.
Réfection de la berge ouest de l’embouchure du Lac Togo et étude de faisabilité pour la stabilisation du littoral entre Aného et Goumou Kopé. La signature d’un avenant a été effectuée. Un financement est rendu disponible par l’appui de l’UEMOA d’un montant de 790 millions F CFA. Ce qui a permis de lancer un appel d’offres.
Démarrage du Programme National d’Actions décentralisées de gestion de l’Environnement (PNADE). La réhabilitation et la réception des locaux des coordinations régionales du PNADE sont en cours de réalisation. Le recrutement d’un assistant technique, soumis à l’approbation de l’Union Européenne (UE), a été effectué. L’élaboration des critères de recrutement du Directeur Général par le Conseil d’Administration est en cours.
Elaboration de la stratégie nationale de gestion des déchets et réalisation les études conséquentes. Les TDR sont élaborés et disponibles. Le rapport d’étude sur la mise en place d’une décharge contrôlée ou site d’enfouissement technique à Lomé ainsi que le document de projet sur l’installation de modèle de technologie de traitement des boues de vidange et des eaux usées dans la ville de Kara (Projet FEM/Volta) sont disponibles. Les travaux pour la construction des canalisations à Kara ont démarré.
Mettre en œuvre la stratégie Nationale de Réduction des risques. Le document est élaboré et adopté.
Finalisation le Plan National d’Intervention d’Urgence, identifier les zones sensibles et réalisation des cartes de vulnérabilité. L’élaboration d’un plan d’action pour la collecte des données et la réalisation de la cartographie ont été fait.
Mise en place de l’Agence Nationale pour la Gestion de l’Environnement (ANGE), de son conseil d’administration et nomination de son DG (rendre opérationnelle l'ANGE). Le Conseil d’Administration est mis en place. Les TDR sont élaborés et le recrutement de l’Assistant Technique a été fait et soumis à l’approbation de l’Union Européenne qui finance ce projet. L’élaboration des critères de recrutement du Directeur Général par le Conseil d’Administration est en cours.
Mise en place du Fonds National pour l’Environnement (FNE) et du comité de gestion du FNE. La désignation des membres du Comité de gestion est en cours.
Mise en œuvre du programme de renforcement des capacités de gestion de l’environnement (PRCGE). Création de l’unité SIG au Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF), suivie de la formation de 20 cadres du MERF au SIG. Les TDR sont élaborés et le recrutement des Consultants a été fait pour l’élaboration du Plan stratégique Information, Education, Communication (IEC) ; l’élaboration de la Stratégie Nationale de Développement Durable ; l’élaboration de la Stratégie Nationale de Gestion des Feux de Végétation.
Formation, recyclage et équipement de 50 pépiniéristes dans deux (2) régions. La célébration du mois de l’arbre et de l’environnement qui s’est traduite par la distribution gratuite des plans à la population et surtout aux élèves.
Ministère de la Communication
Le Ministère a poursuivi la mise en œuvre des actions entamées dans le cadre des réformes. S’agissant du renforcement des capacités des presses publiques et privées, plusieurs formations ont été réalisées à l’endroit des journalistes et techniciens de la communication en vue d’un meilleur entretien, les équipements d’émission, de la diffusion et de la production des médias publics et privés. Le renforcement des équipements se poursuit.
S’agissant de l’accès équitable aux médias publics, les Radios Lomé et Kara, la Télévision togolaise, l’Agence togolaise de presse et Togo-presse respectent les règles d’équité édictées par la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication. Ces médias officiels sont également ouverts à tous les courants d’opinion et de pensée et aux différentes cultures. S’agissant de la numérisation des médias publics, les efforts se sont poursuivis.
Un projet de numérisation de la TVT est en cours d’étude. Le projet de numérisation consiste également à moderniser les équipements de production, de diffusion et d’émission TV afin d’avoir une performance améliorée qui réponde aux normes du passage au tout numérique. Il s’agit en réalité d’une offre clé en main qui résultera d’une étude de couverture de territoire et d’une analyse de l’existant (réseau et studios), ainsi que des besoins de la TVT.
En ce qui concerne la communication sur le processus électoral, un plan de communication du gouvernement financé par le PNUD a permis de réaliser des émissions et productions de sensibilisation ainsi que des formations sur la gestion médiatique de l’élection présidentielle de mars 2010. Un programme de communication sur la Stratégie nationale de réduction de la pauvreté est en élaboration. Il permettra de rendre plus visible des actions menées dans tous les secteurs de développement.
Ministère de la Santé
Restructuration du Ministère de la santé. Cette mesure a été réalisée en 2009. Le rapport de l’audit organisationnel est disponible. Il reste la mise en œuvre des recommandations validées par l’ensemble des acteurs.
Actualisation de la politique nationale de santé. Cette mesure est en cours avec l’élaboration des TDR, la recherche de consultants. Le financement pour les prises en charge, l’organisation technique et matérielle est obtenu du budget de l’Etat, gestion 2010.
Intégration de la gratuité de la césarienne dans la politique hospitalière. La gratuité de la césarienne constitue une mesure majeure pour le département de la Santé. Ainsi, il faudra mettre en œuvre de bonnes stratégies afin de garantir de manière durable cette gratuité. Pour partir sur de bonnes bases, des conclusions ont été tirées des expériences déjà acquises dans ce domaine par des pays de la sous région. La subvention de la césarienne est donc en cours de réalisation.
Ministère auprès du Président de la République, chargé de la Planification, du Développement et de l’Aménagement du Territoire
Création, installation et formation des organes prévus par la PONAT (Politique Nationale de l’Aménagement du Territoire). Le cadre institutionnel et juridique des organes a été élaboré et adopté en conseil des ministres en janvier 2010. Une rencontre d’information des ONG membres de ces organes s’est déroulée du 25 au 30 mars dans les 5 régions.
Elaboration et adoption de la loi-cadre sur l’aménagement du territoire. Les termes de références pour le recrutement d’un consultant ont été élaborés et un consultant a été recruté. Il prépare en ce moment la cartographie numérisée sur toute l’étendue du territoire et fera le transfert de compétences. Les Directeurs Régionaux du Plan préparent les monographies par secteur.
Elaboration d’un plan de renforcement de capacité et formation du personnel qualifié, en aménagement du territoire. Sur la base du plan de renforcement de capacité élaboré en 2009, une série d’ateliers d’information et de formation des cadres du Ministère auprès du Président de la République, chargé de la Planification, du Développement et de l’Aménagement du Territoire, des points focaux sectoriels et des acteurs régionaux a été organisée le 18 mai 2010 à Lomé et du 24 au 31 mai 2010 dans les 5 régions économiques du Togo.
Mettre en place un système d’information géographique (SIG) opérationnel. Un consultant spécialiste a été recruté et les travaux de mise en place du SIG sont en cours avec l’appui financier de la BAD.
Elaboration du schéma national d’aménagement du territoire. La phase préparatoire de la collecte des données est achevée. Elle comporte la préparation des fichiers de collectes de données à partir du canevas des indicateurs socio-économiques élaborés et adoptés avec les services techniques sectoriels en 2009 ; un atelier d’harmonisation de canevas des indicateurs socio-économiques tenu le 16 avril 2010 à Atakpamé à l’intention des Directions Régionales du Développement et de l’Aménagement du Territoire ; le recensement général de la population va démarrer en novembre 2010 et le processus de mise en place des équipes est en cours.
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Restructurer le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Le Cabinet du département avait envisagé la conduite de travaux devant aboutir à l’élaboration du décret portant attributions et organisation du ministère. Mais, suite aux discussions avec les techniciens du Secrétariat général du Gouvernement, le démarrage des travaux a été différé. En effet, le Secrétariat général du Gouvernement a prévu d’élaborer un document cadre dont devront s’inspirer tous les départements ministériels en raison des insuffisances notées dans les textes antérieurs ou des dysfonctionnements dans certains ministères.
Reprendre les activités de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) d’Atakpamé. Le redémarrage des activités pédagogiques à l’ENS revêt un caractère fondamental pour tout le secteur éducatif. L’objectif est de former et de mettre à la disposition du premier cycle de l’Enseignement Secondaire général des professeurs compétents capables de dispenser un enseignement de qualité. Les activités pour relever ce défi ont été entamées. Ces activités ont consisté à remettre en état les capacités d’accueil de l’institution ou à accomplir les préalables devant déboucher sur le recrutement des élèves professeurs pour la formation.
Ainsi, des appels d’offres déjà lancés ont permis la réhabilitation prochaine d’un dortoir d’une capacité de 30 lits, la réhabilitation de la clôture et l’achat d’un bus de 30 places. Deux dortoirs préalablement rénovés ont été également équipés à la fin du mois de juillet. Au cours du mois de juin 2010, l’arrêté N° 077/MESR/SG créant le Comité chargé de préparer la relance de la formation à l’ENS a été pris. Ce Comité a tenu plusieurs consultations dont un atelier à l’Ecole Normale des Instituteurs de Notsé du 23 au 25 août 2010 en vue de définir les référentiels de la formation. Le concours d’entrée à l’ENS a été lancé le 30 juillet 2010 et les épreuves écrites se sont déroulées le 30 août 2010. Les résultats sont attendus dans les prochains jours pour la rentrée.
Dynamiser la recherche. La mesure qui doit permettre la dynamisation des activités de recherche n’a pas encore démarré. En marge des mesures de réformes précitées, il est important de noter la réforme Licence-Master-Doctorat dont la mise en œuvre entamée, depuis 2006, se poursuit notamment dans les universités de Lomé et de Kara. Des réflexions sont en cours pour avoir des filières spécialisées.
Ministère des Enseignements Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation
Réorganisation du ministère des enseignements primaire, secondaire et de l’alphabétisation suivant le décret portant attributions des ministres d’Etat et des ministres. Cette mesure est en cours de réalisation.
Prise de décisions pour l’Education Pour Tous. La gratuité des frais d’inscription au préscolaire et au primaire est effective depuis la rentrée scolaire 2008-2009 pour les établissements publics. Le Plan Sectoriel de l’Education (PSE) pour la période 2010-2020 a été élaboré et adopté par le gouvernement. Le PSE a été endossé par le groupe des partenaires techniques et financiers locaux et extérieurs. Ce qui a permis au Togo d’obtenir du Fonds Catalytique de l’Initiative pour une Mise en Œuvre Accélérée de l’Education Pour Tous (IMOA-EPT), un appui financier d’un montant de 45 millions de dollars US pour la période 2010-2012. Cet appui servira au financement d’un projet dénommé Projet Education et Renforcement Institutionnel (PERI) qui sera exécuté sous la supervision de la Banque Mondiale à travers trois composantes : (1) une composante accès et rétention destinée à la construction d’environ 1000 salles de classe équipées pour le primaire ; (2) la composante appui à la qualité qui concernera la fourniture de manuels de lecture et de calcul pour tous les élèves du primaire public, et l’octroi de subventions aux écoles primaires publiques et aux EDIL, l’élaboration de nouveaux manuels et guides de calcul et de lecture intégrant l’approche par les compétences et la construction de trois nouvelles écoles normales d’instituteurs ; (3) la composante renforcement institutionnel avec un volet appui à la gestion du programme de construction scolaire et un volet renforcement des capacités du MEPSA.
Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle
Aucune des mesures identifiées et essentielles pour asseoir le cadre de gestion du système de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (ETFP) n’a connu un début de réalisation, faute de financement. En effet, pratiquement aucun financement, de source interne comme de source externe, n’a pu être obtenu pour la conduite des mesures de réformes retenues.
La refonte du dispositif de l’enseignement technique et de la formation professionnelle passe par une série d’études dont les termes de référence ne sont pas encore élaborés. Le financement de cette action doit se faire sur fonds interne pour un montant de 30 millions de CFA et sur ressources externes à rechercher pour un montant de 125 millions. L’échéance de mars 2010 fixé pour cette mesure n’est donc pas bien ciblée d’autant plus qu’aucun financement n’a été obtenu.
L’élaboration et la mise en œuvre d’une carte de l’enseignement technique et de la formation professionnelle souffrent également du manque de financement. Les termes de référence sont élaborés, mais aucun financement n’est acquis sur le budget 2010, bien que l’action soit inscrite au projet de budget de la principale structure responsable de l’action, à savoir la Direction des Statistiques, de la Recherche et de la Planification.
La mise en œuvre de la formation professionnelle d’insertion n’a pas pu voir le jour. L’élaboration de la stratégie de mise en œuvre de la formation professionnelle d’insertion est capitale et doit être conduite simultanément avec les mesures relatives à la définition des normes minimales d’équipement des centres de formation et la rédaction de la charte de partenariat public/privé. Ces mesures n’ont pas de financement. Au total, le ministère n’a entrepris aucune réforme et il serait souhaitable que les TDR soient apprêtés, en attendant des financements.
Ministère des Droits de l’Homme, de la Consolidation de la Démocratie et de la Formation Civique
Sur les neuf (9) activités programmées, trois (3) n’ont pas été réalisées. Il s’agit de la réorganisation du Ministère des Droits de l’Homme, de la Consolidation de la Démocratie et de la Formation Civique (MDHCDFC) ; la création et l’opérationnalisation d’un centre national et des centres régionaux d’information et de documentation sur les Droits Humains ; l’intégration de l’approche des droits de l’homme dans les programmes et reformes.
Les trois activités, énumérées ci-dessus, n’ont pas connu de début de réalisation pour des raisons liées aux difficultés de mobilisation des ressources financières. L’avant-projet de décret portant organisation du Ministère est déposé au Secrétariat Général du Gouvernement. S’agissant des six autres activités programmées, elles ont connu un début de réalisation grâce aux appuis financiers de certains partenaires notamment le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Union Européenne, le Haut commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme et l’Organisation des Nations Unies pour la Protection de l’Enfance (UNICEF).
Ministère de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale
L’avant-projet d’arrêté d’organisation du ministère est disponible au Secrétariat Général. Mais, depuis la formation du gouvernement le 28 mai 2010, la Direction Générale du Genre et de Promotion de la Femme (DGGPF) est devenue un département ministériel en charge de la promotion de la femme indépendant du département en charge de l’action sociale dénommé actuellement ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale.
Les mesures relatives à la réhabilitation des centres notamment les centres de formation pour personnes handicapées à Akata et Attéda, les centres sociaux, les centres de rééducation et de réinsertion sociale de Cacavéli et de Kamina ont connu un début d’exécution. Les termes de références des projets d’étude de réhabilitation de ces centres avec des budgets estimatifs sont disponibles.
L’Agence poursuit également le renforcement de ses capacités d’intervention à travers tout le pays avec la construction d’un magasin de stockage de vivres et non vivres à Lomé. Avec le financement de l’Etat de trente millions, les démarches sont en cours pour la construction d’un magasin dans la région centrale où les travaux démarreront dans les semaines à venir. Les projets de construction de magasins dans les autres régions sont disponibles, mais manquent de financement pour leur réalisation.
La mise en œuvre de la plupart des mesures est en cours de réalisation. Mais le manque de financement constitue un frein pour la mise en œuvre de la totalité des mesures. Pour ce faire, les discussions avec les bailleurs de fonds pour la mobilisation des financements doivent être renforcées.
Ministère des Postes et Télécommunications
Le ministère n’a pas pu produire un rapport de mise en œuvre des réformes au 1er semestre 2010. Cependant, il a engagé des réformes sur l’instauration d’un nouveau cadre légal et réglementaire qui attire les investissements et favorise une concurrence saine et durable ; l’amélioration de l’offre pour permettre aux utilisateurs de recevoir des services de qualité à des prix abordables ; le déploiement d’infrastructure de qualité couvrant la majeure partie du territoire et reliant le Togo aux pays voisins, en s’appuyant sur les meilleurs technologies pour l’accès des populations urbaines et rurales au service universel ; une forte pénétration des technologies d’information et de communication à tous les niveaux de l’économie et dans la vie courante (service public, service privé, éducation, santé et loisirs).

Pour le dernier trimestre 2010
La Boad approuve 47 milliards Cfa pour 9 projets

Le Conseil d’administration de la Banque ouest africaine de développement (Boad), réunie le 30 septembre 2010 en sa 18è session ordinaire à Ouagadougou, au Burkina Faso, vient d’approuver un total de 47,098 milliards de francs Cfa pour le compte de 9 projets à financer au cours de trois prochains mois. Le Togo a souscrit pour un montant de 9,798 milliards de francs devant servir de complément de financement pour l’aménagement et le bitumage de la route Dapaong-Ponio-Frontière du Burkina et pour le grand contournement de Lomé.
Outre le Togo, septe autres projets seront financés au Burkina Faso, au Niger, au Bénin, en Côte d’Ivoire… dans des secteurs aussi variés que l’énergie, l’hydroagriculture, ou encore l’agro-industrie.
En effet, la Côte d’Ivoire a postulé pour 7 milliards de francs destinés au financement partiel du projet de réhabilitation et de modernisation de l’outil de production et d’installation d’une distillerie pour la production d’alcool pharmaceutique et éthylique par SUCRIVOIRE. Une proposition de prêt d’un montant de 5 milliards de francs est approuvée pour le financement partiel du projet de création et d’exploitation d’un centre informatisé de gestion de camions gros porteurs au Port autonome de Cotonou par la société STTB au Bénin.
Il est également approuvé une proposition de prêt de 10 milliards de francs pour le financement partiel du projet de renforcement de la capacité de production de la centrale de KOMSILGA au Burkina Faso. Ainsi que 9,5 milliards de francs pour le financement partiel du projet d’aménagement hydro agricole du casier de MOLODO Nord, Phase 1 extension, à l’Office du Niger au Mali.
Ceci porte à 1 616,231 milliards de francs le montant global des financements depuis l’origine de la Banque, correspondant à 534 projets, précise un communiqué du Conseil d’administration de la Boad. La 19è session ordinaire de ce Conseil est prévue à la fin décembre.

Musique :
King Mensah vante l’Afrique dans « Da » !
Dans le microcosme musical togolais, on connaissait le faible qu’a King Mensah pour l’exaltation des vertus de la femme africaine et de l’amour qu’il porte à sa terre natale. Sur son 6e album, « Da », il a tout simplement étendu cette disposition d’esprit et artistique à l’Afrique. Non seulement en restant fidèle à son identité musicale, l’afro-funk, tout en se découvrant de nouvelles tentations musicales.
« Da Mère, nôtre tu l’as été jusqu’à la racine. Et une mère on la saigne pour en naître, on la tète pour se nourrir. Et pour sa douleur on l’aime davantage. Comment se priver du désir de l’aimer toujours, de la fierté de la servir, et du plaisir de rêver d’elle comme d’une amante ? Se faire un devoir de la recréer après l’avoir enterrée. Jusqu’à la lie, mère, tu as subi nos caprices. Debout, mère, il est temps de renaître. Lève-toi Da Afrique !!! ». Ce court poème inséré dans la pochette en digipack (une première pour cet artiste) du 6ème album de King Mensah révèle à lui tout seul la coloration artistique que donne le natif de Bè-Kpota (un quartier chaud de Lomé) à sa carrière en cette année 2010.
En effet, c’est au chant d’un véritable hymne pour la renaissance de l’Afrique que se livre, du haut de ses 39 ans, King Papavi Ayaovi Mensah dans son 6e opus, en 14 ans de carrière. La nouvelle Afrique, aux yeux du « Meilleur artiste traditionnel africain aux Koras Awards en 2000 et 2004 » doit être parfaite dans tous les sens du mot. Cet ardent souhait prend forme à travers le chiffre pair du nombre de morceaux que contient son nouveau bébé discographique : 10 ! Ce désir de l’avènement d’une nouvelle ère pour l’Afrique se manifeste très précisément à travers les chansons « Dada » et « Maman ». Dans « Dada », Papavi Mensah rend hommage à toutes les génitrices du monde et tout singulièrement à la sienne (Da Vodou). Orphelin de père dès l’âge de 13 ans, ce benjamin d’une famille très modeste et qui compte six enfants n’a donc pas la mémoire courte quand il chante : « A mes yeux mère, tu vaux plus que toutes les richesses du monde ; il n’y a que Dieu qui te dépasse sur mon échelle des valeurs ». Pour souligner un peu plus cette reconnaissance, le chanteur, fait rarissime dans ses sorties discographiques, loue également les qualités de cette mère en français !!! Le lien entre génitrice et mère Afrique, le « Meilleur artiste togolais 2007 » le réaffirme davantage dans l’unique featuring de son nouvel album au moyen de « Maman », grâce à la complicité du célèbre groupe panafricain « Bisso na Bisso » sur un ton essentiellement hip-hop. Une première dans la production d’opus du « Meilleur artiste ACP (Afrique Caraïbes Pacifique) de l’Unesco en 1997 ».
Ces deux titres sus-évoqués qui dépeignent la thématique centrale de cette galette musicale ont été bâtis sur un ton musical tradi-rock (un savant et habile mélange entre le rock et des rythmes traditionnels du Togo qui a forgé depuis 14 ans la réputation du « Roi » Mensah). Tout comme les chansons « Matui » et « Mifon » qui, respectivement, ouvre et ferme la nouvelle production musicale de ce Togolais.
Sur le reste de ce 6e opus, le « Meilleur artiste social africain en 2005 au Bénin » se remet dans la peau du Jean de la Fontaine de la chanson togolaise en prodiguant des leçons de la vie de tous les jours au travers de la multiplication de figures de style et d’images. Comme à son habitude. Cette attitude est adoptée dans les morceaux « Enouwo le djo », « Migavon » ou encore l’actualisation du titre « Evenam » pour dit-il, « décrier la duplicité de l’être humain en général ». Conscient du fait que le Togo « ne s’est pas encore forgé un rythme musical propre à lui » comme il aime lui-même à le répéter, l’ancien élève d’Eddy-Njock (à Abidjan), plus connue sous le nom de Werewere Liking, s’est une fois de plus évertué à vanter des rythmes du terroir togolais par le truchement des compositions comme « Ega » et « Nene yelo ». Le premier a été concocté sur un fond d’agbadja alors que le second marque le retour du kamou sur un opus du King. Mais, depuis le lancement de la promotion de « Da », c’est la mélodie « Ata » (première composition reggae dans la discographie de K. Mensah) qui recueille la faveur des Togolais. Elle tourne ainsi en boucle actuellement sur la bande Fm dans la capitale togolaise. Une juste reconnaissance aux trois voyages en Occident qu’a nécessité la réalisation de la nouvelle galette de Papavi Mensah.
Dans notre contrée, il est coutume de dresser des lauriers pour un artiste de la chanson quelque soit sa production. Il serait peut-être temps que l’on arrête avec cette pratique. Si le reggae et le hip hop mâtiné du traditionnel afro-funk dans lequel il s’est fait une réputation solide, marquent peut-être l’ambition de King Mensah d’explorer de nouveaux horizons, on ne peut pas en dire autant de son inspiration. L’artiste qui a révolutionné la chanson togolaise depuis Bella Bello semble quelque peu limité. Depuis deux ou trois albums, King Mensah ne met sur la scène que du réchauffé, servant à quelques variantes près la même esthétique musicale sans un vrai travail en profondeur.
Alors que le Togo traverse une crise anomique profonde depuis des décennies, King Mensah ressasse avec une jouissance égoïste et égocentrique les mêmes jérémiades, centrant sa discographie sur Dieu et sa mère et l’exaltation des bonnes femmes. Certes les premiers opus de King Mensah ont révolutionné la musique togolaise mais en ce qui concerne la chanson, il faudra bien attendre un prochain messie.

Petite saison des pluies
Lomé roule à pas de tortue
Dur, dur d’être automobiliste à Lomé en ces mois de septembre et d’octobre 2010. Les routes qui n’étaient, jusque-là que du sable et de la poussière, se sont transformées au mieux en bourbier, au pire en mares ou même en lacs
Partir d’un coin de la ville à un autre devient un véritable parcours de combattant pour les automobilistes de la capitale togolaise. L’usager qui emprunte un taxi en matinée ou le soir est prié de s’armer de beaucoup de patience au risque d’arriver à destination de très mauvaise humeur. Les embouteillages font aujourd'hui partie du lot quotidien de problèmes que connaissent les populations togolaises. Il ne se passe plus un jour sans que les automobilistes ne se retrouvent coincés dans d'énormes bouchons, pendant des heures et des heures. C'est vrai que cette situation désagréable n'est pas nouvelle dans le paysage togolais, mais ces derniers temps, les choses ont pris des proportions inquiétantes. La cause c’est la dégradation des routes suite aux pluies du mois de septembre.
Si autour de 5 heures, les routes sont encore désertes, à 7 heures et demie, elles sont quasiment bondées de monde rendant alors la circulation moins fluide. En effet, la plupart des routes se sont dégradées à cause des pluies. Cette année les habitants des quartiers d’adidogomé, avédji, didjolé et gblenkomé en font aussi les frais. C’est le cas de Charles C. qui habite Avédji. «C’est plus que stressant de quitter la maison chaque jour à 7heures pour arriver au travail dans le quartier administratif à 8 heures.
Les embouteillages sur cette voie sont pour moi un cauchemar. Vivement que la construction des échangeurs devienne une réalité», dit-il, regrettant en substance le fait d’avoir loué un appartement dans cette partie de la ville. La seule solution qui s’offre à lui aujourd’hui est de déménager à Nyékonakpoè ou Kodjoviakopé car «c’est vraiment fatiguant de rester pendant une heure voire deux dans les embouteillages ». Une autre habitante avoue qu’elle hésite parfois à se rendre aux rendez-vous après 17 heures. «A Lomé, les embouteillages rythment notre quotidien. C’est pourquoi il faut tout faire en tenant compte de ça», renchérit la dame.
Au niveau du boulevard de la Kara, précisément dans les environs de l’Hôtel Todman l'ambiance est digne d'un marché ou d'une foire. Véhicules «entremêlés» dans une atmosphère surchauffée. Coups de klaxon interminables, chauffeurs de taxi, conducteurs de motos et de véhicules personnels patientent tout en se lançant des insanités par moment. Le tout, dans un vacarme assourdissant. Le spectacle qu'offre cet amas de véhicules est tout simplement ahurissant.
Chez les chauffeurs de taxi, plus que chez tout autre, c’est le mécontentement. « J’ai mis plus de 2 heures pour une course que je fais normalement en 15 mn. Tout ça pour 1 500 FCFA. Ça devient compliqué pour nous », explique Fo Yovo. Et ça c’est sans compter l’augmentation du prix de l’essence, que l’on consomme plus dans les embouteillage.

© L’Union du 5 octobre 2010

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