Le ministre de la Santé prêt au dialogue

19/09/2008
Le ministre de la Santé prêt au dialogue

Les personnels de santé au Togo ont observé cette semaine une grève de 48 heures pour réclamer une revalorisation des primes de risques et de garde. L'hebdomadaire L'Union, paru vendredi, a interrogé le nouveau ministre de la Santé, Komlan Mally. Ce dernier se déclare ouvert au dialogue et souligne qu'une hausse peut être envisagée.

Néanmoins, ajoute-t-il, « compte tenu de notre réalité, il faut être pragmatique. Nous allons quand même échanger pour voir dans quelle proportion l'augmentation peut être faite ». Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Interview

Face au mouvement des médecins, le ministre d'Etat Komlan Mally depuis Bruxelles:

"Nous allons échanger pour voir dans quelle proportion l'augmentation peut être faite "

Depuis mercredi, le personnel soignant est entré en grève pour réclamer de meilleures conditions de travail et de vie. En déplacement dans la capitale européenne pour l'importante Conférence des partenaires au développement du Togo, le Ministre d'Etat Komlan Mally a bien voulu réagir à ce mouvement qui secoue son nouveau département.  Affirmant que sa porte est ouverte pour le dialogue avec les syndicats de la santé, il reconnaît néanmoins la pertinence des revendications et appelle au calme.

L'Union: Monsieur le ministre d'Etat, vous vous trouvez actuellement à Bruxelles dans le cadre de la Conférence des partenaires au développement du Togo quand un mouvement de grève a été lancé par les médecins dans les deux principaux hôpitaux du pays. Quelle est votre réaction?

Komlan Mally: Avant mon départ pour Bruxelles le mardi et à l'occasion de la passation de service avec mon prédécesseur, ce dossier m'a été transmis. Dès lors, j'ai cherché à rentrer en contact avec les principaux responsables des différents syndicats, et cela n'a pas été possible.

J'ai alors instruit mon Directeur de Cabinet qui n'a également pas pu. Malheureusement j'ai appris hier que le mouvement a eu lieu. Je voudrais tout simplement leur dire de garder leur patience et que, dans tous les cas, la solution à tous les problèmes passe par le dialogue. Ceci étant, dès mon retour à Lomé, nous allons nous retrouver pour commencer les discussions afin de trouver les solutions aux problèmes qui se posent dans la mesure de nos possibilités et compte tenu de notre situation actuelle.  

Avez-vous une idée des revendications soulevées et quelles sont vos approches de solutions?

Selon le mot d'ordre de grève qu'ils ont lancé, ils réclamaient une augmentation de la prime de risque; un relèvement à 50 000 FCfa au lieu de 3 000 actuellement. Nous sommes conscients que cette prime est insuffisante et c'est pourquoi nous nous sommes attelés au travail pour voir dans quelles mesures elle peut être revue à la hausse. Néanmoins, compte tenu de notre réalité, il faut être pragmatique. Nous allons quand même échanger pour voir dans quelle proportion l'augmentation peut être faite.

Un accent a été surtout mis sur la santé des populations au cours de la conférence ici. Avez-vous quantifié les besoins dans ce domaine précis pour l'exposer à nos partenaires?

Non, en fait, on n'est pas venu ici pour mobiliser des fonds mais pour présenter la situation du secteur, les difficultés que nous avons. Et par rapport à cela, un travail de fonds se fera pour une évaluation précise des besoins…

Qui va prendre en compte les revendications des médecins?

En tout cas, pour les problèmes du secteur, je crois qu'il y a le cas spécifique du personnel soignant que nous avons relevé ici à Bruxelles. Surtout que le problème du personnel reste la motivation pour qu'il donne le meilleur de lui-même. Je crois que cela fait partie naturellement des besoins exprimés.

Circulation urbaine et interurbaine

Les nouveaux tarifs des transports applicables au Togo

C'est la conséquence directe de l'augmentation des prix des produits pétroliers au Togo depuis le 13 août 2008. Le gouvernement a décidé de mettre fin aux tarifs exagérés pratiqués par les conducteurs au lendemain du réaménagement de la structure des prix de vente des carburants. Ainsi, par arrêté interministériel fixant les tarifs des transports urbains de personnes à Lomé, le ministre du Commerce et celui des Transports fixent les prix de jour et de nuit applicables au transport de taxi dans le périmètre de la ville de Lomé.

Au départ du Grand marché : Adjololo, Aflao-Douane, Ahligo, Akodessewa, Amoutiévé, Bassadji, Bè, Croix Rouge, Doumasséssé, Gbadago, Hôpital, Lycée, Nukafu, Ramco, Rond Point Port, Togo gaz, Tokoin Trésor (250 francs CFA), Ablogamé, Cassablanca, Cimtogo, Forever, Gbossimé (275 francs CFA), Adakpamé, Akossombo, Atikoumé, Djidjolé, Eckankar, Hountigomé, Klikamé, Port de pêche, Wuiti (300 francs CFA), Kégué (350 francs CFA), Adamavo, Totsi (325 francs CFA), Agbalépédogan, Agoè Atsanvé, Agoè Station, Ahadji Kpota, Anfamé, Bè Kpota, Gblekomé, Hédzranawoé, Kangnikopé, Kagomé, Adidogomé (350 francs CFA), Totsi Adidoadé, Avédji (375 francs CFA), Agoè Assiyéyé, Agoè Zongo, Avépozo, Baguida, Gaglokpota, Togblékopé, Kpogan (400 francs CFA).

Au départ de Hôpital : Adidoadé, Adidogomé, Agbalépédogan, Totsi (300 francs CFA), Atikoumé, Bè, Djidjolé, Lycée, Gblekomé, Avédji (250 francs CFA), Ramco, Cassablanca (225 francs CFA).

En outre, louer un transport devient plus corsé. Et tout varie de la nuit au jour. A titre d'exemple, la soirée de 19 h à 00 h revient à 14.000 francs tandis que la journée de 6 h à 19 h coûte 16.000 francs. Autres tarifs : heure (5.500 F la nuit, 3.000 F le jour), demi-heure (1.500 F le jour contre 2.800 F la nuit), course en ville individuelle (1.200 F et 800 F), etc.

Les tarifs de transport interurbain de personnes sont aussi fixés, avec la précision que les prix à l'intérieur des préfectures seront fixés par les chefs de subdivision de la direction des transports routiers, les directeurs régionaux du commerce et de la concurrence et les préfets.

Au départ de Lomé, en francs CFA : Tsévié (800), Notsè (1.650), Notsè-Tohoun (2.600), Atakpamé (2.700), Atakpamé-Badou (3.900), Blitta (4.500), Sotouboua (4.700), Sokodé (5.200), Sokodé-Bassar (5.700), Sokodé-Tchamba (5.400), Bafilo (5.700), Kara (6.000), Kara-Pagouda (6.400), Niamtougou (6.400), Kanté (6.750), Mango (7.800), Dapaong (8.800), Cinkassé (9.000), Kévé (1.000), Kpalimé (1.900), Kpalimé-Amlamé (3.000), Kpalimé-Atakpamé (3.400), Aného (900), Aného-Tabligbo (1.600), Tsévié-Tabligbo (1.400), Tsévié-Gati (900), Akoumapé (1.000), Akoumapé-Vogan (1.200), Djagblé (400), Avéta (600), Kpémé (875), Kpomé Apéhémé (750), Kpomé-Abobo-Lébé (750), Hahotoé (850), Aného-Vogan (1.600). Le tronçon Tsévié-Notsè coûte 1.200 F tandis que Notsè-Atakpamé revient à 1.300 F et Notsè-Tohoun, 900 F.

Au départ de Atakpamé : Kpalimé (1.600), Badou (1.750), Amlamé (700), Blitta (1.900), Sotouboua (2.000), Sokodé (2.850), Sokodé-Tchamba (3.000), Sokodé-Bassar (3.400), Kougnohou (1.300).

A partir de Blitta : Sokodé (1.450), Kara (2.300), Mango (4.600), Dapaong (5.600). L'axe Sotouboua-Sokodé se paie à 900 F et Aného-Vogan 800 F.

A partir de Sokodé : Tchamba (900), Bassar (1.400), Bafilo (1.000), Kara (1.600), Kara-Pagouda (1.900), Niamtougou (1.900), Kanté (2.100), Mango (3.400), Dapaong (4.500). La distance Bafilo-Kara coûte 600 F alors que Bafilo-Kara-Pagouda est à 1.200 F, Dapaong-Cinkassé 750 F et Dapaong-Mandouri1.700 F.

A partir de Kara : Kabou (1.000), Kabou-Bassar (1.700), Pagouda (900), Niamtougou (750), Kanté (1.200).

Il faut rappeler que dans le cas du transport interurbain, les transporteurs sont tenus de transporter en franchise de paiement jusqu'à quinze kilogrammes les bagages accompagnant les voyageurs. C'est à se demander si les gares routières seront désormais dotées de pesée pour cette fin quand on sait que les chauffeurs adorent plutôt la surcharge sur tous les plans. Surtout que l'arrêté précise que l'inobservation des dispositions expose les contrevenants à des peines prévues par la réglementation en vigueur. Les agents de contrôle sur les routes doivent trouver matière à sévir depuis qu'il leur est demandé d'opérer aux seuls postes de péage…si la corruption ne passe pas par-là.

Selon M. Mathias Hlomador du Syndicat libre des conducteurs du Togo, «les tarifs reflètent approximativement la réalité malgré que leur sortie est un peu tardive, mais à l'analyse des prix fixés, les techniciens du ministère des Transports ont tenu compte de tous les paramètres qui doivent entrer en jeu pour permettre la fixation de ces nouveaux prix». Pour certains, il n'y a pas toujours de corrélation entre la maîtrise de la distance et la fixation des prix. Ce qui fait que les techniciens se trompent. Exemple : Hôpital-Cassablanca qui fait 2 ou 3 minutes de route vaut 225 F alors que Hôpital-Gblekomé, cinq fois plus loin, coûte 250 F. Cette remarque peut se vérifier sur plusieurs axes. Ce qui fait dire à certains syndicats de routiers qu'il y a de «petites anomalies sur lesquelles il faut attirer l'attention des autorités pour voir si on peut les améliorer».

Généralement, la fixation des tarifs suit un schéma qui prend en compte la pneumatique, l'amortisseur, le coût de l'essence, les impôts, le salaire du chauffeur, les pièces du véhicule, etc.

Les nouveaux tarifs sont entrés en vigueur depuis le 2 septembre, en remplacement des anciens taux appliqués depuis le 13 octobre 2005. Mais, par pitié et après des supplications, des chauffeurs diminuent 25 F par-ci, 50 F par-là, ou acceptent carrément les prix réduits perçus jusque-là. Simple faveur.

Déclaration de politique générale de Gilbert Houngbo

Une gamme bien récitée au parlement

Premier passage réussi pour le nouveau Premier ministre Gilbert Houngbo devant les honorables, dira-t-on. Avec 50 voix pour (RPT), 27 contre (UFC) et 3 abstentions (CAR). Le Comité d'action pour le renouveau –fidèle à son pseudo de parti non aligné– n'a pas voulu soutenir les deux principaux camps. Et ramène tout le débat à une question politique : «…nous ne sentons pas vraiment comment vous envisagez vous attaquer au mal togolais qui est la méfiance entre les acteurs politiques». En fait, le CAR doute depuis quelques temps, mieux il cherche sa bonne inclinaison. Dans la réalité, chacun est jaloux de son rôle et on voit mal comment Gilbert Houngbo peut faire fléchir un comportement plus personnel. L'Union des forces de changement, sans même attendre le discours du Premier ministre, a rédigé sa réponse depuis la maison.

Au point de se demander si le parti avait eu copie auparavant. Accorder sa confiance aurait plutôt été la surprise que le patron Afrique du PNUD aura offerte aux Togolais. Et le parti s'est particularisé en distribuant séance tenante la réponse au corps diplomatique qui ne manquait de se moquer de quelques questions déplacées des honorables. Le NON avait son fondement : «votre exposé reprend, sous un habillage habile, mais qui ne trompe personne, les mêmes rengaines du RPT, destinées à abuser les populations togolaises et la communauté internationale». Est-ce que le Rassemblement du peuple togolais avait le choix ? Ce qui est sûr, il ne critique pas pour critiquer, dit-on. Et les élus du parti présidentiel font confiance à un «programme assez cohérent». Le contraire, ici aussi, aurait surpris et constituerait une auto flagellation. Chacun a bien récité sa gamme.

N'empêche ! M. Houngbo a proclamé son désir de maintenir le compte de l'application progressive et méthodique de l'Accord politique global (APG). Le tout greffé d'une diplomatie fortement économique et des programmes d'urgence contre l'extrême pauvreté, c'est-à-dire identifier clairement et mettre en Œuvre «des actions rapides susceptibles de produire des effets palpables dans un délai de six mois». «Le contenu du discours programme que vous venez de présenter montre que vous avez très bien compris la portée de votre mission qui se résume en une seule phrase : traduire l'action du gouvernement en retombées directes sur le vécu quotidien du plus grand nombre des Togolais», s'est réjoui le groupe parlementaire RPT.

Dans l'immédiat, les secteurs choisis sont les infrastructures et les transports, l'agriculture, la santé et l'éducation. Plus est, Gilbert Houngbo annonce qu'une réunion des acteurs concernés est attendue dans les prochains jours en vue de la mise en place du cadre permanent de concertation et de dialogue, de l'adoption du statut de l'opposition et du financement des partis politiques. Peut-être un cri de détresse attendu, car les politiques ne cessent de réclamer cet instrument de dialogue depuis que le décret l'instituant a été pris par le président Faure Gnassingbé. C'est à croire que le nouveau locataire de la primature a le remède pour départager ceux qui pensent qu'on doit y aller sans attendre et ceux qui allèguent qu'il faut élargir –en allant au-delà même du décret– le cadre et inclure d'autres partenaires politiques. On doit continuer à recourir au facilitateur burkinabé.

La problématique des déclarations de politique générale

Le 16 septembre 2008, le Premier ministre Gilbert Houngbo s'est frotté au jeu constitutionnel en sollicitant la confiance des élus du peuple. Passage réussi. Mais c'est la quatrième fois sous Faure Gnassingbé que la tradition est respectée. Au point qu'il se murmure s'il s'agit d'un éternel recommencement ou d'une continuité dans la gestion des affaires publiques. La polémique est aussi actuelle qu'il n'est jamais fait de bilan officiel à la fin du parcours d'un Premier ministre, depuis la République.

En prenant fonction, tous les PM récitent leur chapelet de vŒux. Même s'ils savent au départ qu'ils ne pourront pas tout faire ou que la réalisation dépend aussi de la longévité aux affaires. Alors que la loi fondamentale en dispose autrement. Le Président de la république peut mettre fin aux fonctions du gouvernement chargé de l'exécution. Article 76 : «Le Gouvernement comprend : le Premier Ministre, les Ministres et, le cas échéant, les Ministres d'Etat, les Ministre délégués et les Secrétaires d'Etat». Dans la logique des textes, le gouvernement, responsable devant l'Assemblée, peut être démis sans l'avis de celle-ci.

Aujourd'hui, on a l'impression que rien n'est acquis, «car malgré tout ce qui a pu être réalisé à ce jour, nos concitoyens ne ressentent pas toujours concrètement les fruits de l'effort commun dans leur vie de tous les jours» (Gilbert Houngbo).

Dans la réalité, on ne connaît pas de bilan officiel. La spontanéité des conférences de presse du gouvernement étant la chose la moins partagée. Quel que soit le motif du départ d'un PM, on ne sait sur quel état des lieux le nouveau part. surtout que les déclarations de politique générale ne contiennent pas des données chiffrées. Que de la littérature !

On apprendra seulement de Gilbert Houngbo que son prédécesseur Komlan Mally, en si peu de temps, a réussi à lever les principales contraintes au redémarrage de notre économie et à mettre en chantier les principaux projets dont la réalisation jettera définitivement les bases de la relance de notre économie. «Sous sa conduite, la coopération avec les principaux partenaires au développement bilatéraux ou multilatéraux a repris ; le Document Intérimaire de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRPI) a été validé ; le processus d'élaboration du DSRP-Complet est lancé ; la conférence des partenaires au développement du Togo est prévue pour les 18 et 19 septembre 2008 à Bruxelles. Ce n'est pas un mince mérite», a-t-il dit.

En son temps, Madji Agboyibo en a fait autant, mais il sera ressassé plus tard par ses sbires que l'avocat de Kouvé n'était là que pour organiser des élections. En réponse aux critiques d'un bilan social non enviable.

D'aucuns répondront que, légalement, rien n'oblige à faire le point à son départ. Pourquoi donc faire des déclarations à chaque entrée ? Surtout dans le même mandat présidentiel. Constitutionnellement, le Président de la République peut adresser des messages à la nation ; il s'adresse une fois par an au Parlement sur l'état de la nation. C'est peut-être le lieu de faire le point.

L'actuel gouvernement entend poursuivre la mise en Œuvre du programme quinquennal pour lequel le peuple togolais a accordé son suffrage au Président de la République il y a de cela trois ans. Et il reste moins de deux ans.

Urgence pour la productivité agricole

Vie chère oblige, la ville Lomé a enregistré la plus forte augmentation des prix des denrées alimentaires au cours du premier trimestre 2008. On y note, en moyenne, 45,7% pour le maïs, 17,5% pur le riz importé et 39,7% pour le pain de blé entre autres. Le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo, qui en fait le constat mardi devant les parlementaires, estime qu'«une réaction rapide est indispensable pour relancer la production au niveau de l'agriculture vivrière», en vue d'améliorer l'approvisionnement des marchés et contenir les prix.

A court terme, on envisage notamment la distribution de semence de contre-saison pour les produits maraîchers, la production de semences améliorées, l'octroi de crédit concessionnel des intrants… En complément, une aide d'urgence sera fournie aux populations vulnérables.

© L'Union du 19 septembre 2008

 

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