Le premier pas

25/03/2011
Le premier pas

La tendance s’inverse au Togo. Ce ne sont plus les hommes qui font la cour aux femmes mais le contraire. A Lomé, dans la rue ou dans les buvettes, il n’est pas rare de voir une fille user de toutes ses ruses et de ses charmes pour faire tomber un homme dans son filet. C’est le constat dressé vendredi l’Union qui note que les filles togolaises ont décidé de ne plus attendre que le prince charmant se manifeste lui-même.
Voici une sélection d’articles parus dans L’Union
Liquidation de la Société de Location de Matériels
L’Etat arrête finalement le cumul des arriérés d’une unité improductive
Une entreprise qui n’arrive plus à tourner, donc à assumer sa mission première. Du personnel inactif qui n’est libéré ou redéployé, dont il faut garantir les salaires. Autant mettre un terme à l’hémorragie. C’est la situation de la Société de location de matériels (SLM) dont l’activité principale est la gestion, la maintenance des équipements et matériels affectés aux entreprises pour l’exécution de leurs marchés, et la location de matériels des travaux publics et de génie civil. En plus du conseil et de l’expertise en matière d’équipements de travaux publics pour le compte des tiers. Mais la société va trop mal, même dans son organigramme.
La SLM est administrée par un conseil d’administration de 7 membres, une direction générale, 3 directions centrales et 4 antennes régionales. Parmi les trois directions centrales opérationnelles, seule la direction technique est pourvue ; les deux autres sont vacantes à cause de démission ou de départ à la retraite. A la SLM, l’effectif du personnel est passé de 84 agents en 2003 à 65 agents à ce jour, au nom des départs à la retraite, des décès et surtout des démissions en cascade dues à la situation financière délétère de l’entreprise. Le 19 mai 2009, les agents déposaient un préavis de grève sans suite au ministère de tutelle en dépit des mobiles : accumulation de 37 mois d’arriérés de salaires évalués à 135.010.063 francs Cfa et des cotisations de la part patronale à la CNSS évaluées à 114.423.111 francs Cfa.
La grève a été bien lancée le 2 juin. En 2005 et 2006, le président Faure Gnassingbé secourait le personnel en paiement des salaires. Au 31 juillet 2010, le cumul des arriérés de salaires est de 164.775.036 francs Cfa, soit plus de deux ans et demi de salaires impayés. L’accumulation des parts patronales à la sécurité sociale reste excessive.
Aujourd’hui, en matériels, la SLM ne dispose plus que de cinquante trois (53) engins dont cinq (5) en état de fonctionnement dans une décrépitude prononcée. Près de cent onze (111) engins ont été réformés pour cause de pannes fréquentes ou de manque de pièces de rechange. Ainsi, on ne dispose plus de bulldozers, de niveleuses, de compacteurs ou de porte-chars qui constituent pourtant des engins stratégiques pour l’exécution de la mission de la SLM. La conséquence en est la perte des marchés devant des structures privées garnies et la faible mobilisation des ressources propres.
Le chiffre d’affaires réalisé au 31 décembre 2009 s’élève à 64.089.534 francs Cfa pour une masse salariale annuelle de 60.000.000 francs Cfa, soit près de 94% du chiffre d’affaires. La situation est naturellement déficitaire car les salaires ne constituent pas les seules charges à supporter.
La politique commerciale éprouve des difficultés qui s’observent au niveau des crédits clients (230.961.779 francs Cfa) nettement supérieurs aux crédits fournisseurs (153.697.295 francs Cfa). Ce qui signifie que la société accorde aux clients plus qu’elle n’en bénéficie auprès des fournisseurs. Et comme cela ne suffisait pas, si l’on veut redresser la société, il faut mobiliser la somme de dix milliards de francs Cfa pour pouvoir acquérir de nouveaux équipements et rénover les engins existants. C’est la conclusion des études commanditées sur la SLM.
Tout ceci paraît trop lourd pour un pays qui traîne toujours sa situation économique précaire. Rien ne peut être fait en temps opportun et les bailleurs sont plus concentrés sur d’autres sujets plus prioritaires. L’Autorité a finalement choisi la solution la plus simple, idoine : ouvrir rapidement la procédure de liquidation des biens de la SLM pour arrêter la dégradation continue de la société.
Anciennement dénommée Direction du matériel des travaux publics, la SLM est une société d’Etat créée par un décret du 10 janvier 1997, au capital social de 300 millions de francs Cfa. Mais les actions entièrement détenues par l’Etat ne sont jamais libérées. Face à la libéralisation des travaux publics et après une recommandation de la Banque mondiale dans les transports routiers, la Société de location de matériels devrait accompagner la promotion des petites et moyennes entreprises des travaux publics sur toute l’étendue de territoire national, en mettant à leur disposition son matériel en vue d’une meilleure exécution des travaux à elles confiés. Mais beaucoup d’eau a dû couler sous le pont.

Après la revue de mise en œuvre des réformes
C’est parti pour la matrice unifiée des réformes actualisées 2011-2013 !
Concomitamment avec le plan d’action de la réforme des finances publiques au Togo,  la matrice unifiée des réformes est actualisée et validée ce vendredi, après trois jours d’échanges entre les points focaux, les partenaires techniques et financiers, des représentants des institutions et ministères, de la société civile, du secteur privé, des acteurs non étatiques, etc. Par cet exercice financé par le Projet Secteur Financier et Gouvernance de la Banque Mondiale, il s’est agi pour chacun de renforcer son rôle et sa responsabilité dans la mise en œuvre et le suivi des réformes, de sortir des matrices les mesures déjà réalisées et d’identifier de nouvelles mesures, de recueillir les différentes observations sur les actions et mesures de réformes, de compléter les mesures retenues avec des indicateurs et des coûts. Les documents complets devront être transmis à la fin aux plus hautes autorités togolaises et aux bailleurs de fonds.
Les matrices sont triennales et glissantes. Elles devront faire, chaque année, l’objet d’actualisation par les points focaux des réformes aux fins de mettre en cohérence les actions et mesures de réformes de tous les départements ministériels. Les fruits de l’atelier s’étalent donc sur trois ans, 2011-2013. Ainsi, à titre d’exemples, on apprend que le statut général de la fonction publique révisé (pour remplacer l’actuel qui date de 1968) devra être adopté d’ici 2012. Idem pour l’élaboration et la mise en application du nouveau barème salarial des agents de l’Etat. L’opérationnalité de la cellule de contrôle des effectifs des agents de l’Etat et de la masse salariale est annoncée pour au plus tard 2013, alors que, en 2011, on devra dénombrer les agents de l’Etat et normaliser les dossiers administratifs. L’Etat veut aussi rendre disponible en 2011 la carte sanitaire nationale. La décentralisation devra être mise en œuvre en 2013, avec les élections locales prévues pour d’ici 2012 et la mise en place du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) en 2013, etc.
Mais, sur toute la ligne, il faudra réorganiser tous les ministères. L’UNION entame dans ses prochaines parutions la publication des réformes actualisées.
En rappel, le Gouvernement a adopté par un décret du 29 septembre 2010 le Document de Stratégie des Réformes (DSR). Cette Stratégie des Réformes comprend quatre axes à savoir la gestion des finances, la promotion du secteur privé, le renforcement des capacités et la gouvernance locale. Le premier axe est décliné en un plan d’action de la réforme des finances publiques tandis que les trois autres axes sont opérationnalisés par la matrice unifiée des réformes.

Pour réduire le retard dans les Objectifs du millénaire pour le développement
Le Togo éligible à l’"Initiative OMD" de l’UE, sur le milliard d’euros alloué
En avril 2010, le troisième rapport de suivi des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) au Togo faisait le lien entre les efforts encourageants du pays et les contraintes économiques et financières. Sur les huit objectifs, deux sont potentiellement réalisables à l’horizon 2015 : l’OMD 2 "Education pour tous" et l’OMD 6 "Lutte contre le VIH/SIDA et les autres maladies". A l’image des autres pays, le Togo est donc à la traîne dans ce challenge mondial. Il est acquis que tout ne sera pas réalisé d’ici 4 ans. Mais il ne faut pas se contenter de la très faible moyenne, surtout qu’il s’agit d’éliminer une pauvreté grandissante. Au mieux, la réduire. Aussi, après la réunion des dirigeants mondiaux en septembre 2010 à New York pour un examen complet des succès et lacunes, et face aux progrès très inégaux en fonction des régions, la Commission européenne a-t-elle décidé de mobiliser sur le 10ème Fonds européen de développement (FED) un montant global d'un milliard d'euros, soit environ 656 milliards de francs Cfa, pour appuyer les efforts mis en œuvre par les pays ACP. C’est l’"Initiative OMD" pour accélérer les objectifs à travers la réduction des inégalités, en termes de disponibilités des ressources financières. Il s’agit surtout des objectifs les plus en retard, notamment "Mortalité infantile et santé maternelle" (OMD 4 et 5), "accès à l'eau potable et aux services d'assainissement" (OMD 7.c) et "réduction de la faim" (OMD 1.c) en la liant à l'agriculture et à la sécurité alimentaire. Eligible, le Togo devra, sur la base d'un dialogue avec les acteurs concernés et une analyse de la situation, formuler une proposition qui, dépendant de sa qualité, pourra bénéficier d’un appui financier additionnel à celui déjà mis à la disposition du pays par l'Union Européenne.
A juste titre, « c’est pour donner un élan à la réalisation des objectifs en retard que le Gouvernement a élaboré en 2010, avec l’appui des partenaires au développement, un cadre d’accélération pour l’atteinte de l’OMD 1 "Eliminer l’extrême pauvreté et la faim" », a précisé Dédé Ahoéfa Ekoué, Ministre chargée de la Planification, du développement et de l’aménagement du territoire, Ordonnateur national du FED, lors de l’atelier de lancement de l’Initiative au Togo. La démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) pour alléger le travail des petits producteurs et assurer à la population une autosuffisance alimentaire.
Le rapport 2010 indiquait en outre que seuls 39% de la population urbaine et 30% de la population rurale ont accès à l’eau potable contre une cible de 75% en 2015. Dans l’assainissement, 31,7% de la population (dont 66,6% en milieu urbain et 10% en milieu rural) ont accès à des installations sanitaires améliorées au lieu de 50% ciblé pour 2015. Des chiffres qui attestent, à en croire Mme Ekoué, qu’il faut agir sur l’Eau, « si nous voulons garantir une bonne santé et un environnement saint à nos populations ». L’Exécutif, lui, a déjà fait sienne la préoccupation en inscrivant l’"Eau et Assainissement" au rang des secteurs prioritaires. Qu’à cela ne tienne, il sera organisé au cours du premier semestre 2011 une table ronde dans le but de mobiliser les financements nécessaires à la réalisation des actions retenues dans le cadre de cette thématique.
En attendant l’aide, c’est le constat d’une avancée timide vers l’atteinte des objectifs et d’un retard certain dans la réalisation des OMD. Déjà trois rapports de suivi, qui montrent une constance dans l’évolution : seuls les OMD 2 et 6 ont gardé leur probabilité de réussite ; l’OMD 5 a été probable dans le rapport 2003 et plus rien dans les bilans de 2008 et 2010. Parallèlement, en 2008, le Togo a fait partie des 30 pays retenus pour mettre en application l’Initiative Glen Eagles du Secrétaire général de l’ONU. En 2010, 20 pays au monde dont le Togo ont été sélectionnés pour mener une analyse critique des goulots d’étranglement dans la réalisation des OMD en vue de la préparation du rapport mondial. Et, en juin 2010, le Togo a fait aussi partie des 10 pays sélectionnés pour préparer un cadre d’accélération de l’atteinte d’un OMD en retard. L’"Initiative OMD" de l’UE vient au finish conforter l’action du Gouvernement.

En ratifiant le Protocole de la Banque africaine d’investissement
Le Togo en quête du financement de ses projets de développement
Une Banque centrale africaine, un Fonds monétaire africain, ou encore une Banque africaine d’investissement, telles sont des institutions financières dont la création a été prévue par l’article 19 de l’Acte constitutif de l’Union africaine (UA). L’objectif étant d’asseoir des conditions appropriées devant permettre au continent de jouer pleinement sa partition dans l’économie mondiale et dans les négociations. C’est en répondant à ces soucis que le Togo, pays membre de l’UA, a adopté mardi, en conseil des ministres, la loi autorisant la ratification du Protocole relatif à la Banque africaine d’investissement et ses statuts, eux-mêmes adoptés à Addis-Abeba, en Ethiopie, le 4 février 2009. Ceci pourra alors permettre au Togo de bénéficier des services de cette future institution financière continentale, a expliqué le conseil des ministres.
La Banque africaine d’investissement a été établie suite à une décision du Conseil exécutif sur l’établissement des institutions financières de l’Union africaine, adoptée en janvier 2007 à Addis-Abeba. Comme toute institution de ce genre, «elle a pour objet de stimuler l’intégration économique et le développement de l’Union à travers le financement des projets de développement, conformément aux objectifs du Plan stratégique à moyen terme de l’UA, et suivant les principes d’opérations bancaires», a indiqué le ministre Elliott Ohin des Affaires étrangères et de la coopération. Il est attendu que le renforcement des activités du secteur privé soit soutenu, et que la modernisation du secteur rural dans les Etats parties à faible revenu soit appuyée. La Banque africaine d’investissement peut également fournir une assistance technique aux Etats  parties, selon les besoins, pour l’étude, la préparation et la mise en œuvre des projets d’investissement. Ou encore entreprendre d’autres activités et fournir d’autres services conformes à son objectif.
Il était prévu que la Banque siège à Tripoli, la capitale libyenne, avec la possibilité de créer d’autres bureaux ou agences en dehors du siège. Le protocole et les statuts de la Banque entrent en vigueur 30 jours après le dépôt du quinzième instrument de ratification. Après ratification, le Togo devra déposer les instruments auprès du président de la Commission africaine. Pour chaque Etat membre, qui ratifie ou adhère au Protocole plus tard, celui-ci et les statuts entrent en vigueur à la date à laquelle les instruments de ratification ou d’adhésion sont déposés auprès du président de la Commission. Ce dernier notifie aux Etats membres des dates du dépôt des instruments de ratification ou d’adhésion et, à l’entrée en vigueur du Protocole, dépose les instruments auprès du Secrétariat des Nations Unies.
Le capital social autorisé initial de la Banque africaine d’investissement est de 25 milliards de dollars, divisé en 2,5 millions d’actions de 10 mille dollars chacune. Il se compose d’actions souscrites et d’actions rachetables. Les actions souscrites ont une valeur globale au pair de 4 milliards de dollars et les secondes une valeur globale au pair de 21 milliards de dollars. L’Assemblée générale de la Banque détermine de temps en temps le montant du capital autorisé. Il peut être augmenté, à l’époque et suivant les modalités et conditions jugées opportunes, par une décision de l’Assemblée générale. Les actions de la Banque se composent de deux catégories : la catégorie A, représentant 75 pour cent du capital total, est celle que peuvent souscrire les Etats parties ; le reste, la B, de 25 pour cent est laissé aux autres membres. L’Assemblée générale revoit à des intervalles d’au moins 5 ans le capital social de la Banque.
A la répartition des souscriptions initiales au capital social autorisé des pays qui peuvent devenir membres de la Banque, le Togo devait souscrire à 39,82 millions de dollars, environ 20 milliards de francs Cfa. Sur 51 Etats africains. Cela représente 0,16 pour cent du capital, fractionné en 6,37 millions de dollars d’actions souscrites et 33,45 millions de dollars d’actions rachetables. Les gros actionnaires devraient être l’Afrique du sud avec près de 4,410 milliards de dollars, l’Algérie (2,031 milliards de dollars), l’Egypte avec 2,171 milliards de dollars, et le Nigeria avec 2,702 milliards de dollars. Sao-Tomé-et-Principe devrait disposer seulement de 2,18 millions de dollars, la Guinée-Bissau de 5,08 millions de dollars et la Gambie de 9,86 millions de dollars.
En gros, les statuts stipulent que «chaque Etat partie souscrit les actions de catégorie A proportionnellement à son revenu national brut…». Le montant des actions souscrites initialement au capital social par un membre peut être payé totalement ou en quatre versements représentant 25 pour cent chacun. Le premier versement est effectué par chaque membre dans les 60 jours suivant l’entrée en vigueur du Protocole et des Statuts, ou dès ou avant la date de dépôt, en son nom, de son instrument de ratification ou d’acceptation, si cette date est antérieure à la date de l’entrée en vigueur. Les trois derniers versements sont décaissés à échéance, successivement, un an après le jour de l’échéance du versement précédent. «Si un membre ne parvient pas à honorer ses obligations d’adhésion tels que prévues dans les statuts, en particulier l’obligation de payer  sa part du capital souscrit, ou de rembourser ses dettes, l’octroi de prêts ou de garanties à ce  membre ou aux investisseurs de l’Etat partie intéressé peut être suspendu par une décision de l’Assemblée générale» (Art. 6, Section 2).
Si un pays membre manque à l’une quelconque de ses obligations envers la Banque, l’Assemblée générale peut prononcer sa suspension. La Banque peut mettre fin à ses opérations aux termes d’une résolution de l’Assemblée générale et adoptée par la Conférence de l’Union. Il ne lui restera alors que les activités ayant trait à la réalisation, à la conservation et à la sauvegarde ordonnée de son actif, ainsi qu’au règlement de ses obligations. Si ceci intervient dans les six mois qui suivent la date à laquelle un pays a cessé d’être membre, ce dernier est considéré comme faisant encore partie de la Banque. Mais le droit du vote lui est retiré.

Contre la cherté des loyers et la forte demande
2 187 hectares identifiés à Sanguéra pour 1 000 logements sociaux
La politique nationale de logement, adoptée par le gouvernement en juillet 2009, fait partie des actions prioritaires arrêtées par le gouvernement pour l’année 2011. A l’origine, la Déclaration de politique nationale dans le secteur du logement était prévue pour produire 2 500 logements par an sur le quinquennat 2009-2013, pour un financement estimé à 19,9 milliards de francs Cfa. Mais à défaut de la mise en œuvre intégrale de ce programme, et surtout face au coût élevé des loyers et à la forte demande dans les milieux urbains, il a été décidé de doter Lomé, la capitale, de la construction d’une première tranche de 1 000 logements à coûts modérés destinés à la population à faibles revenus. Le projet devra s’étendre aux autres grandes agglomérations du pays.
Mais la réalisation du projet nécessite une mobilisation foncière. Du fait du manque de réserves foncières conséquentes, l’Etat veut procéder à une acquisition par voie d’expropriation, pour une cause d’utilité publique, des parcelles de terrain du domaine retenu pour le projet. C’est ainsi que 2 187 hectares ont été identifiés à la sortie nord-est de Lomé, dans la localité dite Sanguéra, à cheval sur les préfectures de l’Avé et de Zio. Ladite zone quitte la route de Kpalimé, longe les quartiers Sanguéra suivant un alignement droit sur une distance de 5 km, et Amédenta et Légbassito suivant autre alignement droit de près de 6 km, pour finalement déboucher sur la route de Mission Tové en direction d’Agoènyivé sur une distance de d’environ 2 km. Sa largeur, au niveau de la route de Kpalimé, s’étend sur 3 km. L’avant-projet de décret devant autoriser la déclaration d’utilité publique des terrains a été examiné mardi en première lecture par le conseil des ministres. D’ici son adoption définitive, des discussions sont engagées les autorités ont engagé avec les collectivités de base propriétaires terriens, le ministère des Finances chargé de la gestion du domaine de l’Etat, et l’Administration territoriale car, explique le gouvernement, cette zone de Zanguéra couvre plusieurs préfectures.
Côté matérialisation, la construction est prévue pour être financée par des crédits préférentiels accordés par des partenaires en développement tels que la société Litecrete Industries Ltd, la société immobilière du 3ème millénium, la SOPIM International. On évoque également les partenaires en coopération, notamment la Chine et la Libye.
Sur une population nationale estimée à ce jour à 6 millions d’âmes, Lomé la capitale compte près de 2 millions. Etant devenu le principal pôle d’attraction, avec 60% de la population urbaine, la surpopulation de la capitale pose inévitablement d’énormes problèmes dont celui du logement. La demande en matière de logement, constate le gouvernement, dépasse largement les capacités d’offres de la ville, où l’on assiste à une hausse anarchique des prix des loyers d’habitation et des baux commerciaux qui sont fixés arbitrairement en violation du décret 61-121 du 12 décembre 1961 portant réglementation des loyers des locaux d’habitation.

Sur les principaux marchés de Lomé
L’huile végétale locale se démarque
En glissement annuel, le litre de l’huile végétale locale industrielle était moins plus ou moins abordable, à 640 francs. Il est de 837 francs, soit près 200 francs de plus, en février dernier. Mieux, le prix ne cesse de grimper depuis quatre mois, passant de 744 francs en novembre au niveau où il est en février. Aucune explication n’est donnée à cette course au prix par la direction générale de la Statistique et de la comptabilité nationale qui a fourni les éléments. C’est tout comme la farine de manioc, dit « gari », qui suit une logique semblable, vendue à 325 francs le kilogramme aujourd’hui, gagnant presque 25 francs sur novembre dernier. D’une manière générale, les autorités sont de plus en plus inquiétées par le coût élevé de la vie.
Pendant qu’on se fait ces soucis, voici la tomate fraîche locale (aklikonvi) qui déjoue tous les pronostics alarmistes. Sur les marchés de la capitale, son kilogramme est vendu en février à 417 francs. Bien mieux, largement mieux qu’il y a un où le kilo était cédé à pratiquement 1 000 francs. Plus encore, ce produit qui a longtemps crevé les frais des ménages a baissé du coup de 201 francs par rapport à janvier. Qu’a-t-il pu se passer, bonnes dames des marchés ? Idem pour le charbon de bois, cédé en janvier à 126 francs le kilogramme, presque au même prix qu’en novembre. Alors que, entre-temps, il a franchi la barre des 160 francs.
Entre les deux extrêmes, le chinchard fumé (akpala fumé) joue à l’équilibriste. A 1884 francs le kilogramme en novembre, il est monté à 2007, redescend à 1955 francs puis à 1851 en février à Lomé. Sauf qu’il y a deux ans, il était 200 francs moins cher. A quelques francs de la barre des 1 000 – que son cousin congelé a facilement franchie (à 1180 francs en février) –, il faut vraiment surveiller l’akpala fumé. Tout ça mis l’un dans l’autre risque d’être détonnant. Il faut faire un geste, messieurs les gouvernants. Jusque là, ce qui peut encore rassurer est le maïs en grains crus. Malgré l’intox, et la provoc, son kilogramme refuse encore de franchir la barre des 200 francs. Il reste fidèle au prix par rapport à un an : à 174 contre 173 francs le kilo. Ça au moins, surtout qu’il est à la base de nos plats.

En dépit des efforts consentis
Difficiles investissements publics financés sur ressources internes pour le Togo
L’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a édicté des critères de convergence budgétaire pour ses pays membres. Ceux-ci représentent des normes fixées pour mesurer le degré de bonne gouvernance et de gestion des finances publiques internes, aux fins d’éviter de perpétuer dans les déficits. Ce sont des contraintes de la politique d’intégration régionale au sein de l’Union. Les critères de convergence budgétaire ont été adoptés en janvier 2003 par les huit pays concernés, avec la précision qu’ils devraient tous être respectés au 31 décembre 2005.
Le Togo a présenté sa situation au 31 décembre 2010. On peut faire le constat que, au niveau du second rang, le pays n’est pas arrivé à accrocher la moyenne communautaire dans deux critères. Même si on peut se réjouir de ce qu’il a opéré un bond si on se réfère à six mois plus tôt. Ce qui repose le problème de la maximisation des recettes publiques. Autrement, arriver à dominer les poches d’évasion des recettes qui continuent de gripper la machine. Ainsi, le ratio des investissements publics financés sur ressources internes (Budget d’investissements et d’équipements, BIE) rapportés aux recettes fiscales (norme > ou = à 20%) se situe à 18,6%. Un seuil qui reste en deçà de la norme communautaire de 20% minimum. A fin juin 2010, il se situait à 12,0%.
Le deuxième critère non respecté est le taux de pression fiscale, c’est-à-dire les recettes fiscales sur le Produit intérieur brut, PIB, en pourcentage (norme > ou = à 17%). Le ratio se situe à 15,8% à fin 2010, pour une norme communautaire de 17%. Il était de 7,7% à fin juin 2010.
Pour le reste, tout est respecté, selon le ministère de l’Economie et des finances. Toujours dans le second rang, le ratio de la masse salariale sur les recettes fiscales (norme < ou = 35%) s’établit à 33,5%, à fin décembre 2010, contre 30,0% à fin juin 2010, pour une norme communautaire de 35% maximum. Ce critère est parfaitement respecté.
Dans les critères de premier rang, le solde budgétaire de base (norme > ou = à 0) est respecté car il est positif et se chiffre à 24,3 milliards de francs Cfa, soit 1,6% du PIB. Ceci s’explique par la très bonne exécution des recettes non fiscales notamment les redevances sur téléphonie mobile exécutées à 476,2% du budget et par une bonne maîtrise des dépenses publiques. La non-accumulation d’arriérés de paiement intérieurs est aussi respectée. Les restes à payer à fin 2010, même s’ils apparaissent dans le Tableau des opérations financières de l’Etat (TOFE) pour un montant de 20,9 milliards de francs Cfa, ont été réglés pendant la période complémentaire (janvier et février 2011). En plus, la non-accumulation d’arriérés de paiement extérieurs est respecté, hormis la dette vis-à-vis de quelques créanciers bilatéraux non membres du Club de Paris qui s’élève à 3,2 milliards de francs Cfa (0,8 milliard de francs Cfa d’accumulation en intérêts et 2,4 milliards de francs Cfa d’accumulation en principal) avec lesquels les négociations sont en cours pour une annulation de la dette dans les conditions du traitement des créanciers du Club de Paris, suite à l’atteinte du Point d’achèvement de l’Initiative PPTE.

Sur le marché interbancaire de l’UMOA
Les banques togolaises prêtent 2,5 milliards Cfa à la mi-mars
Les opérations effectuées sur le marché interbancaire de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa), au cours de la période du 9 au 15 mars 2011, ont atteint le niveau de 9,00 milliards de francs Cfa en prêts, et autant en emprunts, d’après la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceoa). Les banques et établissements du Togo ont enregistré 2,5 milliards de francs en  prêts, et 1,00 milliard de francs en emprunts. Le taux moyen pondéré de ces opérations était fixé à 4,23%. Le taux minimum était à 2,00% et le taux maximum à 6,50%.
Plus que le Togo, les opérations les plus importantes ont été enregistrées au Bénin avec 5,00 milliards de francs de prêts, sans aucun emprunt. Quant au Sénégal, il a enregistré plus d’emprunts, à hauteur de 5,00 milliards de francs, contre 1,00 milliard de francs d’emprunts, suivi du Burkina Faso pour 3,00 milliards de francs d’emprunts, sans aucun prêt. Les banques et établissements de crédits – encore ouverts – de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Niger n’ont enregistré aucune opération. A l’exception de la Guinée-Bissau qui a enregistré des prêts d’un demi milliard de francs.

Culture
Musique
King Mensah fait Chevalier de la légion d’honneur de France
L’ambassadeur Dominique Rénaux a remis le 15 mars dernier  à 18H 30 à la Résidence de l’Ambassade de France, les insignes de Chevalier de la légion d’honneur à l’artiste togolais de la chanson, King Mensah. Difficile de trouver avant ce cette allocution de l’ambassadeur Rénaux une meilleure critique du travail à la fois artistique et social du plus grand musicien togolais depuis la très éphémère mais ô combien éternelle Bella Bellow.
En faisant Chevalier de la Légion d’honneur Ayovi « King Mensah », la France attendait « rendre hommage à l’artiste, à son talent mais aussi à l’homme d’engagement », tant sur le plan artistique que social. Cette distinction récompense ainsi une carrière commencée  en 1995 avec « les dauphins de la capitale » et qui a atteint son firmament avec plusieurs titres de Koras et six albums.
« Vous avez, de l’artiste accompli, toutes les qualités : la sensibilité, qui remonte toujours à l’enfance, l’originalité, qui implique le courage d’être différent, de sortir de la voie tracée, le goût du travail, beaucoup de travail, de technique, le style ou plutôt les styles : style musical, très mélodieux avec un timbre de voix inimitable, souple et puissant, style vestimentaire, bien connu, et une présence sur scène », a indiqué M. Renaux.
Il a également  mis en exergue l’attachement de King Mensah  à la culture traditionnelle. « Vos chansons sont un chant d’amour pour vos concitoyens et votre pays. Elles prônent les valeurs du partage, du dialogue, de la solidarité. A ce titre, vous œuvrez grandement pour la réconciliation et la paix sociale au Togo à travers une musique qui réconcilie, elle, modernité et tradition », a-t-il dit.
Il a fait également de son sentiment patriotique. Malgré une présence régulière en France où il a produit ses six albums et pouvait faire carrière dans la World Music, King Mensah, a toujours préférer les sirènes nationaux. Ceci fait de lui, l’un des rares artistes francophones à réussir tout en restant au pays natal au moment où beaucoup émigrent pour réussir. Peu imbu de sa personne, altruiste et doté d’une générosité et d’une modestie incommensurables, King Mensah est en effet l’un des rares artistes togolais à se soucier du sort de la musique togolaise.
« Loin de jouer en solo, vous encouragez la création artistique togolaise en associant des artistes à vos concerts (par exemple lors du concert de Kégué) », a noté l’ambassadeur de France.
La distinction honorifique a également été attribuée au King de la musique traditionnelle africaine pour son engagement social. « La sensibilité qui est à la source de votre art vous porte aussi au contact des autres, à leur écoute. Vous vous produisez fréquemment dans des concerts à vocation caritative et consacrez beaucoup de temps et de ressources à l’action humanitaire : c’est ainsi que vous avez créé deux centres d’accueil d’orphelins, à Lomé et au Lac Togo (ALODO), qui assurent aussi un suivi attentif de la scolarité de ces enfants.
D’ailleurs, votre centre vient de connaître son premier bachelier », a observé M. Renaux.
King Mensah a été fait officier de l’ordre du Mono en 2008 par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé.

Société
Les filles qui font le premier pas vers les hommes :
Ca choque encore mais…
La tendance s’inverse au Togo : ce ne sont plus les hommes qui font la cour aux femmes mais le contraire. A Lomé, en circulation ou dans les buvettes, il n’est pas rare de voir une fille user de toutes ses ruses pour faire « tomber un homme dans son filet ». On parle d’une nouvelle tactique « de drague ». Pour plus d’informations, nous avons jugé utile d’aborder deux jeunes filles pour comprendre leurs comportements afin de pouvoir porter une analyse. Ces dernières ont accepté mais ont réclamé l’anonymat.
Si pendant longtemps, c’était plutôt osé pour une fille de faire le premier pas vers un homme, aujourd’hui ce n’est pas vraiment le cas. Les filles togolaises ont décidé de ne plus attendre que le prince charmant se manifeste lui-même. Elles entament la procédure à leur manière. Voilà ce que Mlle X dira : « Moi, je n’ai aucune honte d’aller vers un garçon pour lui avouer mes sentiments. D’ailleurs quoi de plus normal que de déclarer un amour, ici les gens sont trop ancrés dans la tradition et c’est ce qui nous met toujours en retard. Moi je fais ce qui me semble correct, le reste je m’en fous. » A l’entendre, le monde a suffisamment avancé pour qu’on s’en tienne encore à la tradition.
Pourtant, selon les mœurs au Togo, voir une fille approcher un homme pour lui dévoiler son amour est une honte pour la famille. Nombreux sont les parents qui ne vont jamais admettre cette possibilité : autant mourir célibataire que de bafouer l’honneur de la famille. Ces filles qui le font sont considérées comme des frivoles, des impudiques et mêmes des prostituées.
Quant à la demoiselle Y que nous avons rencontrée, elle dira tout simplement qu’il est temps « de briser la chaîne » c’est-à-dire l’éternelle tradition qui veut que l’homme fasse le premier pas. Pour elle, aller vers un homme un acte de bravoure à féliciter. « Il faut avoir du cran pour le faire et si certaines personnes le prennent mal, c’est leur problème. Moi, je ne verrai pas le bonheur et le laisser passer sous prétexte qu’il faut avoir de la dignité. Je ne donnerai ce plaisir à personne », dira-t-elle.
Décidément, il faut croire que le progrès de la science et de la technologie a véritablement bouleversé les attitudes et les comportements de la jeunesse africaine. Dans le passé, un tel acte était inadmissible mais il y en a maintenant qui commence à le prendre du bon côté. Et à y penser, ce n’est pas aussi dévergondé pour une jeune fille de déclarer son amour surtout si cela est fait dans le respect (mais attention, il faut vraiment que ce soit de l’amour et non des avances à des hommes pour pouvoir bénéficier d’avantages financiers ou autres). Donc, si les choses se font vraiment par pur sentiment, au Togo, où plus de la moitié de la population est de la gente féminine, il ne faudrait pas qu’on s’en offusque trop car si toutes ces femmes doivent attendre que l’élu se manifeste, nombre d’entre elles vieilliront célibataires.
Dans notre société, il faut reconnaître que les filles qui font le premier pas vers les hommes donnent une mauvaise impression et que la plupart du temps, on les traite de filles faciles mais elles savent généralement ce qu’elles veulent et font montre finalement d’un certain courage. On pourrait presque dire, en plaisantant, qu’elles défendent en quelque sorte la parité !
Si la femme est amoureuse, elle a bien le droit de faire le premier pas, surtout si elle sait que l’homme est libre et qu’il ne s’en offusquera pas. Le premier pas n’est d’ailleurs souvent qu’un échange de regards un peu malicieux ou quelques paroles parfois très anodines. Alors peu importe : s’il y a attirance réciproque, l’important n’est pas de savoir qui a fait le premier pas, mais de ne pas perdre l’opportunité d’un grand amour. Normalement, il ne devrait avoir aucun jugement péjoratif à ce sujet bien au contraire. D’ailleurs, il n’est écrit nulle part que l’homme est programmé pour faire le premier pas, pour avoir ce genre d’initiatives. Nous nous sommes purement et simplement soumis à cette règle.

24 mars : Les partenaires pour une lutte contre la tuberculose multirésistante
L'OMS, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ainsi que le Partenariat Halte à la tuberculose estiment ainsi que les financements pour les formes de tuberculose résistantes aux traitements médicamenteux classiques devraient au minimum doubler cette année.
Selon eux, 900 millions de dollars annuels sont nécessaires d'ici 2015 et permettraient de traiter un million de malades.
"Malgré les progrès accomplis, les réponses sont loin d'être suffisantes contre la menace de tuberculose multirésistante", a expliqué lors d'un point de presse le directeur du département Halte à la tuberculose de l'OMS, Mario Raviglione, à la veille de la journée internationale de lutte contre la tuberculose.
Le nombre de ces formes résistantes de tuberculose "a doublé ces dernières années" et continue de progresser, a ajouté Rifat Atun du Fonds mondial.
Dans son rapport sur ces types de tuberculoses, l'OMS explique ainsi tabler sur deux millions de nouveaux cas de multirésistance entre 2011 et 2015.
Cette propagation pose des défis qui risquent d'entacher les progrès faits contre la tuberculose elle-même, touchant particulièrement la Chine, l'Inde, la Russie et l'Afrique du sud qui abritent les deux tiers des 9,4 millions de cas enregistrés dans le monde en 2009.
"La tuberculose multirésistante est une menace pour tous les pays puisqu’elle est à la fois difficile et coûteuse à traiter. Si nous ne faisons pas des efforts exceptionnels pour résoudre ce problème, notre capacité à financer et obtenir régulièrement des progrès dans la lutte contre la tuberculose d?une manière générale sera compromise", s'est alarmé le directeur exécutif du Fonds mondial, Michel Kazatchkine, cité dans un communiqué.
Actuellement, quelque 440.000 personnes contractent chaque année une forme de tuberculose multirésistante et une seule personne sur dix reçoit les traitements adéquats.
 
 
 © L’Union N° 380 du 25 mars 2011

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