Les Chinois investissent le port de Lomé

17/10/2008
Les Chinois investissent le port de Lomé

Intense activité au port de Lomé ces derniers jours, rapporte vendredi l'hebdomadaire L'Union. C'est près de 63.000 tonnes de fret qui sont déchargés par la société Getma-Manuport pour le compte des Chinois. Il s'agit d'équipements destinés aux futures installation pétrolifères du Niger où la production devrait débuter dans quelques mois.

«Aujourd'hui, pour l'Etat chinois, il ne coûte pas plus cher de venir au port de Lomé que d'aller au port de Cotonou», explique au journal David Elbez, le directeur de la société pour le Togo Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Interdiction du lait chinois au Togo : L'ATC veut une information à la base

Même si le lait retrouve peu à peu les étalages chinois, l'inquiétude persiste. Surtout dans nos commerces aussi libéraux qu'impitoyables à la limite. C'est ce qui justifie les interrogations de Aladjou Agouta, porte-parole de l'Association togolaise des consommateurs (ATC). Appel à la vigilance voire abstention et à la responsabilité.

L'Union : Après quelques semaines d'interdiction d'importation du lait et produits dérivés en provenance de Chine, a-t-on une idée exacte des marques incriminées ?

Dans un premier temps, c'est qu'avant le problème chinois, il y avait plusieurs marques de lait sur le marché togolais. Vous avez des marques françaises, suédoises, hollandaises pour la plupart, des marques avec des licences sud africaines et maghrébines (Maroc, Tunisie, Egypte). En dépit du problème chinois qui est survenu, nous pouvons confirmer  que toutes ces marques ne font pas l'objet de contrôle sérieux. Comme pour la plupart des produits, le contrôle n'est pas aussi efficace que nous le pensons.

En revenant au problème chinois, c'est vrai qu'il y a des laits chinois et des produits dérivés de ces laits sur le marché, parce qu'à partir du lait, on fait des biscuits, friandises, bonbons, jus, boissons. Aujourd'hui, le problème est de savoir si les services compétents en la matière au niveau de l'Etat sont arrivés à identifier les marques chinoises dont on parle. Parce qu'en Chine, il y a plusieurs milliers de marques de lait. Et sur les emballages qui sont montrés à la télévision, c'est le chinois [que nous ne maîtrisons pas ici] qui est écrit. Donc, le gouvernement en interdisant carrément l'importation du lait venant de Chine a pris une mesure salutaire, mais seulement il faut faire beaucoup attention car nos frontières sont très poreuses. Comment l'Etat arrive-t-il à contrôler d'abord l'entrée du lait chinois sur le marché ? Est-ce qu'il a la technologie avancée au niveau des laboratoires pour faire la recherche de la mélamine dans les laits, chocolats, yaourts, et autres importés de Chine ?

Finalement, on est obligé de consommer chinois sans pouvoir faire la différence ?

C'est pour cela que nous, en tant qu'association de consommateurs, appelons à la prudence et à la vigilance au niveau des consommateurs. Les contrôles n'étant pas efficaces à 100% au Togo. Je vous donne un exemple : vous prenez nos villes, préfectures, sous-préfectures et villages, si peut-être Lomé fait l'objet d'un contrôle timide, tel n'est pas le cas à Sotouboua, Anié, Kpendjal, Dapaong où les contrôleurs sont très manquants en effectif sur le terrain. Comment pourrait-on analyser ces laits à Kara, Niamtougou, Pagouda, etc.? Pour le moment, les consommateurs doivent s'abstenir ou se réserver jusqu'à nouvel ordre, le temps que la situation se rétablisse. En France, les gens ont retiré les bonbons chinois des étalages ; même en Chine. Cela veut dire que le danger se répand.

Plutôt un refus de prendre du lait en provenance de Chine, pour être sûr.

Il ne nous revient pas de dire de ne pas consommer du lait provenant de Chine. Qu'est-ce que nous avons pour savoir si ce lait est bon ou pas. L'ATC n'appelle qu'à la vigilance.

Certains dirigent plus le consommateur vers le lait frais directement extrait des vaches. Est-ce la solution alternative ?

Si les marques de lait dont nous avions parlé sont contrôlées, il n'y a pas de problème. Tous les laits liquides que nous avons sur le marché ne subissent pas le même problème que le lait chinois. Mais on ne sait pas s'il y a des détours de certains commerçants véreux qui peuvent refaire les conditionnements et remettre le même produit sous d'autres emballages qu'on ne pourra pas détecter. Les hommes d'affaires ne perdent pas ; quand on prend une disposition, ils peuvent la contourner. Il revient aux services compétents de l'Etat de faire leur travail d'éveil sur la santé publique.

Le lait est très important pour la santé et, du coup, on peut en consommer si on est sûr que c'est du bon lait dans un emballage sérieux.

Ignorance dans certains foyers, manque d'infrastructures de contrôle. Que devient le consommateur face à tout ceci ?

Vous avez raison, le consommateur doit avoir beaucoup d'informations sur la question. Et il revient à l'Etat, à travers ses structures en charge de la santé, de l'alimentation, de tenir une sensibilisation agressive. Comme pour la grippe aviaire. Les associations de consommateurs, des droits de l'homme doivent aussi s'impliquer pour apporter l'information jusqu'à la base.

Néanmoins, il n'y a pas trop de crainte. On peut consommer les marques habituelles dont on est sûr.

C'est sans compter avec la forte contrefaçon qui fait sa route.

Oui, c'est pourquoi les services compétents sont là. Ce sont des gens qui ont été formés aux ministères de la santé, de l'agriculture, du commerce. Ils doivent tout vérifier.

Deuxième session parlementaire

35 ratifications sur 47 projets de loi

C'est ce qui se lit dans le listing des textes en instance à l'actif de la deuxième session ordinaire de l'année 2008 ouverte le 7 octobre dernier. Au-delà de la nature budgétaire de cette période de travail parlementaire, au regard de l'étude en commission et en plénière et de l'adoption du projet de loi organique relatif aux lois de finances, la Commission des relations extérieures et de la coopération de l'Assemblée nationale doit régulièrement battre le pavé. Au total, 35 projets de loi sur l'ensemble des 47 textes au programme annoncés à l'ouverture de la session par le président de l'Assemblée, Abass Bonfoh. On cite pêle-mêle les textes autorisant la ratification de la 4ème convention ACP-UE de Lomé, à la suite de l'adhésion de la République d'Autriche, de la République de Finlande et du Royaume de Suède à l'UE, autorisant la ratification de la Convention de coopération et d'entraide en matière de justice entre les Etats membres du Conseil de l'Entente, signée le 20 février 1997 à Yamoussokro, le projet de loi autorisant la ratification du protocole contre le trafic illicite des migrants par terre, air et mer, additionnel à la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, adoptée le 15 novembre 2000 à New York, celui autorisant l'adhésion de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel adoptée à Paris le 17 octobre 2003.

Entre autres : le projet de loi autorisant l'adhésion du Togo à l'arrangement concernant les services de paiement de la poste, adopté à Beijing le 15 septembre 1999, le projet de loi autorisant la ratification de la Convention internationale contre le dopage dans le Sport, adopté à Paris le 19 octobre 2005, le projet de loi autorisant la ratification de la convention portant statut du fleuve Volta et création de l'Autorité du bassin de la Volta signée à Ouagadougou le 19 janvier 2007, le projet de loi autorisant la ratification de la convention de la Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale, adopté le 23 mai 1993, etc. le projet de loi autorisant la ratification de la charte africaine de la jeunesse, adoptée à Banjul le 2 juillet 2006, n'est pas oublié. Soit 11 futures lois liées à l'Union postale universelle.

Plus est, il est prévu une étude au fond du projet de loi relatif à l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines anti-personnel et à leur destruction par la commission de la défense et de la sécurité. Pour sa part, la commission du développement socioculturel devra parcourir au fond le projet relatif à la commercialisation des produits d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant, celui portant code de la santé au Togo et celui relatif à la production, à la commercialisation et à la consommation des cigarettes et autres produits du tabac. En plus d'une saisine pour avis du texte sur le Fonds national d'apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels. Durant la même période, la loi sur le Fonds d'entretien routier (FER) devra être abrogée, l'état civil organisé au Togo et le juge de mise en état au sein des cours d'appel et tribunaux créé.

A l'analyse, aucune proposition de loi inscrite. En clair, sauf revirement, les honorables élus passeront leur première année parlementaire «bien soutenue» sans initier un seul texte. Ce qui vient conforter les termes du récent rapport d'autopsie fait sur le parlement togolais : pas une seule proposition de loi durant plusieurs années. Même si, chez les jaloux de leurs acquis, on susurre que nos élus ont eu honte de brandir à leurs hôtes la seule proposition, celle consistant à accorder de vastes privilèges aux anciens députés et anciens présidents de l'Assemblée nationale.

Au finish, c'est sans méconnaître la portée des ratifications. Le Togo revient de loin ; il le faut.

Création du cadre permanent de dialogue

Le gouvernement consacre le texte de l'APG

L'application intégrale du point 5.1 de l'Accord politique global (APG), tant dans son esprit que dans sa lettre, était devenue le point de discorde dans toutes les discussions entre les politiques togolais. Les partis de l'opposition ne manquent l'occasion de revendiquer le «trophée de guerre». Au point de tenter de convaincre de ce que le parti au pouvoir joue la mauvaise foi en dénaturant la dénomination de l'instrument créé de commun accord le 20 août 2006. L'argument était simple et unique : point 5.1 : «Les Parties prenantes au Dialogue conviennent de la création d'un cadre permanent de dialogue et de concertation sur les sujets d'intérêt national. Le Gouvernement d'Union Nationale fixera les missions, la composition et les modalités de fonctionnement de cette structure». Le ministre Pascal Bodjona de l'administration territoriale n'a pas pu ramener ses adversaires dans sa barque. Lui qui a toujours soutenu que le cadre en question ne peut uniquement contenir trois délégués représentant les trois partis du parlement. Finalement, on peut dire que sa position a pu convaincre tout le gouvernement.

Même si l'Exécutif s'est ravisé. «…dans le cadre de la mise en Œuvre du point 5.1 de l'Accord Politique Global (APG), le gouvernement d'Union Nationale avait créé le 14 mai 2007 le Conseil national de concertation et de dialogue politique qui devrait  servir de cadre de dialogue permanent entre Togolais. Ce conseil qui devrait connaître de toutes les questions d'intérêt national n'était composé que des partis représentés à l'Assemblée nationale. D'autre part,  l'accord politique global (APG) parlait de Cadre Permanent de Dialogue et de concertation Nationale et non  de conseil national de concertation et de dialogue politique. Devant cette situation, il était devenu urgent de revenir à la lettre et à l'esprit de l'APG en mettant en place un Cadre permanent de dialogue et de concertation devant connaître de toutes les questions d'intérêt national et non seulement des questions politiques», précise le texte rendu public.

Et d'ajouter : «…n' y admettre que les partis représentés à l'Assemblée nationale aurait exclu beaucoup de Togolais qui pourraient y apporter des contributions au dialogue. En raison de ces considérations, le cadre permanent de dialogue et de concertation regroupe, outre les partis politiques représentés à l'assemblée nationale, les partis ayant obtenu 5% de suffrages aux dernières élections législatives et des personnalités désignées par le président de la République. Les partis politiques légalement constitués non représentés au sein du cadre permanent de dialogue et de concertation peuvent, par écrit, le saisir de tout sujet qu'ils jugent d'intérêt national». Le cadre permanent de dialogue et de concertation peut consulter, en cas de besoin, toutes personnes physique ou morale parmi lesquelles des personnalités, les principales confessions religieuses (catholique, protestante, musulmane), la chefferie traditionnelle et les associations représentatives de la société civile, sur certains sujets d'intérêt national.

Et revoici la routine !

Le contraire aurait peut-être surpris. Dans les colonnes du confrère «Le Changement», Jean-Pierre Fabre de l'UFC bondit et voit en surface que la démarche du gouvernement «pose un autre problème». Sans jamais dévoiler la nature du problème. Simplement, il ajoute qu'avant des analyses en profondeur, il faut respecter l'esprit et la lettre de l'APG et tenir compte des résultats des élections législatives de 2007. Ce qui ne souffre pas de polémiques en analysant la marche arrière du gouvernement. Pis est, le secrétaire de l'UFC tente de confondre les sujets d'intérêt national (formule de l'APG) aux seules questions politiques. C'est ainsi remettre une position du pouvoir longtemps combattue. Au demeurant, on peut trouver une circonstance atténuante à la position inchangée des affidés de Gilchrist Olympio qui ont toujours crié que le problème togolais ne trouve sa solution que dans un arrangement politique.

Par contre, il y a du mal à suivre l'avocat de Kouvé. Celui qui cosignait le décret du 14 mai 2007 trouve que «l'APG n'a pas prévu un cadre permanent à mettre en place par le gouvernement post-électoral». Il ajoute : «s'agissant du cadre permanent, l'APG a dit que ce cadre doit être créé par le gouvernement d'union nationale. C'est à cause de cela que j'avais dit qu'il faut qu'on le fasse avant la fin du gouvernement d'union nationale sinon on ne peut plus le faire après…». Est-ce à dire que tout ce qui n'a pu être fait par le gouvernement Agboyibo, alors qu'il devait le faire, doit être rangé en pertes et profits ?

Quid des conditions d'une implication plus forte de la Diaspora togolaise à l'Œuvre de construction nationale ? Le hic, c'est qu'avec la venue du commissaire Louis Michel, le même groupe parlementaire CAR n'a pas manqué d'appeler à tue-tête à la création rapide du cadre permanent de dialogue et de concertation. D'aucuns répondront que c'est la démocratie à la togolaise, il faut faire avec.

Financement public des partis politiques

Répondre aux conditions légales à partir de 2009

Resté une promesse du Premier ministre Gilbert Houngbo à l'occasion de la présentation de son programme de politique générale, le financement public des partis politiques a pris corps depuis le conseil des ministres du mercredi avec le projet de décret relatif aux modalités d'application de la loi du 16 juillet 2007. En rappel, sur la base de la représentation, l'enveloppe des cent millions de francs CFA sera partagée par les trois partis politiques du parlement (RPT, UFC et CAR). Sur la base des trois conditions non cumulatives : recueillir au moins 5% des suffrages sur le plan national aux élections législatives, avoir au moins cinq élus à l'Assemblée nationale ou recueillir au moins 10% des suffrages sur le plan national aux élections locales (non organisées).

De sources confirmées, un comité technique sera rapidement mis en place pour exécuter la mesure gouvernementale. Avec la précision que cela doit plutôt sonner comme un appel aux partis politiques à se mettre en règle. Pour ce premier financement depuis l'adoption en 1991 de la charte des partis politiques et la loi de 2007, il sera passé sous silence des obligations de présenter certains documents. En règle générale, les partis politiques ont l'obligation de tenir une comptabilité régulière de gestion et une comptabilité matière de leurs biens. Selon la loi, l'obligation leur est désormais faite de «rendre compte, dans un rapport financier et un rapport d'activités, de l'origine et de l'utilisation des fonds». Il est donc urgent d'aller vite dans la mise en place de la Cour des comptes qui devra être saisi. En attendant, c'est l'inspection d'Etat qui joue le rôle.

La commission nationale de financement des partis politiques qui reste un organe technique des lois et règlements sans la présence des politiques est composée de 5 membres : un magistrat de la cour suprême désigné par le Conseil supérieur de la magistrature, deux inspecteurs d'Etat choisis par l'inspecteur général d'Etat, deux représentants respectifs des ministères des finances et de l'administration territoriale.

La loi dispose en outre que «chaque parti politique bénéficiera d'un bonus financier proportionnel au nombre total de femmes élues aux élections législatives ou locales». Les aides des personnes publiques de droit étranger sont exclues du champ de financement.

De même, le financement privé ne peut être obtenu de la part de personnes morales de droit privé dont la majorité du capital est détenu par une ou plusieurs personnes de droit public. Au risque de voir l'Etat aider doublement des partis politiques au détriment des autres.

Réhabilitation des structures sanitaires

16 milliards mobilisés auprès de la BIDC et de la BID

Vétusté des infrastructures, insuffisance du personnel médical de qualité et d'équipements, insuffisance de médicaments et d'outils de gestion. C'est la triste situation dans laquelle évoluent aujourd'hui nos formations sanitaires. Les autorités en ont pris la mesure… Et les moyens aussi.

Prévu initialement pour démarrer ce début octobre, le projet Santé/BIDC va être lancé bientôt. Le prêt, 10,5 milliards de francs Cfa dont une participation de 500 millions de francs de l'Etat, contracté en juillet 2007 auprès de la Banque d'investissement et de développement de la Cedeao (BIDC) va permettre d'équiper des structures sanitaires du pays. Et de réhabiliter et d'élargir d'autres  également.

En tout trois Centres hospitaliers universitaires (Tokoin, Campus et Kara), quatre Centres hospitaliers régionaux (CHR) et huit Centres hospitaliers préfectoraux (CHP) sur l'ensemble du pays sont inscrits à l'agenda du gouvernement. Il s'agira, pour les grands centres hospitaliers (Lomé et Kara), de les doter d'imagerie médicale, de laboratoires, de bloc opératoire, d'équipement de stomatologie et pédiatrique, d'hygiène et stérilisation, de chaîne de froid et de réanimation….

Mais les besoins sont presque identiques pour les CHR et les CHP, d'Aného à Dapaong, en passant par Tsévié, Atakpamé, Sokodé, Blitta et Niamtougou.

D'après certaines sources, l'appel d'offre international lancé en janvier et février a permis de retenir trois sociétés : Angélique International Limited, Mohan Exports et Lucky Exports. Elles auront environ un an et demi pour remettre l'image de santé à nos centres hospitaliers.

Préalablement au projet Santé/BIDC, la Banque islamique de développement (BID) avait, en février 2007, consenti un prêt de 5,075 milliards de francs Cfa au Togo, auxquels se sont ajoutés près de 700 millions de francs de participation de l'Etat. C'est le projet Santé/BID II, par rapport à un BID 1 antérieur. Le fonds était destiné à la construction, à l'extension et à l'équipement de 34 formations sanitaires dans toutes les régions du pays. Ce sont de petites formations sanitaires du type hôpital de district, centre de santé ou dispensaire. «L'objectif poursuivi est l'amélioration de l'accès aux soins de santé des populations rurales à travers le renforcement des formations sanitaires existantes et la construction de nouvelles structures, ainsi que leur équipement dans toutes les régions», a souligné mercredi soir le conseil des ministres.

Il reste à finaliser l'accord de prêt avec la Banque islamique avant l'attribution des marchés aux entreprises adjudicataires.

Outre ces deux projets, on se rappelle qu'une part non négligeable a été accordée au secteur santé dans les 40 milliards de francs annoncés début octobre par le Premier ministre Gilbert Houngbo pour la réalisation à court terme de plusieurs projets.

Un total de 3,7 milliards de francs devra permettre, d'ici à décembre, de construire trois centres médico-sociaux à Lomé, une direction régionale de la santé à Kara, et de réhabilité des structures telles que les CHU Tokoin, Campus et Kara, et les CHR d'Atakpamé et Sokodé.

Il n'y a pas de doute que ces différents projets conduits à terme devront remettre le personnel médical dans de meilleures conditions, et redonner confiance aux malades.

Pénurie d'ARV

Les PVVIH crient au secours !

Il y a pénurie de médicaments antirétroviraux (ARV) destinés au traitement des personnes vivant avec le VIH/Siad (PVVIH). La situation a été révélée mercredi lors d'une journée de réflexion ayant rassemblé les PVVIH à Lomé. «Pour payer les médicaments, les gens ont les sous, ils vont à la CAMEG mais n'arrivent pas à trouver parce qu'il n'y en a pas assez pour les personnes qui le prennent déjà», a déclaré Augustin Dokla, le président de RAS Plus, l'association regroupant les PVVIH.

Les dernières informations parlent de 6.000 personnes malades en attente de traitement, en dépit du fait qu'ils ont reçu l'accord des comités d'éligibilité. Tout cela est inquiétant. Et pourtant.

On se rappelle qu'en mai, une table ronde à l'hôtel Mercure Sarakawa à Lomé avec les partenaires au développement avait permis de mobiliser plus de 1,2 million de dollars américains, près de 500 millions de francs Cfa, pour l'achat d'antiretroviraux. Les généreux donateurs étaient la France et le Fonds mondial. Le fonds devait permettre d'assurer la prise en charge des personnes des malades sous traitement jusqu'en mars 2009. Comment explique-t-on cette rupture brusque ?

Le Togo a été confronté ces deux dernières années à des ruptures d'ARV dues essentiellement à une «insuffisance chronique de financement», avait déploré le professeur Paloukinam Pitché, directeur du Programme National de Lutte contre le SIDA. Pire, le pays a raté deux rounds successifs du financement du Fonds mondial, principal partenaire en matière de lutte contre le Sida.

Au Togo, on dénombre près de 180.000 séropositifs, ce qui représente un taux de prévalence du VIH/SIDA de 3,2% d'après les derniers chiffres. Sur ce nombre, 12.865 personnes sont éligibles pour les ARV en 2008. Le taux de couverture thérapeutique est de 33 % avec un total de 8.865 PVVIH actuellement sous ARV dans le pays, selon des statistiques de mars 2008 citées par APA. «Le nombre de patients en attente de traitement ARV s'établit à 4 000 et le nombre estimé de PVVIH nécessitant un traitement ARV est de 26 232 en 2007», a expliqué docteur Pitché.

Depuis le 1er octobre 2007, 66,3% des malades sous ARV bénéficient de traitement gratuit.

Transport maritime

GETMA fait la promotion de Lomé

Le groupe GETMA International et MANUPORT, sa filiale togolaise, qui ont repris début août les activités de manutention ne lésinent pas sur les moyens pour la promotion du Port autonome de Lomé (PAL). C'est ce que justifient, depuis quelques jours, d'intenses activités de déchargement de navires et de chargement d'équipements pétroliers chinois au PAL à destination du Niger.

L'Etat chinois, qui a découvert un gisement d'or noir au Niger, va bientôt démarrer la campagne d'exploitation de ces ressources, a expliqué mardi à la presse le directeur régional de GETMA, David El Bez.

Au total, près de 13.000 tonnes de matériel sont déchargées sur les quais du port de Lomé, et acheminées par le Bénin sur le Niger. Deux autres navires, d'une capacité de 25.000 tonnes chacun, dont 40.000 tonnes de pipelines, y sont attendus dans les prochains jours. Les équipements sont composés de cabines d'habitation pour les ouvriers sur les chantiers, de chariots, de pipelines, de conteneurs et de matériel de forage entre autres, livrés par l'entreprise chinoise Bayuquan, a constaté L'UNION surplace. Pour l'acheminement sur les chantiers à Diffa, au Niger, 580 camions ont été affrétés par GETMA auprès de transporteurs togolais, béninois et nigériens.

Le choix de Lomé

Nombre de facilités militent en faveur du port de Lomé. En premier lieu, un partenariat le lie à GETMA et MANUPORT, d'autant que la concession des activités de manutention a pour but de développer le port. Ce que ECOMARINE a manqué de faire, en dépit d'un contrat dûment passé avec le Togo. Mais aussi, affirme le directeur régional de GETMA, «A Lomé, il y une disponibilité de surface pour le stockage du matériel, il y la sécurité des marchandises, et la facilité d'accès des navires à quai». GETMA, qui est aussi présent au Bénin, s'est par le passé confronté à des ennuis de congestion au port de Cotonou.

Par ailleurs, pour attirer les clients chinois, des efforts ont été faits par la société de manutention portuaire pour ce qui est des frais de la décharge à Lomé et ceux supplémentaires liés à l'augmentation de la distance du trajet par le Bénin. «Aujourd'hui, pour l'Etat chinois, il ne coûte pas plus cher de venir au port de Lomé que d'aller au port de Cotonou», souligne M. El Bez. Le détour par le Bénin, faut-il le rappeler, est dû à l'effondrement de ponts notamment sur le principal axe routier, la Nationale 1, qui dessert les pays du Sahel. «Nous nous battons pour que le maximum d'équipement puisse transiter par Lomé», a rassuré le directeur régional de GETMA.

La société GETMA a déjà l'habitude de travailler avec l'Etat chinois sur un certain nombre de projets. «Le souci, indique-t-on, c'est de vendre une prestation efficace qui puisse profiter au Port autonome de Lomé». A terme, il sera possible d'aller vers une arrivée régulière à Lomé d'équipements chinois à destination du Niger sur une période de 7 ans. Une réelle bouffée d'oxygène pour l'économie du pays sorti fraîchement des rudes moments de la suspension de la coopération internationale.

© L'Union du 17 octobre 2008

 

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