Les Etats n'ont pas d'amis ; ils n'ont que des intérêts

11/01/2008
Les Etats n'ont pas d'amis ; ils n'ont que des intérêts

Dans son édition de vendredi, l'hebdomadaire l'Union revient sur les différentes cérémonies de présentation des vŒux à la présidence. Et d'analyser les différents discours prononcés par Faure Gnassingbé. Qu'il s'agisse de politique intérieure ou de diplomatie. Le journal évoque aussi l'absence des représentants de l'UFC à ces manifestations. « Glichrist Olympio sait que celui qui incarne la présidence de la République demeure une institution », écrit l'Union. L'hebdo salue également la première visite au Togo d'un officiel allemand depuis … 1993.

Il s'agit du chef de la diplomatie qui sera à Lomé en février. Voici une sélection d'articles publiés cette semaine par L'Union

Dossier VŒux 2008 : le partage

Plus qu'une coutume nationale, c'est un vrai partage qui s'est instauré entre le président Faure Gnassingbé et ses invités du nouveau palais de la présidence : le gouvernement, le Parlement, la Cour constitutionnelle, le corps diplomatique, les FAT, les partis politiques, la chefferie et les couches professionnelles.

Chantier de l'exécutif : Respecter la justice sociale

Le président togolais, Faure Gnassingbé, a vite conjugué la brève cérémonie d'échange de vŒux avec le gouvernement à une tribune de déclaration de directives à appliquer et de renouvellement de confiance envers l'équipe conduite par le Premier ministre Komlan Mally.

Selon Faure Gnassingbé, 2008 sera avant tout une année de défis que le peuple togolais devra relever. Et le gouvernement devra forcément agir, réformer et innover après un bilan des 15 années de rupture de coopération et de crises socio-économiques.

«Pour ma part, je me bornerai à dire que nous allons continuer dans le domaine politique à dialoguer avec l'opposition et la société civile dans un esprit de réconciliation», a réaffirmé le chef de l'Etat qui promet avec force entretenir un dialogue franc mais constructif avec les partenaires sociaux.

«Le défi que le peuple doit relever n'est pas une affaire du gouvernement seul. C'est pourquoi, je lui lance un appel de ne pas désespérer, je comprends son impatience qui est légitime. Et je promets que à chaque fois que nous pourrons recueillir les fruits du travail collectif, je veillerai à ce que la justice sociale soit respectée», a souligné le n°1 togolais.

«Pour le gouvernement, la grande affaire sera de remettre au travail notre administration. Nous devons rompre avec les vieilles habitudes : l'absentéisme, le laxisme, le gaspillage et la corruption. Et retrouver ce qui a toujours fait la force de notre pays : le travail, la rigueur, le civisme et la conscience professionnelle», a conclu Faure Gnassingbé. Un rappel du récent message de souhaits à la nation.

Auparavant, le Premier Komlan Mally a salué la forte conviction du chef de l'Etat dans une gestion consensuelle du pays malgré la brillante victoire remportée par le RPT aux législatives de 2007, dans le but de maximiser les contributions individuelles pour un résultat collectif efficient.

«La croissance sociale est une ambition, un principe et une volonté», a-t-il dit. Pour le locataire de la primature, le débat politique ne doit pas se limiter à un échange entre responsables politiques ; il est collectif. Autrement, il faut désormais libérer la parole et ne pas créer l'illusion de sujets tabous. Encore que la masse puisse réellement dépassionner les contributions et se débarrasser des «a priori».

En clair, il faudra donner un emploi stable à plus de Togolais sur la base du mérite, mettre l'innovation au cŒur de l'administration et, surtout, mieux partager les résultats de l'effort collectif pour éliminer les frustrations du passé.

Coopération : Humaniser les intérêts étatiques

De plus en plus, il se confirme que les Etats n'ont pas d'amis ; ils n'ont que des intérêts à défendre vaille que vaille. Des fois, au prix des contorsions juridico-politiques et des sacrifices en vies humaines au débit des plus faibles. C'est le sens des remous qui accompagnent les grandes discussions entre le Nord et le Sud. Une foire aux enchères sans adjudicateur. Le dernier exemple est le sort –devenu individuel– réservé aux Accords de Partenariat Economique (APE).

Malgré tout, Faure veut innocemment croire à un monde plus juste, plus sûr et plus prospère. Un exercice difficile, au regard des dommages collatéraux réels. «Comment ne pas penser aux millions de personnes, spécialement aux femmes et aux enfants, qui manquent d'eau, de nourriture, de soins de santé primaires ; bref de tout le standard de la faim qui tend malheureusement à s'aggraver», s'est-il exclamé.

Une situation inacceptable dans un monde qui pourtant dispose de ressources et de connaissances inestimables. Il est donc urgent de trouver les moyens appropriés pour éliminer les causes structurelles de dysfonctionnement de l'économie mondiale.

A cet effet, Faure Gnassingbé a invité les dirigeants des nations les plus développées à faire en sorte que les pays moins développés puissent tirer meilleur parti des ressources naturelles dont ils regorgent. Un véritable contraste que les populations affamées ne peuvent comprendre, tellement tout se passe dans les antichambres. «…il conviendrait que soient reprises les négociations commerciales du cycle de Dohar de l'OMC et que se poursuive et s'accélère le processus d'annulation et de réduction de la dette des pays les plus pauvres».

A en croire le chef de l'Etat, il est vivement souhaitable que ce processus lié à l'annulation de la dette ne soit pas conditionné par certaines mesures d'ajustement structurel dont les conséquences se sont révélées particulièrement néfastes aux populations les plus vulnérables. Le soutien de la communauté internationale aux programmes de développement des pays du Sud devra contribuer à accélérer le processus de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. C'est le sens du 2è sommet Europe-Afrique tenu les 8 et 9 décembre 2007 à Lisbonne, ainsi que le sommet Chine-Afrique de novembre 2006 à Beijing. Encore que, selon le président Faure, les conclusions de ces conférences ainsi que celles qui découleront des prochains sommets Japon-Afrique et Inde-Afrique aboutissent à un partenariat mutuellement bénéfique. L'Afrique doit lutter pour un partenariat gagnant/gagnant au service de l'homme et de l'environnement, dans la diversité des peuples et des cultures. Un véritable plaidoyer en somme.

Présentation de vŒux à Faure : L'UFC abrutit ses affidés

Dans le respect d'une pratique républicaine et humaine, la cérémonie de présentation de vŒux le 8 janvier 2008 a regroupé autour du président Faure Gnassingbé le gouvernement, l'Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle et le corps diplomatique. Avec une ère d'incompréhension qui a dominé tous les observateurs qui étaient au nouveau palais de la présidence : les députés de l'Union des forces de changement (UFC) ont simplement boycotté la délégation du parlement togolais.

Simple civilité

De sources proches du parti de Gilchrist Olympio, il ne pouvait en être autrement car «nous sommes au Togo dans un régime de séparation des pouvoirs et présenter des vŒux au chef de l'Etat signifie lui faire automatiquement allégeance». De la démangeaison sémantique. Le vŒu est une civilité, un souhait, un désir de manifester son humanisme ; l'allégeance est une obligation de fidélité et d'obéissance à un souverain…

Politiquement, les inconditionnels de l'aile radicale de l'opposition (même s'ils refusent l'attribut) trouvent que le parti n'a guère reconnu l'élection de Faure Gnassingbé en avril 2005. Mieux, il conteste, malgré tout, les résultats issus du scrutin législatif du 14 octobre 2007. Une schizophrénie politicienne. Au-delà d'une considération qui n'emporte que les non avisés, Gilchrist et Cie n'ont pas cessé depuis 2005 de discuter (même par personne interposée) avec Faure Gnassingbé au titre du chef de l'Etat ou du Président de la République. Peu importe ! Les préposés locaux de l'opposant viscéral avaient longtemps douté de l'appellation à adopter pour camoufler les vraies raisons des négociations de Paris, d'Accra et de Lomé avec le parti présidentiel.

On peut croire que le parti a deux branches, car Gilchrist Olympio n'a nullement sollicité sa base pour s'introduire au palais de la présidence de Lomé en ces termes :

«Mes respects, Monsieur le Président». Il sait que, quelles que soient les élucubrations, celui qui incarne la présidence de la République demeure une institution. Autrement, la personne physique cède la place à une personne morale. C'est en cela qu'un chef d'Etat reste le père de tout un pays et est obligé d'écouter tous les desiderata, même les plus incongrus. Avant de faire son choix dans le temps et dans l'espace. Une leçon maîtrisée par Essem Améléwonou (pourtant membre de l'UFC) qui faisait partie de la délégation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Des arguties

Juridiquement, l'UFC abrutit son peuple. Du moins, ceux à qui elle se fie pour commettre les gaffes. On ne dira pas que le parti est à court d'arguments dans ce domaine, avec au moins trois bons avocats qui jouent bien leur rôle d'éveil au parlement dans l'évocation des textes. En réalité, l'argutie de la séparation des pouvoirs est un subterfuge. Après un bon cours de droit constitutionnel en première année de droit, on sait que la pratique de la séparation rigide des pouvoirs est dépassée. Elle signifie que les trois pouvoirs de l'Etat sont véritablement séparés dans leur fonctionnement et, du coup, ne se touchent pas. Chacun excelle dans son camp. A l'époque, elle était cause d'anarchie et de désordre dans la République.

Cette conception de la séparation des pouvoirs corrobore avec les errements de l'UFC : le Législatif ne doit pas côtoyer l'Exécutif. A cette allure, les trois pouvoirs (Exécutif, Législatif et Judiciaire) sont totalement indépendants l'un de l'autre au point d'en arriver à une rupture de parole.

C'est ainsi refuser d'accepter que les constitutionnalistes (très intelligents de l'époque) aient pu ressortir les avantages contemporains de la séparation souple des pouvoirs. Le Togo n'échappe pas à cette forme de séparation des pouvoirs. Par le principe de la séparation souple, les pouvoirs sont plutôt interdépendants et complémentaires. La preuve est que le parlement a le droit d'interpeller l'exécutif (pouvoir de contrôle), l'exécutif doit solliciter l'avis favorable du parlement avant l'exécution d'un budget, le judiciaire peut connaître des infractions commises par le chef de l'Etat, le judiciaire peut contrôler les finances publiques. L'autre preuve est que l'UFC, en ne participant pas au vote de confiance le 17 décembre dernier lors de la déclaration de politique générale du Premier ministre Komlan Mally, s'est néanmoins prononcé après avoir écouté ; elle n'avait pas renvoyé Komlan Mally sur la base de la séparation des pouvoirs. Plus est, elle a fait diffuser les raisons de son choix oppositionnel.

Dans sa chute, une autre source du parti assimile la présentation de vŒux à une «violation flagrante» de la Constitution qui sépare les pouvoirs. Sans jamais dévoiler la disposition qui incrimine le fait. Une pure hallucination juridique. Par principe de la loi fondamentale, le chef de l'Etat est le garant de la continuité des Institutions.

D'aucuns diront que le parti est dans sa logique. N'empêche ! Mais il faut aussi apprendre aux autres comment fonctionnent les institutions et quel respect leur est dû. Il ne faut pas attendre d'arriver au pouvoir pour s'étaler en victime d'une fausse pratique dont on se plaisait. Pour l'heure, la maladresse est classée en pertes et profits. Ce sont les premiers pas du «bébé-démocratie». Faure Gnassingbé l'a mieux compris : «(…) je pense que le Togo a consenti beaucoup de sacrifices pour mettre en place l'Assemblée nationale. Et mon vŒu le plus cher pour cette année, c'est que ce sacrifice ne soit pas vain et que l'effort de toute la collectivité nationale ne soit pas vain. Je le dis à l'intention de ceux qui ont cru devoir ne pas venir. Je le dis avec indulgence parce que je sais que l'esprit républicain, le respect des institutions est aussi un apprentissage. Et quand on est dans un processus d'apprentissage, on n'apprend pas au même rythme».

Vivement que l'UFC, sur la base de la séparation des pouvoirs, refuse au moment venu le bénéfice du prêt individuel de 8 millions de francs (au lieu de 4 millions initialement sollicités auprès du ministère des Finances) qu'attendent les députés pour s'approprier les «moyens de travail» et les «mesures d'accompagnement».

Frank-Walter Steinmeier attendu à Lomé : Le Togo redevenu fréquentable

Boudé pendant 14 ans par la communauté internationale, pour « déficit démocratique », nous semble-t-il, le Togo commence par attirer toutes les convoitises. C'est ainsi que le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, se rendra en février prochain en visite officielle au Togo. Une première, dira le site officiel togolais republicoftogo.com. L'annonce de la visite du chef de la diplomatie allemande a été faite lundi matin par l'ambassadeur de ce pays au Togo, Hubert Kohlb, alors qu'il venait de conférer avec le Premier ministre Komlan Mally.

La dernière visite d'un officiel allemand au Togo remonte en 1993. Il y a 14 ans. En janvier de cette année, une délégation conjointe conduite par deux chefs de la diplomatie européens, le Français Marcel Débarge et l'Allemand Helmut Schäffer, devait tenter une conciliation entre l'opposition – bouillante d'alors – et l'inflexible pouvoir de feu Gnassingbé Eyadéma. Deux mois plus tôt, en novembre 1992, la grève générale « illimitée et non négociable » était lancée par l'opposition commandée dans le temps par le Collectif de l'opposition démocratique (COD), version Léopold Gnininvi, afin de revendiquer le changement politique au Togo.

Le 25 janvier, la population, essentiellement celle de Lomé, était conviée à une « manifestation pacifique » à l'ancienne Place Fréau, munie de mouchoirs blancs, afin d'accueillir Marcel Débarge et Helmut Schäffer. Aux environs de 15 heures locales, alors qu'on attendait la délégation européenne, un maillon du système de sécurité, tenu par Gabriel Agbéyomé Kodjo, avait failli. Déclenchant des tirs nourris et aveugles, complètement insensés, sur la masse. Bilan : plusieurs morts et blessés, dont on ne connaîtra jamais le nombre. Néanmoins, MM. Débarge et Schäffer, débarqués peu après de l'aéroport international de Lomé, ont pu se rendre à l'évidence au CHU-Tokoin, avec des blessés comme témoins. Ils reprendront, le soir même, leur vol retour, furax.

La suite, on n'en parlera jamais assez : suspension de la coopération avec l'Union européenne, embargo international contre le Togo… De facto, ce petit pays de l'Afrique de l'ouest francophone, tant convoité dans les années 80, était devenu infréquentable, soigneusement évité par les grandes personnalités officielles occidentales. A l'exception de ceux qui avaient encore un peu de jugeote et un brin de sentiment pour le Togo, convaincus qu'en faisant l'effort de comprendre le dialogue de sourds-muets des acteurs togolais, le pays pourra sortir un jour de l'abîme politique.

Mais il a fallu que Faure Gnassingbé y mette du sien. Suffisamment du sien. En 2007, entre autres, il s'est déplacé à Accra, au Ghana, pour rencontrer le président allemand, Horst Koeller, afin de le convaincre de son engagement et de sa bonne foi à moderniser la pratique politique au Togo.

La visite  prochaine de Frank-Walter Steinmeier au Togo est la preuve que le pays est remis sur le bon chemin après les élections législatives d'octobre dernier, pour qui connaît l'intransigeance des Allemands par rapport aux règles établies. Ils n'ont pas hésité à se mettre carrément du côté de l'opposition quand la pratique politique dans le pays ne leur convenait pas.

Admettons que la coopération allemande a beaucoup manqué au Togo ces quinze dernières années de brouille. Vivement qu'elle revienne, en n'oubliant pas les liens séculaires qui ont toujours uni cette métropole, première puissance économique européenne, à sa colonie modèle d'avant la bêtise d'Adolph Hitler en 1939.

Revue de presse

FOOTBALL : MINISTERE versus CPG

Pour le bimensuel sportif Global Sport, «Antoine Folly joue la carte Gabriel Améyi». Allusions faites à ses propositions de sortie de crise à la Fédération de foot, suppléé depuis le 26 juillet 2007 par un Comité provisoire de gestion (CPG). Du moins par ses propos rapportés d'une intervention sur les plateaux de la TVT : «le CPG n'est pas la FTF. La FTF n'est pas dissoute. Le bureau exécutif n'est pas dissout. C'est par incapacité pour les membres du bureau exécutif de la FTF de s'entendre qu'il a été demandé au CNOT de mettre en place le CPG. Mais comme son nom l'indique, c'est un comité provisoire (…) On n'a à ce jour aucun élément de preuve selon lequel la CAF et la FIFA ont reconnu ce CPG. Si cette reconnaissance devrait longtemps faire défaut, le CPG aurait du mal à organiser le congrès qui devrait normalement sortir la fédération de sa crise». Pour le journal, le ministre cache ainsi à peine sa préférence pour un retour de l'ancien bureau que devrait diriger Gabriel Améyi.

Ce qui suscite l'ire de M. Bernard Walla et Cie du CPG. Ils réagissent dès le lendemain par un communiqué pour réaffirmer sa «légitimité» confirmée par la CAF et la FIFA. Déjà, selon le même journal, des dirigeants de clubs contestent la mesure de M. Folly qui reste une stratégie pour faciliter le sort d'un ami qui semble perdre le contrôle d'une situation qui lui a été à un moment favorable.

Faux. Suite à la sortie du ministre Folly, «le Gal Gnofame et le CPG intoxiquent l'opinion et versent dans le faux», selon la formule de Forum de la Semaine. Ici, c'est le Gal Gnofame qui est allé jusqu'à tromper le chef de l'Etat que le comité qu'il a mis sur pied en balayant le bureau légalement élu sous la supervision de la CAF et de la FIFA est reconnu. «S'il y a vraiment eu reconnaissance, pourquoi a-t-on peur de la rendre publique?», s'interroge le bihebdomadaire qui applaudit que l'Etat s'est rendu compte de l'erreur dans laquelle l'a trempé le patron du CNOT. Au-delà de tout, Michel Hidalgo appelé aux rescousses de la gestion du foot togolais trouve qu'il faut trouver un sélectionneur expérimenté relativement jeune, dans une interview publiée par Forum de la Semaine.

Pour l'hebdomadaire privé Nouvelle Opinion, «il faut traiter le mal par sa racine» avant le prochain congrès électif. Un mal qui se résume au défaut de patriotisme pour le foot.

POLITIQUE : L'ABONNE ABSENT

Ce sont les cérémonies de présentation de vŒux au chef de l'Etat qui soulèvent les commentaires de la presse privée. Selon les termes de Forum de la Semaine, «l'UFC boycotte, Faure crie au non-respect des Institutions de la République». Même si, malgré cette absence, le parti de Gilchrist Olympio considère qu'il n'a pas boycotté les cérémonies mais s'insurge contre la manière dont elles sont organisées. Car, avec le député Patrick Lawson, le bureau de l'Assemblée peut valablement représenter l'Institution. Et au journal de réfuter cette approche par l'avis d'un diplomate occidental accrédité au Togo : «chacun est libre de poser l'acte qu'il veut, mais sans toutefois oublier que le respect des Institutions de la République et les hommes qui l'incarnent est un principe sacro-saint auquel un démocrate ne saurait se dérober».

Pour Le Changement, l'UFC et le CAR sont divisés sur le sens de la cérémonie. Les responsables du parti de Yawovi Agboyibo ayant pris leur présence comme un «acte républicain».

© L'Union du 11 janvier 2008

 

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