Les armes de la pauvreté

18/12/2010
Les armes de la pauvreté

« Paradoxalement, l’africain excelle en conflit. Le continent ne produit pas d’armes, mais il reste surarmé. L’argent devant servir à nourrir les populations sert à acheter les armes et à entretenir les armées et milices », écrit L’Union dans son numéro paru vendredi. Et ce qui se passe actuellement en Côte d’Ivoire en est l’illustration parfaite, déplore ce journal.

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
Ce qu’il faut pour l’Afrique
Des armes contre la pauvreté
Le continent africain reste à la traîne du développement. Cela est connu de tout le monde surtout que les africains continuent de tendre la main vers l’Occident ou l’Orient pour subvenir aux besoins élémentaires des populations. D’ailleurs, c’est le continent dont les besoins alimentaires s’accroissent tous les jours et les pertes en vies humaines pour malnutrition inquiètent plus d’un.
C’est aussi le continent où le niveau des services sanitaires, même primaires, peine à atteindre les masses vulnérables. Voilà que les épidémies, les endémies, les IST, le Sida et autres maladies cruelles vont rage et ravagent les populations. De même, sur le continent africain, le chômage est une maladie incurable que personne n’arrive à soigner. Malgré les disponibilités en terres cultivables et l’abondance des eaux, l’agriculture et la pêche du continent demeurent sous-développées. Il en est de même pour l’industrialisation nonobstant les richesses minières variées et de bonne qualité. Et l’éducation, et la formation professionnelle, et… le tableau est noir.
Paradoxalement, l’africain excelle en conflit. Le continent ne produit pas d’armes, mais il reste surarmé. L’argent devant servir à nourrir les populations sert à acheter les armes et à entretenir les armées et milices. A quelle fin ? se demanderait-on. Mais juste pour le POUVOIR.
Ce qui se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire en est l’illustration parfaite. Au lendemain du second tour de l’élection présidentielle le 29 novembre dernier, le pays vit sous le choc avec deux présidents de la République et deux gouvernements. Monsieur Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel et son rival Alassane Ouattara par la Commission électorale indépendante (Cei). La communauté internationale prend position pour ce dernier car l’Onu a certifié les résultats de la Cei. Gbagbo ne veut rien lâcher, il veut conserver son pouvoir contre la volonté de tous. Et ce qui est redouté arriva. Le pire.
Hier jeudi, alors que les partisans d'Alassane Ouattara s’organisaient à marcher vers le siège de la Radio-Télévision ivoirienne (RTI) à Abidjan sur appel du premier ministre Guillaume Soro, leur manifestation a été interrompue par des combats à l'arme lourde. C’est surtout à proximité de l’Hôtel du Golf où le camp d'Alassane Ouattara a installé son quartier général que l’affrontement a été des plus éclatants. Dans d’autres quartiers fiefs du leader du RDH, les forces loyalistes ont dispersé à coups de gaz lacrymogènes et à l’arme réelle les manifestants qui cherchaient à se regrouper. Dans la soirée, on a annoncé plus d’une trentaine de morts. Qu’en sera-t-il aujourd’hui, demain, après-demain… ?
Pour le pouvoir, l’élite africaine est prête à porter atteinte à la vie humaine. N’en déplaise aux victimes et à leurs proches. Si réellement, elle pensait au développement, à la prospérité de tous, ne dépenserait-elle pas son énergie, son temps et son argent pour des armes indispensables pour affronter la pauvreté sur le continent ?

Après l’annulation de 82% de sa dette extérieure
Le Togo peut désormais mieux se vendre sur le marché international de l’endettement
« Nous avons désormais une bonne signature ». Cette expression imagée du Secrétaire permanent pour le suivi des politiques de réformes et des programmes financiers (SP-PRPF), Mongo Aharh-Kpessou, au lendemain de la bonne nouvelle de l’atteinte du Point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), illustre à juste titre la signature du Togo. Pour avoir été un bon prêteur à cause de son boom phosphatier et de son économie prometteuse, le pays est finalement moins considéré à cause de l’énorme accumulation de sa dette extérieure. Doublé du fait qu’en interne, l’économie pliait et rompait sous le poids d’une considérable dette intérieure. Le risque était donc grand de ne pas pouvoir récupérer sa créance lorsque le crédit est donné à un tel pays.
C’est le sens du choix de la politique des réformes opéré par l’Autorité centrale, passant par une gestion acceptable des ressources publiques et une stabilité macroéconomique encourageante. Même si la microéconomie n’est pas toujours enviable. Après donc près de quatre ans d’efforts et de sacrifices à respecter les indicateurs fixés, le pays retrouve sa solvabilité. Sa signature ne doit plus créer des doutes à lui accorder des crédits. C’est ce qui provoque ce coup de pouce des conseils d’administration du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à annoncer l’atteinte du Point d’achèvement par le Togo, respectivement les 10 et 14 décembre 2010. Les déclencheurs se résumaient en la mise en œuvre satisfaisante du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP), le maintien d’une politique macroéconomique saine dans le cadre d’un programme économique appuyé par le FMI, et le progrès dans les domaines de la gestion des finances publiques, de la gouvernance, de la gestion de la dette et des secteurs sociaux, selon le communiqué conjoint rendu public après la réunion du Conseil d'Administration de la Banque mondiale.
Le Togo devient ainsi le 31ème pays à atteindre le Point d’achèvement qui marque la fin du processus PPTE pour le pays, stade auquel l’allégement au titre de l’initiative PPTE devient irrévocable et le pays bénéficie de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). Le précédent arrêt important étant intervenu en décembre 2008 lorsque les conseils du FMI et de la Banque mondiale ont convenu que le pays avait rempli les conditions requises pour atteindre le Point de décision, stade auquel les pays commencent à recevoir un allégement de dette intérimaire.

En chiffres, tout le vocabulaire aboutira à un allégement de la dette du Togo pouvant aller jusqu’à 1,8 milliard de dollars US (environ 900 milliards de francs Cfa), soit une réduction de 82 % de la dette extérieure en valeur nominale. Le total de dette cumulé étant estimé à environ 2,2 milliards de dollars US. Sur la réduction d’environ 1,8 milliard de dollars US de l’encours de la dette, 47% proviendront des créanciers multilatéraux, 50% des créanciers membres du Club de Paris et le reste d’autres créanciers bilatéraux et commerciaux. L’allégement de dette de l’IDA, le fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres, atteindra 156 millions de dollars US au titre de l’initiative PPTE et 564 millions de dollars US au titre de l’IADM. En conséquence de cet allégement de dette substantiel, le service de la dette ne représentera plus une lourde charge pour le Togo, qui pourra s’employer à redresser son économie en s’appuyant sur des finances publiques saines. Le pays se vendra mieux sur le marché de l’endettement, mais de façon intelligente pour ne plus croupir sous un poids qui se révèle plutôt un handicap.
La valeur nominale de la dette est le montant que le débiteur doit aux créanciers à un moment donné ; la valeur actualisée de la dette est égale à la somme de toutes les obligations futures au titre du service de la dette existante (principal et intérêts), à laquelle on applique un taux d’actualisation égal au taux d’intérêt du marché. Lors des discussions sur la réorganisation de la dette, la notion de valeur actualisée est utilisée pour mesurer, de façon cohérente, la répartition entre les créanciers de la charge que constitue la réduction de la dette.
Depuis hier, le Togo a décroché une autre décision favorable : l’annulation de 80 à 90% de la dette contractée à l’égard des 19 créanciers composant le Club de Paris, environ 300 milliards de francs Cfa.
Rappelons que c’est en 1996 que la Banque mondiale et le FMI ont lancé l'initiative en faveur des PPTE pour créer un cadre dans lequel tous les créanciers, y compris les institutions multilatérales, peuvent alléger la dette des pays les plus pauvres et les plus endettés au monde afin de réduire la charge que le surendettement fait peser sur leur croissance économique et leur lutte contre la pauvreté. À ce jour, 36 PPTE ont obtenu le Point de décision, dont 31 (parmi lesquels le Togo) ont atteint le Point d'achèvement. Quant à l'initiative d'allégement de la dette multilatérale (IADM, créée en 2005), elle a pour objectif de réduire la dette des pays à faible revenu admissibles et de leur fournir des ressources supplémentaires pour les aider à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Dans le cadre de l'IADM, trois institutions multilatérales (l’Association internationale de développement de la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et le Fonds africain de développement) accordent un allégement de 100% de la dette admissible aux pays qui remplissent les conditions requises, c’est-à-dire lorsqu'ils atteignent normalement le Point d'achèvement de l'initiative PPTE.

A partir de sa dernière réunion de Lomé
L’OHADA veut passer de l’économie informelle à l’économie formelle
«Les petites et moyennes entreprises sont au cœur de l’économie africaine. Il est donc essentiel que les petits entrepreneurs puissent se tourner vers les banques pour des prêts et que tout soit fait pour les encourager à se formaliser», déclarait Biossey KokouTozoun, le ministre togolais de la Justice, en clôture du Conseil des ministres de la Justice et des Finances de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA, du 13 au 15 décembre 2010 à Lomé) dont il assurait la présidence. L’Organisation entend ainsi réduire considérablement les coûts et les risques du crédit et favoriser le développement des activités économiques formelles en créant notamment un statut simplifié d’«entreprenant», soumis à un régime juridique et comptable allégé et adapté.
Les 16 Etats membres souhaitent par ce nouveau souffle stimuler la création et le développement des petites, moyennes et grandes entreprises, afin de favoriser la croissance économique dans la zone OHADA.
Dans la capitale togolaise, de nouvelles reformes ont été adoptées. Les deux Actes uniformes révisés sont relatifs au droit commercial général et aux sûretés et visent à améliorer le climat des affaires. Le but visé est d’abord de renforcer la sécurité juridique et judiciaire dans l’exécution des contrats commerciaux, de favoriser le passage de l’économie informelle vers l’économie formelle, et de permettre aux petits entrepreneurs d’avoir accès aux financements. La deuxième reforme porte sur les garanties du crédit et vise à faciliter l’accès aux financements en limitant les risques juridiques et judiciaires des établissements de crédit tout en protégeant les emprunteurs. « En simplifiant les procédures de création des garanties et en offrant la possibilité de constituer une garantie sur tous types de biens, présents et futurs, les Etats OHADA comptent faciliter et développer les financements apportés aux opérateurs économiques pour leurs investissements et aux particuliers pour favoriser la consommation des ménages, conditions essentielles du développement économique de la région », précise le communiqué final rendu public.
Les autres mesures prises visent à moderniser et informatiser les registres du commerce et du crédit mobilier (RCCM) au sein de l’espace. A terme, ces réformes permettront aux opérateurs économiques de s’informer efficacement, de manière fiable et en temps réel sur leurs partenaires potentiels ou les garanties offertes par leurs débiteurs dans la région. « Il était urgent de doter nos Etats d’un mécanisme moderne et efficace d’échanges et de transmission des données financières fiables de nos Etats sur toutes les places financières internationales », a souligné Kokou Tozoun.
En moyenne, dans l’OHADA, 64% des entreprises identifient l’accès aux financements comme étant un obstacle majeur aux activités économiques. La moitié des entreprises africaines qui demandent un crédit se le voient refuser parce qu’elles n’ont pas de garanties suffisantes.
Enfin, l’OHADA s’enrichit d’un nouvel Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives, qui facilitera également l’accès au crédit, notamment pour les femmes et en milieu rural. Selon le Bureau International du Travail, 40% des populations africaines profitent directement ou indirectement des sociétés coopératives et mutualistes, lesquelles contribuent activement à la lutte contre le chômage et la pauvreté.

Face aux risques de tous les jours
Comment sécuriser le crédit bancaire dans l’espace OHADA ?
C’est le thème central qu’entend discuter un séminaire de formation de cinq jours (du 24 au 28 janvier 2011) dans la capitale burkinabé, Ouagadougou. Essentiellement au bénéfice des Juristes de banque et/ou d’entreprise, Chargés de clientèle, Gestionnaires de risques, Contrôleurs internes, Avocats et Magistrats, Décideurs en entreprise et toutes personnes intéressées, l’initiative du cabinet « SIRE OHADA », une société unipersonnelle à responsabilité limitée de droit togolais, part d’un constat : les établissements de crédit contribuent dans une large mesure au développement économique par leur activité de financement des entreprises et des ménages. Mais il va de soi que cette activité n’est pas sans risque pour les institutions qui la pratiquent. Comment alors parvenir à sécuriser le crédit bancaire dans l’espace OHADA ?
Entre autres objectifs, faire acquérir aux non spécialistes de crédit des notions élémentaires en matière de crédit et de risques bancaires, faire connaître au personnel bancaire les textes applicables en la matière, permettre de comprendre les outils et les techniques de sécurisation du crédit, évoquer les difficultés liées aux différentes sûretés du crédit, permettre aux différents acteurs concernés d’échanger sur leurs préoccupations respectives et tenter de dégager ensemble des pistes de réflexion sur l’amélioration du dispositif existant.

Rapport d’exécution du budget de l’Etat à fin septembre 2010
La fiscalisation progressive dans la Zone Franche produit ses 1ers résultats
En début d’année, l’Exécutif bouclait le processus d’abrogation de la loi du 18 septembre 1989 portant statut de zone franche de transformation pour l’exportation, après le travail du comité interministériel ad hoc. Il s’agit de remplacer la pause fiscale de 10 ans par une imposition par paliers, avec des avantages fiscaux précis. A fin septembre, le budget général de l’Etat commence par relever les fruits. Et tout se ressent dans les Impôts liquidés par l’administration des Impôts et se lit dans le nouveau rapport d’exécution du budget général de l’Etat.
Recettes totales de l’Etat
A fin septembre 2010, elles se chiffrent à 222,3 milliards de FCFA pour une prévision de 202,5 milliards de FCFA au titre du programme de la Facilité Elargie de Crédit (FEC), soit un taux de réalisation de 124,9%. Leur taux d’exécution par rapport à la prévision annuelle au titre du programme FEC est de 82,9% et 88,4% par rapport au budget. Par rapport à fin septembre 2009, on note une augmentation de 16,6%.
Les recettes budgétaires comprennent les recettes fiscales budgétaires et les recettes non fiscales budgétaires. Elles se chiffrent à 221,4 milliards de FCFA contre 202,5 milliards de FCFA prévu par le FMI à fin septembre, soit un taux de recouvrement de 109,3%. Les recettes fiscales s’élèvent à 185,1 milliards de FCFA pour une prévision du FMI de 177,7 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 104,2%. Et une augmentation de 6,5% en glissement annuel. Dans ce lot, les recouvrements fiscaux de la Direction Générale des Impôts ont atteint 86,1 milliards de FCFA contre 83,3 milliards de FCFA prévus au titre du programme FEC, soit un taux de réalisation de 103,4% et un accroissement de 4,8% par rapport au niveau obtenu à la même période de l’année 2009. Ils se composent des impôts directs et indirects pour des montants respectifs de 40,8 milliards de FCFA et 45,4 milliards de FCFA. Le taux d’exécution par rapport à la prévision annuelle au titre de la FEC est de 81,4% et de 86,4% par rapport au budget général. Ces performances s’expliquent par les réformes engagées depuis 2009 et qui ont abouti à une réorganisation de l’administration fiscale. Les mesures prioritaires prises par la DGI en vue d’un meilleur suivi des recouvrements, le renforcement du contrôle fiscal notamment le contrôle ponctuel et les nouvelles mesures prioritaires de la loi de finances 2009 visant la fiscalisation progressive des sociétés admises au régime de la Zone Franche commencent à produire les résultats.
Parallèlement, les contributions indirectes liquidées par l’administration des Douanes se chiffrent à 99,0 milliards de FCFA contre 94,4 milliards de FCFA prévu au titre du programme FEC, soit un taux d’exécution de 104,8%. Par rapport à fin septembre 2009, on note une augmentation de 8,0%. Le taux d’exécution par rapport à la prévision annuelle au titre du programme FEC est de 76,5% et de 79,1% par rapport au budget général. Ceci s’expliquent par le contrôle de toute la chaîne de dédouanement par SYDONIA + + et son extension à tous les services centraux et extérieurs, l’augmentation des importations entrainant un élargissement de l’assiette fiscale, l’adaptation de la législation et de la réglementation au nouveau contexte régional et international, la mise en place d’un partenariat et d’un cadre de discussions avec tous les opérateurs économiques, le renforcement du contrôle a posteriori, le renforcement de la lutte contre la fraude et la limitation des exonérations exceptionnelles.
Les recettes non fiscales budgétaires, elles, se composent des produits des participations financières, des recettes des services et des revenus du domaine. Au 30 septembre 2010, elles ont connu une bonne performance et s’élèvent à 36,3 milliards de FCFA contre 24,8 milliards de FCFA prévus au titre du programme FEC, soit un taux d’exécution de 146,3%. Par rapport à fin septembre 2009, il y a une augmentation de 131,2%. Cela est dû essentiellement aux redevances de téléphonie de 22,9 milliards de FCFA versées au Trésor par Togo télécom (7,0 milliards de FCFA) et Moov Togo (11,8 milliards de FCFA). Le taux d’exécution par rapport à la prévision annuelle au titre du programme FEC est de 110,7 % et de 135,7% par rapport au budget général.
Au 30 septembre 2010, les recettes non budgétaires composées essentiellement des recettes des comptes spéciaux se chiffrent à 0,9 milliard de FCFA. En glissement annuel, on note une diminution de 15,3%.
Dépenses courantes et prêts nets de l’Etat
Ils se chiffrent à 167,8 milliards de FCFA contre 186,9 milliards de FCFA prévus par le programme FEC, soit un taux de réalisation de 89,8%. Par rapport au niveau prévu pour l’année 2010, on note un taux de 68,1% et 73,7% par rapport au budget de l’Etat. Par rapport à fin septembre 2009, il y a donc une diminution de 2,0%.
Les dépenses courantes budgétaires ont connu un niveau d’exécution de 165,8 milliards de FCFA pour une prévision du FMI de 186,9 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 88,7%. Elles se composent des dépenses de personnel d’un montant de 59,3 milliards de FCFA contre 66,1 milliards de FCFA prévus par la FEC, soit un taux de réalisation de 89,6%. Par rapport au niveau annuel prévu, on note un taux de 64,6% et 70,8% par rapport au budget de l’Etat. Et une diminution de 13,3% par glissement annuel.
Ensuite, d’autres dépenses courantes de 96,3 milliards de FCFA, contre une prévision de 103,7 milliards de FCFA au titre du programme, soit un taux d‘exécution de 92,9% et une hausse de 11,5% par rapport au niveau atteint à fin septembre 2009. Il s’agit essentiellement des dépenses de biens et services (matériel, dépenses communes diverses, entretien bâtiments…), de transferts et subventions (bourses et stages, subventions, secours, dette viagère, contributions diverses…). Enfin, des intérêts dus au titre de la dette publique d’un montant de 10,3 milliards de FCFA, contre une prévision de 11,5 milliards de FCFA à fin septembre au titre du programme FEC. La prévision annuelle s’élève à 16,9 milliards de FCFA et 8,0 milliards de FCFA pour le budget, soit des taux de réalisation respectifs de 60,8% et 128,1%. Ces intérêts se repartissent comme suit : 6,6 milliards de FCFA dû au titre de la dette intérieure contre 4,9 milliards de FCFA à fin septembre 2009 et 3,7 milliards de FCFA dû au titre de la dette extérieure contre 2,9 milliards de FCFA à fin septembre 2009.
Quant aux dépenses courantes non budgétaires, constituées essentiellement des dépenses courantes financées sur ressources extérieures et des dépenses des comptes spéciaux, elles sont nulles. La prévision au 30 septembre du programme FEC au titre des dépenses courantes financées sur ressources extérieures est 5,5 milliards de FCFA.
Dépenses d’investissement
A fin septembre, on note une bonne réalisation des dépenses d’investissement de 76,1 milliards de FCFA contre 65,9 milliards de FCFA prévus au titre de la FEC et 105,2 milliards de FCFA prévus pour toute l’année. Il se révèle une hausse de 92,4% par rapport à fin septembre 2009 dont le montant se chiffre à 39,5 milliards de FCFA. Le taux d’exécution par rapport à la prévision annuelle est de 72,3 % et de 37,4% par rapport au budget général.
Les dépenses ordonnancées sur ressources externes se chiffrent à 51,4 milliards de FCFA pour une prévision de 32,3 milliards de FCFA à fin septembre 2010, soit un taux d‘exécution de 159,2%. Il s’agit des dépenses effectuées sur emprunts (emprunts liés aux projets pour 35,9 milliards) et des dépenses d’investissement effectuées sur dons (dons projets pour 15,5 milliards de FCFA) pour une prévision annuelle de 54,2 milliards de FCFA au titre du programme FEC. En variation annuelle, il y a une augmentation de 107,4% des dépenses d’investissement ordonnancées sur ressources externes (24,8 milliards de FCFA à fin septembre 2009).
Au 30 septembre, le total des dépenses d’investissement sur ressources internes (BIE/BG) s’élève à 24,6 milliards de FCFA pour une prévision de 33,6 milliards de FCFA, soit une réalisation de 73,3% et une hausse de 67,2% par rapport à fin septembre 2009 (14,7 milliards de FCFA en septembre 2009). Le montant annuel prévu se chiffre à 51,0 milliards de FCFA.
Dépenses par secteur de pauvreté
Ici, il s’agit des dépenses effectuées au profit de la santé, de la protection sociale et des diverses catégories d’enseignement. Les dépenses de personnel prévues au budget pour 37,8 milliards de FCFA ont connu un faible niveau d’exécution à 38,0%, soit 14,2 milliards de FCFA à fin septembre 2010. Ce taux ne reflète pas la réalité car une partie des effectifs prévus n’émarge pas au niveau des sous secteurs « pauvreté », mais à la coordination du secteur comme par exemple au secteur 4 «enseignement, formation et recherche» où la plus importante partie des effectifs se retrouve à la coordination. Les prévisions des dépenses de fonctionnement s’élèvent à 3,5 milliards de FCFA et sont exécutées à un taux de 55,0%, soit 1,9 milliard de FCFA. Prévues pour 17,5 milliards de FCFA, les dépenses de transferts présentent un taux élevé d’exécution à 84,0%, soit 14,8 milliards de FCFA. Il s’agit des transferts au profit de l’enseignement préscolaire et primaire, de l’enseignement secondaire technique et professionnel, des centres hospitaliers nationaux, régionaux et préfectoraux (CHU, CHR, CHP) et de la protection sociale. Les dépenses d’investissement sont prévues à 4,1 milliards de FCFA et indiquent un très faible taux d’exécution à 32,0%, soit 1,3 milliard de FCFA. Ce taux ne prend pas en compte les investissements financés sur ressources extérieures.
Opérations financières consolidées de l’Etat
Le montant total des recettes hors dons diminué des dépenses totales et prêts nets (y compris les dépenses d’investissements) hors dépenses courantes et d’investissement financées sur ressources externes et hors intérêts dus sur la dette publique donne un solde budgétaire primaire intérieur excédentaire de 42,1 milliards de FCFA contre une prévision de -0,9 milliard de FCFA à fin septembre 2010 au titre du programme FEC. Cette amélioration de l’exécution du budget s’explique par une bonne réalisation des recettes et une maîtrise des dépenses publiques.
Le solde global hors dons sur la base des ordonnancements s’élève à -21,2 milliards de FCFA.
L’ajustement base caisse fait ressortir des réductions nettes sur stock antérieur d’un montant de 24,1 milliards de FCFA. Les réductions brutes au titre du stock antérieur s’élèvent à 37,6 milliards de FCFA et correspondent essentiellement à des paiements effectués en 2010 pendant la période complémentaire pour des dépenses prévues au budget 2009, ordonnancées et exécutées en 2009 ainsi que le remboursement des moins-values dues aux pétroliers. L’accumulation brute qui correspond à des fonds en route s’élève à 13,2 milliards de FCFA.
Le solde global base encaissements/décaissements est de -45,7 milliards de FCFA. Ce qui correspond à un financement positif de 45,7 milliards de FCFA décomposé principalement comme suit :
- Un financement intérieur bancaire d’un montant de 20,3 milliards de FCFA contre une prévision semestrielle de 36,6 milliards de FCFA au titre du programme FEC à fin septembre 2010. Ce financement bancaire est composé essentiellement d’une diminution des dépôts à la BCEAO de 5,1 milliards de FCFA, d’un remboursement des avances statutaires de 1,8 milliard de FCFA (négatif), d’une avance des banques commerciales de 9,5 milliards de FCFA et d’une augmentation des dépôts dans les banques commerciales de 3,5 milliards de FCFA (négatif).
- Un engagement vis-à-vis du système non bancaire (financement intérieur non bancaire) dont le montant s’élève à 2,4 milliards de FCFA. Il s’agit essentiellement de l’amortissement de l’emprunt obligataire 2006 (-4,2 milliards de FCFA), de la souscription du secteur non bancaire aux bons du trésor émis en août (9,8 milliards de FCFA), du remboursement au titre de la cession de la créance BTCI à ECOBANK et de l’amortissement au titre de la titrisation des créances compromises des banques.
- Un financement extérieur net de 38,2 milliards de FCFA pour une prévision à fin septembre 2010 de 28,6 milliards de FCFA pour le programme FEC. Il s’agit essentiellement des emprunts et dons et de l’amortissement au titre du principal de la dette extérieure.

Il faut aussi ajouter des réductions nettes sur stock antérieur du Trésor d’un montant de 24,1 milliards de FCFA contre 58,2 milliards de FCFA prévu par le FMI (il s’agit essentiellement de l’apurement au titre de la dette intérieure, des paiements effectués en 2010 pendant la période complémentaire pour des dépenses prévues au budget 2009, du remboursement des arriérés vis-à-vis des pétroliers et de l’apurement de la dette intérieure).
Un montant total des restes à payer de 13,2 milliards de FCFA en cours de paiement. Une non-accumulation d’arriérés de paiement au titre de la dette intérieure et du principal de la dette extérieure conforme aux prévisions au titre du programme FEC. S’agissant des intérêts au titre de la dette extérieure, on note une faible accumulation de 0,3 milliard due aux créanciers arabes contre un objectif de non-accumulation en raison de l’exécution de l’équité du traitement des créanciers de l’Etat dans le cadre de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE). Un financement intérieur net de 22,7 milliards de FCFA et un financement extérieur net de 38,2 milliards de FCFA pour des prévisions respectives au titre du programme FEC de 42,4 milliards de FCFA et 28,6 milliards de FCFA à fin septembre 2010.

Réparation des Routes Nationales Transversales
L’attribution des marchés fixée au 12 janvier 2011
Pendant qu’il se bouclait l’attribution d’un premier marché de travaux de réparation d’environ 400 km sur la Route nationale 1, de Lomé à Davié (30 km), et d’Atakpamé (dans les Plateaux) à Tandjouaré (dans les Savanes), sur un total de 373 km, un autre marché d’entretien sur les routes nationales transversales est aussitôt lancé. Les entreprises soumissionnaires ont jusqu’au 12 janvier 2011 pour se manifester. En tout 569,9 km d’axes routiers à réfectionner, répartis en 23 lots dont 7 constituent des travaux de grosses réparations à des endroits où la route est parfois totalement partie, et 2 lots qui sont des travaux de confortation de pont à Tové Agbessia et à Akptonou, tous deux dans les Plateaux.
Après les dégâts des inondations de juillet 2008, qui venaient s’ajouter aux effets du temps, la route de Djagblé, à la sortie nord de Lomé en allant à Vogan, va enfin se faire une autre image. Les travaux y seront de grosses réparations, sur près de 13 km, depuis le début de l’avenue Jean Paul II au niveau du Collège St Joseph. Le tronçon Kégué-Djagblé est à reconstruire entièrement. De grosses réparations s’imposent également pour Sokodé-Fleuve Mô (15 km) et Fleuve Mô-Malfakassa (15 km) dans la région Centrale. Ou de Bougabou à Bassar sur 10 km, dans la Kara. C’est un ensemble de 84,7 km de voies qui seront réparées de fond en comble dans les trois régions ainsi citées, d’après le ministère des Travaux publics.
Lomé-Djagblé sera prolongé jusqu’à Anfoin, au carrefour de la route d’Aného, en passant par Hahotoé, Akoumapé et Vogan (49 km) par des travaux de point à temps et de réparations localisées. Dans la même région Maritime, il en sera de même pour Lomé-Kpalimé (110 km), Avépozo-Hillacondji (28,5 km), Tabligbo jusqu’à Tsévié sur 42,7 km. Ou encore de Aného-Amégnran (28,5 km). Sokodé-Tchamba (33 km) sera retouché, ainsi que sa suite jusqu’à Kamboli et la frontière du Bénin sur 84 km, pour ce qui est de la région des Savanes. Dans la Kara, enfin, les travaux de point à temps et de réparations localisées sont prévus de Kara à Kétao (20 km), prolongé jusqu’à Kémérida et à la frontière du Bénin (7 km), à Kétao-Pagouda (15 km) ou à Kara-Pont Kawa sur 35 km, prolongé jusqu’à Natchamba (50 km). Ces travaux de réparations localisées finissent par Tchitchao-Aviation sur 9 km, soit un ensemble de 485,2 kilomètres.
Les minima de qualification exigent un chiffre d’affaires annuel au cours des dix dernières années, tel qu’un au moins de ces chiffres d’affaires annuels TTC soit égal ou supérieur à une fois le montant de son offre TTC. L’entreprise doit avoir réalisé avec succès au cours des dix dernières années, en tant qu’entreprise principal au moins un projet de nature, de taille et de complexité similaire aux travaux objets du présent appel d’offres. Et disposer en temps voulu du matériel minimum nécessaire à l’exécution des travaux. Pour éviter que les travaux ne traînent, l’entreprise soumissionnaire se doit de proposer un personnel clé ayant de l’expérience dans la réalisation des travaux de nature et de complexité comparables à ceux objets du présent projet.
Il est un point sur lequel le ministre des Travaux publics met un accent : le délai d’exécution pour chacun des lots de travaux ne pourra excéder trois mois. L’idée est de faire le travail simultanément, et non en échelle, afin de livrer des axes routiers à peu près dans les mêmes états. Au risque pour le soumissionnaire d’être disqualifié pour les futurs marchés.
En rappel, un marché de travaux similaire – 6 lots de grosses réparations et 14 de point à temps et réparations localisées – a été lancé de Lomé à Tandjouaré sur environ 400 km. L’exécution de ces travaux va permettre notamment de s’attaquer au tronçon Agoènivé jusqu’à Agoè-Zongo, à la sortie nord de Lomé, qui se dégrade depuis des mois. Le financement de ces projets est assuré par la Compagnie autonome des péages et de l’entretien routier (CAPER), qui est actuellement en charge de la gestion des quatre péages du pays, à savoir Davié, Aného, Sanguéra et Blitta.

Sur le chantier de la route Bassar-Kabou
L’entreprise GER corrige les manquements
Gravement mise en cause pour le retard accusé sur le chantier Bassar-Kabou (23 km), Grande entreprise routière (GER), l’entreprise locale qui a enlevé ce marché, s’est mise à corriger les tirs. Alors qu’il lui restait 5 mois – sur les 12 mois qui lui ont été accordés – pour livrer la route, une inspection des lieux en août et septembre par le directeur de la Construction et de la reconstruction des routes, et ensuite par le ministre Andjo Tchamdja des Travaux publics, a fait le constat, fort étonnant, que «les travaux sont aujourd’hui à 15% d’exécution». Le directeur de la Construction et la reconstruction des routes, Abélim Passoli, lui, estimait dans un mémo l’avancement global des travaux à 8,45%, pour un délai consommé de 58%.
Entre autres raisons avancées officiellement : «la lenteur observée au niveau de l’exécution des travaux découle de la faible mobilisation de l’entreprise sur le chantier». Il était noté sur le chantier un personnel d’encadrement trop jeune et inexpérimenté, une faible mobilisation du matériel, de fréquentes ruptures d’approvisionnement en matériaux. Et, le comble : inadéquation des capacités de production de l’entreprise par rapport aux besoins des travaux.
Aujourd’hui, on n’hésite guère, au ministère des Travaux publics, à apprécier le niveau des travaux entrepris par GER. Suite aux remarques et la mise en garde du ministre des TP, l’entreprise, affirme-t-on officiellement, a renforcé son équipe par du personnel qualifié qu’elle est allé chercher sur le marché international. «Il ne sert à rien d’avoir le matériel», commente un cadre du ministère. Les travaux en sont au rechargement. C’est l’étape la plus importante des travaux, a-t-on expliqué à L’UNION. La route prend forme à ce niveau, et sa réussite détermine la réussite du chantier. Et inversement. Théoriquement, par rapport au nouveau délai accordé à l’entreprise, GER Sarl dispose encore de trois mois pour livrer la route Bassar-Kabou.
L’aménagement et le bitumage de la route Bassar-Kabou sur 23 km et le contournement de la ville de Bassar sur 4,5km entrent dans le cadre du programme des actions prioritaires du gouvernement en matière d’infrastructures routières. La route est en terre construite avant les années 60, elle se trouve aujourd’hui dans un état de dégradations avancées et entrecoupée de plusieurs points critiques. A terme, le projet doit désenclaver les localités du grand Bassar et présenter un intérêt particulier pour le trafic lourd en transit qui est depuis longtemps en mal de circulation dans la traversée de la zone des failles d’Alédjo.
La route est prévue pour débuter au carrefour en Y de Sokodé, traverser Bassar, pour déboucher sur le Centre médico-social de Kabou. Le contournement de Bassar se situe à l’entrée de la ville à environ 1,6 km du carrefour en Y de Bassar. Sa fin correspond au PK 2+553 du tronçon principal Bassar-Kabou. Sur le plan technique, les traversées de Bassar et de Kabou seront dotées d’une chaussée de 9 mètres à deux sens, alors que la rase campagne la chaussée aura 2 mètres de moins. En ville, elles sont dotées de caniveaux de dimensions variables entre 60 x 60 et 60 x 80. De bout en bout, la route comporte des trottoirs de 1,5 à 2 m.
Le projet, d’un coût total de 6,691 milliards de francs Cfa, est financé à 20% par le Budget d’investissement de l’Etat (BIE) 2009 et à 80% par celui de 2010.

Economie
Panier de la ménagère à Lomé
Le niveau des prix relativement stable en novembre
En novembre 2009, le niveau général des prix à la consommation s’est caractérisé par une variation pratiquement nulle (0,02%) contre une hausse de 1,6% le mois précédent. La baisse de 0,6% des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées a un peu compensé la hausse observée au niveau des fonctions de consommation «Boisson alcoolisées, tabacs et stupéfiants» et «Logement, eau électricité et gaz et autres combustibles» qui ont enregistré respectivement une augmentation de 2,1% et 1,6%.
D’après la direction générale de la Statistique et de la comptabilité nationale, les postes qui ont une forte contribution à la variation de l’indice au cours de ce mois sont : «Céréales non transformées», «Poissons et autres produits de la pêche séchés ou fumés, conserves de poissons», «Pommes de terre, manioc, autres tubercules et bananes plantain», «Sel, épices, sauces et produits alimentaires n.c.a» et «Autres combustibles». Les trois premiers postes ont subi respectivement une baisse de 0,9%, 2,6% et 2,7% tandis que le poste «Autres combustibles» a enregistré une hausse de 7,8%.
Calculé hors produits alimentaires, le niveau général des prix a enregistré une hausse de 0,35%. L’inflation sous–jacente (variation mensuelle de l’indice hors énergie, Hors "produits frais"), quant à elle, a connu une augmentation de 0,1%. L’analyse suivant la nomenclature des secteurs révèle que la baisse de 0,5% des prix des produits du secteur primaire ont également compensé la hausse enregistré au niveau des produits du secteur secondaire qui ont enregistré une augmentation de 0,2%.

Production rizicole dans la Kara
Appui de 2,5 milliards cfa de la BADEA au Togo
Le Togo vient de bénéficier de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) d’un montant de 5 millions de dollars, environ 2,5 milliards de francs Cfa, pour financer son projet d’appui à la production rizicole dans la région de la Kara, dans le but de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire des populations de la zone du projet, grâce à l’augmentation des productions agricoles. Le projet devra également contribuer à l’amélioration des conditions de vie des ruraux, dans une perspective de développement durable, et améliorer l’exploitation des surfaces irriguées par les eaux pluviales. Il devra aussi réduire la pauvreté et alléger les souffrances des populations dans la zone du projet à travers le renforcement des capacités.
Ce prêt, remboursable sur une période de 30 ans avec un délai de grâce de 10 ans, porte un taux d’intérêt annuel de 1%. L’accord de prêt a été signé lundi au Caire, en Egypte, par le ministre de l’Economie et des finances Adji Otèth Ayassor pour le Togo, et Abdelaziz Khelef, directeur général de la BADEA. Les engagements de cette banque en faveur des 43 pays africains bénéficiaires de son aide ont atteint, à décembre 2010, un montant total de 3,944 milliards de dollars américains.

Besoins de liquidités dans l’UMOA
La BECEAO injecte 142,5 milliards Cfa sur le marché
La Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao) a procédé, valeur 13 décembre 2010, à une injection de liquidités d'un montant de 142.500 millions de francs Cfa, dans le cadre de ses adjudications régionales hebdomadaires. Cette opération arrive à échéance le 19 décembre 2010. L'opération a enregistré des soumissions de quatorze établissements de crédit provenant de sept places de l'Union monétaire ouest africaine (Umoa). Le taux marginal issu de l'adjudication est passé de 3,4800% à 3,5000% et le taux moyen pondéré de 3,5619% à 3,5749% lors de la précédente adjudication.
L'Institut d'émission a également procédé à une injection de liquidités à vingt-huit jours, valeur 13 décembre 2010, d'un montant de 90.000 millions de francs. Cette opération arrive à échéance le 9 janvier 2010. Pour cette opération d'appel d'offres, vingt-six soumissions ont été reçues de sept places de l'Union. Le taux marginal et le taux moyen pondéré se sont situés respectivement à 3,5500% et 3,6480% contre 3,4000% et 3,5541% précédemment.
Tenant compte de l'évolution prévisible de la liquidité bancaire, la Banque centrale décide de lancer une nouvelle opération d'injection de liquidités sur le guichet des appels d'offres à une semaine à taux variables, d'un montant maximum porté à 180.000 millions de francs, avec comme date de valeur le 20 décembre 2010. Cette opération est assortie d'un taux minimum de soumission de 3,2500%.

Société
Commerce de plantes
Ça fait vivre son homme
Tout le monde veut avoir sa décoration verte chez soi même si l’espace pour ce faire est réduit. Les jeunes togolais ont vite flairé la bonne affaire et les commerces de plantes fleurissent partout maintenant. Il n’est pas de sot métier dit-on et ce dernier semble très bien nourrir son homme. Même si la notion de fleur n’est pas encore très bien ancrée dans les mœurs et le quotidien des togolais comme le voudrait de nombreux vendeurs, il n’en demeure pas moins qu’ils fassent régulièrement d’importantes ventes. Des particuliers font même appel à certains d’entre eux, moyennant une rémunération plus ou moins importante, pour leur créer de véritables jardins chez eux.
Les fleuristes sont repartis en deux catégories, les grossistes et détaillants. En ce qui concerne les détaillants, ils peuvent vendre quotidiennement plus de 15 000 francs CFA ou parfois plus. La plus basse vente varie entre 5000 et 10 000 francs CFA. Les grossistes quant à eux, peuvent vendre plus de 70 000 à 100 000 francs CFA de fleurs par jour. Germain est un jeune fleuriste du quartier Klikamé à Lomé; Il explique que la saison où il enregistre énormément de chiffres d’affaire, c’est bien évidemment la saison hivernale. « Les gens achètent beaucoup à cette période parce que c’est le moment propice pour les plantes de pousser vite et bien. Autrement, tout le monde n’a pas les moyens d’arroser ses plantes avec de l’eau du robinet qui coûte cher pour eux et tous n’ont pas des puits à domicile. »
il précise que « les plantes les plus demandées par les clients, sont les manguiers mais surtout les gazons.» Cela dit, certaines autres plantes telles : les rosiers, l’ibiscus, le neem, le baobab, le jasmin…ne sont pas en reste. Elles sont majoritairement utilisées pour les décorations de maisons, de bureaux et de jardins. Dans le jardin de Germain, on voit défiler de nombreux acheteurs parmi lesquels des particuliers recherchant la meilleure plante pour leur maison. Ceux-ci préfèrent plus les manguiers et nîmes parce que produisant à long terme, de l’ombre. Les fleurs les plus appréciées sont les jasmins et les roses.
Ces deux fleurs sont bien appréciées selon un acheteur, pour leur bonne odeur et pour leur beauté. Mr Lionel est employé dans une banque et est chargé de l’entretien des lieux. Il estime que « les fleurs sont indispensables pour la bonne image d’une entreprise. Une fois par mois, nous allons chez le fleuriste acheter du nouveau gazon afin de mieux préserver la bonne texture du sol et des plantes. Il est essentiel d’entretenir son environnement et le milieu dans lequel on vit au quotidien. »
Cependant, Germain affirme que ce n’est pas toujours facile de vivre de la vente de fleur au Togo. «Certes, les achats se font de plus en plus réguliers depuis quelques temps, mais jusqu’à présent, on manque de gens assez intéressés par ce secteur. Nous manquons surtout de soutien de la part de l’Etat. »

L’Auto-emploi des jeunes
Le gouvernement mise sur la formation pour développer l’artisanat
Inculquer aux jeunes artisans la notion de marketing et de gestion financière tels sont les objectifs d’une session de formation de six jours, officiellement lancée hier au centre CESAL à Lomé par la ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi. A en croire, la ministre Victoire Dogbé-Tomégah, cette session de renforcement découle de la volonté du président Faure Gnassingbé de faire accomplir à l’artisanat un saut qualificatif à travers la formation. 
Ils sont au nombre de 600 artisans dont 250 à Lomé et 350 à l’intérieur du pays qui seront ainsi formés en création et gestion d’une micro entreprise. Ils sont pour la plupart des menuisiers, des maçons, des électriciens, des plombiers, des tapissiers et des mécaniciens à deux roues.
Cet engagement du gouvernement à accorder une attention particulière à l’artisanat s’explique par son importance dans la vie socio économique du Togo, en termes de génération de revenus, de réduction de la pauvreté, de création d’emplois, de valorisation des produits locaux, mais, également de conservation du patrimoine et des valeurs culturels. «Le secteur de l’artisanat regorge d’énormes potentiels d’emplois», a déclaré la ministre.
Quatre autres centres à Lomé et onze autres à l’intérieur du pays, abritent simultanément la formation.
Les jeunes femmes et garçons âgés de 18 à 35 ans qui ont effectivement achevé leur formation professionnelle sont aussi concernés par le projet. Ces derniers doivent avoir obtenu leur diplôme deux ans plus tôt mais faute de moyens matériels ou d’équipements.
L’objectif général visé par le projet est de promouvoir et encourager l’auto-emploi notamment des jeunes diplômés de la formation professionnelle par l’appui et l’accompagnement pour consolider leurs compétences en vue de provoquer leur insertion sur le marché de l’emploi.
Ils recevront à terme de la formation un appui en équipements (dont le 1/3 du coût remboursable) destiné à faciliter leur installation et leur réinsertion sur le marché du travail.

© L’Union N° 352 du 17 décembre 2010

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