Les nouveaux métiers de la téléphonie mobile

08/05/2010
Les nouveaux métiers de la téléphonie mobile

Avec l’explosion de la téléphonie mobile, de nouvelles opportunités s’offrent aux entrepreneurs privés : vente de portables, réparation, commercialisation de pièces détachées. Mais ce qui rapporte le plus, c’est la vente d’unités ; ces fameuses recharges à gratter qui font la richesse des opérateurs, mais pas forcément celle des revendeurs.
L’Union publie une intéressante enquête sur ce petit business qui fait vivre pas mal de monde à Lomé.
Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
Stratégie politique
Le Président national de l’Union des Forces de Changement (Ufc) ne pourra se départir de si tôt de ses lieutenants frondeurs. Malgré les humiliations, les injures et les rabaissements de sa personnalité, le vieux pense pouvoir récupérer la situation en sa faveur dans les jours qui viennent. La campagne menée par ses derniers contre lui dans la presse a des incidences évidentes sur sa popularité et son poids politique.
Désormais, il est clair que la bande à Fabre est décidée à en découdre avec le Président Gilchrist Olympio. Aujourd’hui, l’avis du vieux porte peu sur beaucoup de décisions prises au nom du parti qu’il a créé, modelé et dirigé depuis plus de vingt années. La participation de l’Ufc au regroupement des "moutons et porcs", selon une expression d’un proche de Fo Gil, au Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac) a été fait à son absence pendant qu’il était hospitalisé dans une clinique aux Etats-Unis. Et depuis, le parti se plie aux exigences du front qui, jusque-là, ne définit pas clairement une stratégie politique de sa lutte. Depuis plus d’un mois que le front pousse Jean-Pierre Fabre à réclamer une prétendue victoire lors des marches hebdomadaires, le débat ne tourne qu’au tour du même et unique thème "on nous a volés." Plus besoin de réclamer les preuves.
Le manque de stratégie et de conviction politiques dont fait preuve ce frac est indigne aux yeux de Fo Gil qui estime qu’il faut réellement faire autrement la politique au Togo aujourd’hui. Ouvertement au cours d’une interview, il a clamé ne pas reconnaître le Frac dont les membres ne représentent rien politiquement en face de l’Ufc. C’est son crime de lèse-majesté. Partout à Lomé, il est le Togolais le plus corrompu. Tantôt, c’est Pascal Bodjona et deux de ses collègues ministres qui sont allés lui remettre un pactole de 1 milliard de francs Cfa à Paris dans une valise diplomatique. Tantôt, c’est Faure Gnassingbé en personne qui lui aurait filé la manne de 5 milliards. Pour cette deuxième rumeur, personne ne précise l’endroit de la remise du don présidentiel.
En analysant toutes ces rumeurs colportées sur Fo Gil, l’on se rend rapidement compte qu’il est indésirable parmi les siens. Le vieil adage dit ceci : " qui veut tuer son chien, l’accuse de rage." Fo Gil est désormais atteint de schizophrénie et ne doit plus être pris au sérieux par rapport à tous ses propos a lancé une certaine presse. Selon d’autres colonnes, il est en service commandé pour le pouvoir en place afin de casser et mettre fin au Frac. Pourtant Fo Gil soutient, comme ce front, que le candidat de son parti, quelle qu’en soit la situation, a gagné le scrutin du 04 mars dernier. Où réside alors le problème ? La stratégie : preuves-réclamations-actions.

Une certitude après Houngbo 1
Un Exécutif de résultat et de communication

Conformément à la tradition républicaine, le Premier ministre Gilbert Houngbo a remis ce 5 mai 2010 la démission du gouvernement au Président de la République qui entamait la veille son deuxième mandat. Après le scrutin du 4 mars. Et suivant le communiqué officiel, des discussions se mènent actuellement pour la formation d’un gouvernement « de large ouverture politique », pour l’intégration de nouvelles têtes. Naturellement, certains membres de l’ancienne équipe n’ont pas de résultat évident à brandir. C’est l’heure des agitations et des grandes prières pour les uns et les autres.
S’il y a une opacité autour de la prochaine équipe, l’évidence pour Faure Gnassingbé est de monter un gouvernement de résultat et surtout de communication. Même si le « fils de la Nation » est connu pour être peu bavard. Faure n’aura plus l’excuse de tractations politiques pour la recherche d’un accord. Le scrutin de 2010 ne ressemble pas à celui de 2005, en termes d’une compétition ouverte. Déjà, il faut se remettre dans la dynamique des actions tous azimuts qui ont marqué l’approche de la dernière élection présidentielle. Le gouvernement a dû s’en rendre compte que le peuple n’a pas besoin de grand-chose pour se sentir dans la gouvernance publique.
Plus est, il faudra des membres qui prennent des initiatives. Et ne pas attendre seulement « les instructions personnelles du Chef de l’Etat ». Il est déjà connu, par le régime politique togolais en vigueur, que le chef de la Primature et les ministres travaillent sous l’autorité directe du locataire de la présidence. En cinq ans, des départements sont restés fermés désirables. « Monsieur le Directeur, allez dire à vos supérieurs hiérarchiques qu’on ne doit pas toujours rester à l’étape des études », lançait une autorité de l’Exécutif pour exprimer une attente à ouvrir le chantier débattu dans le cadre des réformes économiques et financières.
Aujourd’hui, l’obligation de résultat se justifie par le terme fixé par Faure lui-même. Dans son programme électoral, le président réélu s’est donné un premier arrêt de bilan pour 2012. Avec la promotion d'une éducation populaire et d'une culture sociale, la promotion et le renforcement de la santé, la promotion de la femme et la protection sociale des personnes âgées et des personnes handicapées, la poursuite de la réhabilitation des routes et pistes rurales, la garantie de l'autosuffisance en matière énergétique, la modernisation de l'agriculture et la vulgarisation de nouvelles méthodes culturales, le respect de la nature et la protection de l'environnement, la promotion du commerce et du secteur privé, la promotion du tourisme, de l'artisanat et de la culture, la promotion de l'urbanisme et de l'habitat, l’humanisation du travail et l’instauration d'une société d'emploi décent, la sécurisation sociale du citoyen. Le tout couronné par une transformation du Togo en un pôle dynamique de croissance à l’horizon 2015.
Autrement les représentants de l’opposition, les membres de la société civile et les techniciens non politiques qui seront tentés par l’aventure doivent déjà savoir à quoi s’en tenir. De quoi ne plus distraire les populations et faire dire à la presse qu’on n’a pas eu les mains libres pour exceller.
La communication, l’autre challenge
Par deux fois, à l’occasion de la finalisation de la reprise de la coopération avec la Banque mondiale à Washington et un détour par Tunis au siège de la Banque africaine de développement (BAD), le ministre de l’Economie Adji Ayassor promettait par visioconférence une communication régulière du gouvernement. Par point de presse ou communiqué. Il répondait à ses interlocuteurs du jour qui insistaient sur la nécessité de vulgariser la communication autour de ce qui est fait pour fixer les populations. Car le Togo vient de loin. Depuis, aucune initiative propre sur ces points de presse. La communication a pourtant ses vertus. En son temps, Komlan Mally avait fait le tour de la presse nationale et internationale pour promettre et jurer une communication quotidienne sur ce que fait le gouvernement. Finalement, on attendra jusqu’à son remplacement le 7 septembre 2008 par l’homme du PNUD.
Dès ses premières amours, Gilbert Houngbo a voulu remettre la rencontre avec la presse pour promettre (encore !) de communiquer suffisamment cette fois-ci. Mais cette dernière n’a pas voulu se déplacer et réciter les mêmes reproches d’un déficit de communication de l’Exécutif. Plus est, après un premier conseil des ministres à la nouvelle Présidence, on a cru le tabou brisé quand des ministres se confiaient aux journalistes qui attendaient la fin des travaux. Juste un coup d’essai. Ce n’est plus un secret, l’accès à l’information publique est rare. Conséquence : la seule source reste la rumeur et…la clameur. Tout le monde s’y plaît. Même l’opposition, composée d’intellectuels, verse dans des informations erronées, pas justes et fiables. Ainsi va le Togo qu’on doit commencer par vouloir changer.
Le parti au pouvoir, lui, aura souhaité que son porte-drapeau tienne promesse pour percer davantage. En 3 ans (entre 2007 et 2010), le parti majoritaire au parlement a grappillé quelques 300.000 voix supplémentaires, y compris dans les fiefs de l’opposition. De quoi confirmer cette avancée sur terrain adverse lors des législatives de 2012. «Cette victoire nous confère des responsabilités et des devoirs. Responsabilité de gérer dans l'intérêt de tous les Togolais les affaires de ce pays, qui est la propriété de tous. Devoirs de promouvoir un développement harmonieux et durable qui aura pour finalité l'homme. Devoirs de prendre les décisions, de les appliquer dans le respect et l'intérêt des autres», admettait courant mars Solitoki Esso, Secrétaire général du Rassemblement du peuple togolais (RPT).

Diplomatie et réalisme politique
Christophe Guilloteau : « je ne suis pas là pour commenter le passé, je suis là pour l’avenir »
Il a représenté personnellement le président français, Nicolas Sarkozy, à la cérémonie d’investiture du président togolais réélu, Faure Gnassingbé. Pendant que les détracteurs du candidat du RPT (au pouvoir) pensaient voir un rituel résumé à la seule famille politique du vainqueur, après avoir longtemps rêvé que la France ne reconnaîtra pas le scrutin du 4 mars parce que « l’opposition a été trichée ». Interrogé sur les manifestations hebdomadaires de contestation de l’UFC-FRAC, Christophe Guilloteau répond, sans hésitation : « je ne suis pas là pour commenter le passé, je suis là pour l’avenir ». Et d’ajouter : « c’est l’aboutissement d’un processus électoral souverain. Votre président a devant lui un mandat de cinq ans pour le bien de son peuple ».
Visiblement, l’opposition de rue ne doit pas trouver un écho favorable dans ces propos officiels de la France, de surcroît membre influent au sein de l’Union européenne lorsqu’il s’agit de débattre du dossier Togo. C’est peut-être un non événement pour Fabre et ses amis marcheurs du samedi qui ont déjà catégorisé l’Union européenne parmi les « complices » de la victoire de Faure Gnassingbé. Le crime aura été de ne pas soutenir l’UFC-FRAC dans sa tentative à prendre le pouvoir. Ils ont orchestré tout le tapage nécessaire à l’encontre de l’organisation européenne, avec des réquisitoires virulents. Désormais, pour eux, seule l’Organisation des Nations Unies peut être un médiateur crédible dans le dialogue qu’ils appellent de tous leurs vœux à travers les marches.
Au lendemain des résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle, la France n’a pas manqué d’adresser ses félicitations au président réélu, après un scrutin reconnu par la communauté internationale. Depuis novembre 2008, l’Elysée avait indiqué soutenir «un processus démocratique et transparent», alors prévu en 2010. De tout temps, la France a été le principal soutien européen du Togo. Même en périodes de crise politique. On lui doit la relance des pourparlers avec l’Union européenne qui ont abouti à la reprise de la coopération, suspendue en 1993. «La France a toujours veillé à maintenir à un niveau significatif sa coopération, même lorsque votre pays connaissait des vicissitudes et qu’une partie de la communauté internationale s’en détournait», déclarait à juste titre Alain Joyandet, alors secrétaire d’Etat français à la Coopération, lors la signature à Lomé du Document cadre de partenariat (DCP) qui mettait au profit du Togo une enveloppe de 92 milliards de francs Cfa sur la période 2008-2010 pour le financement de l’éducation, la remise de dette, la santé, les infrastructures… Elle est résolument tournée vers l’avenir.

Assemblée nationale
Les députés de l’UFC et du CAR ne veulent pas du statut de l’opposition

Chose paradoxale ce 6 mai 2010. Au moment où le parlement inscrit de procéder au vote de la loi portant statut de l’opposition, ce sont les députés issus de l’Union des forces de changement (UFC, 27) et ceux du Comité d’action pour le renouveau (CAR, 4) qui décident de sortir de la salle dès l’annonce du début de la séance. Ils étaient présents jusque-là. Seul le député Habia Nicodème est resté pour suivre l’ouverture de la plénière du jour. Conformément à la tradition parlementaire, le président de l’Assemblée nationale a ouvert la séance avant de faire constater qu’elle ne pourra valablement se tenir à cause de la démission du gouvernement. Autrement, il n’y avait pas de commissaire du gouvernement, ni du ministre chargé des relations avec les Institutions.
Voilà l’autre face d’une opposition qui fuit son statut pour finalement crier que le texte a été taillé sur mesure par le seul pouvoir RPT. Le 23 avril dernier, la Commission des lois avait procédé à l’étude au fond du tout premier statut de l’opposition. Il faut rappeler qu’aux temps forts des revendications, l’opposition a toujours crié son droit légitime de se doter d’un statut lui accordant des droits et…devoirs. L’idée de responsabiliser l’opposition a pris corps avec le pouvoir de Faure Gnassingbé. «Dans toute démocratie moderne, l’opposition a un grand rôle à jouer», rappellait le communiqué ayant sanctionné le conseil des ministres de Kara qui adoptait le projet de loi. Le texte innove, en instituant une rencontre nationale annuelle entre la tête de l’Etat et les responsables politiques en vue d’échanger et «de traiter des grandes questions d’intérêt du moment».
En son état de projet, la future loi octroie une place de choix au chef de l’opposition parlementaire, celui-là dont le parti a obtenu le plus grand nombre d’élus au sein de la minorité parlementaire (UFC, aujourd’hui). Celui-ci est invité à toutes les cérémonies officielles de la République. En cas de force majeure, il peut se faire représenter par un responsable de son parti de rang élevé.
Le chef du parti le plus représentatif qui n’assiste pas aux cérémonies officielles auxquelles il est invité et qui n’y envoie pas de représentant en informe, par lettre motivée, le conseil de conciliation qui y donne la suite qu’il estime utile. A terme, ne peuvent bénéficier du statut de l’opposition politique que les partis politiques qui possèdent un siège et qui mènent leurs activités statutaires sans interruption. Pour leur part, les partis (opposition et majorité) ont le devoir d’éviter «des propos ou écrits injurieux, calomnieux ou diffamatoires». Plus est, il est institué au moins une fois par an une rencontre nationale entre le Président de la République et les partis de la majorité gouvernementale et de l’opposition.

Réhabilitation du Boulevard de l’Oti 2
L’entreprise GELLOCQ-Togo corrige les ratées

On disait le boulevard de l’Oti 2 réceptionné depuis février dernier. «Les travaux essentiels sont terminés», explique-t-on, de toute façon à l’Agence d’exécution des travaux urbains (AGETUR-Togo), maître d’ouvrage du projet. Les travaux, commencés en juin 2009, ont permis de transformer cette artère du quartier Bè-Kpota en deux voies dans les deux sens. Le feu vert était donné aux véhicules d’emprunter la nouvelle voie au départ d’Adakpamé lorsque des ouvriers ont été de nouveaux aperçus à des endroits du pavé. Qui pour démonter les morceaux de pavés et les remettre. Qui pour arranger les bouches de caniveaux. Dans les deux cas, l’entreprise GELLOCQ-Togo – qui a exécuté les travaux –, et les riverains de Bè-Kpota sont pointés du doigt.
Pour GELLOCQ-Togo, il y aurait, ce qu’on appelle techniquement, «dégradations à des endroits» de la route. La faute est revenue finalement au moulage des pavés. A l’appel d’offre, les échantillons de pavés présentés par les soumissionnaires ont les traits absolument parfaits. Mis ensemble en grand nombre pour en faire une route, cela pose problème, «parce qu’ils ne s’incrustent pas finalement bien l’un dans l’autre», explique Jean-Paul Bignang, chef de projet. On envisage, à l’Agetur-Togo, d’imposer dorénavant aux soumissionnaires de proposer les échantillons en grand nombre. Ce qui permettrait d’identifier en amont les éventuelles ratées dans l’exécution de ce genre de projets.
L’explication peut convaincre. Mais la réapparition des agents de Gellocq-Togo sur un chantier déjà achevé a donné aux usagers l’impression d’un travail bâclé. D’où des commentaires assez fâcheux et l’inquiétude des conducteurs de taxis et taxis motos sur la capacité des entreprises nationales à pouvoir tenir sur le marché du BTP au où de grands chantiers sont lancés par les autorités. Le boulevard de la Kara, qui traversent les quartiers Wuiti et Adéwui ont connu le même spectacle. Là, on a parlé d’un mauvais entassement du sol avant la pose des pavés.
Les riverains se déchargent
Pendant que Gellock-Togo devait corriger ses tirs, les riverains de Bè-Kpota lui imposaient d’autres charges au niveau des caniveaux. A défaut d’emporter des pièces de pavés, des habitants ont porté leur choix sur les grilles qui protègent les bouches de caniveaux contre l’entrée des corps solides. Pour y arriver, ils ont dû défoncer les bords ; ce que l’entreprise prestataire ne pouvait pas ne pas arranger. Les caniveaux ainsi ouverts, et non protégés, s’offraient à toutes sortes de décharges : déchets plastiques, déchets ménagers et fonds de marmite. Mieux, ceux qui manqueraient de sanitaire à la maison ont eu la géniale idée de faire dans les sacs plastiques et d’attendre la nuit pour les foutre dans le trou.
Malgré tout le tact dont ils ont usé auprès des riverains, les responsables d’Agetur-Togo n’ont pu identifier les personnes qui pouvaient poser de tes actes. Chaque maisonnée renvoie la responsabilité sur les voisins. Deux mois à peine après la fin des travaux, le Boulevard de l’Oti est soumis à rudes épreuves. A croire que certains citoyens ont horreur du bien.
Mais le pire est encore à redouter pour ce boulevard. Au rond point du cimetière municipal aménagé en pavés, Agetur craint une dégradation en temps de pluies. La pente de la voie à ce niveau offre l’occasion aux eaux de ruissellement d’enlever le sable sur lequel les pavés sont tassés.
Lancé le 26 juin 2008, le projet d’agrandissement du Boulevard de l’Oti est financé à hauteur de 1 million de dollars US (un peu plus de 400 millions de francs Cfa d’alors) par la Banque mondiale. Ce volet fait partie du Projet de réhabilitation et d’entretien des infrastructures de Lomé (PREIL). Au préalable, il a fallu dédommager, à près de 20 millions de francs Cfa, la SALT, pour la construction d’un nouveau mur, et des commerces divers érigés sur l’espace, après avis des intéressés et du Comite de développement du quartier (CDQ).
Le Document Intérimaire de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DISRP), adopté par le gouvernement togolais en mars 2008, a relevé l’état défectueux des routes au Togo et la nécessité de les réhabiliter. Le projet PREIL s’inscrit dans ce cadre. Il faut rappeler que la levée de la suspension des décaissements de la Banque mondiale pour le Togo qui est intervenue le 30 mai 2008 a été accompagnée par l’approbation par le Conseil d’administration de l’institution d’une Note de Stratégie Intérimaire (NSI) qui a prévu un certain nombre de projets pour le Togo d’ici à juin 2010.

La Banque mondiale s’ouvre au public
Début le 1er juillet de l’info tous azimuts
Quelques jours après avoir annoncé l’accès, gratuit et libre, du public de touts pays à ses données statistiques (L’Union n°287), le groupe de la Banque mondiale va plus loin et reprécise sa décision. A compter du 1er juillet 2010, l’info sera servie en continu au public de chercheurs, de journalistes, de la société civile ou d’autres institutions qui en ont besoin sur le site web, donnees.banquemondiale.org. Cette nouvelle étape a été annoncée mercredi au cours d’une visioconférence de responsables de la Banque depuis le siège de Washington.
Ainsi, les visiteurs du site web pourront avoir accès, notamment à la revue des dépenses publiques, à des résultats d’études, ou à des aide-mémoire sur des pays, etc. Sans restriction et dès que lesdites informations sont établies et disponibles. Sauf que, à la demande d’un pays membre, une information jugée sensible ou confidentielle peut ne pas être livrée par la Banque. D’autant que les données en questions proviennent de diverses sources, notamment des pays membres du Groupe de la Banque mondiale, et de plus de 30 organisations internationales, organismes privés et ONG partenaires. Rétention d’information, cela s’appelle. Et le droit à l’information étant unanimement reconnu par les instances internationales, il est accordé au public de saisir des organes spécifiques de la Banque mondiale pour se plaindre et être rétabli dans ses droits.
D’ici au 1er juillet, et en attendant de jouir de ces droits, le public est servi gratuitement par plus de 2000 données statistiques, sur 209 pays membres, couvrant une période de 50 ans, en matière de santé, d’économie, de finance, d’éducation, ou d’environnement. Des données qui, pour la plupart, n’étaient disponibles que par abonnements payants. Les utilisateurs pourront, si besoin en est, télécharger des séries de données spécifiques pour un pays ou un indicateur donné, et avoir rapidement accès à des données brutes.
En exemples de données, «Les Indicateurs de développement dans le monde» (World Development Indicators), les «Indicateurs de développement en Afrique» (Africa Development Indicators), «Le financement du développement mondial» (Global Development Finance), Global Economic Monitor, et Doing Business. Et, pour la première fois, ces données sont disponibles dans d’autres langues que l’anglais, à savoir en français, en espagnol et en arabe.
La décision de s’ouvrir au public s’inscrit dans le cadre d’une série de mesures entreprises à la Banque mondiale pour accroître l’accès à l’information. Il s’agit aussi de contribuer à favoriser des prises de décisions plus éclairées en matière de politiques de développement.

Sur le marché interbancaire
Le Togo a prêté 3,5 milliards Cfa fin avril
Les opérations interbancaires effectuées dans l’espace de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA), du 21 au 27 avril 2010, ont atteint un total de 114,36 milliards de francs Cfa. Les prêts ont atteint 57,180 milliards de francs, avec autant pour les emprunts. Le taux moyen pondéré est de 3,71%, et le taux minimum est fixé à 2,50% selon un communiqué de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao).
Les établissements de crédits du Togo ont prêté 3,5 milliards de francs Cfa, contre 500 millions d’emprunts. Le Sénégal a enregistré le plus gros prêt à 19,5 milliards de francs (contre 12,5 milliards), suivi du Burkina Faso à 14,0 milliards et du Mali à 13,0 milliards de francs. La Côte d’Ivoire a le plus emprunté à 31,18 milliards de francs contre des prêts à 2,28 milliards. Les établissements de crédits de la Guinée-Bissau et du Niger n’ont pas participé à l’opération.
Le taux maximum est fixé à 7,25%.

Musique
ERIC revient avec l’Exilé
Le maître du Hip Hop togolais revient en juin avec le lancement officiel d’un troisième album au titre évocateur « L’Exilé », qui porte les marques de son séjour en Europe. L’artiste en avait déjà parlé lors de son dernier concert en 2009 au CCF et en avait chanté un morceau. L’album annoncé depuis a mis du temps à sortir, histoire peut-être de bien lui donner une certaine maturation. Eric MC fera une dédicace promo de l’Exilé le 11 mai prochain au Stand Studio Lumumba sur le terrain Forever aux cotés de Poundy Cissé, La Source, Risher, Elom 20ce et Yack More à partir de 16 heures.
Cet artiste est auteur de deux albums d’une richesse étonnante qui l’ont révélé au public. C’est un travail fait surtout sur l’argot de Lomé, le mina-ewé chanté avec une certaine dérision matinée de ces révoltes qui composent les musiques urbaines. Il en est ainsi du premier album « Adjamofo » et du second « Mimbomofo ».
Forte personnalité, Eric MC avait eu maille à partir avec certains médias, mais personne ne peut lui dénier sa valeur et ses qualités intrinsèques de pionnier de la chanson hip hop togolaise. Peu de musiciens togolais peuvent se prévaloir de son audience. Jeune-Afrique lui avait consacré une page de portrait.

Petits métiers
Cartes et puces font aussi vivre
L’activité a donné du travail à de nombreux jeunes loméens qui l’exercent sans complexe.
L’explosion de la téléphonie mobile a créé de nombreuses opportunités d’emplois. Vendeurs de téléphones, réparateurs, revendeurs de cartes de recharge et de puces, beaucoup de jeunes loméens trouvent leur compte dans le secteur. L’activité qui offre le plus d’emplois est sans doute la vente de cartes et de puces téléphoniques. En effet, les revendeurs de ces produits se croisent partout en ville : aux ronds-points et carrefours, sur les trottoirs, devant les services publics ou privés. 
Certains revendeurs de puce et de cartes agacent par leur agressivité commerciale. Ils n'hésitent pas à se faufiler entre les véhicules pour proposer leurs marchandises. Avec les mendiants et d’autres vendeurs à la sauvette, ils encombrent la circulation, notamment au niveau des feux rouges.
Au moindre signe d’un passant, ils accourent vers celui-ci, même si cet appel ne leur est pas destiné. Il faut dire que la concurrence est rude dans le créneau où l’on n’a pas besoin de gros moyens pour s’installer.
Jonas fait partie des nombreux jeunes qui ont trouvé refuge dans l’activité. Agé d’une vingtaine d’années, il a abandonné l’école en classe de seconde A4 en 2004. Depuis, il errait à longueur des journées à la recherche d'un hypothétique emploi. Il a fini par s’installer dans la revente de cartes et puces de téléphone. «Depuis que j'ai quitté l'école je ne fais que ça. Je n’ai appris aucun autre métier», confie le jeune homme.

Pour devenir revendeur, Jonas, comme tous ses collègues, est passé par ceux qu'on appelle dans le jargon du métier, les «démarcheurs». Ceux-ci sont également nombreux. Ce sont eux qui traitent avec les directions des sociétés de téléphonie mobile (Togocel et Moov). Ce sont donc ces mêmes démarcheurs qui choisissent leurs hommes de confiance parmi les revendeurs. Ils fournissent ensuite les cartes et des puces en fonction des moyens financiers du revendeur. 
Devenir revendeur demande en effet un fonds minimum. Il faut déposer au niveau du démarcheur un minimum 50 000 Fcfa pour qu'il accepte de vous fournir toutes les catégories de cartes de recharge. De la carte de 200 Fcfa à celle de 45000 Fcfa. Et quand un revendeur veut s’approvisionner en puces de téléphone, la garantie financière grimpe.
Les démarcheurs expliquent cette situation par le fait que la gestion des puces est beaucoup plus compliquée. Car les clients préfèrent certains numéros à d'autres. Les numéros les plus recherchés sont ceux commençant par le chiffre 9. Ces numéros sont les plus recherchés, alors que l’on ne trouve pratiquement sur le marché que des numéros commençant par les chiffres 0 et 7.
Comme dans tout métier, celui de revendeur de cartes et de puces de téléphone connaît aussi ces moments de difficultés. Celles-ci surviennent généralement pendant les campagnes de promotion qu’initient les sociétés de téléphonie mobile à l’occasion des fêtes. Pendant ces périodes, les sociétés proposent la puce à … 1000 Fcfa. « Ce sont des moments durs pour nous », confirme Jonas.
Le métier de revendeur nourrit-il son homme ? Selon divers interlocuteurs, ce sont les petites cartes de recharge qui maintiennent le dynamisme de l’activité. «Les cartes de recharge du profil privilège de Togocel et de 5000 Fcfa de Moov s'écoulent très lentement sur le marché. La plupart des clients n’achètent que les cartes de 500, 1 000 ou 2 000 Fcfa. Moi je peux passer un mois sans pouvoir vendre une seule carte de recharge de 45 000 ou de 9 000 Fcfa », assure Jonas.
Fataou et Eli gagnent également leur vie dans cette activité qu’ils exercent depuis plus de 3 ans.
Ils évoquent tous deux, les mêmes difficultés. Ils assurent qu’ils gagnaient beaucoup plus avant. « Il fût un moment où sur chaque carte de recharge de 2 000 Fcfa écoulée, on réalisait un bénéfice de 150 Fcfa ou un peu plus. Celui qui parvenait à écouler une carte de 5 000 Fcfa avait un bénéfice de 600 à 750 Fcfa. Mais aujourd’hui, le bénéfice sur une carte de recharge de 5000 Fcfa ne dépasse guère 400 Fcfa », constatent-ils. 
Tout en refusant de dévoiler leur gain quotidien, tous les revendeurs approchés s'accordent à dire que «le marché est très dur maintenant». « Nous gagnons tout juste notre vie, mais impossible d’épargner quelque chose. Je pratique cette activité en attendant mieux.
Certains dénigrent notre métier et nous demandent d’aller cultiver au village », confie Fataou en relevant qu’il vaut quand même mieux de pratiquer cette activité que d’aller voler ou escroquer les gens.

8 mai : Journée mondiale de la croix rouge et du croissant rouge
Le 8 mai est la journée mondiale du Mouvement International de la Croix Rouge et du Croissant Rouge. Au Togo comme dans tous les pays, le Comité Internationale de la Croix Rouge s’est donné pour missions, de porter secours sans discrimination aux blessés des champs de bataille, de prévenir et d’alléger en toutes circonstances les souffrances des hommes. Dans le souci de respecter son principe de base, l’humanité, il protège la vie, la santé et le respect de la personne humaine. C’est à partir des années 90 que la Croix Rouge Togolaise (CRT) va réellement s’affirmer sur le terrain par les secours d’urgence qu’elle apportait aux blessés pendant les troubles sociopolitiques.
Elle s’est par la suite impliquée dans la gestion des mouvements des populations entre 1991-1994 et le rapatriement des réfugiés togolais à l’extérieur. Par sa politique de secours et de réponses aux catastrophes, la CRT a assisté les populations touchées par l’épidémie de choléra (en 2004, 2008 et 2009) et les victimes des inondations (1999-2001; 2007-2008). Sur le plan institutionnel, on peut noter une professionnalisation de la CRT qui se traduit par la mise en place de quatre coordinations régionales (régions des plateaux, savanes, maritime et centrale) afin de décentraliser les structures.
Pour la CRT la fidélisation des volontaires et la mobilisation de ses propres ressources sont des éléments très importants pour la survie du mouvement. Elle met également un accent particulier sur la poursuite du processus de décentralisation et l’assurance d’une autonomie financière. Afin, elle envisage la promotion du statut socioéconomique de la femme à travers la stratégie des Clubs de Mère et le Renforcement des capacités des communautés dans le domaine de la réduction des risques.

© L’Union du 7 mai 2010

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