Mesures contre la vie chère

04/07/2008
Mesures contre la vie chère

L'hebdomadaire L'Union publié vendredi indique que depuis le début du mois de juillet, le prix du sac de 100 kilos de maïs a baissé à 14.000 francs et le bol de 2,5 kilos est fixé à 350 francs. Pour le journal, cette mesure s'inscrit dans les efforts déployés par les autorités pour alléger la facture des consommateurs en pleine crise alimentaire due à la hausse des prix de première nécessité.

L'hebo rapporte dans le même numéro qu'un seul texte reste à examiner pour parvenir au vote d'une ensemble législatif complet sur la décentralisation. Le Togo devra ensuite organiser des élections locales grâce auxquelles villes et régions bénéficieront de davantage d'autonomie. Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Assemblée nationale

Djobo au bureau, Touh au Conseil supérieur de la magistrature

L'Assemblée nationale a profité de la clôture de sa session pour pourvoir au poste de 2è vice-président laissé vacant par Kanekatoua Yao, qui avait démissionné en novembre 2007. Depuis le 30 juin 2008, Djobo Nassara épouse Ouro Bang'na, députée du RPT, occupe le poste après une élection où elle était seule en lice.

Dans un second temps, le parlement a élu son représentant au Conseil supérieur de la magistrature. Il s'agit de Pahorsiki Touh du RPT (50 voix obtenues) qui était opposé à Isabelle  Améganvi de l'UFC.

En conformité avec l'article 116 de la loi fondamentale, le Conseil supérieur de la magistrature présidé par le président de la Cour suprême est composé de neuf membres dont trois magistrats de la Cour suprême, quatre magistrats des cours d'appel et tribunaux, un député élu par l'Assemblée nationale au bulletin secret et une personnalité n'appartenant ni à l'Assemblée nationale, ni à la magistrature, choisie par le Président de la République en raison de sa compétence. Les procès-verbaux de l'élection des membres élus du Conseil sont transmis par le ministre de la Justice au président de la Cour constitutionnelle qui, à défaut de contestation, en constate par ordonnance la régularité et les transmet au Président de la République. Celui-ci nomme par décret les membres du Conseil.

Les membres du Conseil supérieur de la magistrature sont nommés pour un mandat de quatre ans renouvelable une seule fois. Aucun membre ne peut, pendant la durée de ses fonctions au Conseil, exercer les professions d'auxiliaire de justice ou d'officier ministériel. Tout membre peut démissionner par lettre adressée au président du Conseil. Son remplacement est pourvu dans un délai de trente jours dans les mêmes conditions que celles de son élection. Le nouveau membre achève le mandat de son prédécesseur.

L'avis du Conseil supérieur de la magistrature est requis dans le recrutement de tout magistrat, la nomination des magistrats du siège et des magistrats du parquet. Le Conseil contrôle et arrête chaque année le tableau d'avancement des magistrats. Il statue comme conseil de discipline des magistrats. En plus, le Président de la République consulte pour avis le Conseil sur les demandes de grâce, les projets de loi d'amnistie et les questions concernant l'indépendance de la magistrature.

Le Conseil se réunit en session ordinaire au début de chaque trimestre et en session extraordinaire sur convocation de son président ou à la demande du tiers de ses membres. Il ne peut délibérer valablement que si au moins six de ses membres sont présents.

Contre la vie chère au Togo

L'OSAT diminue de nouveau le prix du maïs

«Depuis le 1er juillet 2008, le prix du sac de 100 kilos est ramené à 14.000 francs au lieu de 16.000 francs et le bol de 2,5 kilos est fixé à 350 francs au lieu de 400 francs».

Ce sont les termes d'un communiqué rendu public cette semaine par l'Observatoire de la sécurité alimentaire du Togo (OSAT). La mesure vise, selon l'institution, à soulager davantage le consommateur dont le pouvoir d'achat ne permet plus, sous certains toits, de s'assurer les trois repas du jour. Autrement, il est question d'obliger par ricochet les commerçants à diminuer le prix de vente actuellement pratiqué sur le marché local. Car ceux-ci persistent à maintenir ce coût à la hauteur de 600 francs CFA malgré les efforts du gouvernement. Dans un second temps, il faut encourager les gens à se diriger vers les kiosques OSAT nonobstant les tracasseries en terme de formalité et d'attente.

Déjà, début mai, l'Observatoire a éjecté 6145,27 tonnes de maïs –constituant la réserve de l'institution–sur le marché pour la présente campagne afin de stabiliser le prix. Mieux pour combattre la spéculation organisée par des commerçants véreux. A l'époque, la distribution par région était ainsi faite : Maritime (2128,71 tonnes), Plateaux (1143,4 tonnes), Centrale (783 tonnes), Kara (631,153 tonnes) et Savanes (1459 tonnes). Aujourd'hui, dix-sept points de vente sont ouverts à Lomé.

Le nouvel acte s'insère a fortiori dans les efforts de l'Exécutif à subventionner le maïs. Depuis le 1er février 2008, l'OSAT a déversé son stock de sécurité sur toute l'étendue du territoire national. Le prix du sac de 100 kilos se vendait à 16.000 francs au lieu de 18.023 francs, et celui de 50 kilos à 8.000 francs. La différence de 2.000 francs par sac est ainsi supportée par le gouvernement.

En rappel, l'Observatoire est créé depuis 1997 avec pour mission de réguler à deux niveaux les prix. Une régulation au niveau des paysans, exécutée souvent pendant les récoltes pour contrôler la disponibilité importante des produits. Ainsi, l'Etat accorde des subventions pour racheter les récoltes à la source afin que les paysans rentrent dans leurs fonds pour la relance de la nouvelle production. La seconde régulation, elle, se situe en aval au niveau des consommateurs ; les stocks engrangés pendant l'abondance sont reversés en période de soudure généralement sur le marché à des prix acceptables.

Dans la recherche d'une bonne maîtrise de la sécurité alimentaire et pour combler le vide, l'OSAT soutient la production en accordant régulièrement des crédits agricoles, des crédits en intrants et des prêts scolaires, sur initiative du gouvernement. Un type d'achat indirect : les paysans remboursent par les fruits de la récolte, sur la base d'une équité.

Décentralisation

Plus qu'un texte pour sauter le verrou législatif

Quatorze nouveaux articles adoptés par le parlement balisent la voie de la décentralisation en projet au Togo. La loi portant coopération entre collectivités territoriales complète depuis la semaine dernière l'arsenal déjà composé par la loi relative aux modes de gestion des services publics locaux et celle portant statut des agents des collectivités territoriales.

Les collectivités territoriales peuvent instituer entre elles des relations de coopération. La coopération peut se traduire par la création d'une structure de promotion et de coordination des actions de développement dans des domaines spécifiques intéressant les collectivités territoriales concernées. Les ressources proviennent des contributions des collectivités territoriales membres, d'un transfert de certaines de leurs ressources, de dotations spéciales de l'Etat, des subventions de la coopération décentralisée et des emprunts.

Aux termes de l'article 7 de la loi, la coopération entre collectivités territoriales est organisée à travers les modes de coopération suivants : convention, syndicat de communes, communauté de communes, communauté urbaine et entente. La convention est la forme de coopération par laquelle deux ou plusieurs collectivités territoriales s'engagent à réaliser ou à conserver, à frais communs, des ouvrages ou des institutions d'utilité commune. Le syndicat de communes, lui, est un établissement public de coopération intercommunale associant deux ou plusieurs communes en vue d'entreprendre des activités ou de créer des services communs.

Tandis que la communauté de communes ou la communauté urbaine est un établissement public de coopération intercommunale regroupant plusieurs communes et ayant pour objet d'associer des communes au sein d'un espace de solidarité en vue de l'élaboration d'un projet commun de développement et d'aménagement de l'espace. Deux ou plusieurs collectivités territoriales peuvent conclure une entente sur des objets d'utilité commune relevant de leurs domaines de compétence.

Avec ce vote, on signale qu'il ne reste qu'un seul texte sur les quatre projets de loi portant décentralisation dont le parlement est officiellement saisi depuis son installation en 2007.

Dégradation des routes

Le parcours du combattant pour les semi-remorques

La chose est vécue tous les ans, en saison de pluies. Comme pour tester la résistance des semi-remorques en provenance des pays du Sahel. Au finish, c'est la latérite du quartier Attiégou qui prend le dessus sur les vieux briscards de la route que sont les Sahéliens.

Point n'est besoin de s'étonner de la constante fréquence des semi-remorques du Burkina Faso, du Mali ou du Niger au centre ville, particulièrement sur l'avenue Jean Paul II. Où ils foncent et défoncent le bitume à la hauteur de Nukafu. Et pourtant, il était prévu et dit que ces camions, souvent surchargés et encombrants pour la circulation, devaient contourner la ville par le quartier Attiégou, le site de la Foire d'exposition Togo 2000, le quartier Kégué…pour enfin atterrir sur la nationale n°1 à Agoényivé.

Ils n'en peuvent plus d'affronter la boue, au prix de leurs chargements. Il y a juste deux semaines, en début de soirée, derrière la clôture de l'aéroport, un semi-remorque, immatriculation burkinabé, en partance du Port autonome de Lomé, n'a pu éviter de renverser tout son chargement dans la petite marre. Il venait juste de passer le premier test, un énorme trou rempli d'eau malaxée avec la latérite au niveau de la ferme avicole d'Attiégou. Il lui restait la seconde épreuve, juste derrière la clôture de l'aéroport. Là, le camion rendit l'âme, se renversa dans la boue, les 20 roues en l'air. Son collègue qui, lui, s'apprêtait à le croiser pour se rendre au port, prit peur et marqua un arrêt. Erreur ! Il s'enfonce. Et commence à s'incliner. L'équipage dût abandonner le navire.

Le spectacle est courant toutes les fois qu'il pleut. Avec l'abondance des pluies cette année, l'axe est impraticable et redouté même par les motos et les piétons. Résultat : tous les semi-remorques qui viennent charger au port de Lomé ont choisi depuis trois semaines de contourner la voie de contournement à eux prévue par les autorités.

Dans le quartier, l'on ne manque pas de commentaires déplaisants au sujet du Port de Lomé qui, d'après des propos, «a suffisamment fait de sous pour offrir une bonne route à ses gros clients». D'autres ont cru à l'imminence d'un projet à financer par l'Union européenne lorsque, fin novembre dernier, une convention de 2 millions d'euros, environ 1,3 milliard de francs Cfa, a été signée entre le Togo et l'Union européenne pour l'étude de faisabilité.

Aux nouvelles, il paraît que le projet est au niveau du département des Transports. On a voulu comprendre entre-temps, mais notre protocole de questions serait en étude.  

Eau et cultures vivrières

L'AFD appuie le Togo avec plus de 8,7 milliards

L'agence française de développement (AFD), réunie en Conseil d'administration le 26 juin, a approuvé l'octroi d'une subvention de 2,5 millions d'euros, soit plus de 1,6 milliard de francs Cfa, au Togo pour soutenir ses achats d'engrais pour les cultures vivrières, dans le cadre d'un appui budgétaire, a indiqué l'agence dans un communiqué. Avec près 6,5 millions d'habitants, le Togo a connu depuis le début des années 90 une grave crise politique et sociale qui a fortement freiné son processus de développement, augmenté la pauvreté et occasionné une réduction massive de l'aide extérieure.

Depuis mi-2006, dans un contexte apaisé mais fragile, les autorités se sont efforcées d'amorcer le redressement du pays. La conjoncture se caractérise actuellement par la fragilité de la croissance économique et le pays est confronté au choc du renchérissement des produits pétroliers et des denrées alimentaires importées, souligne l'AFD.

La subvention 2008, d'un montant équivalent à celle allouée en 2006, sera ciblée sur la crise alimentaire (subvention des achats d'engrais pour les cultures vivrières).

L'eau

Par la même occasion, l'AFD a par ailleurs approuvé l'octroi d'une subvention de 11 millions d'euros, sot 7,15 milliards de francs Cfa, au Togo pour l'amélioration de l'alimentation en eau potable de la ville de Lomé. Le pays connaît un important retard dans le développement des infrastructures, en particulier dans le secteur de l'eau. Ce secteur est confronté par ailleurs à des problèmes d'organisation et de gestion et le taux de desserte et la qualité du service y sont les plus bas de la sous-région, affirme l'AFD.

Les autorités ont entrepris des réformes, souhaitent adopter un nouveau cadre institutionnel et juridique et aider la société Togolaise des Eaux (TdE) à améliorer sa gestion technique et commerciale.

Le concours permettra d'augmenter l'accès à l'eau potable de la population de Lomé et d'inscrire ce secteur et la TdE dans une dynamique de développement durable. A l'horizon 2012, la capacité installée passera de 40.200 m3/jour à 66.960 m3/jour et 4.000 nouveaux abonnés seront branchés. Le projet aura un effet positif sur l'emploi, contribuera à l'amélioration des conditions de vie des habitants et réduira significativement leur exposition aux maladies hydriques, ajoute le bailleur.

Energie hydro-électrique

La Banque mondiale apporte un financement additionnel à Adjarala

Le Conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé, le 26 juin, un financement additionnel d'un montant total de 7 millions de dollars US, environ 2,8 milliards de francs Cfa, pour renforcer et étendre les réalisations du projet de Fourniture des Services d'Energie (PFSE) au Bénin. Le montant additionnel approuvé, précise la Banque,, va servir à réaliser des études et activités spécifiques, notamment des études d'ingénierie quant à la faisabilité sur le site de Maria Gléta qui est prévu pour servir de site d'implantation du projet régional de Système d'échange d'énergie électrique ouest-africain (West Africa Power Pool—WAPP). Ainsi qu'à des études préparatoires pour le Projet Hydro-électrique d'Adjarala.

Le financement additionnel de la Banque va en outre permettre de réaliser l'extension des systèmes de transmission et de distribution. A savoir la réhabilitation à la sous-station thermique de la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE) à Akpakpa, l'amélioration du réseau de distribution de la SBEE, l'installation des équipements de protection aux sous-stations de la Communauté électrique du Bénin (CEB) pour permettre l'opération de transmission de la boucle dans le sud du Bénin. Il doit enfin permettre la fourniture de têtes de câbles pour relier les stations de Djougou et Parakou.

Pour Madame Fanny Missfeldt-Ringius, Spécialiste principal en énergie et Responsable du PFSE à la Banque mondiale : «Le financement additionnel qui vient d'être approuvé pour le PFSE s'inscrit dans les grandes priorités de la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (SCRP) que le Gouvernement béninois a élaboré en 2006. A travers ce nouveau financement, la Banque mondiale tient à contribuer aux côtés du Gouvernement à mettre à la disposition des populations béninoises des services d'énergie fiables et abordables qui restent déterminants pour la croissance économique du Bénin».

Le projet de Fourniture des Services d'Energie a démarré en 2005, avec pour objectif de développement principal d'élargir l'accès aux services d'énergie moderne pour les populations béninoises dans les milieux urbains, péri-urbains et ruraux. Le projet initial a reçu un financement initial de 45 millions de dollars US de la Banque mondiale, 12 millions de dollars US du Fonds Nordique de Développement, et 8 millions de dollars de la Banque Africaine de Développement. Le Projet est mis en Œuvre par la SBEE, la CEB, et la Direction Générale de l'Energie.

© L'Union du 4 juillet 2008

 

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