Mobilisation des partenaires

23/01/2009
Mobilisation des partenaires

L'hebdomadaire L'Union revient vendredi sur les actions menées par l'Agence française de développement (AFD) au Togo. 17 millions d'euros vont être engagés dans différents projets dont le journal détaille les secteurs ; éducation, santé, infrastructures urbaines, agriculture, notamment. L'Union rappelle également que le gouvernement va mettre à la disposition des paysans environ 25.000 tonnes d'engrais pour la campagne agricole 2009–2010. Enfin, le journal mentionne l'aide de la BOAD pour la reconstruction du tronçon entre le poste-frontière d'Aflao (Bénin) et le rond point du Port autonome de Lomé.

##S_B##Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Par arrêté du ministre de l'Economie

Les sociétés d'assurance sommées d'ouvrir leur capital

Le gouvernement poursuit la mise en Œuvre de ses politiques de réformes et des programmes financiers concrétisés depuis le 15 février 2008 par une mesure portant création d'un secrétariat permanent. La nouveauté est contenue dans cet arrêté signé le 9 janvier 2009 par le ministre de l'Economie et des Finances, Adji Ayassor.

Le texte fixe les conditions de participation de partenaires techniques de référence au capital des sociétés d'assurance opérant sur le territoire togolais. Ainsi, le capital social de toute société d'assurance exploitant le marché togolais des assurances doit comporter des parts détenues par un ou plusieurs partenaires techniques de référence. Exception faite des sociétés d'assurance contrôlées par des sociétés ou groupes de sociétés d'assurance ou de réassurance.

Le ou les partenaires techniques de référence doivent détenir au moins la minorité de blocage, soit trente trois virgule trente trois pour cent (33,33%) de parts dans le capital social de la société d'assurance. On entend par partenaire technique de référence toute personne morale ayant exercé pendant au moins cinq (5) ans dans la profession d'assurance ou de réassurance.

Un délai maximum de huit (8) mois est accordé aux sociétés d'assurance existantes pour se conformer aux présentes dispositions.

Relance agricole

Les trois objectifs de la Table ronde de Kara

Dans le cadre de la conférence des partenaires au développement de Bruxelles de l'an dernier, l'une des conclusions était la nécessité d'approfondir et de préciser les priorités sectorielles et les orientations de l'action du gouvernement dans un certain nombre de secteurs faisant partie du PIAP (Plan intérimaire d'action prioritaire). Le PIAP inclut les secteurs les plus touchés qui nécessitent des actions à court terme compte tenu des attentes des populations. Parmi ces secteurs, la relance de l'agriculture et de la sécurité alimentaire. C'est ce qui explique la tenue, le 30 janvier prochain à Kara, d'une Réunion de concertation avec les partenaires ou table ronde sectorielle portant sur l'agriculture.

Le but visé par cette rencontre est de «partager avec les partenaires le cadre stratégique d'intervention», a souligné à L'Union le ministre de la Coopération, du développement et de l'aménagement du territoire Gilbert Bawara. En juillet 2008, on se rappelle, le gouvernement avait déjà adopté le plan d'urgence pour la relance de la production agricole, dans le but de juguler les conséquences de la récente crise alimentaire, et de relancer la production agricole en vue d'atteindre l'autosuffisance alimentaire. Et disposer éventuellement des excédents de productions céréalières qui pourront être commercialisés, et générer des ressources pour les paysans. Le dernier bilan prévisionnel de la production pour l'année 2008-2009, établi par la direction de la statistique agricole, relève un excédent de céréales, malgré les inondations. Un volume théorique excédent de céréales de 32.556 tonnes a été relevé.

Plus récemment, il a été adopté un programme national de sécurité alimentaire qui est beaucoup plus globale que la production agricole (terres, semences et intrants, conservation des produits vivriers, pistes rurales, maîtrise de l'eau…). La sécurité alimentaire, elle, concerne plus les considérations qualitatives.

La rencontre de Kara devra, ensuite, permettre de recueillir des partenaires des observations et des contributions en vue de discuter ces deux documents.

Bien évidemment, pour parvenir à ces objectifs, il faut beaucoup de ressources financières. Depuis là, le gouvernement a roulé sur ses propres ressources ; il manque l'accompagnement et le soutien des partenaires pour mobiliser davantage de ressources.

A terme, il s'agira d'intégrer ces besoins et ces réalités dans le DSRP (Document de stratégie de réduction de la pauvreté) complet qui est en train d'être affiné après la contribution écrite de la société civile et du secteur privé. Ceci participe du processus de consultations et de concertations qui gouverne l'élaboration du DSRP.

Sont attendus à Kara le monde paysan, à travers ses organisations faîtières (de productions vivrières et de rente), les partenaires activement impliqués dans le secteur agricole (PAM, FAO, BM, AFD, BOAD, PNUD, BIDC, Commission européenne…) et les partenaires bilatéraux.

«A la fin, nous espérons être parvenus à mieux expliquer nos objectifs, nos priorités, nos orientations en matière de relance de la production agricole et de sécurité alimentaire. Nous espérons avoir convaincu les partenaires de la nécessité de se mobiliser pour nous aider davantage. Nous espérons avoir contribué à restaurer un meilleur climat de confiance et d'optimisme au sein du monde paysan, que les gens aient le sentiment que les difficultés que nous avions connues par le passé sont en train d'être pris à bras-le-corps par le gouvernement», a estimé le ministre Bawara.

Coopération franco-togolaise

L'AFD engage 11 milliards pour le Togo

Pour les cinq prochaines années, l'Agence française de développement (AFD) engage 17 millions d'euros, soit 11 milliards de francs Cfa, au profit du gouvernement et du secteur privé togolais. La dotation va être décaissée progressivement, avec 7 millions d'euros (4,55 milliards de francs) dès 2009 pour la réalisation de programmes sociaux, a affirmé mercredi le directeur général de l'AFD, Jean-Michel Séverino, en visite à Lomé pour participer à une réunion annuelle avec la Banque ouest africaine de développement (BOAD). Une équipe technique sera à Lomé au cours de l'année pour identifier, notamment avec le secteur privé, les domaines à financer.

M. Séverino a aussi évoqué la contribution de l'AFD dans le domaine de l'hydraulique villageoise dans la région des Plateaux ainsi que l'eau et l'assainissement dans la ville de Lomé avec des programmes importants avec la Togolaise des Eaux TdE pour l'adduction d'eau et l'assainissement. L'AFD a également financé le dragage de la lagune de Bè dont les travaux vont commencer incessamment.

Jean-Michel Séverino a relevé l'engagement de son agence dans le secteur de la santé dans le projet visant à développer, sur la période 2007-2010, les  capacités du Centre national de transfusion sanguine de Lomé, à accompagner la décentralisation du système de transfusion sanguine et à soutenir le programme de lutte contre le sida pour lequel le Togo a bénéficié, début janvier, d'un don pour l'achat de médicaments antirétroviraux.  

L'enjeu pour l'AFD en 2009, a dit M. Séverino, est de mettre en place des  instruments de financement du secteur privé «de façon à accélérer la croissance économique dans le pays», a souligné le directeur de l'AFD. Il a indiqué qu'il croit en l'avenir économique du Togo,  précisant que les potentiels économiques sont là dans tous les domaines.  

«La France demeure le premier partenaire technique et financier bilatéral du Togo», a rappelé M. Severino qui souhaite que l'effort porte désormais sur une aide directe au secteur privé. «Grâce à la mise en place des instruments de financement du secteur privé du groupe de l'AFD, nous allons mettre au profit des petites comme grandes entreprises togolaises le maximum d'instruments utiles pour promouvoir la croissance et l'emploi», a précisé le patron de l'Agence.

En encadré

Activités de l'Agence Française de Développement au Togo

Les interventions récentes de l'AFD s'inscrivent dans les trois secteurs de concentration de l'aide française au Togo : éducation, santé, et infrastructures urbaines. Il s'agit essentiellement d'interventions sous forme de dons (sur la période 2001-2008, le montant total des subventions octroyées s'élève à 71 millions d'euros, soit environ 46,5 milliards de francs CFA). Des garanties et des prêts non souverains sont envisagés dans un futur proche (2009 à 2011) sous réserve de l'identification de contreparties solvables.

Secteur de l'éducation :

- Appui à la scolarisation du Nord Togo (coût total de 8,7 millions d'euros dont AFD : 6,3 millions, Etat et ONG Aide et Action International pour le solde). Le projet, en voie d'achèvement, a permis d'accroître la proportion d'enfants achevant une scolarité primaire dans la région de la Kara.

- Appui au pilotage du système éducatif togolais (2,3 millions d'euros). Ce projet, clôturé récemment (2008), a contribué au rétablissement des capacités de pilotage du système éducatif.

- Projet « Education pour tous au Togo » (10 millions d'euros, signature en juin 2008). Ce projet, en phase de démarrage, contribuera au développement de l'offre d'éducation dans la région des Savanes, à la mise en Œuvre d'un plan national de formation des personnels d'encadrement et d'enseignement, et au renforcement des capacités de pilotage du système dans le cadre du programme EPT.

Secteur de la santé :

- Développement des districts sanitaires de la région des Plateaux (5,5 millions d'euros), incluant la réali¬sation de la carte sanitaire de la région. Projet en voie d'achèvement (juin 2009).

- Sécurité transfusionnelle et lutte contre le sida (3,85 millions d'euros). Ce projet vise à développer, sur la période 2007-2010, les capacités du Centre National de Transfusion Sanguine de Lomé, à accompagner la décentralisation du système de transfusion sanguine, et à soutenir le Programme National de Lutte contre le Sida.

- Lutte contre la tuberculose : 3,0 millions d'euros pour un projet multi pays (dont le Togo) mené en colla¬boration avec l'Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (UICTMR).

- Financement d'un audit de la filière pharmaceutique (en cours).

- Don récent (début 2009), d'un montant de 750 000 euros, consacré à l'achat d'antirétroviraux destinés au traitement, durant une année, de 6 300 personnes vivant avec le VIH.

Infrastructures urbaines :

- Projet environnement urbain de Lomé : 8 millions d'euros pour le drainage des eaux pluviales (en cofinancement avec l'Union Européenne), la gestion des déchets solides et l'appui à la gestion municipale.

- Deux interventions en appui à la Société Togolaise des Eaux (TdE):

a. intervention d'urgence (opération terminée en 2007) : financement d'un groupe électrogène pour l'alimentation de huit forages à Lomé (400 000 euros).

b. dans la poursuite d'appuis apportés depuis plusieurs années à la Régie nationale des eaux du Togo (RNET) puis à la TdE, nouveau projet de renforcement des capacités de gestion de la TdE, incluant l'amélioration du niveau de service et de production d'eau potable et la réhabilitation des réseaux de la ville de Lomé (11 millions d'euros, en cours de lancement), dans le cadre d'une réforme institutionnelle du secteur de l'eau urbaine.

Interventions dans d'autres secteurs d'infrastructures :

- Hydraulique villageoise de la région des Plateaux (projet de 8,9 millions d'euros, dont AFD : 7,0 millions et contribution de l'Etat togolais et des populations bénéficiaires pour le solde) : appui à l'élaboration d'un document de politique nationale de l'eau potable et de l'assainissement en milieu rural et semi urbain (adopté par le gouvernement en juillet 2006) et création/réhabilitation d'environ 300 points d'eau (forages, adductions d'eau).

- Renforcement de la route nationale n°1 sur un tronçon nord de 136 kilomètres (9 millions d'euros), projet achevé en 2007.

Autres interventions au Togo : secteur financier national et régional

:

- Banque ouest africaine de développement (BOAD) : mise en place de lignes de crédit au bénéfice de cette institution régionale, devenue l'un des principaux partenaires et emprunteurs du groupe AFD.

- Projet de développement du marché financier régional : subvention de 5 millions d'euros pour le finan¬cement de l'appui technique au projet.

- Fonds de garantie des investissements privés en Afrique de l'Ouest (GARD : participation AFD de 27% au capital social de cette institution ayant compétence sur la zone CEDEAO.

- Fonds de capital investissement « Cauris Investissement » : participation de Proparco (10%) dans cette institution.

- Banque togolaise de développement (BTD) : participation AFD (3 %).

Aides budgétaires globales :

- A la demande du Ministère français de l'Economie et des Finances, aide budgétaire de 2,5 millions d'euros mise en place par l'AFD en juillet 2008. L'essentiel de l'enveloppe (pour environ 2,3 M€) a per¬mis de financer au Togo de subventionner une partie du prix des engrais destinés à la production vi-vrière, en appui à la lutte contre renchérissement des denrées. Le solde a permis au Togo de régler la quote-part de sa dette arriérée à l'égard de la Banque africaine de développement, et ainsi d'obtenir de la BAD l'annulation de ses impayés.

- Seconde aide budgétaire de 2,5 millions d'euros (novembre 2008) pour financer le subventionnement par l'Etat togolais des engrais vivriers suivant une logique analogue à la précédente aide, pour la cam¬pagne agricole à venir (2009-2010).

Relance du secteur agricole

L'Etat va fournir 25.000 tonnes d'engrais aux paysans

Le gouvernement togolais va mettre à la disposition des paysans, environ 25.000 tonnes d'engrais pour la campagne agricole 2009–2010, a rapporté mercredi le quotidien national Togo Presse cité par Savoir News. D'un coût  estimé à 10,5 milliards de francs Cfa, ces engrais ont été déjà livrés aux autorités togolaises, a souligné le journal.

Environ 9.000 tonnes de ces fertilisants ont été réceptionnées mardi au port de Lomé par le ministre togolais de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche Paulin Kossi Messan Ewovor, un premier lot de 16.000 tonnes étant déjà livré en décembre. Les engrais seront confiés à la Centrale d'approvisionnement et de gestion des intrants agricoles (CAGIA) qui se chargera de les distribuer, précise-t-on.

Le secteur agricole a été fortement secoué ces dernières années, notamment en raison des inondations de juillet dernier qui ont occasionné des dégâts estimés à plus de 9 milliards de francs Cfa. Une table ronde entre autorités togolaises et bailleurs de fonds est prévue le 30 janvier, pour la relance du secteur.

Infrastructures routières

5 milliards de la BOAD pour le tronçon Aflao-Port

La Banque ouest africaine de développement (BOAD) a consenti, mercredi à son siège à Lomé, un prêt de 5 milliards de francs Cfa au gouvernement togolais afin de lui permettre d'entamer le projet de reconstruction du tronçon de route entre le poste-frontière d'Aflao et le rond point du Port autonome de Lomé.

Originellement, le projet couvre le tronçon étalé entre les postes-frontières d'Aflao, avec le Ghana, et de Hillacondji, avec le Bénin, qui devait être cofinancé par la Banque islamique de développement (BID) et l'Etat togolais. Les premières études en vue de la réalisation du projet datent de 2005, mais des difficultés de mobilisation des ressources financières ont fait traîner les choses. Ce premier financement couvre une première distance de 9,2 km, sur près de 50 km pour l'ensemble du projet. Avec un modèle devant correspondre aux normes de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) : une route à double voies de 9 mètres chacune. L'Objectif étant de connecter les grandes agglomérations de la communauté, et de favoriser l'intégration et les échanges entre les pays membres par des axes praticables en toute saison.

«Le Togo est en train doucement de sortir de la crise et il lui faut plusieurs ingrédients économiques, notamment des travaux d'infrastructures qui permettent aux travailleurs de bénéficier d'un pouvoir d'achat et de l'autre côté pour les usagers de bénéficier des infrastructures solides» a déclaré le président de la BOAD Abdoulaye Bio-Tchané.

© L'Union du 23 janvier 2009

 

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