Modernisation du réseau routier urbain

24/09/2010
Modernisation du réseau routier urbain

C’est une entreprise chinoise de travaux publics qui a été chargée de la réhabilitation et du bitumage du tronçon Rond point du Port-quartier Avépozo, soit au total plus de 10 km, annonce vendredi L’Union.
Les travaux devraient démarrer le 1er octobre et durer 9 mois.

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
Les dépositions à la CVJR… les vraies.
Selon le Président de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (Cvjr), Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, reçu sur le plateau de la "télévision togolaise (Tvt)" le 10 septembre dernier, la Cvjr est entrée dans sa phase active, la principale pour la mission qui lui a été confiée. " Donc dans la mission d’une commission, il s’agit de la phase peut-être la plus importante sans laquelle les autres ne pourront réellement pas être menées. Donc les dépositions, c’est la toute première étape dans la vie d’une commission." a-t-il dit.
Créée par décret en Conseil des Ministres le 25 février 2009, la Cvjr composée de onze membres a été officiellement installée le 29 mai 2009 par le Président de la République Faure Gnassingbé. Celui-ci a voulu donner un nouveau souffle à la Réconciliation nationale tant souhaitée par l’ensemble de ses compatriotes. En effet, depuis les luttes pour l’indépendance jusqu’à l’élection présidentielle démocratique d’avril 2005, en passant par le règne du monopartisme, le Togo vit une instabilité socio-politique sans précédent. Les causes, diverses et variées, trouvent leur origine dans les rivalités politiques et parfois ethniques. Malheureusement, l’on a déploré beaucoup de morts, beaucoup trop de morts, au point où des familles entières sont dispersées rendant difficile leur reconstitution. D’où une réconciliation difficile entre parents d’une part et entre compatriotes d’autre part.
Ainsi, la composition hétéroclite- confessions religieuses, organisations de défense des droits de l’homme, organisations des femmes, chefferie traditionnelle, ordre des médecins et universitaires- de la Cvjr elle-même est un pas essentiel dans la recherche de la solution au profond problème togolais. Sa mission est essentiellement de recueillir les plaintes, déterminer les causes des violences, leur étendue et les conséquences, et proposer des mesures susceptibles de favoriser le pardon et la réconciliation nationale.
A en croire le Président de la Cvjr, la phase cruciale des dépositions a effectivement démarré dans les différentes antennes sur toute l’étendue du territoire national au siège de la Commission pour Lomé Commune, à Aného et à Tsévié pour la Région Maritime, à Atakpamé et à Kpalimè pour la Région des Plateaux, à Sokodé pour la Région Centrale, à Kara pour la Région de la Kara, à Dapaong pour la Région des Savanes.
Pendant quatre mois, les victimes, les témoins, les auteurs présumés, les ascendants, les descendants ou les collatéraux des victimes dans l’au-delà pourront faire des témoignages des cas de violations à caractère politique entre 1958 et 2005.
Au vu de la portée de cet exercice important et décisif pour la réconciliation entre les fils de notre pays, il est indispensable que les dépositions ne soient pas des témoignages tronqués, dirigés sciemment contre des individus innocents, orientés par des politiques… La vraie réconciliation passe certainement par la vérité dans les dépositions.

Commission Vérité, Justice et Réconciliation
Un total de 2.174 dépositions en 1 mois
De 1.212 dépositions enregistrées les deux premières semaines, le total est fixé ce 22 septembre à 2.174 dépositions après un mois de collecte par la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Le chiffre est révélé sur les ondes de Radio Maria Togo par Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, le président de la CVJR. Finalement, la machine s’est ébranlée, selon les mots consacrés. Et plutôt un chiffre encourageant. « … les autres commissions qui ont eu à travailler avant nous ont enregistré entre 7.000 et 20.000 dépositions. Si après deux semaines sur les quatre mois que nous prévoyons, nous arrivons déjà à 1.200 dépositions, je pense que c’est plutôt un chiffre encourageant », confiait début septembre le prélat au cours d’une émission télévisée. Tout calcul fait, si la moyenne est maintenue, la CVJR devra tourner autour de 9.000 dépositions pour les quatre mois. Mais, on peut, on doit mieux faire pour concrétiser le leitmotiv de la Commission, « Fais ta part ».
Les dépositions, c’est la phase au cours de laquelle les informations relatives aux violations que les victimes ont subies de 1958 à 2005 sont collectées. Selon les explications de Mgr Barrigah-Bénissan, elles sont assurées par les agents des huit antennes régionales de la CVJR. Ceux-ci sont formés pour être au contact des populations pour recevoir les dépositions. Plus est, il y a les concernés que sont naturellement les victimes, les témoins et les auteurs présumés. Dans la lignée des victimes, leurs ayants droit (ascendants, descendants ou collatéraux). « A côté des victimes, il y a aussi les témoins qui peut-être n’ont pas subi les violations dont il s’agit, mais qui peuvent apporter des témoignages sur les faits qui se sont passés. Nous pensons que même les auteurs présumés peuvent de leur initiative approcher la Commission ou nos agents pour leur parler des faits dans lesquels ils ont été impliqués », avance l’évêque d’Atakpamé.
Les dépositions faites, il faudra séparer la bonne graine de l’ivraie. Autrement, vérifier toutes les allégations douteuses. C’est la phase des investigations. « C’est en mettant sur pied une équipe d’investigation pluridisciplinaire qui sera composée, on l’espère, de personnes de confiance qui nous aideront à vérifier toutes les informations reçues », précise le président de la CVJR. Encore qu’il faut déjà commencer par s’accommoder au report de calendrier. Les investigations étaient prévues pour démarrer autour du mois de septembre-octobre suivant le chronogramme initial, mais des contraintes budgétaires ont fait reporter la phase des investigations au début 2011. Peut-être.
En attendant de surmonter l’obstacle, les dépositions seront traitées, certainement, au cas par cas ; d’autres par regroupement de faits, de périodes, d’événements, d’auteurs présumés, de victimes, ainsi de suite. De quoi rester dans la forme d’un rapport avec des recommandations, qui ne traite pas des cas individuels sur toute la ligne.



Amnistie pour les bourreaux, pas maintenant !
Le président de la CVJR, lui, parle de non satisfecit d’impunité. A l’inquiétude de ce qu’il n’y aurait pas déjà un plan consistant à indemniser les victimes, et puis c’est tout, la Commission n’entend pas désobéir à son géniteur de décret. « … dans notre mandat, on nous a dit qu’on ne peut pas amnistier. Ce que nous prévoyons de faire, c’est d’arriver à faire la vérité sur notre passé, d’arriver à créer un climat dans lequel les Togolais ne s’observent pas en chiens de faïence, d’arriver à créer un climat propice à la réconciliation. Si cela est fait, je crois qu’on aura déjà beaucoup gagné. Mais ne pensez pas que nous allons comme cela délivrer des satisfecit d’impunité à des gens, cela ne peut pas rentrer dans le cadre d’une Commission Vérité et Réconciliation. D’ailleurs, il y a tellement d’observateurs qui nous regardent », répond Monseigneur Nicodème Barrigah-Bénissan.
Pour l’heure, concédons à ceux qui y pensent de voir du bluff. Heureux sont-ils, s’ils sont des prophètes !
Qu’à cela ne tienne, aucune mesure gouvernementale ne peut ôter au citoyen blessé la jouissance de son droit constitutionnel de porter plainte devant la justice pour demander des dommages intérêts. La seule obligation, c’est de pouvoir convaincre le juge par les preuves de ses allégations. A moins qu’on y renonce personnellement, contre le bénéfice de l’indemnité collective ou d’une réparation au cas par cas. Et ce après le travail harassant de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation.

Les tensions actuelles découragent la CVJR
D’aucuns accusent l’institution présidée par Monseigneur Nicodème Barrigah-Bénissan de plomber son propre travail en ignorant les événements d’après la présidentielle du 4 mars 2010. Ils ne comprennent pas que la Commission Vérité, Justice et Réconciliation tourne le dos aux gaz lacrymogènes qui ne font plus tenir les marches et les veillées de prière du FRAC, à la course poursuite contre des membres de l’opposition. Ils veulent que la Commission juge et condamne ici et maintenant les calculs politiques du pouvoir et de l’opposition. La presse s’en est mêlée en prônant la démission du prélat. Mais, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne peut en être autrement. Du moins, dans l’élargissement automatique de la période couverte par la CVJR. Pour y arriver, suivant le parallélisme des formes, il faudra modifier les termes de l’Accord politique global (APG) et du décret créant la CVJR. C’est la brèche ouverte à d’autres aventures.
Il faut donc percevoir la question autrement. Et l’évêque d’Atakpamé l’a compris. Le contexte politique actuel est pesant. « Cela est inévitable. Le contexte politique dans lequel se déroule une Commission a nécessairement des implications, des impacts. Je dois déplorer, et c’est triste de le dire, que notre Commission ne connaisse pas un contexte idéal. Les tensions malheureusement ne s’apaisent pas, les violences continuent. Cela nous décourage parfois parce que pour qu’une Commission puisse réellement mener sa mission, l’une des conditions, c’est que les conflits cessent (…) Tout ce qui contribue à alimenter les tensions et les conflits, cela a une répercussion négative sur notre travail », reconnaît-il à juste titre. Et de lancer son appel : il faut la cessation des conflits, la volonté politique, l’adhésion populaire. « Malheureusement nous constatons que les conflits se pérennisent et je profite pour appeler les uns et les autres à beaucoup de modération dans la manière dont nous gérons nos tensions politiques. Il ne faudrait pas que ces tensions perdurent trop parce que cela ne fait que compliquer la vie de notre Commission ». La CVJR manifeste souvent ses condamnations en coulisse, mais elle n’a pas l’énergie pour tenir le coup dans le temps. Ce n’est pas sa mission.
Au-delà, c’est un appel à la trêve. Nous l’écrivions déjà qu’il s’agit d’une maladresse du pouvoir à réprimer les marches et les veillées du FRAC, alors qu’aucune interdiction formelle n’est décrétée. Il ne peut même pas en être. Les manifestations du FRAC sont-elles, oui ou non, interdites ? La question se repose. Et en n’y répondant pas, cela crée un environnement lourd qui n’avantage point les dépositions et leur suite. De même, le FRAC doit se convaincre de ce qu’on ne peut s’enfermer volontairement dans une logique qui ne paie pas. En quoi des marches et des messes peuvent remettre en cause les résultats d’une élection déjà vieille de six mois ? La responsabilité voudra aussi qu’on sache perdre et se préparer pour ne plus perdre dans les mêmes conditions, à chaque coup.
Et pour la démission. Un véritable combattant, lorsqu’il tombe, il combat à genoux. Parole du « seigneur de la Réconciliation ». Mais cela n’exclut pas le fait qu’un jour je sois tellement découragé. « Je préfère ne pas encore penser à une telle éventualité », confesse le prélat. Pour le moment.

La prorogation du mandat de la CVJR, une évidence
Il faut les moyens. A y voir de près, ce sont eux qui font jouer le ping-pong à l’équipe de Monseigneur Nicodème Barrigah-Bénissan. L’alerte avait été donnée, mais l’inquiétude n’est pas dissipée.
Au début, on ne voulait pas trop en parler, pensant peut-être se rattraper dans le temps. « Maintenant, il faut une prorogation du mandat parce qu’honnêtement, je ne vois pas une autre solution en dehors de celle-là. Ce qui signifie que nous devons saisir maintenant les autorités pour que cela soit prévu dans le budget », avance déjà le président de la CVJR. Prévu pour 18 mois, le travail de la Commission doit aujourd’hui largement entamer le second semestre de l’année 2011. Le terminus était annoncé pour mai 2011.
Encore que les fameux moyens financiers suivent le rythme. Ce qui est moins sûr, en se référant au fossé entre la promesse et la réalité du déblocage des fonds. « Si nous allons nous en tenir à l’Union européenne, par exemple, elle a annoncé une aide qui ne sera disponible qu’à partir de janvier. Ce qui signifie que dans le meilleur des cas, nous ne pouvons que programmer certaines activités qu’à partir de janvier. Tout cela a des conséquences par rapport à notre mandat (…) Nous ne voyons vraiment pas honnêtement, si nous devons surtout reporter certaines activités à partir du mois de janvier, comment on pourrait terminer en mai 2011 », a-t-il poursuivi. Basta donc aux accusations sur la moitié du temps déjà épuisée !
Malgré les lenteurs de décaissement et de mobilisation des fonds, on peut faire les comptes. Au début, l’accompagnement était venu du Haut commissariat (HCDH) et du PNUD, puis le gouvernement togolais en partie. Et l’UE qui a annoncé maintenant sa contribution. « … cela n’atteint pas encore les 5 millions de dollars qui sont le minimum. Si nous faisons la somme de tout, on n’arrive même pas encore à 5.000 dollars », a précisé le président de la CVJR. Peut-être, pour arriver jusqu’au terme des dépositions. Du coup, la Commission ne pourra timidement la phase ultérieure qui est celle des investigations. Alors même que la vie d’une Commission demande un minimum de 5 à 12 millions de dollars.

En grande majorité au bénéfice des Travaux publics
Plus de 17 milliards FCfa injectés dans les marchés publics en août
Baisse remarquable en nombre et augmentation du montant alloué pour le seul mois d’août 2010. C’est la caricature des données mensuelles rendues publiques par le Comité d'étude et de contrôle des projets de marchés (CECPM). Les onze contrats publics approuvés ont valu exactement 17.077.487.013 francs Cfa, avec la grosse part de 15.505.473.922 francs Cfa décrochée par appel d’offres international par l’entreprise SNCTPC pour les travaux de réhabilitation et de modernisation du tronçon Rond point Port - Avépozo (10,3 km) et aménagements connexes. Le tout financé par le Fonds africain de développement à 98,4% et le Togo sur ressources propres (budget de l’Etat, gestion 2010) à 1,6%. Le plus petit montant est attribué par appel d’offres national à AGECET BTP pour les prestations de contrôle et de suivi des travaux de pavage de la route Avénou - Djidjolé à hauteur de 15.104.000 francs Cfa. Sur le budget gestion 2010.
Pour le reste, les entreprises IETF (Kone Souleymane) gagne le recrutement d’un assistant technique pour le suivi des études, dans le cadre du projet de réhabilitation et de modernisation de la route Aflao - Rond Point Port (9,2 km) et IETF (N'ZI Koffi) le recrutement d’un assistant technique pour le suivi des projets et travaux, dans le cadre du même projet. Pour respectivement 94.736.300 francs et 162.922.600 francs, par une consultation restreinte et sur un financement à 100% issu d’un accord de prêt avec la Banque ouest africaine de développement (BOAD). Quant à la société PTI-SEEE, elle devra entretenir et réhabiliter le palais des congrès de Lomé au Lot n°1 : achat d’un groupe de deux compresseurs de 100 chevaux chacun pour le Palais des Congrès de Lomé, pour près de 89 millions de francs Cfa. Ceci à cheval entre les budgets gestion 2010 et 2011.
De gré à gré, 127.916.838 francs Cfa sont allés au Génie militaire du Togo pour les grosses réparations et les réparations localisées sur le tronçon Avenue de la Nouvelle Marche (2,22 km), sur les rues revêtues de la ville de Lomé. Le même mode d’attribution lui fait gagner les travaux de points à temps et de réparations localisées sur le tronçon Avenue du 24 janvier (1,1 km), sur les rues revêtues de la ville de Lomé. A concurrence de 60.757.020 francs. Le premier sur la ligne budgétaire du Fonds routier (FR) et le second sur celle de la Compagnie autonome de péage et d’entretien routier (CAPER).
Par le même budget gestion 2010, le ministère du Tourisme aura bénéficié de trois contrats : Aménagement des locaux du cabinet dudit ministère par l’entreprise TRATO "Travaux-Togo" ; Fourniture de deux véhicules 4x4 double cabine bâché par la CFAO Motors Togo ; Fourniture du matériel et mobilier de bureau et réalisation des travaux de mise en réseaux des ordinateurs du cabinet, de la Direction des Affaires Communes et de la Direction de la Planification et de la statistique par la STNT. Pour sa part, le ministère de l'Eau, de l'Assainissement et de l'Hydraulique Villageoise se signale par la réalisation des travaux de 20 ouvrages d’eau potable : réalisation de 14 nouveaux forages positifs, fourniture, et installation de 14 pompes à motricité humaine et réalisation de 5 postes d’eau autonomes et l'adduction d'eau potable dans la localité de Tonou Sevagan par extension du réseau de la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT). Un contrat qui doit être exécuté par la société YAMEN BENIN Sa.
Rappelons que, pour le mois de juillet, 42 marchés publics avaient été attribués. Et, en cumul de mai-juin, 12 contrats au total ont été approuvés pour un montant de 28.455.124.008 francs Cfa, dont 13.805.348.050 francs alloués pour les travaux d’aménagement et de bitumage de la route Dapaong-Ponio-Frontière Burkina Faso (38 km). La rechute avait été entamée avec le petit record de 3 marchés publics en février, 16 en mars et 7 en avril 2010.

D’après une mission du FMI au Togo
La croissance en hausse à 3,4% en 2010
La croissance économique du Togo n’a pas fait de grands pas, bien qu’en hausse cette année. Une mission des services du Fonds monétaire international (Fmi) – qui a séjourné à Lomé du 8 au 21 septembre 2010 –, conduite par le chef maison Marshall Mills, pointe du doigt les «faiblesses persistantes dans l’environnement économique international». L’inflation moyenne s’est située à 2,1% à fin juin 2010 et les indicateurs de l’activité économique laissent augurer une croissance économique réelle autour de 3,4% en 2010, légèrement en hausse par rapport à 2009, a déclaré Marshall Mills en fin de mission. Le déficit courant devrait rester élevé en 2010 du fait de la modeste hausse des exportations tandis que les investissements publics alimenteront les importations. La situation monétaire a évolué favorablement avec une saine croissance des dépôts, des crédits à l’économie et des avoirs extérieurs du système bancaire.
D’après le Fmi, la politique budgétaire continue de contribuer à la croissance. Le déficit budgétaire global devrait être autour de 2,9 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2010, à peu près le même niveau que l’année dernière. Le choix des autorités togolaises de miser sur les investissements – de surcroît sur fonds propres – est salué et jugé appropriée au vu de la conjoncture internationale et des besoins en investissements pour rattraper les nombreuses années perdues à gérer la politique de ce pays. En 2010, le budget d’investissement adopté par les parlementaires est monté à 50 milliards de francs Cfa. Il a permis de lancer plusieurs chantiers dont le marché de quatre rues à Lomé, la route Bassar-Kabou (23 km) ou Dapaong-Ponio (frontière du Bénin) de 38 km ou encore Tandjoaré-Cinkassé en cours de démarrage pour 18,2 milliards de francs.
Les autorités continuent de poursuivre les réformes nécessaires pour mobiliser les recettes budgétaires, respecter rigoureusement les plafonds des dépenses, et augmenter les dépenses d’investissements utilisant l’aide extérieure en complément de leurs efforts internes. «Cette politique se reflète davantage dans le projet de budget 2011 en cours de finalisation et pour lequel les services du FMI considèrent les grandes lignes comme appropriées», a expliqué M. Mills. Accompagné d’efforts considérables dans la mobilisation des recettes, le déficit global est prévu à 2,8 pourcent du PIB en 2011.
La croissance devrait continuer à augmenter pour atteindre 3,7% en 2011. «La mise en œuvre du programme économique et financier du gouvernement appuyé par la FEC a été globalement satisfaisante. L’exécution du budget a été globalement conforme aux objectifs du programme et les réformes structurelles ont bien avancé malgré des retards dans certains domaines», a par ailleurs précisé l’expert du Fonds monétaire.
Les autorités ont l’intention d’accélérer le processus d’apurement des arriérés en étudiant, en concertation avec le secteur privé, les raisons des retards observés dans la signature des conventions. Elles ont également l’intention de demander au parlement d’adopter la loi selon la procédure d’urgence sur les privatisations qui permettra au gouvernement d’avancer dans la privatisation des quatre banques publiques (Utb, Btci, Bia et Btd). Elles restent convaincues que la réduction des risques pour les finances publiques découlant des activités bancaires passera notamment par leur privatisation. «Avec le secteur le secteur bancaire, les réformes dans les secteurs des phosphates, de l’électricité et des télécommunications demeurent importantes pour la croissance, alors que celles liés à la gestion des finances publiques sont importantes pour une bonne gouvernance des affaires de l’Etat», a estimé Marshall Mills.
Les progrès du pays ayant été revisités, il est fort probable, d’après la mission du Fmi, que le Togo atteigne enfin, en décembre prochain, le fameux et tant attendu point d’achèvement de l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE). Le sujet sera examiné par le Conseil d’administration du Fonds au moment de la cinquième revue du programme FEC (Facilité élargie de crédit) – objet de la présente mission au Togo – prévu pour décembre 2010, de même que par le Conseil d’administration de la Banque mondiale dans la même période. Fort logiquement, l’atteinte de ce point d’achèvement améliorera de façon significative la solvabilité du Togo, ce qui, combiné au renforcement des réformes structurelles, devrait permettre au taux de croissance d’augmenter en 2011 et dans les années à venir. Une croissance plus élevée, de l’ordre de 7 à 8%, permettra au Togo d’accélérer la réduction de la pauvreté et de relever le niveau de vie des populations, souligne-t-on au Fonds.

Après Aflao-Rond point du Port
Les travaux du Rond point Port-Avépozo démarrent le 1er octobre
Dans une semaine, plus précisément le 1er octobre 2010, les travaux de réhabilitation et de bitumage du tronçon Rond point du Port jusqu’au quartier Avépozo, d’une longueur de 10,3 km, vont effectivement démarrer. C’est la société chinoise des Ponts et Chaussées qui exécute lesdits travaux, à la suite de la portion Aflao-Rond du Port par l’entreprise Colas-Bénin. Le matériel est déjà débarqué à Lomé pour la cause.
Suite à un accord conclu le 11 février 2010 à son siège provisoire à Tunis, en Tunisie, la Banque africaine de développement (Bad) a consenti une enveloppe de 36,2 millions de dollars, soit environ 15,8 milliards de francs Cfa (représentant 98,31% du coût) pour la modernisation de ce tronçon du Corridor Abidjan-Lagos. Tout en insistant sur «la nécessité d'accélérer le processus de sa mise en œuvre». «Ce projet fait partie intégrante de la transafricaine Abidjan-Lagos, considérée prioritaire aussi bien par la CEDEAO que par l'initiative du NEPAD», avait indiqué à l’occasion le directeur du département des infrastructures de la BAD, Gilbert Mbesherubusa.
En avril déjà, un lancement technique du projet a été fait à Lomé. D’une durée d’exécution de 12 mois, les travaux de modernisation de ce tronçon «permettront de faciliter la mobilité des populations riveraines et environnantes, ainsi qu’il servira à l’intégration et au transport sous régional», a déclaré le ministre des Travaux publics et des transports d’alors, Comlan Kadjé, au lancement des travaux. Sur un plan purement technique, le projet de modernisation du tronçon Rond point Port-Avépozo consiste à transformer la route existante de 7m de large en une chaussée dédoublée dans chaque sens de 9 m, avec deux bandes cyclables et deux trottoirs. La voie d’accès au marché de Baguida, longue d’un demi kilomètre, sera aménagée, ainsi que le marché du quartier qui sera doté de deux blocs hangars à trois compartiments chacun, de quatre blocs boutiques et d’un bloc toilette. En outre, l’école primaire publique à Avépozo sera réhabilitée par la construction de deux bâtiments.
Les préalables avaient consisté à signer un certificat d’entente individuellement avec les riverains dont les biens seraient affectés par la réalisation du projet. A ce jour, indique-t-on au ministère des Travaux publics, «ces personnes ont déjà bénéficié du payement des indemnités compensatoires de la part de l’Etat togolais». Avec l’approche de la date du démarrage des travaux, ils sont donc gentiment conviés par le ministère des Travaux publics à libérer l’emprise de la voie. Comme ce fut le cas pour le boulevard de l’Oti à Bè-Kpota. Les travaux viendront compléter ceux en cours de finition entre la frontière de Kodjoviakopé (avec le Ghana à l’ouest) et le Rond point du Port autonome de Lomé (9,2 km), et ceux annoncés par la Banque mondiale entre la ville d’Aného et la frontière de Hillacondji (avec le Bénin à l’est) qui fait environ 5 km.
La route, dans son ensemble, est classée parmi les axes stratégiques dans la zone et elle draine une part importante du trafic routier entre les villes côtières de la sous région (Abidjan, Accra, Lomé, Cotonou, Lagos). Avec le bitumage entamé de Akatsi-Aflao (50 km), dans le Ghana, sur financement de la Banque africaine de développement, les tracasseries routières du corridor ne seraient plus qu’un lointain souvenir.

Pour le cacao togolais
Les exportations en diminution au 2e trimestre
A l’inverse du premier trimestre 2010, où elles ont connu une légère hausse de 2,78% à 4.755.018 kg, les exportations du cacao togolais ont chuté les trois mois qui ont suivi (avril, mai et juin), à 3.330.613 kg, d’après les chiffres officiels communiqués à L’UNION. Soit une diminution de 29,95%. Qui plus est, comparées à la même période de la campagne 2008-2009, où il a été signalé 3.362.762 kg, ces exportations sont encore en diminution de 0,96%.
Le mois de juin a été de loin le moins demandeur avec 614.679 kg de cacao exportés. Contre 1.194.791 et 1.521.143 kg respectivement pour avril et mai. Il l’était trois fois moins contre juin 2009 avec 1.513.444 kg. La campagne en cours (2009-2010) s’achève à la fin septembre.
Après une chute drastique à 5 585 tonnes exportées à la campagne 2001-2002, le cacao togolais a tout de même repris.
Depuis sept campagnes, la moyenne du tonnage exporté se situe autour de 12.197 tonnes, et ce jusqu’à 2008-2009, d’après des chiffres recueillis par L’Union. Bien que la production ne soit pas exactement la quantité déclarée et exportée, estiment les spécialistes de la chose, le pic de 21.521 tonnes exportées a été atteint en 2003-2004. Depuis, les statistiques rodent autour de 10.000 et 13.000 tonnes annuelles, niveau atteint en 2004-2005 et au cours de la campagne 2008-2009. En dépit d’une exportation en augmentation sensible, le cacao est largement en deçà du pic atteint dans les années 80, soit 30.000 tonnes.
Ces dernières années, l’Allemagne, la Chine, la Belgique, les Pays-Bas et la Pologne ont été très demandeurs du cacao togolais. Sur la campagne précédente, ils ont, à quatre, englouti près des quatre cinquièmes des 13.077 tonnes exportées. Mais sur les trois dernières campagnes, les destinations Espagne, France, Malaisie, Nigeria, Lettonie ou encore Inde se sont ajoutées au lot traditionnel. La qualité supérieure et la qualité intermédiaire sont les plus exigées sur ces marchés. Depuis 2007-2008, la fève en vrac et sans qualité est également demandée. Elle représente près du tiers de la quantité exportée.

Journée mondiale du tourisme
Le Togo veut préserver son potentiel touristique
L’organisation Mondiale du Tourisme (OMT) reste liée à ces objectifs visant un tourisme durable qui reflète la prise en charge des problèmes environnementaux en associant, pour l’édition 2010 de la journée mondiale du tourisme, «Tourisme et Biodiversité ». Un choix qui signifie que ces deux mots vont désormais de paire. «La biodiversité constitue également un motif de valorisation et d’aménagement touristique. Ainsi une station balnéaire, un chalet de montagne, ou un Lodge dans un parc animalier fait le rêve des touristes», a déclaré dans son discours d'occasion, le ministre du tourisme, M. Kpabré Silly.
Le Togo peut donc se complimenter de posséder une rare biodiversité qui fait de lui une destination touristique. «notre pays a hérité de par et son étirement en latitude d’une remarquable succession de paysages allant de la plage de sable fin aux confins du sahel en passant par les lacs, les lagunes, les forêts de la région des plateaux et les savanes arborées», a souligné le ministre.
Longtemps laissé en léthargie, le secteur du tourisme au Togo veut se donner un nouveau souffle en misant sur ses ressources naturelle, culturelle et humaine.
Il est répertorié que le Togo possède de nombreuses cascades d’eau rafraîchissante qui jaillissent des montagnes et des parcs animaliers au centre et au nord. La perte des valeurs citoyennes qu'a entraînées la mauvaise interprétation de la démocratie dans notre pays a eu des conséquences néfastes sur le tourisme. Le contrôle de la plage par exemple a échappé aux pouvoirs publics et elle est transformée en dépotoir par les populations qui pensent que la démocratie signifie avoir des droits sans limites. Une plage occupe aujourd'hui une place très importante dans le tourisme. Elle est source d'attraction. Dans cette optique, le Togo veut aussi mettre à profit cette richesse par le tourisme balnéaire qui sera effectif avec les aménagements de la plage et du Lac Togo. En effet, de juillet à octobre de chaque année les baleines à bosse migrent vers les côtes. «Il s’agit là d’une richesse inestimable pour l’exploitation d’un tourisme de découverte basé sur l’observation des baleines », a-t-il ajouté.
Il incombe à tous les citoyens de prendre soin de ce fort potentiel de biodiversité que possède le Togo. Ceci, en prenant conscience des conséquences de l’abattage anarchique des arbres, des feux de brousse et du braconnage. «le changement climatique nous impose des comportements responsables », a lancé le ministre.
Depuis 2007, l'OMT (Organisation Mondiale pour le Tourisme), principale institution des Nations Unies en matière de tourisme, a montré sa détermination à prendre des mesures rigoureuses pour appliquer un programme sans émission de gaz à effet de serre dans ce secteur.
En 2009, le Togo a accueilli 183.000 touristes, représentant des recettes d’environ 16,6 milliards de Francs CFA. Générateur de devises étrangères, le tourisme est en effet un secteur qui contribue à l’amélioration de la balance des paiements, au soutien aux PME togolaises (surtout celle des services et de l’artisanat) et à la création d’emplois. En vue d’optimiser ces résultats, le gouvernement entend donc aménager des sites d’intérêt touristique sur toute l’étendue du territoire et mettre aux normes et classifications, les établissements touristiques.
Le renforcement de la capacité institutionnelle (création des directions régionales) et des ressources humaines du département ainsi que l’intensification des actions de promotion au niveau national, sous régional et international font partie des préoccupations du Togo. Il est aussi nécessaire d’adopter des mesures de facilitation de voyage pour les touristes (visa, vaccination, contrôle douanier…).
L’exécutif encouragera la construction de complexes hôteliers cinq étoiles à Lomé et la réfection des grands hôtels du pays, dont l’Hôtel du 2 février. Le processus de privatisation des réceptifs appartenant à l’Etat devra également aboutir d’ici à 2011. Il s’engage, par ailleurs, à créer un cadre incitatif en vue de permettre au secteur privé de développer une industrie hôtelière autour des sites touristiques réhabilités et des aires de réserves naturelles protégées.

Togo : les OMD, une affaire de tous les acteurs du développement
«Les Objectifs du Millénaire pour le développement étaient valables pour toutes les personnes impliquées dans le développement »a déclaré le premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo à New York. Avant de noter que tous les efforts devraient être mis sur l'obtention de résultats. «Le Togo, a été politiquement calme depuis 2006 » a-t-il dit. Et, le temps était à la relance du processus d'une stratégie de développement à long terme, qui servait de base pour la réalisation du document de stratégie de réduction de la pauvreté.
Le Togo s’était engagé à améliorer beaucoup de choses : la gouvernance, la primauté du droit, la gestion des finances publiques et la mobilisation des finances nationales. Parmi les objectifs atteints, le Togo a facilité l'accès des agriculteurs aux engrais et aux semences ainsi qu’à une meilleure organisation des producteurs agricoles.
Ces mesures expliquent l'excédent de production et la croissance économique, bien que modeste.
En fait, il est certain que la contribution croissante des petits agriculteurs au-delà du niveau de la sécurité alimentaire serait un levier essentiel de la croissance économique, alors qu'elle était à au moins 7 pour cent.
L'accélération de la réalisation des Objectifs du Millénaire, toutefois, mobilisera 225 millions de dollars de financement, ce qui permettra la création de richesses et la réduction de la pauvreté dans les zones rurales.
Des améliorations dans l'éducation, il y en a eues. L’éducation primaire gratuite a permis l'augmentation des effectifs de 74 pour cent en 2006 à 87 pour cent en 2008.
Toutefois, on ne peut pas se concentrer uniquement sur l'enseignement primaire, alors qu'il est également nécessaire d'investir dans l'enseignement secondaire et supérieur, en particulier la recherche.
En termes de santé, la prévalence du VIH a été réduite de moitié, et les soins pour les personnes touchées se sont améliorés. Les vaccinations et les moustiquaires ont permis de réduire les taux de mortalité infantile.

Religion
Le Vatican ne croirait plus tellement à l’existence de Satan
Le diable ou Satan, existe-t-il ? Alors que tout le catéchisme catholique romain porte sur l’existence de Satan, maître du monde, qui sème le malheur partout, il semble bien que le Vatican croit de moins en moins en son existence. C’est le journaliste et écrivain Jacques Duquesne qui le dit dans une interview accordée au journal français Le Point. Incroyable mais vrai.
« Il [Le Vatican] se montre très hésitant sur le sujet. Un texte publié en 1975 par la Congrégation pour la doctrine de la foi - dirigée à l'époque par Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI - rappelle que "l'existence de Satan et de ses démons n'a jamais fait l'objet d'une affirmation explicite du magistère de l'Eglise". Le cardinal Joseph Ratzinger, avait même affirmé que le diable était une « non-personne » avant de se rebiffer quelques années plus tard quand il est devenu Benoit XVI.
Pour lui, il y aurait même désaccord au sein de la communauté des prêtres sur l’identité même de l’entité nommée Satan ou diable. Certains prêtres parlent du Mal alors que d’autres parlent de Satan. « La figure de Satan est pratiquement absente de l'Ancien Testament. Elle est revenue en force dans la littérature juive des deux premiers siècles avant Jésus-Christ. Le Livre d'Enoch, une compilation de traditions anciennes, en fait son personnage central, et l'évangéliste Matthieu l'évoque longuement dans son récit, notamment lors de l'épisode de la tentation du désert. Satan s'est voulu une réponse à l'équation que toutes les civilisations ont tenté de résoudre : s'il existe un dieu tout-puissant, et si ce dieu est bon, comment expliquer le problème du mal ? »
Auteur du Diable (Plon 2009), Jacques Duquesne étonne quelque peu tout de même. Il y a seulement quelques semaines que l’exorciste du Vatican vient de publier son témoignage sur son activité et les faits du diable. Il semble bien qu’à l’Eglise, on prend en compte les données des sciences sociales et l’on tente de ne pas voir le diable à tout acte irrationnel.
Ce n’est pas encore le cas au Togo. Les églises catholiques et les sectes d’obédience protestantes se ruent sur le diable tous les jours. Rien qu’à voir l’affluence vers les prêtres et les pasteurs exorcistes, le nombre important de gens que l’on dit possédés par le démon, on se dit que le diable a encore de beaux jours devant lui.


© L’Union du 24 septembre 2010

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