Nourriture avariée, Noël gâché !

19/11/2010
 Nourriture avariée, Noël gâché !

A l’approche des fêtes de fin d’année, L’Union, paru vendredi, invite les consommateurs togolais à la plus grande prudence.
« Il y a des aliments de toutes sortes qui circulent : lait avarié, biscuits dont la date de péremption est dépassée,
viande en boîte impropre à la consommation etc.… », prévient le journal. Des marchandises à la provenance douteuse vendues par des commerçants ambulants. Joyeux Noël quand même !

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
Recensement et communication
Tous les Togolais sont d’accord sur l’opération de recensement en cours dans notre pays. Les médias, en occurrence, L’Union qui en faisait écho depuis plus d’un an, motivent les populations à se faire recenser. Ils donnent, à travers leurs publications, les principales raisons qui soutiennent cette opération et ses avantages inestimables sur la vie de la Nation. La trouvaille est de convaincre les populations par l’alibi selon lequel il s’agit de l’accomplissement d’un devoir civique qui se trouve être un droit citoyen. Le message passe si bien que les gens étaient prêts à accueillir à bras ouverts les agents recenseurs pour se faire compter. Mais un hic…
Au démarrage de l’opération, personne n’avait mesuré les difficultés que pourraient rencontrer les agents recenseurs sur le terrain. Du moins, nous qui étions vraiment optimistes sur la chose. Mais au fil des jours, des failles firent jour. Les populations deviennent de plus en plus réticentes pour collaborer avec les hommes en pèlerine fluo orange-blanc. Ne cherchons pas loin ; elles ne sont pas informées des questions qui devraient leur être posées. La réaction est tout à fait normale car, aucune communication n’a été faite au tour du questionnaire.
Nous avons été les plus flapis par cette situation, car, il aurait suffi que l’on réagisse à nos publications qui faisaient largement écho de ce recensement général, pour éviter ce manquement grave. Comme expliqué plus haut, nous nous sommes beaucoup masturbé à relayer la moindre information liée à cette opération depuis des mois sans que personne n’ait levé le petit doit pour nous brieffer sur le questionnaire y afférent. Alors même que tout était bien ficelé pour recueillir des informations utiles sur le mode de vie de chaque habitant du Togo.
Ainsi, contre toute attente, c’est avec beaucoup d’étonnement que les populations font face à des étrangers, les agents recenseurs, qui voulaient connaître tous les biens qu’ils possèdent ; par exemples, le nombre de postes téléviseurs, de fauteuils, de chaises, de tables, de cuisinières, de lits, d’armoires, de réfrigérateurs, de téléphones portables, de motos, de voitures, et autres. En outre, ils doivent se prononcer sur le nombre de fois ils mangent, ce qu’ils mangent, la composition de leurs repas, etc. En tout, ils doivent libérer leur vie. Sans être préalablement instruits de la chose, cela pose des difficultés.
Dans un premier temps, un individu surpris par autant de questions liées à sa vie privée a une réaction normale d’inquiétude. Devant cette situation, il ne peut que refouler son interlocuteur. Et c’est à cela nous avons assisté pendant la première semaine de recensement. Au cas où l’individu est disposé à répondre, sans réellement savoir à quoi les réponses vont servir, il peut être amené à mentir. Ce qui faussera entièrement les résultats de ce travail coûteux.
Mise de côté cette question de questionnaire, l’on relève également la problématique des étrangers qui ne se sentent pas concernés et surtout les absences des personnes majeures dans les habitations. En s’en tenant aux déclarations des autorités directement impliquées dans cette opération, nous espérons que cette carence de communication sera corrigée pour un meilleur recensement.

Commercialisation des poissons fumés vers l’Europe
Le Togo s’est donné décembre pour lever l’interdiction sur le sol français
Dans notre dernière parution, nous retracions les réserves faites aux poissons fumés du Togo vers l’Union européenne (UE). « …pour l'exportation des poissons fumés, le système de contrôle de ces produits de la pêche destinés à être exportés vers l’Union européenne ne peut pas encore être considéré comme au moins équivalent aux exigences communautaires », concluait le rapport de la Mission d’inspection effectuée au Togo du 8 au 11 juin 2009 par l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV), concernant les produits de la pêche exportés vers l’UE. Des recommandations étaient transmises à l’Autorité compétente togolaise (Direction de l'Elevage et de la Pêche) pour discipliner le système national de contrôle, c’est-à-dire le rendre conforme ou au moins équivalent aux exigences communautaires. Six au total. Et, pour deadline, celle-ci se donnait décembre 2010 pour finaliser les actions proposées.
1. L’Autorité compétente devrait assurer que les sites de débarquement disposent en tout temps des installations adéquates, afin d’éviter toute contamination des produits de la pêche conformément aux exigences de l’annexe III, section VIII chapitre II paragraphe1 du règlement (CE) N°853/2004. A fin septembre 2009, elle devrait finir les travaux de construction et réceptionner la plateforme de transfert des produits de la pêche artisanale sur le site de débarquement de Odé à Nangbéto. En plus, l’Autorité a promis prendre une note de service portant désignation du site de débarquement de Odé pour l’approvisionnement en poissons d’eau douce aux établissements de fumage en attente de la construction d’autres sites de débarquement. Et ce au plus tard fin septembre 2009.
2. L’Autorité compétente devrait assurer que les produits de pêche en provenance du Ghana destinés à être exportés vers l’UE par le Togo ont été obtenus dans des conditions au moins équivalentes aux conditions communautaires conformément à l’article 17 a) du règlement (CE) N° 2076/2005, et prendre des mesures afin de garantir le respect des principes de l’article 3 de la Directive 96/93/CE lors de l’établissement du certificat sanitaire. Entre le 3 au 5 août 2009, une de ses missions à Kéta au Ghana voulait s’assurer des conditions de pêche, de manutention et d’inspection des langoustes et cigales de mer vivantes. Par ailleurs, à chaque exportation vers l’UE, l’on devra procéder à une certification des langoustes et cigales de mer vivantes importées du Ghana et destinées à être exportées vers l’UE si ces langoustes et cigales de mer vivantes, d’une part, sont préalablement accompagnées de certificat sanitaire mis à jour par l’Autorité compétente du Ghana conformément aux exigences de l’UE et, d’autre part, ont fait l’objet de contrôle sanitaire par la Direction de l'Elevage et de la Pêche du Togo.
3. L’Autorité compétente devrait assurer que des analyses officielles d’eau potable dans les établissements soient effectuées et que les résultats suivent les exigences de la Directive 98/83/CE. En termes d’actions, primo, le Togo a prévu un prélèvement et envoi d’eau potable des établissements de transformation dans un laboratoire accrédité en Europe pour la recherche des paramètres physico chimiques (protocole d’entente). Secundo, un prélèvement et envoi d’eau potable des établissements de transformation au Laboratoire de microbiologie alimentaire à Lomé pour les analyses microbiologiques. Dans le premier cas, dès le 11 août 2009, puis une fois l’an, il est prévu un contrôle complet en addition des autocontrôles des Etablissements de transformation des produits de pêche (ETP). Idem dans le second cas, à la différence que l’Autorité a misé cette fois-ci pour deux fois par an.
4. L’Autorité compétente devrait assurer que des contrôles officiels sur les produits de la pêche soient réalisés selon les exigences de l’annexe III, chapitre II, point D et E du règlement (CE) N° 854/2004 et garantir les critères de l’annexe I, point 1.2 du règlement (CE) N° 2073/2005, en particulier pour la Listéria monocytogenes et les HAP (poissons fumés) et pour les métaux lourds (langoustes et cigales de mer). Trois actions étaient annoncées. D’abord, le prélèvement et l’envoi dans un laboratoire accrédité en Europe de poissons fumés des ETP agréés ou candidats à l’agrément pour la recherche de Listéria monocytogenes, courant août 2009 puis tous les six mois en addition des autocontrôles des ETP. Ensuite, le prélèvement et l’envoi de poissons fumés dans un Laboratoire accrédité en Europe pour la recherche des Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), avec la même fréquence. Enfin, le prélèvement et l’envoi de langoustes et cigales de mer vivantes dans un Laboratoire accrédité en Europe pour la recherche des métaux lourds, toujours à compter du 11 août 2009, puis tous les six mois en addition des autocontrôles des ETP.
5. L’Autorité compétente devrait assurer que l’établissement voulant exporter du poisson fumé a des standards d’hygiène au moins équivalentes aux exigences de l’annexe II du règlement (CE) N° 852/2004. Ici, il était projeté avant fin septembre 2009 un audit technico sanitaire et l’octroi d’agrément aux ETP sollicitant l’agrément sanitaire pour l’exportation du poisson fumé vers les pays de l’UE.
6. L’Autorité compétente devrait prendre des mesures pour assurer que les laboratoires effectuant les analyses officielles ont des standards équivalents aux exigences de l’article 12 du règlement (CE) N° 882/2004 en tenant compte de la dérogation à l’article 18 du règlement (CE) N° 2076/2005. A un rythme annuel, l’on devra réaliser un audit et instaurer un agrément des laboratoires effectuant les analyses officielles. En plus d’un audit de vérification de la conformité des laboratoires agréés effectuant les analyses officielles. Il est aussi prévu, à partir des inspections, un retrait d’agrément en cas de constatation de non-conformité grave et/ou en cas de non poursuite de la réalisation des essais d’inter comparaisons par les laboratoires effectuant les analyses officielles. Quant à la prise en charge des frais d’audit à blanc et d’accréditation des laboratoires agréés par l’Autorité contractante par le Programme Qualité UEMOA phase II, elle était en cours d’exécution. Et l’accréditation par le Comité français d'accréditation (COFRAC) est attendue en décembre 2010.

Tentative d’éviction des députés
Une lettre juridiquement nulle qui crée le désordre à l’Assemblée nationale
Il n’est pas superflu de conclure que l’Assemblée nationale fait désormais la honte de la République. Pour une fois, des élus du peuple ont voulu en venir aux mains. La triste scène s’est produite ce 18 novembre 2010. Et pour cause, la plénière du jour a été empoisonnée par une lettre, plutôt neuf lettres brandies par le président Abass Bonfoh au motif qu’elles sont envoyées par des députés démissionnaires de l’Union des forces de changement (UFC) pour annoncer leur démission de l’Assemblée nationale.
Au préalable, l’ordre du jour a été modifié in extremis alors qu’il annonçait jusque-là que le Parlement togolais devrait procéder à l’élection des membres appelés à siéger au Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) en remplacement des députés de l’UFC qui ont quitté cette formation pour rejoindre l’ANC. Peut-être que des conseils ont été donnés. La CEDEAO n’acceptant pas qu’une guéguerre purement interne à une Assemblée membre puisse rejaillir sur ses règles de fonctionnement, surtout qu’on veut aller jusqu’à évincer des élus de leur mission de représentation. Le Togo avait déjà subi un refus de retirer un député en plein mandat en 1994.
Hier jeudi, tout a explosé après qu’Abass Bonfoh ait cité le nom du député Ouro-Akpo Nafiou (favorable à Jean-Pierre Fabre qui faisait son grand retour depuis décembre 2009) parmi ceux qui « ont envoyé les lettres de démission de l’Assemblée ». Pour ouvrir une séance finalement consacrée aux communications et à l’affectation du projet de loi de finances 2011 à l’ensemble des députés et surtout la Commission des finances, Abass Bonfoh déclinait le contenu des fameuses lettres. Des lettres qui ne sont pas datées ni signées. Des lettres sur du papier volant, sans en-tête ni adresse. Devant l’insistance des députés à connaître les auteurs, le patron des lieux abandonna la lettre qu’il venait de lire et en sort une autre…pour finalement donner le nom du député Ouro-Akpo Nafiou comme l’un des démissionnaires.
Et pour exprimer son étonnement et la non-reconnaissance d’une quelconque lettre (faux et usage de faux !!), celui-ci bondit de son siège pour foncer vers le perchoir pour, dira-t-on, régler son compte au président de l’Assemblée nationale. Avant d’atteindre sa cible, il a été stoppé par le vice-président Sélom Klassou. Un véritable duel des forces s’en est suivi. Ça n’a pas été facile pour le « pompier ». Contrairement aux interprétations, Abass Bonfoh n’a pas été frappé. Plutôt, Sélom Klassou a tout encaissé. La séance a été aussitôt levée avec la distribution des textes du projet de budget aux élus. On annonce que la Commission des finances devra déjà se mettre à l’ouvrage dès lundi.
Aujourd’hui, avec le recul, on peut trouver à redire sur la réaction brute et déshonorante du député Ouro-Akpo Nafiou.
Cela honnit l’institution législative, même si on en voit pire sous d’autres cieux : insultes grossières, jets de sièges, cris, etc.
Mais la maladresse de taille aura été d’avoir voulu donner un effet juridique à des lettres non datées et dont on est non moins sûr du caractère douteux de leur provenance. Au sein des députés, on raconte que lesdites lettres sont balancées par le camp de Gilchrist & Cie.
Du coup, on pouvait prévoir l’incident. Surtout qu’il s’agissait de retirer des droits et acquis à un député. La diplomatie aurait voulu que, pour épargner un peuple qui a d’autres soucis de subsistance du spectacle désolant, le bureau du Parlement écoute au préalable les présumés auteurs des lettres puisque celles-ci ont été déposées par des tiers. Visiblement, l’analyse faite dans notre dernière parution n’aura servi à rien. « Gilchrist brandit maintenant un écrit de ceux qui étaient candidats de l’UFC pour demander « avec fermeté aux députés démissionnaires du parti de renoncer à leur mandat pour ne pas trahir la confiance des électeurs et de laisser la place aux suivants sur les listes ». Et le bruit court qu’il a saisi le juge constitutionnel pour cette fin, même si celui-ci n’en est pas encore saisi de façon officielle. Il se raconte que la requête envoyée par Gilchrist à la présidence de l’Assemblée nationale fait trembler Abass Bonfoh qui pense trouver le salut en la renvoyant à la Cour constitutionnelle. Ce qui ne devrait pas être le cas. Le document brandi par Fo Gil n’étant qu’un engagement moral qui n’engage que le parti et ses adeptes. Qu’à cela ne tienne, l’exemple illustre la transposition des bagarres politiciennes au sein du Parlement. Alors même qu’au Togo, l’élu n’a pas de mandat impératif », écrivions-nous.
Il est confirmé. Le président de l’Assemblée nationale a saisi la Cour constitutionnelle. Vivement la décision ! Le pays a déjà trop de défis à régler. Il n’a pas besoin de gaspiller ses énergies au moment de rechercher à remettre les gens au travail ; ce qui passe par la confiance mutuelle. Il faut peut-être dire au président de l’UFC, Gilchrist Olympio, qu’il ne peut avoir ses yeux que pour pleurer la non démission des affidés de Fabre. Comme le camp Fabre n’aura qu’à regretter qu’aucun texte n’ait prévu qu’un nouveau parti se crée et se fait reconnaître au Parlement, au-delà des partis qui ont été choisis au départ par l’électorat. Le législateur n’a pas fait l’amalgame des causes de démission. Et dire qu’on devra subir jusqu’en 2012 ! Quid de cette publicité gratuite qui est faite à Jean-Pierre Fabre ?

4ème recensement général de la population et de l’habitat
Des ONG appellent à une prorogation du dénombrement
"L’opération se déroule bien. Les comptes rendus que nous avons et le suivi que nous faisons sur le terrain nous permettent de dire que l’opération a bien démarré. Nous n’avons pas d’incident majeur. Il y a des poches où ça n’avance pas comme on aurait souhaité. Nous devons maintenant maximiser, afin de recenser tous ceux qui résident sur le sol togolais (…) Il y a eu plusieurs types de sensibilisations. D’abord la sensibilisation institutionnelle au cours de laquelle des autorités ont été sensibilisées. Nous avons également organisé un atelier des médias. Ensuite, nous sommes passés à la sensibilisation de masse. Elle s’est déroulée à travers des spots, des sketches. Et aussi la sensibilisation sur le terrain. Nous avons environ 9.000 personnes sur le terrain, qui permettent de faire la sensibilisation face à face. Nous allons continuer à renforcer la sensibilisation et la communication dans les zones où il n’y a pas beaucoup d’avancées (…) Dans certaines zones, nous avons des problèmes de communication, en raison du réseau". Plus loin encore, "les avancées meilleures sont enregistrées dans toutes les zones de l’intérieur où on est bien au-delà de 40%. Pour la ville de Lomé, en dehors des zones où nous avons des poches de résistances (zones inondées), on est bien au-delà de 35%".
La ministre en charge de la Planification, Dédé Ahouéfa Ekoué, projetait ainsi la réussite de l’opération de dénombrement dans le cadre du 4ème Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 4). C’était à cinq jours de l’expiration du délai fixé. Après des localités de la préfecture de Vo en compagnie du chef de la délégation de l’Union européenne au Togo et le canton de Sanguéra avec le représentant de l’UNFPA, il y a deux jours, la ministre n’a pas adouci son optimisme.
Parallèlement, durant les deux semaines, des agents ont martelé les difficultés de terrain. Au point que le Coordonnateur national du RGPH 4 reconnaisse qu’il y avait une insuffisance de sensibilisation à rattraper. A-t-elle été totalement corrigée ? Dans tous les cas, il faudra siffler la fin ce vendredi.
Et, depuis hier, des associations et ONG montent au créneau pour en appeler à une prorogation de l’opération de dénombrement. Sur une radio privée de la place, le président du Centre d’observation et de promotion de l’Etat de droit (COPED), Ouro-Bossi Tchacondoh, avance déjà que les résultats attendus ne seront pas été atteints. « Quand on échoue, on n’a pas le courage de le reconnaître », en réplique aux discours politiques d’optimisme tenus par les premiers responsables de l’opération. Et d’ajouter une piste prenant en compte des faits sociologiques sociaux négligés par la méthodologie en cours : par exemple, pour des foyers où il n’y a que des domestiques pendant que les propriétaires sont au travail, il fallait établir des questionnaires à remplir, les leur déposer et passer les collecter. Dans des villages, les gens vont au champ ; en ville, personne ne reste à la maison. Comme quoi, la priorité est de trouver, avant la tombée de la nuit, le pain du jour.
De l’autre côté, c’est Wildaf-Togo qui évoquait le cas de ses membres par excellence. Durant toute la journée, des femmes sont au marché et ne rentrent que le soir. On a écrit sur les maisons, mais on n’a jamais eu l’opportunité de les retrouver. Pendant ce temps, on n’a trouvé le mécanisme de les recenser dans les marchés. On est dans une situation de précarité où ces femmes ne vivent que de ce qu’elles font tous les jours, raconte l’organisation de défense des droits des femmes.
Le point commun aura été que ces structures souhaitent que l’Autorité en prenne conscience et décrète une prolongation. Surtout en faveur des centres urbains, dont Lomé. Histoire de rester dans l’objectif de développement qu’on colle à l’opération de recensement général de la population et de l’habitat. Pourquoi ne pas aller à une journée chômée et payée…pour fixer les gens.

Commission Vérité, Justice et Réconciliation
Les dépositions ont plus que quintuplé en 4 mois
Profitant d’un conclave de trois jours des membres de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) et du personnel impliqué dans la phase des dépositions, consacré à la protection des auteurs présumés, des victimes et des témoins, le président de l’institution décline le nombre de dépositions obtenu à une dizaine de jours de la fin de cette opération de collecte. "Nous avons dépassé 11.000 dépositions. Le bilan est largement positif. Je me demande même si les dépositions ne vont pas dépasser nos attentes", a indiqué Mgr Nicodème Barrigah. D’où la satisfaction du prélat. "Il est vrai qu’au début, nous avons observé une certaine lenteur dans le démarrage. Mais actuellement, nous sommes plutôt satisfaits par rapport aux dépositions".
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le chiffre a plus quintuplé en quatre mois de dépositions. Déjà, de 1.212 dépositions enregistrées les deux premières semaines, le total était fixé le 22 septembre à 2.174 dépositions, après un mois de collecte par la Commission Vérité, Justice et Réconciliation. « … les autres commissions qui ont eu à travailler avant nous ont enregistré entre 7.000 et 20.000 dépositions. Si après deux semaines sur les quatre mois que nous prévoyons, nous arrivons déjà à 1.200 dépositions, je pense que c’est plutôt un chiffre encourageant », confiait Mgr Barrigah au cours d’une émission télévisée.
A l’époque, le calcul était fait : si la moyenne est maintenue, la CVJR devra tourner autour de 9.000 dépositions pour les quatre mois. Ce qui est largement dépassé avec le chiffre actuel de plus de 11.000.

Voilà qui doit soulager. Avant de faire face aux inquiétudes renouvelées des témoins, victimes et organisations de défense des droits quant à la sécurité des témoins. A juste titre, c’est le sens de la réunion de Notsè.

Assainissement et gestion de déchets solides à Lomé
Le projet PEUL renforcé de 3,275 milliards Cfa
Lomé, la capitale togolaise, abrite 1,5 million d’habitants. Elle devrait en compter un million supplémentaire d’ici à 15 ans, d’après les statistiques.
Le problème majeur, d’après les constats, c’est que la ville s’étend bien au-delà du périmètre administratif de la commune et doit faire face à la création de nombreux quartiers spontanés. Une urbanisation incontrôlée – sans viabilisation préalable – qui exclut de fait la majorité de la population de l’accès aux services essentiels et aggrave la pauvreté urbaine. Sur le plan physique, l’assainissement défaillant entraîne des inondations périodiques de la partie basse de la ville et la collecte des ordures ménagères est peu efficace. Sur le plan de la gestion des services urbains, les finances municipales sont exsangues, les capacités de maîtrise d’ouvrage très faibles et aucune programmation n’est élaborée.
Ce constat a justifié le démarrage, en avril 2007, du Projet d’environnement urbain de la ville de Lomé (PEUL) sur un financement de 8 millions d’euros (environ 5,24 milliards de francs Cfa) de l’Agence française de développement (Afd). Le 4 novembre dernier, le conseil d’administration de cette agence a approuvé l’attribution d’une subvention additionnelle de 5 millions d’euros (3,275 milliards de francs) pour un Deuxième projet environnement urbain de Lomé. D’après l’Agence française de développement, ce projet «permettra d’améliorer l’environnement urbain de la ville en réalisant des investissements publics dans les secteurs de l’assainissement et des déchets solides, tout en renforçant les capacités de gestion de la municipalité». Il vient consolider le premier projet PEUL, toujours en cours d’exécution, et renforcer davantage les capacités de la mairie urbaine, notamment en termes de fiscalité, a-t-on expliqué. Il est également prévu dans ce second volet l’étude sur un centre d’enfouissement de déchets.
A terme, le projet PEUL devra permettre d’améliorer sensiblement l’environnement urbain de Lomé, en luttant contre les inondations, le dépôt sauvage des déchets et les difficultés financières et managériales de la municipalité. En matière de drainage des eaux pluviales, le projet appuie la restauration des capacités de rétention de la lagune par la réhabilitation et la création de deux exutoires du lac Ouest vers la mer, le dragage du lac Est, le curage du canal d’équilibre ainsi que l’assainissement et le pavage de la voirie urbaine dans les quartiers concernés. L’Union européenne cofinance cette composante à hauteur de 6,7 millions d’euros (environ 4,388 milliards de francs) dans le cadre du Programme d’aménagement urbain du Togo (PAUT) – dont le lancement est prévu pour bientôt –, et prend en charge la création/réhabilitation des exutoires et le pavage et assainissement de la voie située sur l’exutoire à réhabiliter (rue Kegbehah/Défalé). Le marché des travaux de dragage et de curage (1,2 milliard de francs) a été enlevé par l’entreprise Dutch Maritime Management International (DMMI) et s’est achevé en août 2009.
Pour ce qui est de l’appui à la municipalité de Lomé, il se concentre sur l’amélioration de ses finances et la restauration de ses capacités de maîtrise d’ouvrage. Une opération de mise à jour de l’adressage de la ville de Lomé, lancé en septembre 2009, est aujourd’hui bien avancée et concerne la réalisation d’enquêtes auprès des ménages (système simplifié de recensement fiscal), la numérotation des portes, la cartographie de la ville et la constitution d’une base de données de suivi des ouvrages municipaux, apparentée à un système d’information géographique. D’autres axes concernent l’appui à la Direction des affaires financières et à celle des services techniques, la mise en place d’une assistance technique résidentielle, ainsi que le financement d’une étude sur la fiscalité locale et d’une étude sur les transports urbains à Lomé.
Outre l’Union européenne, la Banque ouest africaine de développement (Boad), dans le cadre du Projet d’aménagement de la zone lagunaire (PAZOL), appuie également la réalisation des objectifs du PEUL en finançant à 7,969 milliards de francs Cfa le pavage et l’assainissement de voies aux alentours de la lagune de Lomé. Le PAZOL a été lancé le 21 octobre dernier par le Premier ministre et consiste en la construction et la réhabilitation de cinq dans le quartier lagunaire ouest de Lomé. La banque assure la poursuite des travaux de dragage de la lagune (lac Est et lac de Bè) dans la continuité des interventions de l’Afd. La Banque mondiale complète les apports parallèles en finançant un projet de Réhabilitation et d’entretien des infrastructures à Lomé (PREIL) sur un don LICUS (1,575 million de dollars) et un projet PURISE d’urgence de réhabilitation des infrastructures urbaines (drainage/assainissement, voirie, eau potable) et des services électriques pour un montant de 25 millions de dollars (12,5 milliards de francs).
Début août, et dans le cadre du projet PEUL, sept sites stratégiques de la capitale togolaise ont été dotés de dépotoir intermédiaire. Les ouvrages, réceptionnés par la municipalité de Lomé, permettent de résorber le dépôt sauvage des ordures ménagères qui ont souvent constitué des soucis de santé pour les habitants d’autant que le dépotoir s’étend sur des espaces importants. Désormais, les ordures sont déposées dans une enceinte murée dont la construction a été financée par l’Agence française de développement (Afd). De ces sept nouveaux sites, les déchets sont convoyés sur la décharge finale, à la sortie-nord de Lomé à la périphérie de Agoènyivé face au terrain de golf.
La décharge finale d’Agoènyivé, actuellement envahie par des habitations, sera, à cet effet, aménagée afin de limiter ses impacts sur l’environnement, dans l’attente des études d’identification d’un nouveau site contrôlé pour le stockage et d’enfouissement des déchets, probablement à Adétikopé (25 km de Lomé), ou plus loin.

Economie
Panier de la ménagère à Lomé
Hausse de 0,5% du niveau des prix en octobre
Le niveau général des prix à la consommation a enregistré, en octobre 2010, une hausse de 0,5% contre une baisse de 2,1% le mois précédent. Cette hausse, d’après la direction générale de la Statistique et de la comptabilité nationale, est principalement due à l’augmentation de prix des fonctions de consommation «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées», «Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles» et «Enseignement» qui ont enregistré respectivement une hausse de 1,3%, 1,1% et 0,9%. La fonction de consommation «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées» est celle qui a entraîné la plus grande contribution à la hausse de l’indice, suivie de «Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles».
Concernant la fonction de consommation «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées», la hausse enregistrée est à attribuer principalement aux postes «Légumes frais en fruits ou racine» et «Légumes frais en feuilles» qui ont enregistré respectivement une augmentation de 21,9% et 35,6%. Les postes «Pains», «Poissons frais», «Autres produits frais de mer ou de fleuve» et «Poissons et autres produits séchés ou fumés» avec respectivement une hausse de 9,1%, 2,0%, 22,2% et 1,7% ont moins contribué à la hausse de l’indice, estime la direction de la Statistique. Pour ce qui est de la fonction de consommation «Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles», la hausse provient de l’augmentation de 8,9% de prix du poste «Combustibles solides et autres». Quant à la fonction de consommation «Enseignement», la hausse observée provient de l’augmentation de prix de 4,1% des frais de scolarité dans certaines écoles primaires privées.
Les produits qui ont eu une forte contribution à la hausse de l’indice sont : tomate (47,6%), ademè (56,8%) et charbon de bois (8,9%). Les produits suivants ont moins contribué à la hausse de l’indice: la laitue (46,7%), le crabe frais (38,6%), le pain en baguette (5,6%), le pain artisanal salé (11,6%), le pain sucré artisanal (11,4%), l’anchois(doevis) fumé (4,4%), le chinchard (akpala) fumé (2,8%), le saumon (saloumon) fumé (10,3%), l’oignon frais (11,4%) et le gombo frais (12,8%). Le maïs en grains crus, l’igname, la banane plantain mûre et la farine de manioc ou gari, quant à eux, ont connu respectivement une baisse de 10,9%, 15,4%, 18,6% et 10,3%.
Calculé hors produits alimentaires, le niveau général des prix a connu une hausse de 0,2%. L’inflation sous–jacente (variation mensuelle de l’indice hors énergie, hors "produits frais") a connu également une hausse de 0,2%. L’analyse suivant la provenance montre que la hausse du niveau général des prix est à attribuer principalement à l’augmentation de 0,7% des prix des produits locaux.
En évolution trimestrielle, le niveau des prix du mois d’octobre 2010, comparé à celui de juillet 2010, est en baisse de 1,7%, et par rapport à octobre 2009 (glissement annuel), il a enregistré une hausse de 0,5%. Le taux d’inflation calculé sur la base des indices moyens des douze derniers mois s’est établi à 1,5%, en octobre 2010 contre 1,6% le mois précédent. En septembre 2010, il était de 0,4% dans la zone UEMOA.

Société
Le mal de vivre des lesbiennes en Afrique
Les homosexuelles noires subissent de graves traumatismes, liés aux agressions verbales et physiques dont elles sont victimes quotidiennement. C’est ce qui ressort d’une étude de deux chercheuses sud-africaines. La première du genre à donner la parole à cette communauté humiliée.
Helena Hewat et Marlene Arndt, deux chercheuses de la Rand Afrikaans University, ont étudié pendant un an la situation des homosexuelles noires. Pour la première fois, cette communauté silencieuse a pu exprimer ses peurs et ses angoisses. Les universitaires ont choisi de suivre seize femmes dans différents pays africains. Leur document final, baptisé Les expériences du stress et du traumatisme : les lesbiennes noires en Afrique parle des violences subies par cette catégorie de femmes.
Battues, humiliées, ostracisées, victimes de viols (souvent collectifs) pour les forcer à " redevenir normales " et " à se comporter en vraies femmes "... les lesbiennes noires ont fini par se stigmatiser elles-mêmes, trouvant la cause de leurs malheurs dans leur orientation sexuelle et acceptant leur sort. Ainsi les témoignages de plusieurs femmes recueillis par les chercheuses montrent à quel point les victimes sont résignées. " En tant que lesbienne, vous êtes une pécheresse. Les femmes sont censées être avec des hommes". "Dans la culture africaine, l’homosexualité est considérée comme une maladie. " Et pour ce qui concerne les viols : " Je parlais avec un homme qui voulais sortir avec moi, témoigne l’une des femmes. Je lui ai dit que je n’aimais pas les hommes. Il n’a pas compris alors il m’a violée. " " Les hommes qui nous violent veulent nous changer. "
Le règne de la violence
Les lesbiennes africaines sont constamment sous l’emprise du stress car elles ne sont pas acceptées au sein de leur propre culture. Il est évident qu’elles vivent dans la peur permanente d’être attaquées et de subir des préjudices. Helene Hewat a souhaité, avec sa collègue, " rendre visible cette sous-culture jusqu’ici invisible afin que les femmes noires lesbiennes puissent avoir accès à des structures qui peuvent les soutenir ". Des structures comme le Lesbian and Gay Equality Project, basé à Johannesburg. Celui-ci se bat pour assurer l’accès à la justice aux lesbiennes noires victimes de violences et tente de sensibiliser les populations pour enrayer les comportements homophobes.
En effet, les femmes noires lesbiennes sont confrontées à la violence à la maison, à l’école, dans les lieux d’apprentissage et même dans la rue. Cette violence est autant le fait des membres de leur famille que des autres membres de leur communauté. Pour nombre d’entre elles, la violence fait partie intégrante de leur vie quotidienne. Elle les blesse dans leur chair et dans leur âme et encore plus lorsque celle-ci n’est pas immédiatement visible
" Maladie de Blanc "
Cette association explique la victimisation des lesbiennes noires par le fait, tout d’abord, qu’elles soient " femmes avant d’être lesbiennes ". " La femme noire dans, vit au milieu de la violence. L’histoire de la femme noire en Afrique n’est faite que de dépendance économique, de manque d’éducation et de respect, " Cette violence que la femme noire rencontre au sein d’institutions comme la police ou la justice, ainsi que dans le secteur de la santé, est aggravée par le fait d’être lesbienne. " regrette Wendy Isaack.
Deuxième fait : l’homosexualité est perçue dans les milieux noirs africains comme " une maladie de Blanc ", notent les chercheuses dans leur rapport. " Les Noirs considèrent le fait d’être homosexuel comme une attaque à la culture africaine et à la tradition. Ce n’est pas chrétien, ce n’est pas africain... " renchérit Wendy Isaack. " Le cas des lesbiennes noires doit donc être appréhendé à travers cette donnée.

Pour faire évoluer la situation, le Lesbian and Gay Equality Project cherche à faire adopter un arrêté de justice régissant la promotion de l’égalité et la prévention de la discrimination. " Nous espérons aussi faire passer une loi pour punir plus lourdement les personnes coupables de hate crimes (crimes poussés par la haine de l’autre pour son appartenance ethnique, religieuse ou son orientation sexuelle.

Aliments et produits avariés présents dans les marchés de Lomé
A l’approche de la fête, les marchés de Lomé abondent quelquefois de marchandises et d’aliments impropres à la consommation. Le service en charge du contrôle des aliments ne semble pas préoccupé du rôle qu’il doit jouer. Attention donc aux usagers
Si les populations sont en quête de pitance, certains commerçants dans l’objectif de faire le maximum de bénéfices, ne lésinent pas sur les moyens. Des jeunes sont mis à contribution pour vendre des articles divers. Parmi ces articles, on peut voir des aliments destinés à la consommation. Dans les rues, au bord des routes les véhicules sont envahis à l’arrêt des feux tricolores, les maisons sont de même prises d’assaut au petit soir par ces vendeuses ou vendeurs ambulants. Des prix abordables sinon très bas qu’on ne peut le croire sont proposés. Mais faisons attention, il y a des aliments de toutes sortes qui circulent : lait avarié, des biscuits dont la date de péremption est dépassée, de la viande en boîte impropre à la consommation etc.…
La petite Aline l’a appris à ses dépends ce mercredi après midi. Comme font les enfants, souvent au vu de ces vendeurs ambulants, la petite Aline a demandé à son papa de lui payer un biscuit. Ce que papa a fait sans se soucier de la date de péremption. Après avoir consommé le biscuit, la petite fille n’a pas tardé à se plaindre de son ventre. Au début l’on a cru la douleur passagère mais c’est au moment où Aline a commencé à vomir que l’on a pris l’affaire au sérieux. Il fallait se rendre à l’hôpital pour éviter l’irréparable. Ce qui fut fait. C’est là que le médecin a constaté la consommation d’un aliment avarié. Mais malheureusement la revendeuse n’était plus là.

© L’Union N° 344 du 19 novembre 2010

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