Olympio n'a pa su exploiter l'onction populaire

21/12/2007
Olympio n'a pa su exploiter l'onction populaire

Gilchrist Olympio, le chef de l'UFC (opposition) a eu la chance de bénéficier au Togo d'une onction populaire, mais il n'a pas su faire fructifier cet atout. Auquel cas, les discussions avec Faure Gnassingbé lors de la constitution du gouvernement auraient pu aboutir. C'est ce que pense l'hebdomadaire L'Union paru vendredi. Le journal revient également sur la nomination de Komlan Mally à la Primature.

« En nommant l'ancien ministre de la Ville et de l'urbanisme, le chef de l'Etat est dans une logique de choisir la personne qu'il faut pour afficher des résultats auxquels il s'attend pour solliciter une nouvelle fois la confiance des Togolais en 2010 », peut-on lire. Au sommaire également, une analyse de la nouvelle stratégie politique du CAR, la formation dirigée par Me. Agboyibo. Voici une sélection d'articles publiés par l'Union

Le budget 2008 déficitaire de 42,44 milliards

Le premier conseil des ministres du gouvernement Mally a adopté hier le projet de loi de finances exercice 2008. Les recettes sont évaluées à 265,17 milliards dont 214,46 milliards de ressources internes et les dépenses à 307,62 milliards. Soit un déficit de 42,44 milliards qui seront financés par les partenaires en développement. S'inspirant des recommandations des institutions de Brettons Wood, dont une mission était en début du mois au Togo, le gouvernement a opté pour un budget qui finance prioritairement les secteurs sociaux et les secteurs économiques porteurs de croissance.

Les grandes lignes contenues dans ce budget concernent une revalorisation des salaires à 3%, après une augmentation de 5% intervenue en 2005. Le gouvernement s'engage également à intégrer dans la fonction publique les enseignants auxiliaires ayant accomplis 5 ans d'ancienneté, à réviser la situation administrative des enseignants auxiliaires déjà intégrés dans la fonction publique, à intégrer 1.305 agents temporaires dans la fonction publique, à réviser à la hausse les indemnités de fonction, à revaloriser les frais de missions tout en les rationalisant. Il s'agira également de recruter dans le secteur de la santé, de l'éducation et de l'administration publique.

Au titre de mesures nouvelles, le conseil crée un Fonds afin d'amorcer le règlement des problèmes d'expropriation pour utilité publique, l'appui des partis politiques, l'installation de la cour des comptes et d'une inspection générale des finances. Des mesures qui devront permettre d'améliorer les recettes fiscales et douanières, les conditions de vie des travailleurs et de soutenir la relance de l'économie par la consommation.

Les financements

Pour financer son programme d'investissement public, le gouvernement table sur des dons évalués à 20,51 milliards de francs Cfa, des ressources internes de 21,74 milliards, des prêts de 19,2 milliards et un emprunt obligataire de 2 milliards de nos francs. Soit près de 63,5 milliards.

La mission conjointe Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale et Banque africaine de développement (BAD) et les autorités togolaises avaient «décidé de faire du budget 2008, un budget très prudent accordant la priorité aux dépenses consacrées à l'éducation, à la santé, à l'énergie, aux transports et à la restructuration des banques et des entreprises publiques.» La mission a par ailleurs annoncé que l'exécution de ce  budget 2008 nécessitera une rigueur soutenue destinée à la gouvernance économique, en particulier la gestion des dépenses et le suivi de l'exécution du budget. Le gouvernement  s'y est  engagé.

Ainsi, les secteurs prioritaires financés par le programme d'investissement public sont notamment le développement rural, à 6,27% des ressources, l'industrie-mines-commerce-artisanat, le tourisme et environnement, les infrastructures (50,11%), le socioculturel (33,33%),  les dépenses communes (6,93%) et les institutions de la République (2,05%).  

Les priorités  du gouvernement Mally concernent, entre autres, le soutien au développement rural financé à hauteur de 4 milliards de francs,  l'énergie électrique à 2,15 milliards, les routes pour 26,34 milliards, l'hydraulique et assainissement pour près de 3 milliards, l'éducation pour environ 1,5 milliard, la santé pour 18,49 milliards, le sports et la culture pour près de 300 millions et la communication financée pour 180 millions. Ce budget s'inscrit largement dans le programme de réforme économique à moyen terme du gouvernement qui vise à relancer la croissance économique et à améliorer le niveau de vie des populations, conformément au Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté et le Croissance Intérimaire (DSRP-I) du Togo. S'il est bien exécuté, il rapprocherait davantage le Togo des institutions financières internationales.  

Gouvernement d'ouverture : Fini l'Etat de grâce !

Formée depuis le 13 décembre 2007, l'équipe Komlan Mally a la particularité d'avoir fait le ménage, en opérant une réelle concentration des portefeuilles ministériels.

Vingt-et-une personnalités sont ainsi appelées à faire exécuter le reste du programme de campagne de Faure – repris devant les députés par le Premier ministre –  en prévision de la présidentielle de 2010. Dans l'entourage immédiat du locataire de la présidence, on croit que la transition ouverte depuis 2005 dans la formation de gouvernement en nombre élargi se referme. C'est plus l'heure des compétences qui veulent servir le redressement du pays, après tant d'années de disette.

On parle d'une austérité budgétaire à mettre en pratique pour réduire les dépenses publiques. Surtout que, visiblement, les fonds de l'Union européenne ne suffiront pas à engloutir les énormes dettes extérieures du pays. Il faut donc recourir aux potentialités économiques (impôts, douanes, etc.) internes pour faire face aux réformes incontournables.

En réalité, dans l'ancienne équipe, on en voyait dont les prérogatives n'étaient pas clairement définies ; tout étant fait à la hâte au lendemain de la signature de l'Accord politique global pour ratisser large et prolonger la dynamique de consensus à la gestion de la chose publique. La conséquence directe en était que des ministres, dans l'ennui, utilisaient la presse pour se distraire. Même le Premier ministre Agboyibo en était tombé aisément dans le jeu.

Aujourd'hui, le courant des participationnistes devra faire son deuil. Généralement composé de néophytes, certains avaient toutes les peines à se convaincre de leurs propres idées pendant les réunions de cabinet. Plus de ministère délégué ni de secrétaire d'Etat dont les prouesses se résumaient à accompagner le ministre de tutelle, en dehors du personnel employé. Plus de ministère sans portefeuille doté de privilèges financiers et matériels.

Visiblement, Faure Gnassingbé a écouté le cri de condamnation de ceux qui savent combiner la politique à l'économie. Le nombre des ministres en était véritablement de trop, même s'il faut toujours coller la pratique à l'exigence de l'esprit nouveau. Un de ses proches ne pensait pas trop dire lorsqu'il voulait se convaincre de ce que son chef allait toujours surprendre les Togolais. Avec cette précision qu'il ne veut plus donner l'impression que le Togo ne doit profiter qu'à certains de ses fils. Il reste que les ministres ne profitent du cumul de portefeuilles pour se tailler des largesses condamnables.

La CDPA pour la «raison» politique»

Le nouveau patron de la diplomatie togolaise ne veut plus courir sous les aisselles de ses cadets politiques. C'est le sens de son acceptation de la «main tendue» de Faure Gnassingbé.

Pour le moins, il n'est animé d'aucune ambition électoraliste à court terme. En le clamant fort le jour de sa passation de service, le ministre Léopold Gnininvi dévoile le secret des calculs qui ont facilité le boycott de ses camarades du CAR et de l'UFC.

Si tel est que l'amitié avec le parti de Gilchrist Olympio veut toujours résister au mobile d'un choix «plus responsable». En clair, le chef de l'Etat se sera essayé à son désir d'ouverture. Pour le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Messan Aduayom, un parti politique doit à un moment donné savoir faire un choix responsable.

La Convention démocratique des peuples africains (CDPA) n'a plus de leçon à recevoir pour sa présence ou non dans un gouvernement. Du moins de la part des partisans effrénés de la calomnie qui font «passer dans l'opinion l'idée selon laquelle ceux qui ont pris part au gouvernement de l'APG sont des satellites du parti au pouvoir». Alors même qu'il faut Œuvrer pour la consolidation des acquis d'un APG signé par tous et la poursuite de manière consensuelle des reformes institutionnelles.

Qu'à cela ne tienne, la CDPA, en victime attestée de cette politique de classification, n'a de place à revendiquer que dans l'Exécutif. Le parlement ayant été bouclé.

Plus est, la CDPA ne comprend pas que le «principal parti de l'opposition» engage pour sa part des discussions secrètes avec le même parti présidentiel sans jamais daigner officialiser ce qui s'est dit entre-deux.

C'est le crash avec l'UFC. Même si Léopold Gnininvi et les siens croient fortement que le parti n'a pas de ce fait tourné le dos à l'opposition. En attendant, les «amuseurs de galerie» sont sûrs d'avancer seuls. Pour sa part, la CDPA veut croire que le peuple, qui n'a accordé plus d'importance aux démagogues qu'à ceux qui se battent réellement pour le sortir de l'ornière, saura véritablement libérer l'avenir hypothéqué.

Le CAR fait son compte

L'ancien Premier ministre veut convaincre de son choix en dénonçant ceux qui l'ont privé de sa troisième mission. On croyait au retour des vieilles amours entre le CAR et l'UFC avec la solidarité surprenante des deux partis au moment de la formation du bureau du nouvel hémicycle. Mais Madji Agboyibo n'y croit pas. «Il existe entre nos deux partis des divergences sérieuses. Nous avons du mal à croire que l'on puisse parvenir à réaliser l'idéal du changement démocratique par la stratégie de la haine pratiquée sous forme de dénigrement des partenaires ou de rejet de l'adversaire». C'est la dernière confidence de l'avocat de Kouvé au confrère de Le Regard. Mieux, il met à nu une partie du mythe.

Gilchrist Olympio a eu la chance d'avoir bénéficié au Togo d'une onction populaire, mais il n'a pas su fructifier cette chance historique par l'esprit d'amour et de consensus. Auquel cas, les discussions avec Faure Gnassingbé auraient pu aboutir.

«Il faut se garder de parler d'alliance dès qu'on constate la moindre coïncidence dans nos prises de position», avertit Me Agboyibo. La preuve en a été faite au moment de l'investiture du gouvernement Mally par l'Assemblée nationale. Le CAR a clamé son adhésion à la déclaration du Premier ministre quand les affidés de Gilchrist Olympio chantaient la litanie de refus.

Pendant le vote, trois élus du CAR se sont clairement prononcés contre le catalogue de bonnes idées de Komlan Mally alors même que l'UFC n'était ni pour ni contre ; elle ne s'est pas non plus abstenu. Seulement, d'aucuns craignent que les divergences de vue qui mineraient le parti de Madji Agboyibo ne deviennent une réalité avec cette dissidence du quatrième député du CAR qui a voté pour le programme Mally.

En attendant, Me Agboyibo impute son sort à un courant fort conservateur du RPT qui a eu gain de cause sur l'avis du chef de l'Etat qui ne cachait pas que le tableau des résultats n'était pas propice à la poursuite du processus de réconciliation et du redressement du pays.

Pour Agboyibo, Faure était prêt à nommer un Premier ministre en dehors du RPT… si Gilchrist n'a pas mis les pieds dans le plat en exigeant plutôt quelqu'un du RPT. Ici, on ne veut pas très tôt donner l'impression de vouloir plus ressusciter de la politique particulière de campagne mise en place par l'UFC pour réaliser ses ambitions.

Mally annonce ses premières difficultés : Nettoyer l'administration

Comme le recommande la tradition, le nouveau chef du gouvernement s'est soumis, lundi, à l'épreuve du parlement, échappant de justesse à une défiance (42 voix pour sur 81 députés). Ce n'est pas faute d'avoir élaboré un programme de gouvernement alléchant. Loin de là !

Sur 21 pages, le discours-programme de Komlan Mally dit l'essentiel sur les maux qui assaillent le Togo depuis des décennies. Et les solutions à y apporter, à court, à moyen et à long termes. Sauf que, pour jauger les capacités du nouveau Premier ministre à être positif, on n'attendra que deux ans et demi, à la mi-2010, lors de la prochaine échéance présidentielle. En nommant l'ancien ministre de la Ville et de l'urbanisme, le chef de l'Etat était dans la logique de choisir la personne qu'il faut pour lui produire les résultats auxquels il s'attend pour solliciter une nouvelle fois la confiance des Togolais en 2010.

Le programme de Komlan Mally inclut quatre axes principaux : la consolidation de la Nation togolaise, la constitution des bases solides de la croissance et du développement, l'amélioration des conditions d'accès aux services essentiels, la réaffirmation de la place du Togo dans le concert des nations.

Des atouts

Sur l'essentiel, des observateurs s'accordent à admettre que, de Joseph Koffigoh à Yawovi Madji Agboyibo, Komlan Mally est le seul à disposer suffisamment d'un environnement politique, économique et social favorable à la bonne conduite de sa politique. La reprise de la coopération de l'Union européenne avec le Togo et la disponibilité des institutions de Bretton Woods à accompagner le pays dans son redressement économique sont des atouts dont dispose le nouveau gouvernement qui a des défis majeurs à relever avant l'enjeu électoral de 2010. Ces défis sont pour la plupart liés à la difficile situation intérieure depuis le début du processus démocratique il y a 17 ans.

«L'apaisement de la vie politique et du climat social, la relance de la coopération avec nos partenaires en développement sont autant de facteurs qui, nous l'espérons, doivent favoriser la reprise économique», devait reconnaître le Premier ministre lui-même. Sur ce plan, Komlan Mally peut compter sur Faure Gnassingbé, déterminé qu'il est à réaliser des résultats à faire valoir pour 2010.

A la modernisation !

Le hic, c'est sans doute au niveau de l'administration togolaise. Vétuste, dépassée par la modernité, elle constitue à n'en point douter un réel frein au développement dupays. La réforme de l'Etat, oui ! Mais comment la conduire en si peu de temps ? La majorité des services de l'Etat sont encore loin de répondre aux défis de la technologie. L'administration togolaise est encore allergique à l'outil informatique ; la plupart des services sont encore aux machines mécaniques. Maintenant que les services du ministère de la Justice s'y essaient, une bonne partie des archives est introuvable aux services des certificats de nationalité. La preuve des difficultés à franchir.

Reste les mentalités à adapter aux textes devant régir le fonctionnement de l'administration. Au premier plan, les dessous de table, «officiellement» instaurés par des agents pour se donner l'inspiration dans le traitement des dossiers. Encore faut-il que l'agent de l'Etat soit régulier au poste, pratique dont on a perdu le réflexe au plus fort de la crise socio-politque en 1993.

La réforme de l'administration togolaise s'impose, mais elle ne peut se réaliser à court terme. En faire une priorité risque de ronger les freins à Komlan Mally.

Economie : Les directives des institutions de Brettons Wood

Après deux semaines passées au Togo, les fins limiers du FMI, de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement reconnaissent les efforts du gouvernement mais l'invite à faire du budget 2008 et son exécution un cadre de référence de la bonne gouvernance

La mission a constaté que la performance dans le cadre du programme de référence a été satisfaisante et que tous les objectifs budgétaires ont été atteints. Les réformes administratives entreprises au niveau des administrations fiscale et douanière ont eu pour effet d'améliorer les recettes budgétaires et les dépenses ont été généralement maintenues dans  les limites de l'enveloppe budgétaire. Ces actions ont permis la réduction du déficit budgétaire et le remboursement des arriérés intérieurs, notamment  le paiement par le gouvernement des arriérés de  la SOTOCO vis-à-vis des producteurs de coton. L'économie togolaise a enregistré une reprise modeste, qui s'explique en partie par des conditions climatiques favorables à l'agriculture, par la croissance  du commerce régional et par la relance dans le secteur du coton.

Cependant, la crise énergétique persistante continue de peser lourdement sur l'économie du pays. L'inflation reste maîtrisée, malgré la croissance rapide de la masse monétaire et du crédit. Le programme de réforme économique à moyen terme du gouvernement vise à relancer la croissance économique et à améliorer le niveau de vie des populations, comme indiqué dans la Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté et le Croissance Intérimaire (DSRP-I) du Togo. Cette stratégie comprend des réformes importantes portant sur le renforcement des finances publiques, notamment par l'équilibre entre les recettes et les dépenses intérieures et la réduction de la dette publique ; sur la réforme des entreprises publiques des secteurs du coton et du phosphates ; sur la réhabilitation des infrastructures énergétiques et routières ; sur le renforcement du secteur bancaire ; sur l'amélioration du climat de l'investissement pour favoriser la croissance du secteur privé ; sur le développement de l'accès aux services de santé et d'éducation. La reprise des relations avec la communauté internationale vient à point nommé pour soutenir la mise en Œuvre de cette stratégie à travers l'assistance technique, les financements et l'allégement de la dette extérieure.

La mission et les autorités togolaises ont décidé de faire du budget 2008, un budget très prudent accordant la priorité aux dépenses consacrées à l'éducation, à la santé, à l'énergie, aux transports et à la restructuration des banques et des entreprises publiques. L'exécution du budget nécessitera une rigueur soutenue destinée à la gouvernance économique, en particulier la gestion des dépenses et le suivi de l'exécution du budget. Les autres priorités à court terme consistent à renforcer le secteur financier par l'amélioration de la gouvernance et la recapitalisation des banques publiques et à trouver une solution à l'apurement des importants arriérés du Togo vis-à-vis des créanciers multilatéraux. La mise en place par les autorités d'un programme prenant en compte ces priorités et les  réformes énoncées dans le DSRP-I pourrait servir de base à un possible accord de FRPC qui créera à son tour les conditions nécessaires pour permettre au pays de bénéficier d'un allégement global de la dette au titre de l'Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et de l'Initiative de l'Allégement de la Dette Multilatérale (IADM).

© L'Union du 21 décembre 2007

 

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