Pilule amère à Togopharma

05/06/2009
Pilule amère à Togopharma

Mise en veilleuse depuis 2002, la société Togopharma qui était chargée de la commercialisation des médicaments au Togo continue d'attendre des éclaircissements sur son avenir. Un avenir incertain car depuis plusieurs années, c'est la Cameg qui a pris le relais. L'Union paru vendredi consacre un dossier à ce sujet mettant en relief l'inquiétiude des anciens salariés qui ne savent toujours pas à quelles sauce ils seront mangés.

Le bihebdomadaire a parcouru également le rapport provisoire d'exécution du budget général de l'Etat. Bonne nouvelle, les dépenses sont en baisse et les recettes en hausse. Ce qui devrait faire plaisir aux bailleurs de fonds, souligne l'Union. Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Verbatim

Ça recommence

Octobre 2007: les Togolais sont allés aux urnes pour renouveler leur Assemblée Nationale au cours d'un scrutin législatif jugé équitable et transparent par le millier d'observateurs l'ayant suivi de près. Il a permis aux deux principaux partis de l'opposition- l'Union des Forces du Changement (Ufc) et le Comité d'Action pour le Renouveau (Car)- de faire leur entrée à l'hémicycle. C'était une élection organisée sous le leader du Car, Me Yawovi Agboyibo, en son temps Premier Ministre et Chef du Gouvernement togolais. Dans l'ensemble, personne n'a contesté ni la légitimité, ni le bon déroulement du scrutin. Sauf l'Ufc qui n'était pas satisfaite des résultats publiés. Ses principaux ténors croyaient à une large victoire de leur parti. Les Togolais en avaient décidé autrement. Seulement 27 sièges pour l'Ufc et 4 pour le Car.

31 députés sur 81: c'est donc le poids politique de l'opposition (Car-Ufc) face au Rassemblement du Peuple Togolais (Rpt), 50 députés. Force est de constater que l'échiquier politique national se partage ainsi entre ces trois formations politiques. Cela ne veut pas dire pour autant que ce sont les seuls partis politiques du pays. Et que les autres partis, aussi minoritaires soient-ils, n'ont pas droit à la parole.

En fait, c'est ce que le Car et l'Ufc veulent faire croire aux populations en clamant qu'ils sont leurs représentants légitimement mandatés pour s'exprimer en leur nom. Je ne comprends pas cette position ignoble. Surtout quand je me rappelle qu'en 1994, le Car et l'Union Togolaise pour la Démocratie (Utd) de monsieur Edem Kodjo avaient obtenu la majorité des sièges à l'Assemblée Nationale avec 43 députés (38 pour le Car et 5 pour l'Utd) sans que les autres partis non représentés soient écartés des pourparlers togolais. Au contraire, ce sont les autres membres de l'opposition dite radicale qui étaient fortement représentés aux différents rounds de négociations au détriment de l'Utd et du Car. De quelle légitimité disposaient-ils pour prendre les négociations à leur compte?

Quelles populations représentaient-ils?

2 juin 2009, l'Ufc et le Car se retirent du Cadre Permanant de Dialogue et de Concertation suite à l'entrée des membres des autres partis ayant participé au dialogue politique national ayant abouti à l'Accord Politique Global (Apg).

Dans un communiqué publié, l'Ufc par la voix de son Vice-président «demande au Chef de l'Etat de rechercher ensemble avec le Car et l'Ufc, les voies et moyens permettant de poursuivre et de parachever les négociations déjà entamées avec le Rpt et le Gouvernement sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles.» Tout porte à croire que les réformes ne concernent pas les autres formations politiques. A moins qu'il y a des non-dits qu'on cherche à dissimuler ou que l'on a peur de quelque chose. En tout cas, comme le disait l'autre : «2010 est devant nous et tant pis si on recommence avec les vieilles habitudes», attendons de voir.

 

 

 

Rapport d'exécution du budget 2009 en fin mars

Les dépenses en baisse

Tradition encore respectée pour le gouvernement togolais qui vient de publier un rapport provisoire d'exécution du budget général de l'Etat au premier trimestre 2009. Par souci d'un début de transparence selon les exigences des partenaires en développement. Pour le moins, c'est un satisfecit car l'effort est fait d'encaisser plus et de dépenser moins dans le cadre de la loi de finances en cours.

Des recettes en augmentation

Les recettes totales à fin mars 2009 se chiffrent à 64,3 milliards de FCFA pour une prévision de 51,5 milliards de FCFA au titre du programme FRPC, soit un taux de réalisation de 124,8%. Par rapport au premier trimestre 2008, on note une augmentation de 24,1%. En détail, les recettes fiscales budgétaires et les recettes non fiscales budgétaires font 63,7 milliards de FCFA contre 51,5 milliards de FCFA prévu par le FMI pour le premier trimestre, soit un taux de recouvrement de 123,7% par rapport au programme FRPC. Les recettes fiscales budgétaires s'élevant à 56,5 milliards pour une prévision trimestrielle du FMI de 48,5 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 116.5%.

En glissement annuel, on note une augmentation de 19,7%. Au 31 mars 2009, les recouvrements fiscaux de la Direction Générale des Impôts ont atteint 26,4 milliards de FCFA contre 20,5 milliards de FCFA prévu, soit un taux d'exécution de 128,8% et un accroissement de 40,0% par rapport au niveau obtenu à la même période de l'année 2008. Ils se composent des impôts directs et indirects pour des montants respectifs de 15,2 milliards de FCFA et 11,2 milliards de FCFA. Parallèlement, les contributions indirectes liquidées par l'Administration des Douanes montent à 30,1 milliards de FCFA contre 28 milliards de FCFA annoncé pour le premier trimestre, soit un taux d'exécution de 107,5%. Par rapport au premier trimestre 2008, on note une augmentation de 8,2%.

Pour leur part, les recettes non fiscales budgétaires (produits des participations financières, des recettes des services et des revenus du domaine) s'élèvent à 7,2 milliards de FCFA contre 3 milliards de FCFA prévu au titre du programme du FRPC, soit un taux d'exécution de 240%. Par rapport au premier trimestre 2008, on lit une amélioration de 79,4%. Cette performance s'explique essentiellement par les dividendes versés au Trésor par la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (4 milliards de FCFA) et la société Togo télécom (1,5 milliard de FCFA) ainsi que les commissions perçues auprès de la BCEAO pour un montant de 0,5 milliard de FCFA.

Les recettes non budgétaires, elles, ont atteint 0,5 milliard de FCFA pour une prévision nulle. En glissement annuel, on note une baisse de 0,7%. Elles sont composées essentiellement des recettes des comptes spéciaux.

Des dépenses en baisse

En dépenses courantes et prêts nets au premier trimestre 2009, le Togo obtient 35,9 milliards de FCFA contre 38,5 milliards de FCFA prévus par le programme du FMI, soit un taux d'exécution de 93,2% ; par rapport au niveau prévu pour l'année 2009, le taux est de 16,2% et, par rapport à fin mars 2008, l'augmentation atteint 9,2%.

Les dépenses courantes budgétaires ont connu un niveau d'exécution de 35,9 milliards de FCFA contre une prévision trimestrielle de 38,5 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 93,2%. Elles comprennent des dépenses de personnel d'un montant de 15,9 milliards contre 16 milliards de FCFA prévus, soit un taux d'exécution de 99,4%. En rapport au niveau prévu pour toute l'année, il se dégage un taux de 20,4%. Par rapport au premier trimestre 2008, on note une augmentation de 15,9% imputable à l'intégration des enseignants auxiliaires dans la fonction publique dont les salaires sont effectifs depuis le second semestre 2008 et à l'augmentation des indemnités de fonction depuis avril 2008. A ceci se greffent des dépenses de biens et services (matériel, communes diverses, entretien bâtiments…), de transferts et subventions (bourses et stages, subventions, secours, dette viagère, contributions diverses…) de 18,2 milliards de FCFA. 19,9 milliards de FCFA étaient prévus, soit un taux d'exécution de 91,4% et une hausse de 34,2% par rapport au niveau atteint à fin mars 2008.

On note aussi des intérêts dus au titre de la dette publique d'un montant de 1,8 milliards de FCFA, contre une prévision de 1,1 milliards de FCFA, soit un taux d'exécution de 163,6% par rapport à la prévision à fin mars : 0,9 milliard de FCFA dû au titre de la dette intérieure contre 4,4 milliards de FCFA pour le premier trimestre 2008 et 0,9 milliard de FCFA dû au titre de la dette extérieure. 1,2 milliards de FCFA pour le premier trimestre 2008.

Les dépenses courantes non budgétaires sont constituées essentiellement des dépenses des comptes spéciaux dont le montant est presque nul et des dépenses courantes sur financement extérieur.

Les dépenses courantes sur financement extérieur sont nulles (comme à fin mars 2008), en raison de l'absence d'appui budgétaire au premier trimestre 2009, pour une prévision annuelle de 11,6 milliards de FCFA au titre du programme du FMI et une prévision trimestrielle de 1,5 milliards de FCFA.

Les dépenses d'investissement ordonnancées sur ressources externes, se chiffrent à 1,1 milliards de FCFA pour une prévision de 11,7 milliards de FCFA au titre du programme FRPC pour le premier trimestre, soit un taux d'exécution de 9,4%. Il s'agit des dépenses effectuées sur emprunts (emprunts liés aux projets) ; les dépenses d'investissement effectuées sur dons (dons projets) étant nuls, pour une prévision trimestrielle de 8,0 milliards de FCFA au titre du programme FRPC. En glissement annuel, les dépenses d'investissement ordonnancées sur ressources externes connaissent une augmentation de 59,0%.

Au 31 mars 2009 le montant total des dépenses d'investissement sur ressources internes (BIE/BG) s'élève à 1,8 milliards de FCFA pour une prévision de 6,3 milliards de FCFA pour le trimestre, soit une réalisation de 28,6% et une baisse de 9,2% par rapport au premier trimestre 2008.

Et la situation des dépenses publiques par secteur de pauvreté (santé, de la protection sociale et des diverses catégories d'enseignement) au premier trimestre 2009 se présente comme suit : dépenses de personnel (0,3 milliard de FCFA contre un montant annuel de 3,9 milliards de FCFA prévu et autorisé par le budget, soit un taux d'exécution de 6,6%), dépenses de fonctionnement (0,8 milliard de FCFA contre un montant annuel de 2,5 milliards de FCFA prévu au budget dont 2 milliards de FCFA sont autorisés, soit un taux d'exécution de 33,2%) et dépenses de transfert (5,4 milliard de FCFA contre un montant annuel de 16,1 milliards de FCFA prévu au budget dont 9,4 milliards de FCFA sont autorisés, soit un taux d'exécution de 33,5%).

 

 

Dans la tourmente de ses problèmes financiers

Togopharma attend toujours sa liquidation

Mise en veilleuse depuis 2002, la société Togopharma spécialisée dans la commercialisation des produits pharmaceutiques sur tout le territoire togolais continue d'attendre un éclaircissement de sa situation juridique et sociale. Ce qui se résume dans cette réponse du commissaire du gouvernement à la préoccupation des députés lors de l'étude en commission du récent code de la santé : «aujourd'hui la CAMEG a pris la relève de Togopharma qui tend vers la liquidation. Le liquidateur se chargera de prendre en compte tous les contours y compris le cas des agents». Ainsi, après avoir procuré de loyaux services aux populations dans le ravitaillement en médicaments, la société est clouée au sol pour des difficultés de trésorerie.

La mauvaise gestion est aussi passée par-là. Et visiblement sa phase de liquidation qui doit permettre de résoudre les problèmes créés a du plomb dans l'aile. Effet de la dissolution comparable ici à la simple cessation d'activités, la liquidation doit avoir pour objet de régler le passif, de convertir les éléments d'actif en liquide. Il est donc clair que le maintien de la personnalité de Togopharma confirme les besoins futurs de la liquidation. Aussi doit-on nommer un liquidateur qui mette fin aux organes de gestion et de représentation de la société, toujours légalement existants et fonctionnels. Même si on claironne que la CAMEG a valablement remplacé Togopharma.

Le liquidateur, dès sa nomination, devra dresser un inventaire de l'actif et du passif, recouvrer les créances, payer les créanciers…et régler la situation des dizaines d'agents concernés. Une procédure normale avant toute affection du passif. Ce que dénoncent depuis ce 2 juin 2009 les anciens employés de cette société d'Etat, en mouvement de désespoir depuis qu'ils sont envoyés en congé technique en 2002 par un arrêté du ministre de la Santé d'alors.

Sans parler de sit-in, les agents de Togopharma ne comprennent pas que leurs anciens locaux soient déjà attribués à d'autres structures comme la Centrale d'achat des médicaments essentiels génériques (CAMEG) créée par l'Etat pour les mêmes besoins, le PNLS, le PNLC et l'ordre des pharmaciens. Sans se soucier de plus de 21 mois d'arriérés de salaire et des droits de licenciement de fait (non officiellement prononcé). Depuis lors, ceux qui sont admis à la retraite sont naturellement rejetés par la Caisse de sécurité sociale, motif pris de la non cotisation. D'autres sont reversés aux subdivisions sanitaires. Aujourd'hui, ils reconduisent les doléances déjà soulevées dans la dernière manifestation du 23 février dernier, après l'expiration du délai du mois de mai à eux promis pour voir les premières décisions : arriérés et droits de licenciement.

On y va de sa démonstration : «Nous disons que si le Togo est un Etat de droit et si la politique du gouvernement est Justice et Réconciliation, alors qu'on nous paye nos droits. Nous savons que le chef de l'Etat veut qu'on nous paye nos droits et si tel est le cas, cela fait huit ans que Togopharma est en léthargie où les gens sont abandonnés à leur sort (…) Togopharma est la seule société dont l'Etat a pris les actifs et laissé le personnel». En attendant, dans les coulisses, tout tend à confirmer que la fumée blanche viendra des plus hautes autorités.

 

 

 

Economie

Bonne gouvernance économique

L'effort du Togo salué par la BM

Dans un monde en pleine crise, accentuant ainsi la raréfaction des ressources, il est important et urgent de tirer pleinement profit des ressources budgétaires pour optimiser le développement de nos pays. C'est en cela que l'effort du Togo, engagé dans de grandes réformes avec ses partenaires, a été salué par la Banque mondiale. «A voir les progrès importants qui ont été réalisés ces dernières années, l'on peut affirmer que le gouvernement togolais s'est résolument engagé à poursuivre les réformes nécessaires pour asseoir les bases de sa croissance et de son développement». Les propos sont de Joseph Baah-Dwomoh, le représentant résident de la Banque mondiale au Togo, à l'ouverture, mercredi à l'hôtel Sarakawa, d'un atelier de validation de l'Actualisation de la Revue des dépenses publiques et de la responsabilité financière de l'Etat (PEMFAR 2009).

La Revue des dépenses est un schéma classique avec les bailleurs de fonds, qui visitent les pays afin d'évaluer ce qui y est réalisé en termes de gestion des finances publiques et de passation des marchés. Et d'y apporter des corrections, si c'est nécessaire, pour la prochaine revue. «Ou on sera d'accord sur tout ce qu'il y a comme diagnostic, et on prend des engagements afin d'aller vers la bonne gouvernance pour une autre revue dans un an. Ou on n'est pas d'accord !», a tenu à préciser à L'Union Aharh Kpessou Mongo, le secrétaire général du Comité permanent de suivi des réformes.

Il y a un an, des experts de la Banque mondiale étaient au Togo à ce sujet. En deux jours, la quatre-vingtaine de participants de l'administration publique, du secteur privé et de la société civile ont planché sur le PEMFAR 2009 élaboré par la Banque.

Par rapport aux objectifs de la Stratégie de réduction de la pauvreté (SRP) en cours de finalisation, il est observé une légère augmentation des dépenses consacrées aux secteurs prioritaires (éducation, santé, agriculture et infrastructures). L'éducation perd 4,6 points par rapport au 23,3% du budget 2008 et 5,2 points par rapport à 23,2% en 2009. La tendance est la même pour la santé (7,9 points sur les 20,0% en 2008 et 3,3 points sur 20,1% en 2009), l'agriculture (1,5 point sur 6,1% et sur 6,2%) et les infrastructures (0,6 point sur 17,3% et 6,0 points sur 18,3%). Le renforcement de la discipline budgétaire et l'amélioration de la présentation et du rapport d'exécution du budget sont d'autres progrès notables réalisés par le Togo.

Malgré ces efforts, il en est ressorti, en gros, que la performance du système de gestion des finances publiques est affectée par une faible crédibilité du budget et la faiblesse des contrôles interne et externe. Et qu'il est, par ailleurs, crucial de redéfinir le cadre réglementaire et institutionnel de la passation des marchés publics afin de renforcer la transparence du système. Le Togo va faire siennes ces recommandations.

 

 

 

Culture/Cinéma

Home, un film vert au CCF ce soir

Dans le cadre de la journée mondiale de l'environnement célébrée ce 05 mars, a lieu au Centre culturel français une série de conférences et de projection de film pour mettre en lumière les dangers climatologiques et environnementaux qui menacent l'existence de la planète, et sensibiliser l'opinion publique pour l'amener à agir ainsi sur les politiques gouvernementales. Le thème retenu de la journée mondiale de l'environnement est «Des villes vertes, un plan pour la planète !»

La semaine se termine ce soir par la projection du film Home, une production du cinéaste français Luc Besson, réalisé par Yann Arthus Bertrand, soutenu par CFAO Motors et l'Agence française de développement. M. Bertrand est président de Good Planet.org, une association pour la promotion du développement durable. Il s'agit d'une superproduction écologique multidiffusée à la télé, au cinéma, sur Internet, en DVD et diffusée gratuitement et au même moment dans 87 pays.

Pour l'industriel et richissime français François-Henri Pinault, l'un des pollueurs mondiaux, «les enjeux sociaux et environnementaux de notre planète sont vertigineux et le développement durable est l'affaire de tous. La prise de conscience de l'état d'urgence de notre planète, notre «maison», est essentielle et capitale pour que le développement durable devienne une habitude naturelle».

Home parle de l'état de la planète. Depuis la sortie du film Une vérité qui dérange de l'ancien vice-président américain Al Gore, qui traite du réchauffement climatique, le monde cinématographique revient aux premières heures du cinéma comme moyen de propagande et combat politique. Le film est un documentaire d'images aériennes réalisées dans 54 pays et près de 120 lieux de tournage a pour but de faire prendre conscience des responsabilités de chacun à l'égard de la planète.

Les débats ont commencé depuis mercredi 3 juin dernier à 15 heures  à l'auditorium du CCF, la rencontre avec M. Bernard Bourles, chercheur à l'institut de Recherches et de développement (IRD), et M. Edjamé, professeur de Géographie à l'Université de Lomé.

Une rencontre suivie hier soir d'un Café des sciences sur «l'Etat des lieux sur le changement climatique». Le café a porté sur la science comme enjeu de société. Nul n'ignore la fameuse saillie de Rabelais, «science sans conscience n'est que ruine de l'âme». Si la science est un outil incontournable dans la connaissance du monde, elle soulève parfois la méfiance et devrait être toujours l'enjeu de débats à l'intérieur de la société.

Le Café des sciences, qui n'est pas que l'apanage des seuls scientifiques, est ouvert à tout public. Il devra permettre d'établir l'état des lieux des changements climatiques récents et de comprendre comment ces mutations peuvent influer à court et moyen termes sur les zones continentales et océaniques du monde.

Car, les phénomènes climatiques actuels ont une corrélation avec le fonctionnement des océans. Le réchauffement climatique actuel augmente le niveau des eaux, ceci dû à la fonte des glaciers de l'Antarctique.  Les océans représentant plus de 70% de la surface terrestre, transportant la majeure partie de chaleur terrestre, toute étude du climat doit prendre nécessairement en compte le facteur océan.

 

Démocratie et droits de l'homme.

La politique étrangère des puissances est-elle compatible avec les droits de l'homme

«La politique étrangère de la France est incompatible avec la question des droits de l'homme», la formule avait il y a quelques mois par la bouche scandaleuse de l'actuel ministre des affaires étrangères français, M. Bernard Kouchner, qui, du coup, voulait sans le cacher d'ailleurs, la suppression du secrétariat français aux droits de l'homme dirigé par la française d'origine sénégalaise Rama Yade. L'hypocrisie érigée en doctrine politique et appelée « realpolitik », au nom de laquelle les puissances occidentales ferment les yeux sur les violations des droits de l'homme afin de pouvoir faire commerce avec les pays violateurs de ces droits et protéger ainsi leurs intérêts.

Alors la politique étrangère est-elle compatible avec les droits de l'homme ?

Le sujet sera en débat le mercredi 10 juin prochain au CCF sous le thème : relations internationales et droits de l'homme. L'ambassadeur de France au Togo, a spécialement invité un professeur de sciences politiques, Bertrand Badié, pour disserter sur le sujet. Il semble qu'avec la mondialisation, le besoin de normes communes se fait sentir. Alors, les Etats peuvent-ils répondre à ces nouveaux besoins, voire les manipuler à leur profit ? Ou doivent-ils abandonner cette nouvelle fonction à la diplomatie privée, aux ONG et à l'opinion publique ?

 

Sport

Eliminatoires CAN/Mondial 2010 / Gabon-Togo

Les Eperviers en route pour le leadership

Auteur d'une victoire retentissante contre le Cameroun 1-0 dans le cadre de la dernière phase des éliminatoires combinées CAN/Mondial 2010 dans le groupe A, le Togo se rend à Libreville où l'attendent les Panthères du Gabon, auteur lui aussi d'une victoire sur le Maroc 2-1.

Malgré une préparation quelque peu difficile, caractérisée par l'annulation du stage en Belgique, les Eperviers du Togo s'apprêtent  à disputer au Gabon le fauteuil de leader. Un fauteuil acquis à  la différence de buts marqués

Les Togolais savent qu'ils sont attendus à Libreville, dans l'antre des Panthères qui se sont montrés intraitables à domicile jusque-là. D'ailleurs, lors de la précédente phase des  éliminatoires, le Ghana, le Lesotho et la Libye ont tous été battus à Libreville.

Mais pour les Eperviers, l'antre des Panthères n'est  pas imprenable. Le capitaine Emmanuel Adebayor avait déjà donné le ton dimanche en indiquant que son bateau va à Libreville pour gagner. Il s'agit pour lui de remobiliser tout le peuple togolais derrière ses joueurs qui rêvent de rééditer l'exploit de se qualifier pour une seconde fois consécutive pour la Coupe du monde. "Nous sommes conscients que si nous gagnons à Libreville, nous serons en situation idéale pour nous qualifier pour la Coupe du monde. Nous y allons donc pour jouer la gagne", assure, de son côté, Serge Akakpo, le défenseur du club roumain de Vaslui.

L'arrivée même de l'ancien sociétaire  de l'AJ  Auxerre est une bonne nouvelle pour la défense togolaise qui n'est pas sûre de compter sur Daré Nibombé, sa tour de contrôle, blessé. En absence de Daré, Thissen étudiera les configurations possibles qui incluent les pistes Eric Akoto et de Zanzan Attey-Oudéyi.

Le Gabon, un défi à relever

Seul problème, les Eperviers n'ont jamais gagné  en cinq confrontations avec leurs hôtes. Mais Emmanuel Adebayor et ses coéquipiers veulent vaincre le signe indien et s'ouvrir la voie à une double qualification pour la Coupe du monde et la CAN 2010.

Adebayor sait qu'il est attendu : "Je reconnais que c'est un match difficile, mais jouable. C'est un défi que nous avons à relever". Mais il sait qu'il ne sera pas seul. Si contre le Cameroun, il a dû partager l'attaque avec Thomas Dossèvi de FC Nantes, pour cette rencontre la sélection enregistre le retour de Olufadé Adekamni de La Gantoise (1ère division belge) et de Kader Coubadja d'Al Dhafra d'Abu Dhabi(85 sélections et 54 buts) et dont la dernière convocation remonte au 25 mars 2008 contre la Guinée à Paris.

Avec  ces retours, l'attaque togolaise aura fière allure.  Car, en face, le sélectionneur gabonais Alain Giresse qui, entre-temps, se réjouissait de compter sur un groupe renforcé avec le retour du capitaine Daniel Cousin (Hull City, D1 Angleterre), devrait probablement aligner l'équipe qui a joué contre le Maroc. Puisqu'il a déclaré en milieu de semaine que le capitaine des Panthères Daniel Cousin et Eric Mouloungui seraient absents contre le Togo pour suspension pour le premier et légère blessure pour le second. Mais il en faut plus pour entamer le moral des Panthères. "Quelle que soit la composition du onze de départ, 11 joueurs déterminés rentreront sur le terrain!", assurait Paul Kessany.

Dans tous les cas, le match de Libreville déterminera l'ordre du classement dans le groupe A. Puisque Marocains et Camerounais, qui totalisent zéro point, tenteront dans la confrontation, dimanche à Yaoundé, d'engranger les premiers points de cette dernière phase des éliminatoires.

 

© L'Union du 5 juin 2009

 

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