« Pisseurs de rue »

09/11/2010
« Pisseurs de rue »

L’Union, paru mardi, dénonce l’absence de civisme des Togolais qui prennent les rues pour des décharges publiques. Pire, estime le journal, le fléau des « pisseurs de rue ».
« Il n’est pas rare de voir des gens en train d’uriner en pleine rue. Les caniveaux (à ciel ouvert) en bordure de route, les clôtures, les murs et même les maisons des particuliers sont des lieux de prédilection pour accomplir ces besoins. Le comble, c’est que certains vont même jusqu’à déféquer en ces lieux », écrit le bihebdomadaire.

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
Le recensement marche
Plus de 7000 agents recenseurs, 1500 chefs d’équipes, 360 agents contrôleurs et 42 superviseurs ont été mobilisés pour l’opération de recensement général de la population togolaise. Pendant deux semaines, ce corps sillonnera le pays de long en large pour « dénombrer toutes les populations vivant au Togo et leurs habitats», selon les termes de la ministre Dédé Ahoefa Ekoué du Ministère auprès du Président de la République Chargé de la Planification, du développement et de l’Aménagement du Territoire.
Dans son discours d’appel à la mobilisation des citoyens et habitants du Togo prononcé à la veille de cette opération, la Ministre s’est appesantie sur les mérites de cet acte qui est avant et après tout « une affaire d’intérêt national ». « C’est une opération qui vise à rendre disponible des données démographiques, socio-économiques actualisées, fiables et désagrégées pour la planification et le suivi évaluation des stratégies de développement, dans l’optique des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) » a-t-elle expliqué. Mieux, pour elle, le but du recensement général de la population est aussi de fournir toutes les informations nécessaires pour agir avec le maximum d’efficacité dans tous les domaines clés pour le développement du pays. Ce qu’appuie le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo "Ce recensement doit être compris d’un point de vue socioéconomique car, il va nous aider dans nos programmes de planification et dans l’élaboration des projets du développement du pays."
Le 4ème recensement général de la population togolaise a effectivement démarré ce samedi 06 novembre 2010. Il fait suite aux trois connus au Togo et dont le dernier a 29 années d’âge. Logiquement, ces données sont désuètes et elles ne répondent plus aux besoins de la politique économique et socio-culturelle de développement du pays. C’est en ce sens que le gouvernement a pris la décision de procéder au 4ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (4e RGPH). C’est désormais chose faite !
Selon nos correspondants déployés sur le terrain, tout semble bien parti pour un résultat probant. Les agents recenseurs circulent librement, échangent facilement avec les populations, recueillent les informations indispensables pour remplir leurs fiches…et répondent aussi aux questions des recensés sur le bienfondé et les retombées de l’opération. Après trois jours, aucun incident n’a été signalé ni par une quelconque presse ou autre source d’information, ni par nos envoyés spéciaux. Qu’il en soit ainsi !

Dans sa stratégie pour la prochaine année budgétaire
Le Togo projette moins s’endetter en 2011
Un processus de désendettement est engagé depuis 2008, permettant d’accrocher depuis le 25 novembre 2008 le point de décision de l’Initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE). Avec le point d’achèvement, il est entendu un allègement substantiel des dettes bilatérales et multilatérales. Au regard du poids de l’endettement sur les efforts internes des pays, il faut le maîtriser. Et le réduire au fil des années. L’Etat togolais en a fait une priorité avec le Comité national de la dette publique. Lequel comité élabore la stratégie d’endettement public pour accompagner chaque année la loi de finances. Tradition respectée pour 2011.
La nouvelle stratégie a tenu compte du traitement du stock de la dette bilatérale au Club de Paris et de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM). Pour la prochaine année budgétaire, en attendant l’aval des députés, le plafond d’endettement est mis à 109,8 milliards de francs Cfa, soit 7% du PIB. En 2010, fixé à 144 milliards (9,17% du PIB), il comprenait des décaissements sur des conventions déjà signées ou en cours de négociation pour un montant d’environ 76,6 milliards de francs Cfa et des tirages devant provenir de nouveaux emprunts à autoriser pour un montant d’environ 67,4 milliards de francs Cfa (décaissements sur prêts projets et programmes à rechercher). Déjà, le pays projetait un endettement public de 147,5 milliards et 126,3 milliards, respectivement en 2011 et 2012. L’Autorité a fait plus en allégeant la charge de la dette publique à contracter.
Suivant le projet de budget, exercice 2011, l’économie nationale continue de refléter les effets négatifs de la suspension de la coopération avec les principaux partenaires au développement, notamment les institutions de Bretton Woods. Les performances économiques enregistrées sont faibles et s’établissent autour de 2,9% sur la période 2003-2009, un taux supérieur à celui de la croissance démographique estimé à 2,4%. Ce taux de croissance demeure faible pour assurer le niveau de développement souhaité. Pour l’année 2011, les orientations économiques et financières visent l’atteinte d’une croissance économique réelle de 3,7% portée par le secteur primaire et l’accroissement des recettes intérieures. Pour l’Etat, en 2011, il faut un besoin de financement brut de 148,1 milliards de francs Cfa, soit environ 9,4% du PIB. Ce besoin est constitué de projets de développement financés sur ressources extérieures (54,2 milliards de francs Cfa), l’amortissement de la dette publique (58 milliards de francs Cfa) et le déficit budgétaire de base (35,9 milliards de francs Cfa).
Pour la couverture partielle de ce besoin, le pouvoir envisage de mobiliser surtout des capitaux non générateurs d’endettement (dons projets et programmes) à hauteur de 38,3 milliards de francs Cfa, soit 2,4% du PIB. D’où le besoin d’endettement net de 109,8 milliards de francs Cfa (7% du PIB), à assurer par les décaissements attendus des conventions déjà signées pour 53,4 milliards de francs Cfa et des tirages devant provenir de nouveaux emprunts pour 56,4 milliards de francs Cfa (décaissements sur prêts projets et programmes à rechercher).
Au demeurant, l’objectif visé en matière de gestion de la dette publique est de pourvoir aux besoins de financement de l’Etat et lui permettre d’honorer ses obligations de paiement futures à long terme, au moindre coût possible tout en minimisant les risques y afférents. La stratégie actuelle fixe les orientations globales en matière d’emprunts publics intérieurs et extérieurs et de gestion de la dette pour 2011. Elle vise à s’assurer de la viabilité de la dette et de la soutenabilité des finances publiques à moyen et long termes. Et pour la couverture des besoins d’investissement prioritaires (construction des infrastructures routières, agriculture, éducation, santé), on envisage de recourir aux ressources extérieures (dons et prêts essentiellement concessionnels).
Eventuellement, on fera appel à l’épargne sur le marché sous régional. Rappelons que depuis 2006, le Togo a entrepris la diversification de ses sources de financement en faisant recours au marché financier régional sur lequel il a mobilisé 36,3 milliards de francs Cfa en 2006 et 20 milliards en 2007 par émission d’emprunt obligataire. Il a aussi levé 10 milliards et 15 milliards de francs Cfa respectivement en 2008 et 2009 par émission de bons du trésor pour couvrir des besoins de trésorerie.
Par définition, le stock de la dette est l’encours de la dette qui prend en compte les intérêts échus. Quant au service de la dette, il est le principal remboursé ou à rembourser ainsi que les autres charges liées à l’emprunt (intérêts, commissions) payées ou à payer pendant une période donnée. Et l’encours de la dette est le montant à une date donnée des décaissements de dette non encore remboursés.
Au finish, il faut garder une gestion rigoureuse des ressources propres à maximiser. Surtout que l’évolution du taux d’endettement public fait ressortir une dynamique économique qui doit être soutenue par la mobilisation des prêts concessionnels et des dons.

Parallèlement à l’aide du PNUD pour la phase pilote
Du Yuan chinois pour le projet "e-gouvernement"
« Dans la foulée, on apprend qu’un projet similaire est conclu avec la Chine qui, fidèle à sa "magnanimité", promet tout offrir : Internet et matériels informatiques. Que reste-t-il de ce qui est entamé avec le PNUD ? ».
Surtout qu’au même moment un ministère pilote joue sur ses relations pour négocier avec un bailleur la faisabilité de l’"e-gouvernement" pour son seul département. De quoi remédier à la mise en berne du projet après le lancement de sa phase pilote au bénéfice de cinq ministères.
Cette précision de l’une de nos parutions courant août 2010 se précise avec cette visite de trois jours à Beijing (Chine) du ministre de l’Economie et des Finances, Adji Ayassor, aux fins de signer avec la China Exim Bank un prêt concessionnel d’environ 25 millions de dollars pour l’installation au Togo d’un réseau de "e-gouvernement".
L’information est donnée depuis hier par le site gouvernemental republicoftogo.com. Avec la parenthèse que les équipements (fibre optique et informatique) seront fournis par la société des télécoms Huawei qui travaille déjà avec l’opérateur public Togo Telecom.
Le "e-gouvernement" ou "e-administration et intranet" se caractérisant par l'emploi des technologies de l'information et de la communication pour améliorer la communication et l’efficacité de l’administration publique avec les usagers et entre les différents départements ministériels eux-mêmes. Ce qui permettra d’obtenir de meilleurs rendements des services publics en termes de délai, de qualité et de productivité, "peut-être, dans un avenir très proche, d’accomplir certaines démarches administratives, sans avoir à se déplacer".
Et c’est justement l’objectif révélé mi-octobre au lancement, pour la seconde fois, de la phase pilote du même projet. Après la panne d’un fonctionnement effectif. Au sein des équipes de pilotage, il se disait que l’Etat veut corriger le tir. Car jusqu’ici, les agents peinent à se mettre au travail, motif pris des difficultés comme le manque de matériels (ordinateurs et accessoires) et de local, l’absence d’arrêté ministériel pour reconnaître les différentes cellules (problème d’existence légale), surtout l’absence d’une connexion Internet disponible pour les publications et les mises à jour des pages web.
Le tout à partir du site www.gouv.tg. Les cinq ministères pilotes concernés sont la Fonction Publique, les Affaires Etrangères, le Secrétariat Général du Gouvernement, la Planification, Développement et Aménagement du Territoire et l’Economie et Finances.
La phase pilote, avec la création de sites Internet propres aux cinq ministères, est financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui a commis le cabinet COMEIT pour la cause.
Et suivant la logique arrêtée, le projet devra s’étendre à tous les départements dès lors que la phase pilote aura été positivement concluante. Aux dernières nouvelles, les difficultés persistent dans les différentes équipes mises en place.
Visiblement, avant même la conclusion, le gouvernement opère le doublon dans la mesure où l’assistance chinoise veut tout embrasser d’entrée de jeu. C’est-à-dire jeter simultanément tous les ministères à l’eau. Les équipes déjà fonctionnelles devront s’en accommoder, elles qui disent ne pas avoir l’information de l’aventure chinoise, attendant plutôt de l’Exécutif le minimum de satisfaction pour animer la phase pilote. Du côté du gouvernement, il faut trouver les moyens de ses ambitions. Seulement !

Secteur de la santé en 2011
Les subventions de l’Etat à la hausse
Les subventions prévues par le projet de budget exercice 2011 – qui incluent les subventions d’exploitation aux entreprises publiques non financières et autres subventions d’exploitation – ont été revues à la hausse par rapport au budget en cours, se montant à 35,702 milliards de francs Cfa, soit une variation de 18,0%. Dans le lot, les deux Centres hospitaliers universitaires de la capitale et les hôpitaux régionaux, y compris l’hôpital polyvalent d’Elavagnon, l’hôpital de l’enfance de Dapaong, l’hôpital psychiatrique d’Aného et celui St Jean d’Afagnan devront être soutenus à hauteur de 3,5 milliards de francs. Un clin d’œil est fait l’Hôpital St Jean d’Afagnan qui pourra toucher 30 millions de francs en 2011, contre rien en 2010. La subvention à la césarienne est portée au double de 2010, soit à 400 millions de francs, devenant ainsi le seul poste en matière de santé où l’appui de l’Etat s’est considérablement renforcé.
En rappel, la gratuité de la césarienne est l’une des préoccupations majeures du chef de l’Etat et de son gouvernement. D’après le ministre de la Santé, Komlan Mally, il est attendu dans les prochains jours les kits de césarienne commandés auprès de l’UNICEF et de la CAMEG pour un montant de 200 millions de francs. «Il faut d'abord préciser qu'un travail préalable a été fait pour harmoniser les kits et les protocoles d'intervention en matière de santé maternelle et infantile. Ce qui a permis de déterminer le coût direct de la césarienne à 80.565 francs comprenant le kit (50.565) et les autres coûts (l'acte opératoire, le bilan pré et post opératoire etc.)», indiquait le ministre Mally fin octobre. Sur la base d'une estimation de 1.000 cas de césarienne par mois, l'Etat doit mobiliser près d'un milliard de francs sans compter les coûts d'équipement et ceux relatifs au recrutement du personnel spécialisé additionnel.
En revanche, en termes de subvention en 2011, le Centre d’hémodialyse du Centre hospitalier régional de Sokodé s’est vu retirer les 30 millions de francs dont il a bénéficié en 2010. A l’inverse, une légère augmentation du même montant est portée sur la subvention d’exploitation du Centre hospitalier universitaire du Campus, portant ainsi le montant à 450 millions de francs.
La rubrique « Aides & Secours » a, lui aussi, connu une légère hausse, d’environ 4,7%, portant ainsi le montant en 2011 à 1,125 milliard de francs. Le gros de ce budget – soit 825 millions de francs – est consacré à l’hospitalisation des indigents dans les centres de soins publics, dont les répartitions n’ont connu aucune variation par rapport à 2010. A côté, les Secours et réparations civiles sont dotés de 200 millions de francs, en augmentation de 33,3%. Pendant que la cagnotte de Prise en charge des urgences hospitalières (hôpitaux et dispensaires) reste inchangée à 100 millions de francs.
Enfin, il est prévu de renforcer la gratuité décrétée des antirétroviraux (ARV) pour les personnes vivant avec le VIH Sida en portant le montant de la subvention à 810,571 millions de francs en 2011.

Economie
Sur le marché interbancaire de l’UMOA
Le Togo a prêté 8 milliards Cfa fin octobre
Les établissements de crédits du Togo ont enregistré un total de 8 milliards de francs Cfa d’opérations de prêts sur le marché interbancaire de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa) au cours de la période du 27 octobre au 2 novembre 2010, a indiqué vendredi la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao). En revanche, elle n’a enregistré que 1 milliard de francs d’emprunts. Le total des opérations enregistrées sur cette période dans les huit Etats membres de l’Union se monte à 39,210 milliards de francs de prêts, et autant d’emprunts.
Outre le Togo, le Bénin (16,00 milliards de prêts et 9,00 milliards d’emprunts) et le Mali (8,00 milliards et 2,00 milliards) ont réalisé les plus grosses opérations. La Côte d’Ivoire a, elle, enregistré les emprunts les plus élevés (24,210 milliards de francs). Le taux moyen pondéré de ces opérations était fixé à 4,24%, le taux minimum à 2,00% et le taux maximum à 7,50%.
Par ailleurs, sur appel d’offres, le pays a injecté 2 milliards de francs de liquidités sur le marché de l’Union, sur un total de 140.000 millions de francs Cfa de la Banque centrale, dans le cadre de ses adjudications régionales hebdomadaires.
L'opération a enregistré des soumissions de 16 établissements de crédit provenant de 7 places de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Les établissements de crédit du Bénin (59,186 milliards), du Burkina Faso (46,00 milliards), du Sénégal (19,097 milliards) et du Mali (8,20 milliards francs) en ont été les plus gros contributeurs. Cette opération arrive à échéance le 14 novembre 2010.
Le taux marginal et le taux moyen pondéré issus de l'adjudication se sont établis respectivement à 3,4690% et 3,5016% contre 3,4400% et 3,4860% lors de la précédente adjudication. Tenant compte de l'évolution prévisible de la liquidité bancaire, la Banque Centrale décide de lancer une nouvelle opération d'injection de liquidités sur le guichet des appels d'offres à une semaine à taux variables, d'un montant maximum inchangé de 140.000 millions, avec comme date de valeur le 15 novembre 2010. Par ailleurs, il est rappelé le lancement, depuis le 1er novembre 2010, d'une opération d'injection de liquidités à un mois, de même date de valeur que celle envisagée.

Société
La salubrité dérangerait-elle le Togolais?
Du petit cireur de chaussures ou de la vendeuse d’arachides aux intellectuels, l’insalubrité de nos villes est imputable à tous. Dans tous les milieux ou quartiers, l’environnement subit le mauvais comportement des togolais.
Les « jeteurs » de papiers et autres…
Certaines personnes transforment le lieu où elles se trouvent en poubelle. Le niveau d’instruction semble avoir peu d’effet sur ce comportement déplorable et blâmable des togolais. Le degré d’insouciance environnementale est à son comble. On croirait même que cette attitude de « pollueur » est héréditaire. La capitale Lomé n’échappe pas à cette triste réalité. Sur le campus, les amphithéâtres, les salles de travaux dirigés, les bibliothèques… sont remplies de feuilles de lotus, de journaux, de sachets d’eau et autres papiers. Les étudiants, après avoir acheté et consommé quelques beignets, bu quelques sachets d’eau ou même utilisé des feuilles de lotus, transforment sans gêne ces diverses salles en décharges. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sont les mêmes qui se plaignent que « les amphis sont sales » et que « l’administration ne fait rien pour les nettoyer ».
Dans les rues aussi, on ne manque pas de jeter le sachet, le vieux journal, (etc) qui semble gêner. Un mardi du retour du Grand marché nous empruntâmes un taxi. Un des passagers, après avoir fini de consommer un épi de maïs braisé, jette par-dessus les vitres du bus, l’épi dépouillé de ses grains. Le conducteur, un ghanéen immobilise donc le véhicule et demande à connaître la personne qui a posé cet acte. Quelle ne fut pas son indignation ! Il reçut la réprobation des trois quarts des passagers. On pouvait entendre : « c’est à cause de ça tu nous retardes ! », « c’est toi le maire ? », « conduis le bus, on va partir ». Comme quoi, d’une citoyenneté responsable des togolais est inquiétant.
Les « pisseurs » dans les rues…
D’autres transforment l’environnement en toilettes publiques. Les espaces verts, les rues… sont pris pour cibles. Il n’est pas rare de voir des gens en train d’uriner en pleine rue. Les caniveaux (à ciel ouvert) en bordure de route, les clôtures, les murs et même les maisons des particuliers sont des lieux de prédilection pour accomplir ces besoins. Le comble, c’est que certains vont même jusqu’à déféquer en ces lieux.

Les uns et les autres agissent ainsi parce qu’ils se disent que « c’est le travail du Maire de faire ramasser les ordures » ou que « c’est aux autorités (compétentes) de prendre les dispositions nécessaires pour rendre l’environnement viable ». C’est à penser que s’ils ne polluent pas l’environnement, ces autorités seront inutiles ; elles auront des budgets pour rien, sans travailler. Il est vrai que les Maires ou les autorités – compétentes- ont le devoir de rendre viables nos cités. Ils ne sont d’ailleurs pas à défendre, du fait de leur insuffisance d’action en matière de salubrité ou même d’environnement. Mais pourquoi doit on toujours vouloir confier ce qui est essentiel, voire vital pour notre existence à autrui ?

Ces gamins qui croient y arriver par le ballon
Pratiquer le football à haut niveau est l’un des métiers que les jeunes du quartier de Zomayi dans la ville de Kpalimé voudraient exercer plus tard. Ils se comparent déjà aux stars locales. Adébayor Shéyi en est une. L’international togolais, est un modèle pour ces gamins.
« Je voudrais devenir comme Adébayor. Je voudrais représenter mon pays et avoir beaucoup d’argent », lance un gamin de 12 ans. Il tenait entre les mains un ballon en plastique. Pieds nus, il est en compagnie d’autres enfants de son âge ou un peu plus âgés. Ils sont huit au total. Ils ont choisi un endroit un peu ombragé. Ils s’adonnent à cette pratique dès que l’occasion se présente. Ils le font par plaisir, ou pour un but précis, surtout les mercredis et samedi après-midi. Il leur suffit de peu pour faire ce qu’ils aiment le plus au monde : jouer, s’amuser. Ils n’ont besoin pour cela que de quatre pierres, un ballon, et une rue vide. En approchant ses enfants, on sent l’engouement qu’ils ont pour ce sport en particulier. Mais ce n’est pas facile pour certains.
« Je voulais intégrer une école de foot après l’obtention du cepd, mais ma mère n’a pas voulu. C’est ma passion. Mais à côté, je dois aller à la même école que ceux qui veulent devenir avocat ou médecin», dit un gamin. Ce genre d’obstacles est très récurrent dans plusieurs familles. Les parents croient que le football n’est pas très sûr, surtout dans un pays comme le Togo. En parallèle, pour gagner leur vie, ces jeunes futurs champions font divers métiers. Ils sont vendeurs, aide-maçons ou encore mécaniciens à deux roues.
Au grand marché de Kpalimé, Karim vendeur de chaussures, est un passionné de Améwou Komlan, une des stars des Eperviers évoluant à l’étranger. « Le foot ici est important pour nous. On organise souvent un tournoi qu’on appelle Talent comme le stade Maracana au Brésil. On organise cela entre nous, sans l’aide de personne, au quartier ». Pour ce jeune de 18 ans, devenir comme Améwou est aussi un rêve. « Il joue avec le cœur. C’est un vrai togolais. En plus, il vient lui aussi des quartiers. Il a même participé aux tournois dans son quartier Soviépé», ajoute karim. La rue est une vraie école de football et personne ne dira le contraire rien qu’à voir ces petits gamins à l’oeuvre. « Comme vous le savez, les talents ne sortent pas forcément des écoles. Il y a des talents innés comme ça. Ils ont le football dans le cœur et dans les pieds », renchérit Karim.

Diaspora
Rodrigue Norman joue les frasques d’Ebinto à Bruxelles
Le dramaturge togolais Rodrigue Norman revient sur son enfance en jouant les Frasques d’Ebinto hier et aujourd’hui à Bruxelles, plus précisément à la Salle Dévaux de l’Université libre de Bruxelles. Les Frasques d’Ebinto est le roman de l’écrivain ivoirien Amadou Koné. Il s’agit de l’histoire d’amour d’un jeune brillant lycéen issu du monde paysan qui rencontre dans son école deux jeunes femmes et dont la vie estudiantine s’en trouvera très bouleversée.
Il s’agit d’une éducation sentimentale version africaine même si le texte originel d’Amadou Koné a grand-chose à envier à l’écriture de Gustave Flaubert. Pourquoi alors réécrire, mettre en scène et interpréter un texte qui présente peu d’intérêt romanesque ?
Rodrigue Norman l’explique : « Ma décision de devenir écrivain, prise dès l’âge de 13 ans, a été incontestablement motivée par la lecture de ce roman (Les Frasques d’Ebinto). Le pouvoir de la littérature m’est apparu tout à coup palpable… Aujourd’hui, 17 ans plus tard, je renoue avec ce premier amour pour en faire vibrer les cordes sensibles sur un plateau de théâtre. Une histoire d’amour donc, que mes pérégrinations artistiques vieilles d’une dizaine d’années n’ont pas suffi à altérer, et que nous espérons partager avec vous à l’occasion de l’une de ces soirées. »
Et contrairement à son habitude, lui le dramaturge se met alors dans la peau du personnage principal du roman Muriel. Son ami, Yvain Juillard, rencontré au conservatoire et qui est aujourd'hui un grand acteur de théâtre se met lui dans la peau du metteur en scène.
Rodrigue Norman est l’une des figures emblématiques du théâtre togolais, celle de la génération qui a suivi les Kossi Efoui et Kangni Alem, et qui a donné une certaine renaissance à l’écriture théâtrale nationale quand le théâtre tombait l’eau peu après le départ en Occident pour raisons diversions, des enfants terribles de la littérature du O5 octobre.
Créateur de la première école de théâtre au Togo et très déçu après cette amère expérience de son école morte sans soutien financier, Rodrigue Norman est parti en Belgique pour poursuivre ses études. Le jeune homme de 30 ans qui n’a jamais mis pied à l’Université a été d’emblée admis en classe de master.

© L’Union du 9 novembre 2010

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