Pitié pour les surendettés !

22/07/2010
Pitié pour les surendettés !

On l’avait presque oublié, mais Chronique de la Semaine, paru jeudi, consacre un long dossier à ses déboires.
L’hebdo publie le « feuilleton de la descente aux enfers » d’Agbéyome Kodjo après la dissolution de son parti, Obuts.
Selon le journal, la note est salée. L’ancien Premier ministre du général Eyadema doit 600 millions à la justice, auxquels s’ajoutent 7 millions à Moov (l’opérateur téléphonique) et 300.000 francs à l'évêché de Kara.

Voici une sélection d’articles publiés par Chronique de la Semaine
Après la dissolution de l'OBUTS
Qu'en est-il des astreintes et des biens à léguer à S.O.S. Village d’enfants de Lomé ?
Agbéyomé doit 600.000.000FCFA à la justice
Un vieil adage dit qu' " un bien mal acquis ne profite jamais ". On se demande si l'ancien baron du RPT, Agbéyomé Kodjo, n'est pas en train d'expérimenter cet adage et s'il n'a pas commencé à vivre son " enfer " sur terre. Le feuilleton de sa descente aux enfers suite à la dissolution de son parti politique l'OBUTS continue…
Les premières sanctions prises par le Tribunal à l'encontre de l'OBUTS suite à une plainte déposée par un groupe de fondateurs dudit parti étaient :
-l'interdiction provisoire des activités pour une durée de 30 jours et,
-la fermeture de ses locaux durant ce délai.
Ces deux sanctions étaient assorties de mesures d'astreintes de 50.000.000FCFA par acte posé par tout dirigeant, membre ou sympathisant de l'OBUTS. Mais Agbéyomé Kodjo a foulé aux pieds cette décision judiciaire en affirmant que personne ne peut oser lui réclamer la somme due suite à la violation des astreintes.
Quand le têtu fils de Tokpli déclarait cela à la marche de l'agonisant FRAC (Front Républicain pour l'Alternance et le Changement) du 5 Juin dernier, un de ses conseillers nous a confié sous le sceau de l'anonymat : " Comment peut-on dire qu'on est démocrate et au même moment, refuser de respecter les institutions de la République ? Vraiment, je crois que ce garçon délire et devient fou… ".
I
l semble que le bourreau de Fréau Jardin perd la raison car, comment comprendre que " l'heureux candidat ", après avoir lancé les “obus” (l'arme de guerre la plus meurtrière) et recueilli 17.000 voix sur les 6 millions de Togolais (soit un pourcentage de 0,85%), ne reconnaisse pas les résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle, cette même cour qu'il félicite pour avoir reconnu l'OBUTS et validé sa candidature?
Voici la liste (qui n'est pas exhaustive) des violations des astreintes :
1- Deux passages à la RTDS
2- Trois interventions à la marche du FRAC
3- Deux interventions radiophoniques (Emission Fréquence-Actu) sur Radio Fréquence 1 par le repris de justice Adja Gérard, Conseiller Spécial d'Agbéyomé Kodjo
4-Lettre adressée par Agbéyomé Kodjo au nom du président de l'OBUTS au Ministère de l'Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales.
5- Quatre communiqués incendiaires mis en ligne sur le site internet de l'OBUTS.
Un petit calcul mental démontre que ces douze astreintes (au moins) s'élèvent à 600.000.000 F CFA que Agbéyomé doit à la justice. Une somme qui ne dérange pas la " fortune " d'Agbéyomé Kodjo, une fortune acquise grâce au vol et au pillage systématique des ressources de l'Etat.
Nous espérons que la justice lui sera clémente sur les nombreuses et intempestives déclarations ordurières et les insultes qu'il a servies aux auditeurs de toutes les radios privées de Lomé et aux téléspectateurs de la télévision RTDS.
La justice doit en outre demander que les sites internet OBUTS.ORG et CVU.ORG soient purement et simplement fermés.
Par ailleurs, tout citoyen doit aviser la justice sur les autres astreintes qui ont échappé à notre rédaction.
Agbéyomé Kodjo doit répondre devant la justice conformément à l'article 25 de la Charte des Politique qui stipule que : " Quiconque dirige ou administre un parti politique en violation des dispositions de la présente Charte, encourt une peine de 3 à 12 mois d'emprisonnement et une amende de 100.000 à 500.000 F CFA ou l'une de ces deux peines seulement.
Les mêmes peines sont applicables à toute personne qui administre un parti politique dissout ou interdit provisoirement".
Tout compte fait, Agbéyomé Kodjo n'est pas au dessus de la loi. La justice le frappera comme un vulgaire délinquant qui enfreint les décisions de justice.
Nous souhaitons vivement une fois encore que cet argent (des astreintes) soit versé dans les comptes de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation aux fins d'indemniser en partie les familles des victimes de Fréau Jardin et de beaucoup d'autres crimes attribués à Agbéyomé comme celui de Kégbé.
A défaut de payer cette somme, la justice devra purement et simplement faire saisir les maisons d'Agbéyomé à Forever, à la Résidence du Bénin, à Baguida et le domaine rural agricole de 40 hectares à Zafi (dans le Yoto).
Pour ce qui concerne le jugement N° 1639/ 10 qui demande en exécution provisoire la dévolution de l'actif de l'OBUTS dissoute à SOS Village d'Enfants de Lomé (conformément à l'article 24 des Statuts de l'OBUS), il importe de préciser que cet actif se compose comme suit :
-Le siège de l'OBUTS sis à Djidjolé,
-Les matériels et mobiliers de bureau qui s'y trouvent,
-La super Toyota 4X4 Land Cruiser de couleur verte immatriculée RT 2642 AF,
-La super Toyota 4X4 Land Cruiser - Prado de couleur grise immatriculée RT 2046 AD,
-Le compte bancaire intitulé OBUTS, ouvert dans les livres de la Banque Atlantique.
Notre liste est certainement incomplète car selon nos informations, la justice a découvert d'autres biens à léguer à SOS Village d'Enfants de Lomé.
A cette allure, on se demande ce que deviendra le " Tout-Impuissant " de Tokpli terrassé par son dauphin naturel, Gaston Vidada.
L'homme réputé pour les basses besognes se retrouvera sans domicile ni voiture.
Chronique de la Semaine souhaite beaucoup de courage à " Saint Gabi d'Agbéyomé " et se propose de lui acheter gracieusement un vélo d'occasion de marque Phoenix à l'abattoir (lieu où se vendent les vélos d'occasion au centre ville de Lomé situé non loin de Marox) afin de lui permettre de regagner son village Tokpli où les oiseaux et les agoutis lui réservent, sans doute, un accueil chaleureux dans le champ de son père défunt.
Affaire à suivre !
A.D.

Agbéyomé Kodjo surendetté, demande à se réconcilier avec Vidada
L'étau se resserre-t-il autour d’Agbéyomé Kodjo ? De sources dignes de foi, nous apprenons qu'Agbéyomé risque de retourner bientôt devant la Chambre Correctionnelle du Tribunal de Lomé. Cette fois-ci, ses plaignants seraient l'évêché de Kara, la société de téléphonie mobile Moov Togo et le sieur Apélété.
Agbéyomé Kodjo devrait en effet plus de 300.000 F CFA à l'évêché de Kara, près de 7.000.000FCFA à Moov Togo et 160.000FCFA au sieur Apélété.
Au cours d'une tournée dans la partie septentrionale du pays en décembre 2009 et au cours de la campagne électorale de février 2010, Agbéyomé Kodjo et sa suite ont eu pour cadre d'hébergement et de restauration, l'évêché de Kara. A la présentation des factures, l'ancien Premier ministre aurait chanté le même refrain aux bonnes sœurs de l'évêché de Kara : " Je vous enverrai l'argent dès que je retourne à
Lomé par l'intermédiaire des mes gars qui sont ici… ".
Mais jamais, l'argent ne serait parti de Lomé pour Kara et malgré les multiples relances du service de recouvrement de l'évêché de Kara, le " richissime Agbéyomé " qui avait fêté ses milliards de F CFA ne serait pas en mesure de régler sa petite facture de 300 000 F CFA. Les bonnes sœurs s'apprêteraient à déposer une plainte contre Agbéyomé avec constitution de partie civile pour filouterie et abus de confiance.
Moov Togo, le second plaignant, compterait désormais Agbéyomé Kodjo parmi ses clients douteux. Agbéyomé a opté pour le postpaid, c'est-à-dire qu'il a une ligne ouverte avec roaming qui lui permet d'émettre et de recevoir des appels partout dans le monde et de payer mensuellement à la réception de la facture.
C'est ainsi que depuis 2006, Agbéyomé Kodjo est devenu propriétaire du numéro 942 5939. Ses factures impayées s'évalueraient à près de 7.000.000FCFA. Moov, après avoir mille et une fois donné injonction à cet ancien Premier Ministre qui fait la honte de notre pays, s'apprêterait aussi à déposer une plainte contre lui. Il en est de même pour un certain Apélété (le technicien qui assure la sonorisation aux différentes manifestations de l'OBUTS) à qui Agbéyomé aurait remis un chèque sans provision pour un petit montant de 160.000FCFA.
Si ces faits sont avérés, la Grande Chancellerie du Togo et le Ministère des Affaires Etrangères devraient déclarer Agbéyomé Kodjo " persona non grata " et lui retirer son passeport diplomatique.
Pour ce qui concerne les rumeurs sur la réconciliation d'Agbéyomé avec son ex-collaborateur Vidada, notre rédaction a contacté ce dernier qui nous a déclaré: " J'avais appelé de tous mes vœux une réconciliation entre M. Agbéyomé Kodjo et moi avant le 25 Juin (date de dissolution de l'OBUTS). M Agbéyomé sait que je suis téméraire de par certaines missions qu'il m'a confiées dans le passé ; s'il avait pris au sérieux ma menace lancée à ma conférence de presse de Vogan, tout aurait pu être évité de justesse. Aujourd'hui que le verdict est prononcé, une réconciliation est-elle encore possible pour faire ressusciter l'OBUTS ? Et puis, s'il faut tenter de sauver la barque de l'OBUTS qui a chaviré, le médiateur ne peut être ni Me Zeus Atta Ajavon, ni Mme Noudoda Caroline, encore moins Amouzou Dovi qui sont respectivement Avocat et Conseillères de M. Agbéyomé.
D'ailleurs, où étaient-elles (les conseillères) quand le torchon brûlait ? Au lieu de conseiller M. Agbéyomé Kodjo, elles préfèrent lui mentir et le gruger. Bref, je peux engager de francs et sincères pourparlers avec M. Agbéyomé Kodjo mais sous l'égide d'une autorité religieuse. Mais sachez pour votre propre gouverne que ce ne sera pas moi Gaston Vidada qui ferai le pas. Un adage de chez moi dit qu'un vrai homme ne ramasse jamais sa salive par terre par sa langue. Les mauvaises langues qui travestissent mes propos et disent que je fais le mea-culpa à Mr Agbéyomé Kodjo doivent se préparer à ma riposte".
La rédaction

Célébration du 14 juillet à Paris
Des militaires africains ont aussi défilé sur les Champs- Elysées
La célébration cette année de la prise de la Bastille le 14 juillet par les Français a eu un cachet particulier. C'est la présence sur les Champs- Elysées de soldats africains qui ont vaillamment défilé aux côtés de leurs frères d'armes français sous le regard admiratif des Français et surtout de leur président Nicolas Sarkozy et des 13 chefs d'Etat africains dont le président Faure Gnassingbé invités pour l'occasion.
Cette invitation revêt un intérêt particulier. C'est la célébration, par les pays invités, du cinquantenaire de leur indépendance. Or ces pays étaient des colonies françaises qui ont fourni leurs fils soldats pour défendre avec détermination la France envahie par l'Allemagne. Les pays africains ont donc contribué avec courage à la libération de la France du joug des Allemands. C'est justement en reconnaissance à cette contribution remarquable des pays africains que le président Français a invité ses homologues africains dont le président Faure Gnassingbé qui a honoré le Togo à cette grande fête des Français.
Un défilé aux mille couleurs
L'honneur était revenu aux militaires africains d'ouvrir le défilé sur les Champs- Elysées. C'est la République du Bénin avec ses femmes soldats communément appelées “Amazones” qui a ouvert le défilé sous les applaudissements des Français sortis très nombreux pour découvrir les défilants africains. Les soldats burkinabé ont ensuite emboîté le pas à leurs collègues béninois, puis vinrent le Cameroun, la République de Centrafrique, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Sous la conduite du Chef de Bataillon Apédo Stone du Togo, les para-commandos du camp Général Améyi de Kara, avec leur démarche imposante, ont suscité un tonnerre d'applaudissements des " Yovo " qui sont venus voir les soldats nègres défiler sur les Champs-Elysées.
Après la parade des différentes troupes africaines, la place a été cédée aux militaires français pour démontrer leur savoir-faire. Le ton a été donné par la fanfare du Régiment de la Cavalerie de la Garde Républicaine avec ses éléments aux longs cheveux, coiffés d'un casque, sous le regard admiratif du président Sarkozy et de ses 13 homologues africains invités pour la circonstance, sans oublier le public venu très nombreux pour découvrir la beauté du défilé. En somme, la fête était belle sauf que la pluie qui n'avait pas pourtant reçu de carte d'invitation, selon l'organisation, était également au rendez-vous.
Avant la parade des armées françaises et africaines, le président Nicolas Sarkozy a offert un déjeuner, le 13 juillet à l'Elysée, à ses hôtes de marque, notamment les chefs d'Etats des 13 pays Africains invités à la célébration de cette fête. Dans son toast, le président français a coupé l'herbe sous les pieds de ceux qui supputent que la France a encore des visées coloniales : " La France n'a pas de nostalgie coloniale ", a-t-il martelé. Pour le président Sarkozy, la notion tant décriée de pré-carré n'existe plus. Cette réaffirmation après celle du sommet de Nice laisse clairement apparaître la volonté de Nicolas Sarkozy de rompre définitivement avec ce concept de pré-carré. Ce qui est évident, c'est que les anciennes colonies de la France devenues aujourd'hui des pays indépendants n'ont pas que la France comme partenaire privilégié. Ces pays sont ouverts à d'autres partenaires comme la Chine qui investit beaucoup en Afrique, les USA avec la politique d'AGOA, etc.
" C'est une bonne nouvelle que tant de pays s'intéressent à l'Afrique ", a ajouté le président Sarkozy au cours de ce déjeuner. Pour lui, l'Afrique a acquis son émancipation, ce qui n'empêche pas la France d'avoir des relations privilégiées et spéciales avec elle car le passé commun a créé entre les peuples " des liens que rien ne saurait dissoudre. Assumons cette France qui subsiste, ne serait-ce qu'à travers notre langue commune, en chaque citoyen. Et assumons cette part d'Afrique qui vit dans le cœur de très nombreux Français et qu'incarnent, en France, tous nos compatriotes d'origine africaine, auxquels je veux aujourd'hui rendre un hommage particulier ".
Prenant la parole au nom de ses pairs, le président camerounais Paul Bia a relevé que l'accession à la souveraineté des Etats africains a, par définition, un caractère fondateur. " Elle marque la fin et le début d'une époque. Elle figure et figurera en lettre d'or dans les livres d'Histoire des pays concernés ". Le président camerounais n'a pas manqué de rappeler les relations entre la France et les pays francophones d'Afrique qui peuvent se prévaloir à juste titre de sa " spécificité ". " Au-delà de la dimension sentimentale qui s'attache à un passé commun, à la fois heureux et douloureux, elle a su s'adapter au changement d'époque et en tirer une nouvelle dynamique", a indiqué le président BIA.
Comme on le voit, les discours de l'un et de l'autre n'ont rien à voir avec ceux d'un métayer et de son patron comme certains Africains aiment à le dire. Certains intellectuels africains pensent que la présence des chefs d'Etat Africains à cette fête ressemble à une messe du colonisateur français avec ses colonies. Ce qui ne reflète pas la réalité car nos dirigeants étaient libres d'accepter ou de refuser cette invitation. L'on se rappelle qu'il y a quelques mois, le président Barack Obama avait déjeuné avec certains chefs d'Etat africains dont le nôtre à la Maison Blanche mais personne n'avait trouvé rien à dire.
Ce qui est sûr, c'est que le président français Nicolas Sarkozy est clair : " la notion de pré-carré a vécu”. Il revient aux Africains de se mettre au travail pour sortir leur continent de sa léthargie. Pour le reste, la fête a été très belle sur les Champ-Elysées.
Visiblement le séjour du président Faure en France à été bien rempli en 24 heures, n'en déplaise aux griots du Front Républicain pour l'Alternance et le Changement (FRAC) qui s'égosient sur les médias en cherchant à faire croire que le président voyage trop. D'ailleurs, au nom des bonnes relations qu'entretient le Togo avec ses partenaires au développement, la présence du premier Togolais aux invitations est un impératif.

Aliziou Dominique
(l'envoyé spécial à Paris)

Faure chez Diouf
En marge du défilé sur les Champs-Elysées, le président Faure Gnassingbé a rendu visite dans l'après-midi du 14 juillet au secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), M. Abdou Diouf au siège de cette institution situé au Paris 7ème 28, rue de Bourgogne. Après un tête-à-tête d'une trentaine de minutes, le président de la République Faure Gnassingbé a déclaré à la presse qu'il est allé remercier le secrétaire général pour le rôle très capital joué par les observateurs de l'OIF dans le processus électoral dans notre pays.
Répondant aux questions des journalistes sur l'entrée de l'UFC au gouvernement, le président Faure déclare : " J'avais annoncé pendant la campagne que je souhaitais, quels que soient les résultats, mettre sur pied un gouvernement d'ouverture, donc c'est ce que j'ai fait. J'ai réalisé ce que j'avais annoncé pendant la campagne électorale. Il n'y a pas eu de concession, mais surtout une prise de conscience de M. Olympio et de moi-même que le Togo doit avancer.
Nous avons organisé beaucoup de dialogues, nous avons tenté beaucoup de réformes, mais il y avait toujours un malaise dans le pays. Nous nous sommes dit que pour donner toutes les chances au Togo, il fallait que le principal parti d'opposition travaille avec celui qui a remporté l'élection pour avancer et c'est ce que nous avons fait.
Il n'y a pas eu de concessions, ce n'est pas l'état d'esprit qui nous a guidés "
A.D.

La LTDH lance la célébration de son 20è anniversaire
20 juillet 1990- 20 juillet 2010, il y a de cela 20 ans que naquit la Ligue Togolaise des Droits de l'Homme (LTDH). Pour célébrer le lancement des festivités de ce vingtième anniversaire, a eu lieu le mardi 20 juillet à l'Hôtel Eda Auba de Lomé lors d'une cérémonie qui a connu la participation des anciens et actuels membres de la LTDH, des avocats, des associations oeuvrant pour la promotion et la défense des droits humains.
La LTDH est une organisation à but non lucratif agissant pour une meilleure protection des droits de tous les citoyens, sans aucune prétention de conquérir ou d'exercer le pouvoir politique. Sa mission principale est de contribuer à la protection et à la défense des droits humains et des libertés fondamentales, ainsi que des normes et valeurs républicaines. Dans son discours de lancement, le président de la LTDH, M. Kpandé Adjare, a saisi l'occasion pour rendre un vibrant hommage et exprimer ses sentiments de reconnaissance aux anciens présidents de la LTDH notamment Me Joseph Kokou Koffigoh, Me Jean Dégli, Me Kofimessa, M. Akwei Gandhi, Me Yacoubou Hamadou ainsi que tous ceux qui ont soutenu la ligue du point de vue moral, matériel ou financier. Il a également passé en revue la situation des droits de l'homme en Afrique et de par le monde, qui en général reste marquée du sceau des atrocités et de l'impunité. On peut toujours se remémorer les violences contre les droits humains survenues pendant la décennie dernière en République Démocratique du Congo (RDC), au Darfour, en Côte D'Ivoire et en Guinée Conakry. Il faut dire que depuis l'an zéro de la LTDH, c'est-à-dire 1990 jusqu'à ce jour, beaucoup d'activités ont été enregistrées pour l'installation du processus démocratique au Togo. En réalité, elle s'est illustrée tour à tour comme actrice des grandes mutations qui engagent l'avenir des libertés, et comme sentinelle des libertés, où ses actions ont beaucoup fait tache d'huile et amené les pouvoirs publics à repenser leurs politiques. Elle s'est également illustrée comme éveilleuse des consciences et comme une association humaniste aux côtés des victimes dans les maquis, les hôpitaux, dans les locaux de la gendarmerie, etc. Il convient de souligner que le feu et la passion qui ont animé les pionniers de la LTDH engagés pour la cause de la justice et du droit, restent allumés par la nouvelle génération. Voilà la raison pour laquelle Me Kpandé estime que la LTDH demeure un jeteur de pont entre l'actualité et l'avenir du pays. Selon lui, " la LTDH reste préoccupée par le harcèlement judiciaire, une épée de Damoclès qui pèse sur les médias privés ; en témoigne le nombre de médias cités à comparaître devant la justice. Elle reste préoccupée au niveau des Droits économiques, sociaux culturels, par l'accroissement de la misère des populations, surtout avec l'augmentation récente du prix du carburant "
Après 20 ans de cheminement, il s'avère indispensable de faire un bilan, mieux un devoir de mémoire. C'est d'ailleurs à cet exercice que se sont soumis successivement le Professeur Apédo-Amah Togoata, ancien Secrétaire général de la Ligue, et Me Kokou Koffigoh, premier président de cette organisation. Pour le premier, la mission que s'est assignée la LTDH depuis ses premières heures de vie est avant tout un sacerdoce et un sacrifice au service de ceux qui se sentent brimés dans leur soif de liberté ; elle peut être aussi qualifiée de courageuse et dangereuse à l'époque du parti unique. Il a par ailleurs mis l'accent sur l'impacte décisif de la revue " Propos scientifique " qui s'était lancée dans une campagne pour la libération de la parole. Campagne qui très tôt emportera l'adhésion du ''public hors universitaire''.
Selon le premier président de la LTDH, Me Kokou Koffigoh, beaucoup d'évolutions ont été enregistrées dans la vie politique et sociale du Togo. "Entre 1990 et 2010, la gouvernance a énormément évolué, ne tombons pas dans le pessimisme. La conquête des Droits Humains est un perpétuel recommencement ", a-t- il soutenu. Il a enfin exprimé le vœu que l'enseignement des droits de l'homme soit inséré dans les établissements scolaires et les écoles de police.
La question des droits de l'homme reste fondamentale et indispensable pour le développement d'un pays, car la sécurité et la justice engendrent nécessairement le développement, nouveau nom de la paix.
Benito MIDODJI

Vlisco Academy : Stylistes, tailleurs et couturiers en atelier de formation
Le lundi 19 juillet 2010, la société Vlisco, spécialisée dans la production et la vente des tissus depuis 1846, a organisé un atelier de formation à l'intention des stylistes, couturiers et tailleurs à l'Hôtel Ibis de Lomé. Ils étaient au total 75 bénéficiaires de cette formation qui vient renforcer leurs acquis et leur ouvrir de nouvelles perspectives en matière de mode vestimentaire. A travers cet atelier de formation, Vlisco-Togo vient répondre aussi bien aux besoins des professionnels du tissu qu'à celui de la clientèle togolaise.
Il n'y a point de doute que la mode vestimentaire s'impose aujourd'hui comme l'un des phénomènes sociaux les plus ondoyants et versatiles. Le monde bouge, la mode aussi, pourrait-on dire. En effet, les techniques de couture sont en constante évolution. Or, bon nombre de professionnels de la mode ne disposent pas d'informations nécessaires pour satisfaire leur clientèle. Selon le responsable Marketing de Vlisco, M. Yves Kolagbé : " la plupart d'entre eux ne sont pas toujours au diapason soit par ignorance, par négligence, par paresse ou par manque de moyens. Ce qui met un bémol dans leur relation avec les clients parce que ces derniers ne sont pas entièrement satisfaits de leur travail ".
Il n'y a aucun âge qui ne soit confronté au phénomène de la mode ; hommes et femmes de tous les âges en sont chaque jour enchantés. " Certains n'hésitent pas à se rendre sous d'autres cieux afin de se faire confectionner une tenue ; cela constitue un manque à gagner pour nos professionnels de la mode et empêche par ricochet l'évolution de leur métier", a ajouté M. Kolagbé.
Pour pallier cette disparité entre l'offre et la demande, M. Fabrice Ruiz, directeur général de la VAC-Togo (Vlisco Academy Togo) a fait savoir que " Vlisco a lancé depuis quelques mois le concept de " Vlisco Academy " qui consiste à accompagner les stylistes, couturiers et tailleurs des pays des lesquels nous sommes installés afin de leur donner plus de formation, de les alerter sur les qualités des produits et d'arriver à une réelle collaboration avec eux ".
Cette formation dont l'orateur principal est la Béninoise Djoffon (Pépita D), a été subdivisée en deux phases essentielles. Dans la matinée, les sessions ont été consacrées aux stylistes. Ces derniers se sont notamment penchés sur les thèmes : '' création d'une collection, participation aux événements liés à la mode, foires, importance et rôle du show room''. L'après-midi a été l'occasion pour les tailleurs et les couturières d'êtres associés aux stylistes afin de se familiariser avec les notions de management. Ici, l'orateur a mis en relief les valeurs de rigueur, de ponctualité, de recherche de la perfection et la culture du beau. En outre, une présentation sur d'autres pans du monde de la mode a été abordée. On note entre autres la couture du Wax (spécificité et motifs du wax).
L'atelier s'est achevé par des débats et la remise des diplômes de participation aux bénéficiaires.
M. Benito

Fait divers
Mensonge sans frontière
La fête des Evala édition 2010 se déroule en ce moment en pays kabiyè. Kara et ses environs sont donc dans la fièvre de cette manifestation culturelle, vu l'intérêt particulier que lui accordent les plus hautes autorités de notre pays avec à leur tête le Chef de l'Etat, Faure Essozimna GNASSINGBE. C'est en fait une fête qui non seulement offre l'opportunité aux initiés de faire valoir leurs capacités physiques et intellectuelles, notamment le savoir-faire en matière de combat corps à corps, mais aussi permet des retrouvailles et surtout donne l'occasion de s'informer, mieux de s'inspirer des expériences des anciens.
Le sieur KADAHINI dit Raphaël qui avoisine la soixantaine, aurait véritablement regretté s'il n'avait pas pris part à la danse Evala dans le canton de Tcharè. Voulant partager ses vieilles prouesses avec la jeunesse, et profitant du pot de tchouc qui lui a été offert à cet effet, le vieux apprit à ses interlocuteurs ce qu'ils n'auraient jamais eu la chance de découvrir.
Il commença en ces termes : " Mon papa Kadahini m'a fait les cérémonies quand j'avais entre 18 et 20 ans. Je n'avais pas un physique influent. J'étais de nature svelte, type foulque. Seulement j'avais la force musculaire. Dans le quartier, je faisais rage. Pas un seul garçon de ma génération n'osait m'affronter. En décidant de me faire les cérémonies prématurément, mon papa savait pertinemment que j'étais le plus jeune évalu mais il était aussi persuadé que je ne le décevrais pas ". Il renchérit en disant : " Mon papa avait totalement raison.
D'ailleurs, ma victoire de la troisième année est restée gravée dans la mémoire de tous ceux qui connaissent ma légende ". " Ce matin de juillet 77, poursuit-il, le climat était serein. Il faisait encore frais. Le ciel avait décidé d'offrir une douce et fine pluie en guise de bénédiction de ma victoire. En effet, le lutteur que j'avais en face était redoutable et sérieusement craint. Mes aînés m'avaient appris qu'il ne pardonnait pas à ses adversaires. Il était même sacré champion. Militaire à l'époque, l'homme avait vraiment de l'embonpoint. Mais ce physique ne m'effrayait pas. Aussi, m'étais-je préparé en conséquence. A peine nous avions commencé l'empoignade que je fus surpris d'un fait. Alors que je venais de balancer mon adversaire à la suite d'une prise, je le cherchai en vain. Ne l'ayant pas retrouvé, le chef qui officiait la lutte m'ordonna de rejoindre mon camp. J'aurais juste constaté que dans mon camp, on jubilait déjà. Je n'avais rien compris ". Il conclut en ces termes : " Je m'apprêtais à affronter mon second adversaire quand derrière moi, j'entendis un bruit assourdissant.
L'assistance cria et devant mon étonnement et mon regard interrogateur, le chef m'expliqua que c'était mon premier adversaire qui venait ainsi de s'écraser sur le sol après avoir tournoyé longtemps en l'air " Tu es terrible, mon garçon ", me lança le chef, abasourdi. Kadahini continua son récit en apprenant à l'auditoire que le second adversaire ayant alors mesuré ce qui était arrivé à son prédécesseur, comprit qu'il ne lui restait qu'à signer la reddition. Il prit la clé des champs. Kadahini, en racontant ces balivernes n'a pas réalisé que dame TCHEYOU savait tout de lui. Elle répliqua en ces termes : "
C'est du faux ! Tu as passé trois années à garder la viande de chien sur le lieu sacré. Personne ne t'a vu dans l'arène ". Il semble que ce sont les fainéants qui aiment trop faire parler d'eux comme s'ils étaient les meilleurs. Bonne fête à tous !
B.TALOM

Evala-Akpema 2010 sans le VIH/SIDA
Du 17 au 27 juillet 2010, une délégation de l'Association Internationale des Médecins pour la promotion de l'Education et de la Santé en Afrique (AIMES-AFRIQUE) séjourne dans la Kozah pour mener une vaste campagne de sensibilisation et de dépistage anonyme volontaire sur le VIH/SIDA dénommée "EVALA-AKPEMA 2010 SANS LE VIH/SIDA''. L'initiative vise à susciter au sein de la population de la préfecture, un éveil de conscience sur la pandémie et la nécessité du dépistage. En prélude aux activités de la campagne, une cérémonie de lancement a eu lieu le samedi 17 juillet à la Direction de la Santé Régionale de Kara en présence des premiers acteurs locaux du domaine de la santé.
Ayant mobilisé un public composé d'étudiants, de jeunes actifs et en présence de quelques personnalités de la localité, la cérémonie officielle de lancement de la grande campagne de sensibilisation et de dépistage volontaire anonyme et gratuit a eu lieu à la Direction Régionale de la Santé de Kara. Cette campagne qui s'inscrit dans la période des initiations Evala-Akpéma, est initiée dans le but d'offrir un cadre de discussion et de réflexion sur la pandémie du VIH/SIDA; il s'agit également pour les promoteurs du projet de créer un cadre destiné à des séances d'entretien avec le public sur les comportements et attitudes responsables à adopter ainsi que sur l'importance de connaître son statut sérologique. Ces précisions ont été apportées par l'initiateur du projet, le Docteur Michel Kodom, Président-Fondateur de AIMES-AFRIQUE qui conduit la campagne. "Il s'agit pour l'ONG d'apporter sa contribution dans la lutte contre le VIH/SIDA qui fait beaucoup de ravages, en attirant davantage l'attention de la population sur le fléau, en invitant les uns et les autres à adopter des comportements responsables face aux causes et aux conséquences liées au VIH/SIDA. Cette maladie n'est pas une fatalité et en connaissant son statut sérologique, on se prémunit davantage contre les dangers de la pandémie'', a-t-il confié.
En tant que cadre de grande mobilisation de plus d'un million de Togolais de l'intérieur, de la diaspora et des touristes, les fêtes Evala-Akpéma sont généralement des moments favorables aux contacts et échanges de proximité. Les risques de transmission du virus et les occasions de propagation du virus étant plus intenses au cours de ces périodes, l'ONG AIMES-AFRIQUE va s'appliquer durant cette manifestation à organiser des actions de sensibilisation sur le fléau. Elle va, à cet effet, parcourir la commune de Kara et les 15 cantons de la préfecture pour mener cette opération de grande envergure dans la ville de Kara et les localités environnantes. "Je connais mon statut, et toi ?''; "L'ignorance tue, alors fais ton test de dépistage volontaire anonyme et gratuit'' sont quelques-uns des slogans affichés dans les artères de la ville. Cette compagne est aussi axée sur une stratégie de distribution gratuite de gadgets, de prix et de divers supports. Ainsi plus de 100000 préservatifs, 200000 prospectus et gadgets seront offerts durant cette campagne de sensibilisation. Celle-ci connaît une adhésion remarquable de la population de la Kozah qui a pris d'assaut les différents stands de dépistage installés sur les sites de luttes Evala.
De plus, 10000 tests de dépistages rapides et gratuits sont attendus et une communication basée sur le visuel permettra de toucher les consciences sur le ravage de la pandémie. Pour ce faire, la sensibilisation sera axée sur la nécessité d'avoir des comportements responsables, de s'approprier le reflexe du test de dépistage volontaire et le port correct de préservatif. De même une caravane avec car-podium, des opérations de sensibilisation porte à porte, une causerie-débat prévue à l'université de Kara ainsi des jeux tombola constituent les diverses activités qui meubleront la campagne.
Au cours de la cérémonie de lancement, une projection de film documentaire sur les activités de AIMES-AFRIQUE a permis à l'assistance d'apprécier les actions salvatrices que l'ONG mène sur le terrain durant ces 5 premières années d'activités. Près de 6000 patients opérés à raison de plus de 1000 cas par an, plus de 200 localités visitées et près de 200000 personnes consultées; autant d'indicateurs qui témoignent de l'ampleur et de la réussite des actions de l'ONG qui s'implique davantage dans la promotion de l'Education et la Santé en Afrique.
Une grande caravane a sillonné la ville de Kara pour annoncer le démarrage effectif de la campagne qui bat son plein déjà sur les divers sites d'accueil de l'opération. Plusieurs files d'attentes sont observées et une présence remarquable de beaucoup de jeunes, marque le début de " Evala-Akpéma 2010 sans VIH/SIDA ". Il faut retenir qu'après deux (02) premières journées de l'opération, il y a eu 1800 cas dépistés.

© Chronique de la Semaine du 22 juillet 2010

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