Pulsions sexuelles et virginité

30/07/2010
Pulsions sexuelles et virginité

« Il est vrai que les désirs sexuels peuvent être particulièrement puissants durant + la fleur de la jeunesse +. De plus, les adolescents éprouvent parfois des pulsions sexuelles sans aucune raison apparente. Mais il n’y a rien de mal à cela (…) », écrit vendredi L’Union qui publie une enquête sur la virginité et qui pose cette question essentielle : « Rester vierge jusqu’au mariage : nécessaire ou inutile ? »
L’Union ne tranche pas, préférant prendre l’opinion de témoins comme ce pasteur qui déclare : « Assouvir vos moindres désirs sexuels serait, en un sens, aussi stupide que frapper quelqu’un chaque fois que vous êtes en colère ! ».

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
ReDéMaRe ne peut plus redémarrer, sauf…
Tous les Togolais s’empressent de connaître le dénouement de l’affaire de l’année intitulée : affaire ReDéMaRe. Une affaire qui ressemble à une escroquerie organisée au nez et à la barbe des grandes institutions bancaires installées au Togo et des autorités compétentes que l’Exécutif a arrêté en plein chemin. A entendre beaucoup de mes compatriotes, l’Etat a mal fait de suspendre les activités de la bande à Sama Essohamlon. Car, elle "sauve" des familles "pauvres". Alors que le Gouvernement s’active pour régler cette affaire nationale à la Madoff.
Ong au démarrage de ses activités, le Réseau pour le développement de la masse sans ressource (ReDéMaRe) s’est rapidement muté en une agence de placement d’argent. Ici, l’affaire est juteuse: en plaçant 470.000 francs Cfa, l'adhérent obtient 75.000 francs Cfa chaque mois, et ce, à vie. Soit un taux d’intérêt annuel de 212%.
A la base, les agents commerciaux de la "nouvelle banque populaire" expliquaient à leurs "proies" que leur boîte est financée par le Colonel Kadafi. Quelques mois après le ton a changé, on colporte que le Boss investit dans le pétrole avec des Saoudiens. Après, il est le patron de plusieurs BTP. Ou encore, il est l’homme d’affaire le plus huppé du Togo. Voilà, qui doit faire trembler des gens imbibés dans la pauvreté endurcie. Seulement, pour bénéficier de ces avantages, il faut un minimum de 50.000 Francs Cfa-le fond de commerce de nos mamans- comme frais d’instruction qui ne rentrent pas dans la somme placée.
Au moment où l’autorité décida d’arrêter l’hémorragie, le 9 juillet dernier, en tout, près de 50.000 adhérents ont mordu à l’hameçon. Ils ne sont pas tous pauvres ; on y trouve même des autorités "compétentes", je veux dire des ministres en fonction ou non, des directeurs de sociétés, des fonctionnaires, des agents de banque, des militaires, etc. Au total, près de 22 milliards de Francs Cfa ont été épargnés. Malheureusement, sur les comptes de la société, l’on susurre que seulement près de 4 milliards ont été retrouvés. Et l’on se demande où sont passés le reste du pactole. Certainement qu’il est épargné hors de nos frontières pour générer de vraies dividendes.
A cette allure, il est évident que la promesse faite aux épargnants d’un retour de ReDéMaRe est hypothéquée. A moins que le sieur Sama Essohamlon, actuellement emprisonné et écouté par les autorités judiciaires, restitue les sous et démontre le bien-fondé de son business.

Gestion aux dysfonctionnements de gestion
IDH-Microfinance déjà placé en redressement
Nous l’annoncions dans notre parution de mardi : le gouvernement projette de mettre sous administration provisoire le réseau IDH-Microfinance, « sans préjudice de poursuites judiciaires à l’encontre des principaux dirigeants de l’institution ». C’est chose faite depuis ce 27 juillet 2010 par un communiqué du ministre de l’Economie et des Finances, autorité de tutelle des institutions mutualistes ou coopératives d'épargne et de crédit au Togo. « Le contrôle a révélé que I’institution IDH-Microfinance traverse une situation financière préoccupante caractérisée par une dégradation avancée des fonds propres. En conséquence, le Ministre des Finances a dissout les organes d'administration, de gestion et de contrôle de IDH-Microfinance et a mis celle-ci sous administration provisoire conduite par M. Kodzo Homdéafi MABLE. Il est également créé un comité de suivi chargé de suivre le redressement de cette institution. IDH-Microfinance fera en outre I'objet dans les jours à venir d'un audit global permettant de mesurer I'ampleur des difficultés qu'elle traverse en ce moment. Pour ce faire, le processus de recrutement du cabinet habilité à conduire cet audit vient d'être lancé », écrit Adji Ayassor. Et ce conformément à la loi 95-014 du 14 Juillet 1995 portant réglementation des institutions mutualistes ou coopératives d'épargne et de crédit.
Auparavant, une inspection conjointe de la Cellule d'Appui et de Suivi des Institutions Mutualistes ou Coopératives d'Epargne et de Crédit (CAS-IMEC) et la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de I'ouest (BCEAO) a été effectuée du 22 mars au 2 avril 2010 au sein de «Investir Dans I'Humain Microfinance» (IDH-Microfinance).
C’est donc une prise de conscience de l’Exécutif, après les moments de laxisme. Le rapport de la mission conjointe BCEAO/CAS-IMEC ayant révélé depuis 2008 des malversations d’un montant de 845 millions de francs Cfa perçus dans des conditions dépourvues de toute transparence, et la disparition des dépôts des membres estimés à 9,6 milliards de francs Cfa. Depuis 2006, la composante Microfinance du réseau IDH a été visitée pour faire le même constat : carences dans ses aspects administratifs, de gestion de crédit, de la comptabilité, du système informatique, du contrôle interne et de la sécurité. Une deuxième mission conjointe effectuée du 22 mars au 2 avril 2010 a aussi rappelé la non mise en œuvre des recommandations et insuffisances dans la gestion des dépôts et du crédit : 17,9% d’exécution sur les 60 recommandations formulées.
Mieux vaut tard que jamais. Il faut désormais aller vite pour régler le sort des 9,6 milliards de francs Cfa collectés auprès de ses 129.708 membres et des 943,2 millions de francs Cfa de créances en souffrance.

En marge du séminaire gouvernemental de Kara
L’Exécutif se prononce sur ReDéMaRe et consorts ce 4 août
Les 33 membres de l’Exécutif togolais se mettent en séminaire à Kara (420 km au nord de Lomé) du 1er au 4 août prochain à Kara. Et ce sera l’occasion pour le ministre de la Justice de présenter les démarches menées jusque-là et les étapes suivantes pour gérer l’affaire ReDéMaRe et consorts. Déjà, on peut s’attendre à l’officialisation de la promesse du gouvernement de rembourser les adhérents à partir de ce qui sera récupéré. Selon les confidences, un audit sera aussi lancé. Sur les comptes bancaires bloqués, on y a retrouvé 4.642.781.764 francs Cfa chez ReDéMaRe, 246.366.291 francs Cfa chez Christitex, 1.225.266.209 francs Cfa chez Karus-Togo. Quant aux deux personnes physiques identifiées, en relation avec Karus-Togo, la première a fait vite vider ses comptes. On aurait découvert moins de dix mille (10.000) francs Cfa. La seconde aussi a fait passer l’éponge avant le blocage, et on a juste trouvé plus de 66 millions de francs Cfa. Au-delà, il va falloir situer les responsabilités individuelles et collectives qui ont cautionné l’institution pendant tout ce temps d’activité.
L’autre point attendu sera le cas du réseau «Investir Dans I'Humain» dont le volet Microfinance est en difficultés depuis plusieurs mois. Le ministre de l’Economie devra faire le point. Mais l’essentiel du séjour de Kara sera consacré à la présentation de quatre modules suivis de discussions : "Le Programme d’action du gouvernement" par lequel le Premier ministre, qui va présider les travaux, devra exposer son document défendu le 4 juin dernier devant les députés et surtout les attentes qui y sont liées, "Le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP)" qui se révèle la nouvelle bible de travail pour le gouvernement et ses différents partenaires, "Le processus de budgétisation et d’allocation des ressources du gouvernement" et "Le cadre de mise en œuvre et de suivi gouvernemental". Au dernier jour, une synthèse est présentée de tout ce qui a été fait, avant la clôture par un conseil des ministres en présence de Faure Gnassingbé.
C’est la première fois que le gouvernement Houngbo 2, marqué par l’entrée en scène des personnalités de l’Union des forces de changement (UFC, principal parti de l’opposition), se retrouve en conclave pour resserrer les rangs. Vu l’immensité des défis surtout économiques à relever. La pratique des séminaires gouvernementaux est initiée depuis 2005 par le Premier ministre d’alors, Edem Kodjo. Il s’agit de mettre à niveau les ministres pour une cohésion dans les actions et une entente dans les objectifs assignés à chaque département ministériel.

Le MJPG se satisfait

Le Mouvement des Jeunes pour la Popularisation de la Bonne Gouvernance (MJPG) a salué, le 22 juin dernier, la décision de fermeture de ReDéMaRe, évoquant le vaste réseau d’escroquerie et de détournement d'épargne organisé au Bénin par ICC Services, une autre société de placement d'argent à fort taux d’intérêt. « Tout allait bien sous le ciel de ReDéMaRe, du moins en apparence. Et c'est justement cette illusion qui était entretenue par l'afflux de nouveaux épargnants dont les dépôts servaient ensuite à satisfaire les précédents. Des milliers de clients délocalisaient leurs épargnes au profit de ReDéMaRe qui voyait sa clientèle gonfler. Les institutions bancaires n'en croyaient pas leurs yeux. Face à cette situation dangereuse aux conséquences dramatiques, un Etat responsable, garant de la sécurité de ses populations et soucieux de la préservation de la paix sociale, se doit d'anticiper et d'agir », a déclaré le MJPG, parlant de réaction prompte et salutaire du gouvernement.
Le remboursement ou le dédommagement des personnes spoliées ne peut se faire que dans la mesure des ressources recouvrées, au regard des montants déposés.

9 mois après l’attribution du marché à GER
De la nécessité d’auditer le projet BID II
La ministre des Enseignements primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Bernadette Leguezim-Balouki, a fait montre cette semaine de toute sa déception en faisant le tour des chantiers de construction des nouveaux établissements scolaires dans les régions Maritime et des Plateaux. Dans le cadre de l’exécution du projet BID II, des salles de classes, essentiellement pour le cours primaire, et des infrastructures sanitaires devaient être érigées pour le compte de la rentrée scolaire 2010-2011. « Ce que j’ai vu m’a beaucoup déçue. Le travail est mal fait et je me demande s’il y a eu des contrôles sur ce qui est fait », a lâché la ministre, plus qu’émue. Et de lancer : « il y a des sanctions, que chacun prenne ses responsabilités ».
Il y a deux jours, la télévision nationale a montré des images qui étalent un manque de professionnalisme par l’entreprise GER, attributaire dudit marché. Des chantiers abandonnés, arrivés au niveau de la charpente par endroits. La charpente en fer qui pèse déjà trop fortement sur des bâtiments, des murs cassés par-ci, des murs lézardés par-là. Avant même leur réception. Au point de crainte que, après le début de l’utilisation, tout cela ne s’écroule un jour…sur les enfants. Le plus grave, un chantier encore à terre, au niveau de la fondation depuis l’attribution du marché en octobre 2009. Le tout pour plus de 2 milliards de francs Cfa débloqués par la Banque islamique de développement (BID).
Et dire qu’il y a un mois, les 25 et 26 juin 2010, la ministre Leguezim-Balouki y avait fait un tour pour rappeler à l’ordre les acteurs de l’exécution du marché et leur donner un nouveau délai de réception sur la fin juillet.
Le constat est fait à un mois de séparation de la prochaine rentrée des classes en septembre. C’est à se demander par quelle magie l’attributaire de ce marché public devra arriver à livrer les travaux. Alors même qu’il doit y avoir un temps de contrôle après la réception provisoire.
Au finish, une nouvelle régression dans l’enseignement quand on sait que le but du projet BID II est de solutionner en partie le déficit d’infrastructures d’accueil lié à la politique de gratuité des frais scolaires dans le primaire et le préscolaire. Laquelle politique du gouvernement a fait déborder les salles de classes, ce qui se répercute sur la qualité de l’enseignement. Au même moment, à la lumière des objectifs majeurs de la politique de développement de l’éducation, les indicateurs de performances par rapport à l’horizon 2020 sont notamment de porter à 100% en 2012 le taux d’accès en première entrée au primaire, d’amener à 100% en 2018 le taux d’achèvement du cycle primaire, de maintenir à 10% en 2020 le pourcentage des redoublants au primaire, de garder à 25% le taux d’élèves du primaire scolarisés dans le privé.
D’où la nécessité de passer au scanner le circuit d’attribution même de ce marché public et son exécution. Car ce cas repose la récurrente question de la compétence des entreprises nationales à gagner des marchés publics. Ont-elles les vrais moyens humains et matériels pour continuer par vouloir rouler sur des fonds publics ? La conscience de réaliser des travaux qui devront profiter à tout un pays est-elle sauvegardée ? « Le problème, c’est que les gens font ça et on ne fait rien pour les punir. Le lendemain, tu retrouves la même entreprise défaillante qui remporte un autre marché. Sous d’autres cieux, la justice s’occupe vite de toi et tu rembourses ce que tu as pris. C’est le problème de l’impunité », nous a confié hier un commis de la direction des Travaux publics. A cela s’ajoute le célèbre cas des bureaux de contrôle qui semblent plus corrompus que les entreprises d’exécution. Vivement que ces cas soient pris en compte par l’Autorité pour effacer cette appréhension qui se vit plutôt. Surtout que, pour les autorités togolaises, il n’est pas question de s'endetter à n'importe quel prix. Justement vis-à-vis de la BID. «Il se trouve seulement que la proposition qui était sur la table n'était pas acceptable. Nous sommes dans le cadre de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Nous ne pouvons pas, d'un côté, bénéficier d'une annulation de la dette et, de l'autre côté, aller nous réendetter à n'importe que taux, à n'importe quelle condition. Il faut être responsable», expliquait déjà en mars 2009 le Premier ministre Gilbert Houngbo dans l'hebdomadaire économique et financier «Les Afriques», dans le cadre d’un gel des discussions autour des phosphates.
En rappel, la BID –une institution financière islamique– a toujours soutenu le pays, y compris pendant les moments difficiles de son histoire. Elle finance des projets dans les secteurs de l'éducation, de la santé, de l'agriculture, des infrastructures urbaines et rurales et de l'hydraulique villageoise.
En juin dernier, son Conseil exécutif a approuvé à Bakou (Azerbaïdjan) une aide de 241,4 millions de dollars en faveur de projets dans plusieurs pays membres, dont le Togo. Le Togo est membre de la BID depuis 1999 même si la majorité de la population n’est pas musulmane. Le montant total des prêts et subventions accordés au Togo depuis onze ans est estimé à 65 milliards de francs Cfa.

Pour le renouvellement de l’Institution par le Parlement
58 candidatures pour 5 places à la HAAC
Le décompte est fait le mardi dernier au terme de l’appel à candidature lancé par l’Assemblée nationale pour le renouvellement des membres de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC). Avec la précision que, dans ce lot, il y a quelques doublons dont il faut éliminer le dossier en surplus. Certains journalistes de la presse privée ayant, à la fois, déposé leur dossier à l’Union des journalistes indépendants du Togo (UJIT) et au secrétariat de l’Assemblée nationale. Ils sont nombreux, en plus de certains retraités de la corporation. Dans le lot, on note aussi la candidature de Philippe Evegno, le président sortant de la HAAC. Depuis lors, un comité ad hoc a été mis en place au niveau du Parlement pour classer les dossiers de candidature suivant les critères d’éligibilité prédéfinis par la loi. Le tout devra être transmis aux organes compétents de l’Assemblée pour en décider. Après quoi, la liste finale des candidats est rendue publique et une séance plénière extraordinaire (à cause de la vacance parlementaire) sera convoquée pour procéder à l’élection.
Mais déjà, il faut faire le constat que le choix des membres est purement politique. Surtout que les associations de journalistes ne s’imposent pas en n’envoyant au Parlement que deux candidatures, en face d’une loi qui a tout confié aux députés et au Président de la République. Conformément à l’article 5 de la récente loi portant modification de la loi organique n°2004-021 du 15 décembre 2004 relative à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, l’institution de régulation des médias comprend neuf (09) membres choisis sur la base de leur compétence et de la connaissance approfondie du secteur de la communication à raison de quatre (04) désignés par le Président de la République, cinq (05) élus par l’Assemblée nationale dont deux (02) sur la liste proposée par les organisations les plus représentatives de journalistes et techniciens de la communication. La désignation et l’élection des membres de la Haute Autorité doivent tenir compte du genre.
Les membres ainsi désignés doivent justifier d’au moins dix (10) années d’expérience professionnelle. En dehors des membres élus sur la liste des organisations professionnelles, l’Assemblée nationale élit les autres membres suivant la procédure d’appel à candidature.
Par les textes, la HAAC est une institution indépendante vis-à-vis des autorités administratives, de tout pouvoir politique, de tout parti politique, de toute association et de tout groupe de pression. Ses membres sont nommés par décret en conseil des ministres et, avant leur entrée en fonction, prêtent serment devant la Cour suprême réunie en séance solennelle. Leur mandat est de cinq (05) ans renouvelable. Il n’est pas révocable. Et pour les anciens membres qui ne passeront pas ou n’ont plus fait acte de candidature, il est acquis que les indemnités et avantages leur seront versés pendant les trois (03) mois qui suivent leur cessation de fonction.
Au finish, si Philippe Evegno part pour revenir, ce sont ses anciens confrères de la presse privée qui devront s’en mordre les doigts. Eux qui n’ont pas cessé de le combattre sévèrement sur ses actes et dressent un bilan des 5 ans de sa présidence. Peut-être trop vite !

Zone franche togolaise d’exportation
Croissance d’exportations, mais peu d’emplois
Créée en 1989 par une loi, la Zone franche togolaise d’exportation (ZFTE) a atteint son objectif d’accroissement des exportations par les entreprises de la zone, passant de 2 milliards de francs Cfa en 1991 à 50 milliards en 2000 et 147 milliards de francs en 2008. Les entreprises de la ZFE représentent près de la moitié (46%) des exportations de marchandises du Togo sur la période 2005-2008, en moyenne, et leur part est en hausse. En 2008, la part de la ZFE dans les exportations togolaises atteignait 55%, reflétant ainsi la baisse des exportations traditionnelles des entreprises hors de la zone tels que les phosphates et le coton (gangrenées par la mauvaise gestion), et la stabilité des exportations de clinker des entreprises de la zone franche. De 25,2% des exportations en 2000, le clinker et le ciment sont passés à 38,7% en 2007. La plupart des exportations sont destinées aux pays voisins (70%) et d’autres pays africains (12%), contre 3% seulement aux pays développés. Les 15% restants sont vendus sur le marché local. C’est ce que révèle la «Note de politique sur le climat d’investissement» dont le rapport par la Banque mondiale a été validé hier à Lomé par les principaux acteurs et la société civile.
Près de 9.000 emplois (particulièrement dans le secteur manufacturier) ont été créés dans la zone franche, portant entre 11 et 36% la part dans le nombre total d’emplois dans le secteur privé formel au Togo. L’étude estime que la Zone franche togolaise s’est mieux comportée par rapport à celle du Sénégal (7.674 emplois) ou celle de la Tanzanie (3.146 emplois), mais sa performance est, de toute évidence, en deçà de celles du Ghana voisin (45.559 emplois) et de l’Afrique de l’Est, notamment le Kenya (30.658) et le Lesotho (45.130). Mais les liens avec l’économie nationale sont faibles et en déclin. «En définitive, l’impact global de la Zone franche sur l’économie est mitigé. Il est positif en ce qui concerne la hausse des exportations, mais mitigé pour ce qui est de la création d’emplois et la génération de revenus, en plus d’être onéreux en termes de pertes de recettes fiscales», note l’étude de la Banque mondiale.
L’objectif emploi non atteint
Si l’objectif d’augmentation des exportations a été atteint, une caractéristique surprenante et atypique de la composition sectorielle de la Zone franche d’exportation (ZFE) togolaises est l’importance de la part des industries à forte intensité de capitaux : les industries chimiques et de production de clinker représentaient plus de la moitié du chiffre d’affaires de la zone franche en 2008. Cette caractéristique structurelle constitue évidemment une contrainte à la création d’emplois pour la main d’œuvre togolaise.
Le mécanisme étant neutre et n’imposant pas de conditions minimales pour les investissements et la création d’emplois. Dans le cadre du débat sur les manque-à-gagner fiscaux et la viabilité fiscale du cadre des incitations, l’option de lier les avantages fiscaux à la création d’emplois (des emplois permanents réellement créés au profit des Togolais) devrait faire l’objet d’un examen approfondi.
Comme partout ailleurs, les Etats offrent des exonérations fiscales temporaires aux sociétés désireuses de s’installer dans les Zones franches et les autres zones économiques spéciales pour stimuler les exportations et l’emploi. Etant entendu que les sociétés reviendront au statut normal à l’expiration de la période d’exonération fiscale, et que l’Etat pourra ainsi récupérer certaines pertes de recettes de la période précédente. La loi initiale sur la zone franche industrielle du Togo prévoyait une exonération fiscale de 10 ans et un taux d’imposition sur les bénéfices de 15% par la suite.
Certaines sociétés ont fermé avant ou juste après l’expiration de l’exonération fiscale, «pour des raisons indépendantes de la question fiscale», soutient la Société d’administration de la zone (Sazof). Pour les ventes sur le marché local, les sociétés de la zone franche étaient légalement tenues de payer tous les droits de douane et la TVA. Mais, visiblement, cette disposition n’avait jamais été respectée avant 2009, induisant un faible niveau de recettes générées par les impôts et taxes versées par les sociétés de la zone franche.
Les industries à haute intensité de main d’œuvre n’ont pas joué un rôle moteur dans les principales exportations en ce qui concerne la création d’emplois dont le Togo a tant besoin, conclut la Banque mondiale. La tendance combinée de la baisse de la valeur ajoutée (relative au chiffre d’affaires) et le déclin des effets d’entraînement en amont devraient faire l’objet d’une étude plus approfondie. «Les résultats pourraient aider à mieux orienter les incitations vers la création d’emplois, la valeur ajoutée et les effets d’entraînement en amont», estime-t-elle. Après 20 ans de Zone franche, l’Etat devra, pour des raisons d’économie politique et pragmatiques, adopter une approche progressive de repositionnement de la zone.
Le défi pour les autorités, souligne l’étude, sera d’une part d’assurer la soutenabilité financière de celle-ci en réformant le système des incitations et d’autre part d’anticiper les problèmes croissants qui résulteront de la mise en œuvre effective de l’Union douanière de la CEDEAO, en proposant à l’avance des solutions appropriées.
Infrastructures, accès et coûts
L’électricité et les télécommunications sont toutes deux considérées comme un goulet d’étranglement critiques par le secteur privé. Les entreprises signalent une moyenne de 54 jours pour obtenir un branchement électrique, de 34 jours pour un raccordement au réseau municipal des eaux et de 51 jours pour l’obtention d’un ligne téléphonique fixe, à en croire une enquête sur les deux dernières années. Ces délais sont respectivement de 87, 86 et 89 jours pour le Bénin, de 23, 16 et 20 jours pour le Burkina Faso, de 21, 15 et 6 jours pour la Côte d’Ivoire, ou de 9, 14, et 9 jours pour le Sénégal déjà en 2007.
Toutefois, les problèmes d’électricité reviennent fréquemment dans la plupart des pays de référence, y compris le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal et le Cap-Vert, de même que dans plus des trois quarts des entreprises du Nigeria et du Ghana. Mais les coupures d’électricité entraînent des pertes plus importantes pour les entreprises togolaises que pour celles des autres pays. Elles ont perdu l’équivalent de 11% de leurs ventes annuelles à cause des coupures d’électricité, soir le taux le plus élevé parmi les pays de référence.
A partir de 2006, le niveau d’approvisionnement électrique au Togo a fortement chuté et le pays a traversé une série de crises. Cette situation a eu de sévères répercussions sur la production du secteur privé, à cause de l’irrégularité de l’approvisionnement électrique et de l’augmentation des coûts de production. Malgré un système de délestage programmé par rotation de 4 à 6 heures entre les différentes villes et différents quartiers, il n’était pas rare que ces coupures durent jusqu’à 14 heures. Selon les estimations, cette crise énergétique a coûté au Togo près d’un point de pourcentage de son Produit intérieur brut (PIB), environ 10 milliards de francs Cfa. Les fortes pertes signalées s’expliquent en partie par fait que très peu d’entreprises disposent d’une source alternative d’énergie. Seules 4% des entreprises disent avoir leur propre générateur et la plupart sont de grandes entreprises.
Pleinement conscient des conséquences de la crise énergétique de 2006-2009 sur la croissance du secteur privé au Togo, le gouvernement a mis en œuvre plusieurs mesures pour en atténuer l’impact.

Artisanat
La Foire artisanale de Kpalimé a commencé aujourd’hui
La troisième édition de la foire artisanale de Kpalimé a commencé depuis ce matin et prendra fin le 10 août prochain. Les expositions auront lieu à l’Infa de Tové. La FAK, en réalité la troisième édition de la Foire Artisanale du Togo (FA), foire itinérante, est placée sous le thème «mondialisation et promotion de nos identités culturelles ».
La dernière édition était organisée à Atakpamé. Mais le choix de Kpalimé n’est pas fortuit, la ville est réputée non seulement pour ses attraits touristiques mais surtout pour être un haut lieu de l’artisanat au Togo. Le centre national d’artisanat de Kpalimé, centre à l’origine privé créé par un Français, quelque peu délaissé aujourd’hui, est connu pour sa formation et ses fabriques. Les œuvres d’artisans abondent à Kpalimé pour le plus grand bonheur des touristes.
La FAK est un espace de rencontres et d’échanges entre les artisans d’une part et les autres corps de métiers ainsi que le grand public d’autre part. Elle constitue également une plateforme en matière de présentation, de promotion, de vente des œuvres et des créations des artisans.
Elle connaitra la participation de centaines d’exposants des pays de la sous région (Ghana, Bénin, Côte d’Ivoire, Sénégal, Mali, Niger, Burkina, Nigéria), du Maroc et du Pakistan qui viendront exposer leurs œuvres et nouer des contacts.
Ce grand événement culturel a pour objectifs de promouvoir des produits et services proposés par les artisans, les commerces et les industries ; accroître l’attractivité de métiers et techniques, de montrer les innovations, les compétences et les talents ; encourager les liens commerciaux entre les milieux d’affaires togolais et étrangers tout en donnant aux grands acheteurs la possibilité d’exploiter les grandes opportunités qu’offre le marché artisanal.

Société
Rester vierge jusqu’au mariage : nécessaire ou inutile ?
En mai 2008, un tribunal de grande instance de Lille en France accordait l’annulation d’un mariage à la demande d’un conjoint qui estime avoir été trompé sur la marchandise : il pensait avoir une femme vierge et elle ne l’était pas.
Les coutumes et les valeurs traditionnelles qui, autrefois, condamnaient les relations sexuelles préconjugales ont pratiquement disparu. La fille qui arrive vierge au mariage fait l’honneur de sa famille avait on l’habitude de dire. Aujourd’hui, d’aucuns vont même penser que les rapports sexuels avant le mariage contribuent largement à la réussite des foyers. «Ils sont un passage obligé avant le mariage. Je ne me vois pas heureux avec une femme vierge. Mais avec celle qui a déjà connu d’autres hommes avant moi», confie Martin, informaticien. «Parfois, je me demande s’il est si mal que ça d’avoir des relations sexuelles avant le mariage, particulièrement lorsque je ne me sens pas comme les autres parce que je suis encore vierge», s’inquiète Arnaud, 17 ans. «Tout me pousse à avoir une expérience sexuelle», dit Karine, 15 ans. «Je pense que nous éprouvons tous ce désir naturel ». Puis ajoute elle: «Tout tourne autour du sexe».
M. S. Kokou octogénaire, explique que ces interdits mettaient les jeunes surtout les filles à l’abri de certaines maladies et problèmes. «Une fille dépucelé avant le mariage est une honte pour ses parents. Elle n’est plus considérée comme une vraie femme», renchérit-il. Par exemple, chaque année, des millions de jeunes contractent les maladies sexuellement transmissibles (MST). “ Quand j’ai appris que j’avais un herpès, j’ai eu envie de partir en courant, confie Lydia, le remords dans l’âme. C’est une maladie douloureuse dont je ne guérirai jamais. ” Dans le monde, la majorité des nouveaux cas de contamination par le VIH (6 000 par jour) se fait par voie sexuelle. Les femmes sont particulièrement vulnérables aux nombreux problèmes liés aux rapports sexuels préconjugaux. En effet, le risque de contracter une MST (comme le VIH) est plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Par ailleurs, si une toute jeune fille tombe enceinte, elle expose sa vie et celle du fœtus à d’autres risques encore. Parce que le corps d’une jeune fille peut ne pas être suffisamment formé pour supporter un accouchement sans qu’il y ait de complications.
Même si une adolescente qui devient mère échappe à de graves ennuis de santé, il n’en demeure pas moins qu’elle doit assumer son rôle, qui implique de lourdes responsabilités. De nombreuses jeunes filles s’aperçoivent qu’il est beaucoup plus difficile qu’elles ne l’auraient cru de pourvoir à leurs besoins et à ceux d’un nouveau-né.
L’avis des pasteurs
Il est vrai que les désirs sexuels peuvent être particulièrement puissants durant “ la fleur de la jeunesse ”. De plus, les adolescents éprouvent parfois des pulsions sexuelles sans aucune raison apparente. Mais il n’y a rien de mal à cela. Ce phénomène fait partie du développement de l’appareil reproducteur.
Il est vrai aussi que Dieu a fait en sorte que les relations sexuelles procurent du plaisir. C’était conforme à son dessein originel qui voulait que les humains peuplent la terre. Néanmoins, Dieu n’a jamais voulu que nous fassions un mauvais usage de nos facultés procréatrices.
«Que chacun de vous sache se rendre maître de son propre vase dans la sanctification et l’honneur», conseille Deh Jean-Luc pasteur à Lomé. «Assouvir vos moindres désirs sexuels serait, en un sens, aussi stupide que frapper quelqu’un chaque fois que vous êtes en colère.
Les relations sexuelles sont un don de Dieu, un don à n’utiliser qu’au moment opportun, dans le cadre du mariage » a-t-il conclu.

© L’Union du 30 juillet 2010

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