Racket des marcheurs

03/12/2010
Racket des marcheurs

« L'empressement actuel de reprendre les marches hebdomadaires avec des revendications à l'emporte-pièce et sans intérêt majeur laisse apparaître clairement que suite à leur exclusion de l'Assemblée nationale où ils percevaient 800.000 FCA d'indemnité (…), Fabre et ses acolytes sont déjà démunis et obligés de recourir au racket des marcheurs », écrit Chronique de la Semaine paru jeudi.
L’hebo souligne que Jean-Pierre Fabre et le FRAC ont du souci à se faire car la manifestation organisée samedi dernier, de l’avis même des organisateurs, n’a pas été un franc succès.

Voici une sélection d’articles publiés par Chronique de la Semaine
Privés des 800.000 FCFA d'indemnité de députés
Les responsables de l'ANC comptent désormais sur les quêtes
Des marcheurs de samedi pour survivre
Les responsables de l'ANC sont-ils déjà frappés par la misère ? Telle est la question que l'on se pose eu égard à l'empressement avec lequel ils veulent reprendre les marches hebdomadaires de samedi. On se souvient qu'au cours de leur marche de samedi pour revendiquer la prétendue victoire de Jean-Pierre Fabre à la présidentielle de 2010, ils procédaient à des quêtes qui leur permettaient de payer la sonorisation et de se partager le reste. L'empressement actuel de reprendre les marches hebdomadaires avec des revendications à l'emporte-pièce et sans intérêt majeur laisse apparaître clairement que suite à leur exclusion de l'Assemblée nationale où ils percevaient 800.000FCA d'indemnité sans oublier les bons d'essence et les frais de missions, Fabre et ses acolytes sont déjà démunis et obligés de recourir au racket des marcheurs. Les quêtes de samedi et également l'apport de la diaspora constituent désormais les seuls moyens pour eux de joindre les deux bouts.
Le hic, c'est qu'au lieu de dire la vérité à leurs militants en leur expliquant que l'objectif des marches est de pouvoir recueillir leurs quêtes, Fabre et ses amis inventent des revendications aussi bidon les unes comme les autres. Parmi ces revendications saugrenues figurent leur retour à l'hémicycle, la récupération de leur " victoire " etc. Et pourtant avant son exclusion de l'hémicycle, l'on a vu le soi-disant vainqueur de la présidentielle du 4 mars 2010 siéger à l'Assemblé Nationale en tant que député sans avoir rien dit à ses militants à qui il promettait de prendre le fauteuil présidentiel. Maintenant qu'il est chassé de l'Assemblée Nationale par son ancien parti, l'UFC, pour transhumance politique, il retourne vers ses fameux militants totalement abrutis pour leur annoncer la reprise des marches de samedi. Que gagne-t-il en reprenant ses marches ? C'est tout simplement escroquer les pauvres militants qui pourtant arrivent difficilement à joindre les deux bouts. D'autres sources indiquent que Jean-Pierre Fabre et ses affidés profitent également de ces marches pour racketter certaines femmes du grand marché qui malheureusement croient en eux et aussi certains hommes d'affaires. Ce qui est sûr, c'est que Gilchrist Olympio qui versait un salaire à Jean-Pierre Fabre et à Patrick Lawson a cessé de le faire depuis qu'ils sont élus à l'Assemblée Nationale.
En clair, les responsables de l'ANC se trouvent aujourd'hui dans une misère qui les oblige à renouer avec les marches de samedi afin de pouvoir racketter les pauvres militants qui les prennent pour des libérateurs alors qu'en réalité ils sont de gros menteurs. Nombreux sont les marcheurs qui n'ont pas répondu présents au meeting de samedi dernier qui n'avait pas mobilisé de foule. Mais malheureusement, les médias à la solde de l'ANC ont fait croire qu'il y avait une foule immense alors qu'il n'en était rien du tout. Selon une source proche de Patrick Lawson, le staff de l'ANC, après cette marche de samedi dernier s'était inquiété du fait que la mobilisation n'était pas au rendez-vous et il estimait qu'il fallait réfléchir à la stratégie de remobilisation des militants. En tout cas, si les rackets qu'ils comptent opérer à travers ces marches hebdomadaires peuvent leur permettre de vivre heureux, nous leur souhaitons bon vent. Seulement, le jour où les marcheurs découvriront la supercherie de la bande à Fabre, attention les dégâts!
Aliziou Dominique

Confidentiel:
L'OBUTS voulait aussi créer son groupe parlementaire
Inspiré par la démarche de l'ANC de former un groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale bien que n'ayant pas pris part aux élections législatives d'octobre 2007, l'OBUTS, le parti d'Agbéyomé Kodjo, entendait créer le sien. Selon un proche du président de l'OBUTS, Agbéyomé Kodjo avait pris langue avec certains députés transhumants de l'UFC pour leur proposer d'importantes sommes d'argent en vue de créer son groupe parlementaire. Il a ciblé juste 04 députés à qui il aurait proposé des millions (50.000.000 de FCFA selon certaines indiscrétions) pour les convaincre à opérer la transhumance vers l'OBUTS. Seulement voilà, son projet a pris un coup après l'exclusion de 09 députés transhumants. Suite à cette exclusion, il se serait dit qu'il risquerait de perdre ses sous si ceux qu'il voulait acheter subissaient le même sort. En clair, Agbéyomé Kodjo a voulu constituer un groupe parlementaire bien que son parti fût créé après les élections législatives de 2007. Et ceci pace que l'ANC a ouvert la boîte à pandore en réclamant sa place à l'hémicycle.
Permettre à l'ANC de créer son groupe parlementaire, aurait été synonyme de permettre aux partis politiques, voire à des citoyens richissimes d'acheter juste 04 députés et de former un groupe parlementaire. A quoi serviraient alors les élections législatives. En tout cas, le président de l'OBUTS a voulu tenter l'opération parce qu'en fait, il avait de l'argent puisqu'il venait de vendre sa grande maison à la cité OUA. Une maison surement construite avec de l'argent subtilisé quand il était le tout-puissant directeur du Port autonome de Lomé. Cette maison aurait été vendue, selon ses proches, à 900 millions de FCFA à une grande institution internationale de la place. Avec 200 millions de FCFA de cette manne, il aurait pu facilement acheter 04 députés transhumants affamés de l'UFC en raison de 50.000.000 de FCFA par député pour défendre ses intérêts au parlement. Voilà jusqu'où allait nous conduire " l'Etat de droit " que Jean-Pierre Fabre et ses juristes peu féconds voulaient instaurer. Quelle honte !
Aliziou Dominique

M. Solitoki Esso à l'occasion du 41è anniversaire du RPT :
"Le RPT n'est, ni de loin, ni de près mêlé aux contradictions internes de l'UFC”
A l'occasion de la commémoration du 41è anniversaire du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), le bureau directeur du parti a organisé une conférence de presse, le 30 novembre 2010 à son siège à Lomé devant un parterre de journalistes. 41 ans riment non seulement avec festivité mais surtout avec bilan de l'actualité togolaise, notamment la participation de l'UFC au nouveau gouvernement, la situation politique générale dans le pays. C'est à cet exercice que s'est livré le secrétaire général du RPT, Solitoki Esso entouré d'autres dignitaires du parti.
Le SG du RPT a d'entrée de jeu signalé que son parti se félicite encore une fois de sa brillante performance au scrutin présidentiel du 4mars 2010. Un scrutin qui a profondément recomposé l'échiquier politique national.
L'accord RPT-UFC qui avait comme objectif l'apaisement de la vie politique togolaise est en bonne voie de réalisation. Selon M. Solitoki " six mois après sa signature, cet accord tient bon et sa mise en œuvre évolue positivement sans accrocs ni difficultés majeurs. Le RPT pour sa part s'en félicite et estime globalement satisfaisant ce bilan à mi-parcours... Le RPT précise que cet accord historique a été proposé par l'UFC. Les analystes, les prophètes de malheurs de tous bords ainsi que certains partis politiques doivent tenir compte de ces précisions pour reconsidérer leurs commentaires désobligeants''. A ceux qui estiment que cette entrée de l'UFC au gouvernement aurait divisé le RPT, M. Solitoki répond qu'il n'y a pas de scission ni de protestation mais seulement quelques frustrations et c'est normal. Cet accord a-t-il dit, est symbole de solidarité gouvernementale et il est nécessaire que les ministres nouvellement aux affaires s'acclimatent au fil du temps.
Parlant de situation politique en générale dans le pays, il relève des avancées importantes telles que la liberté d'expression, le droit de contestation à travers les multiples manifestations de rue du FRAC contestant ''illégalement'' les résultats de l'élection présidentielle du 4 mars 2010. La mouvance au pouvoir déplore cependant les conditions d'exercice de cette liberté de manifester.
Concernant la crise au sein de l'UFC, le SG du RPT a précisé que son parti " n'est ni de loin ni de près, mêlé à ces contradiction internes. Les togolais connaissent l'origine de cette crise et suivent attentivement son évolution.
Néanmoins, le RPT invite les protagonistes de cette situation à œuvrer dans le sens de l'apaisement et d'une sortie de crise ", a-t-il précisé.
Les perturbations à l'Assemblée Nationale à travers la tentative d'agression du président de cette institution par le député Ouro Akpo Tchagnao ne sont pas des actes en conformité avec les principes démocratiques et n'honorent ni le Togo ni l'hémicycle. Par ailleurs, face différentes propositions de certains partis politiques de l'opposition(le CAR, la CDPA, l'ALLIANCE, le PDP, le PRR, etc.) relatives à la gestion des affaires du pays, à la liberté d'expression ou le bien-être de la population ainsi que sa réconciliation, le RPT considère que le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) constitue un cadre favorable d'harmonisation de toutes ces propositions.
Au sujet des préoccupations essentielles des populations notamment l'emploi, le relèvement du pouvoir d'achat, l'amélioration des conditions de vie; le RPT déclare comprendre l'impatience des Togolais et réaffirme sa disponibilité à soutenir le gouvernement dans l'optique du redressement socioéconomique, toutefois, il invite chaque compatriote à contribuer pour le relèvement de ces défis. C'est fort de cela que les perspectives du parti seront d'encourager le pouvoir à poursuivre sa politique en faveur de la promotion de la santé, de l'éducation, de la création de l'emploi et de la liberté d'entreprendre, les réformes et l'assainissement des finances publiques.
Ce point de presse a également a été suivi d'un débat sur d'autres questions sur la vie politique, notamment la probable formation d'un nouveau gouvernement d'ouverture. Selon Solitoki, cette question relève de la responsabilité du président de la République.
M.B

Du FRAC à l'ANC : De l'échec de la prise du pouvoir à la réhabilitation incertaine des députés exclus
Après avoir suspendu ses marches destinées, dit-on, à récupérer sa prétendue victoire à l'élection présidentielle du 4 mars 2010, Jean-Pierre Fabre, président de la nouvelle formation politique de l'opposition togolaise, Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et ses " moutons de la République " ont renoué avec leur sport favori : la marche.
Samedi dernier, Jean-Pierre Fabre et ses " athlètes " ont renoué avec la rue pour tester la popularité de l'ANC. Il était soutenu dans son initiative par certains de ses anciens collaborateurs du Front Républicain pour l'Alternance et le Changement (FRAC), un machin mis en place en France pour, dit-on, prendre le pouvoir par tous les moyens afin d'imposer " l'alternance et le changement " aux Togolais.
A la plage de Lomé, les responsables des " particules " notamment, Aimé Tchaboré Gogué de l'ADDI et Abi Tchessa du PSR ont réitéré à Fabre leur soutien et celui du " peuple ANC-FRAC " pour bouter le régime RPT du pouvoir. " Nous attendions depuis, la création de l'ANC pour faire revivre le FRAC… ", a déclaré le président de l'ADDI.
Jean-Pierre Fabre qui vient de connaître sa troisième déconfiture (échec à l'élection présidentielle du 4 mars 2010, son exclusion de l'UFC, son renvoi de l'Assemblée nationale) a quémandé le soutien des marcheurs pour une autre marche de protestation contre la décision de la Cour Constitutionnelle le 4 décembre prochain. Une marche que Jean-Pierre Fabre lui-même sait qu'elle n'aura aucune incidence sur la décision de cette instance dont les verdicts sont sans appel. Par contre, elle pourrait rendre service aux nombreux commerçants de chaussures qui profiteront pour écouler leurs produits.
Que peuvent apporter l'ADDI et le PSR à l'ANC ?
Après la défection de SURSAUT-Togo et de l'Alliance aux rendez-vous hebdomadaires du FRAC, l'ADDI et le PSR, deux " particules " qui ne représentent rien sur la scène politique, continuent de s'agiter aux côtés de Fabre pour des raisons que les responsables eux-mêmes ne sont pas en mesure de justifier. Or un regard rétrospectif sur le passé montre que ces formations politiques n'ont aucune audience au sein même des familles des leaders. Aux élections législatives de 2007, ils n'ont même pas pu avoir un député dans leur soi-disant fief. L'on s'interroge alors sur leur capacité à mobiliser des électeurs, à un scrutin. Et pour les élections législatives et communales à venir, vont-ils positionner des candidats ou travailleront-ils comme des métayers pour le compte de l'ANC ? Une chose est sûre, l'apport de ces deux formations politiques est comparable à une goutte dans la mer. Pour l'instant, leurs gesticulations ne sont qu'une farce pour amuser la galerie.
L.C.

La protection des migrants au Centre d'une rencontre à Lomé
Un atelier de formation sur " la protection des personnes en mouvement dans l'espace CEDEAO " à l'intention des institutions qui militent en faveur de la protection des migrants au Togo s'est tenu le 30 novembre 2010 à Caritas Africa au Centre d'Education Spirituelle pour l'Apostolat des Laïcs (CESAL) à Lomé.
Organisé par l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en partenariat avec la CEDEAO, le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme (HCDH) et le Haut Commissariat aux Refugiés (UNHCR), cet atelier national fait suite à un atelier régional tenu à Ouagadougou en avril dernier et vise à renforcer les capacités des acteurs notamment sur l'intérêt du travail inter-agences et les mécanismes de référencement pour une meilleure prise en charge de tous les migrants.
En avril dernier en effet, quatre pays, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, le Niger et le Togo s'étaient retrouvés pour un atelier régional à Ouagadougou où les participants avaient examiné des recommandations de la Conférence régionale sur les réfugiés et l'immigration internationale tenue à Dakar au Sénégal en 2008. Pour le représentant de l'OIM, M. Lamine Daffe, les travaux de l'atelier vont consister en une restitution du travail déjà initié à Ouaga et permettra aux participants d'examiner ensemble comment faire avancer ce travail et également les voies à suivre pour améliorer le référencement des personnes vulnérables.
" Bien que les arrangements aient été initiés à Dakar, dans tous les pays, ce sont les acteurs locaux qui les ont rendus possibles ", a-t-il souligné pour montrer l'importance des acteurs présents à la rencontre.
Pour le représentant du HCDH, M. Michael Offerman, le phénomène de migration est une préoccupation de premier ordre pour les organisations sous-régionales. " Les droits des migrants et des réfugiés sont reconnus par les instruments internationaux de protection des droits de l'homme et des réfugiés. Il est important dans ce contexte d'y prêter une attention particulière dans l'espace de la CEDEAO, celui de la CEEAC et plus loin dans celui de la SADC, dans lesquels le phénomène en question constitue encore une préoccupation de premier ordre ", a-t-il indiqué.
Créée en 1951, l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) est la principale organisation intergouvernementale active sur la scène migratoire. Elle compte à ce jour 127 Etats membres auxquels viennent s'ajouter 17 Etats qui ont le statut d'observateurs, tout comme de nombreuses organisations internationales et non gouvernementales. L'OIM s'efforce de promouvoir des migrations humaines et ordonnées dans l'intérêt de tous. Pour cela, elle offre des services et prodigue des conseils aux gouvernements et aux migrants.
Rappelons que dans ce cadre, le Togo a ratifié le protocole relatif à la lutte contre le crime transnational.
P. A.

La Croix-Rouge renouvelle son assistance aux sinistrés dans le Bas-Mono
Alors que les catastrophes provoquées par les inondations semblent passer progressivement aux oubliettes à Lomé, il existe encore des localités notamment les villages qui environnent le canton d'Agomé-Glozou, qui continuent de souffrir des affres de ces intempéries et qui ont besoin d'aide. C'est dans ce sens que le 25 novembre dernier, la Croix Rouge Togolaise (CRT) a procédé à une opération d'assistance en non vivre aux populations d'Agomé-Glozou, un canton du Bas-Mono situé à 9 Km au Nord-Est d'Afagnan. Le don comprend notamment des moustiquaires imprégnées d'insecticides, des seaux, des kits de cuisines, des bâches, des nattes, des savons, le tout évalué à 224.000 francs suisses, soit environ 94 millions de FCFA.
Les localités bénéficiaires sont celles du Bas-Mono, précisément les villages d'Afononou, Gbandi et Avégbo. C'est dans la cour de l'église Saints Martyrs de l'Ouganda d'Agomé-Glozou que s'est déroulée la distribution. Afin d'assurer l'ordre et l'équité, un recensement spécial des sinistrés a été fait en amont. Plus de 1600 ménages ont bénéficies de ces dons.
Depuis le 13 novembre déjà, la CRT a lancé la première phase de ses actions à travers des séances de sensibilisation sanitaire. " Il s'en était suivis du 15 au 20 novembre une toute première série de distribution de non vivre similaire pour un montant de 40 millions de FCFA, financé par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) au profit des villages tels que : Togbavi , Tsamé, Agbétiko, Agomesseva, Gbaguidi, Batonou, Louis condji, Cessou condji " a rappelé le chargé de Programme secours et Préparation aux catastrophes M. Amah Sodogas.
La Croix-Rouge a indiqué que dans les prochains jours, les sinistrés pourront regagner leurs demeures respectives. Les traces des eaux dépassant le niveau des fondations des murs écroulés, la stagnation des eaux de pluie sur les rues sont encore visibles.
M.B.

" Prix Ambassadeur du pardon et de la non-violence "
Le président Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio nominés
Une cérémonie de nomination au titre du " Prix Ambassadeur du pardon, et de la non-violence " a eu lieu le samedi 27 novembre dernier à l'Eglise de la Mission du Christ International, la Fondation DEGRACES du Révérend gouverneur DEGLASS. Ce sont Faure Gnassingbé, président de la République, président du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), parti au pouvoir, et Gilchrist Olympio, président de l'Union des Forces de Changement (UFC), le principal parti d'opposition togolais, qui sont nominés. Cette nomination intervient après l'enterrement de la hache de guerre suite à l'accord signé du 26 mai 2010 dernier entre les deux partis politiques, ennemis d'hier.
Selon le Révérend DEGLASS, Dieu est avec ces deux nominés parce qu'ils se sont pardonnés. Dieu nous demande de pardonner 70 fois 7 fois dans une journée, et ce geste " divin ", annonce une meilleure prospérité pour le Togo. C'est vrai qu'il y a des gens qui ont participé à cette réconciliation mais sans la main de Dieu, rien ne sera accompli. Soyons confiants en Dieu et tout ira mieux. Faure et Gilchrist l'ont compris, et ont signé cet accord, donc " Célébrons le pardon des braves ", a-t-il ajouté.
Pour Me Zeus Ajavon, ambassadeur du pardon et de la non-violence, défenseur des droits de l'homme " Le Togo était sous une écharpe de plomb de haine viscérale qui l'empêchait d'évoluer. Vous ne pouvez pas savoir comment j'avais lutté pour que Gilchrist et feu Eyadema se réconcilient avant la mort de ce dernier. Ce geste posé par le RPT et l'UFC montre qu'il y a un temps pour toute chose et il faut toujours attendre la volonté de Dieu ", a-t-il ajouté, soulignant qu'au-delà de l'aspect politique de cet accord, il importe de se tourner vers l'aspect spirituel. " Vous ne savez pas l'hypothèque énorme qui est levée quand deux personnes qui se sont haïes, se pardonnent. Rien ne peut se faire sans la grâce de Dieu et la grâce de Dieu ne peut se mettre en mouvement que lorsqu'il y a le pardon ", a-t-il dit.
Imam Morou Souleymane, ambassadeur du pardon et de la non-violence a abondé dans le même sens en ces termes " Si quelqu'un vous fait du mal, et que vous voulez le lui rendre, rendez-le lui justement. Mais si vous le lui pardonnez, c'est encore mieux ".
Des représentants des partis politiques, notamment le Mouvement des Républicains Centristes (MRC), l'UFC et le RPT ont tous souhaité un lendemain meilleur pour le Togo.
L'ambiance à cette rencontre a été entretenue par le groupe musical de la Fondation qui a véhiculé à travers ses chansons le message " Brisons toutes les chaînes de la haine ". Il y avait également l'artiste de la chanson Laurence Montcho qui a prôné le pardon, la paix et la non-violence dans ses prestations.
Le 18 décembre prochain aura lieu la cérémonie de remise du prix aux nominés Gilchrist Olympio et Faure Gnassingbé.
Carole AGHEY

Parler de la sexualité en famille, un tabou brisé
La sexualité constitue une dimension importante de la vie. Cependant, elle est trop longtemps demeurée un sujet tabou dans la cellule familiale africaine en particulier. Beaucoup continuent de confondre ''sexualité'' et ''rapports sexuels''. Grace aux recherches en médecine et sciences humaines, il ressort que le concept de sexualité comprend également plusieurs autres dimensions de l'être humain. Mieux comprendre et connaitre sa sexualité, c'est mieux assurer son épanouissement et celle des générations futures.
D'après les fora de discussion organisés par Plan-Togo, bon nombre de jeunes sont confrontés à un certain nombre de besoins, notamment la nécessité d'établir un réseau de relation entre jeunes, où ils peuvent avoir des occasions de libre interaction, de partage d'expérience et où ils peuvent apprendre à se connaître et à mieux connaître le sexe opposé. Il apparait qu'avant la création d'un tel réseau, la famille reste le cadre le mieux indiqué pour de tels expérimentation, étant entendu que la famille est le premier cercle de socialisation. En effet, le projet de Promotion de l'Education Sexuelle Complète (PESC) dresse le constat selon lequel les tabous sexuels en milieu familial, procédant de la culture et de la religion, peuvent être surmontés, pourvu qu'on élargisse le champ de l'éducation sexuelle et qu'on impulse également un changement de mentalité.
La difficile communication autour de la question de sexualité est due à l'absence de ce sujet dans les stratégies éducatives. Mme Elisabeth affirme à cet effet : " Vous savez, dialoguer avec nos enfants sur les réalités relatives au sexe, est un peu délicat voire complexe. D'abord à notre époque, on ne parlait pas ouvertement de sexe avec nos parents. Aujourd'hui, mon mari et moi essayons d'alterner rigueur et écoute des enfants"
Très souvent les débats sur la vie sexuelle sont maladroitement transposés sous d'autres formes, tellement le pouvoir des interdictions religieuses et ancestrales semble irresistible. " De sexe ? On n'en parle presque pas chez nous à la maison. Mais ma tutrice revient toujours sur les questions de mariage, d'hygiène et de cuisine nécessaire à ma vie de femme de demain ", a déclaré salamatou, une apprentie coiffeuse. Aujourd'hui, il y a plus ou moins une prise de conscience des problèmes liés aux IST/ VIH SIDA. Cela favorise un tant soit peu des discussions entre parents et enfants sur la contamination de ces maladies. Le savoir-vivre, la mise en garde contre les vagabondages sexuels et au besoin l'usage des préservatifs figurent parmi les conseils donnés par les parents à leurs enfants. Adjélé, une collégienne se réjouit de l'esprit d'ouverture de ses parents : " Heureusement, j'ai une maman spéciale. Elle est devenue une confidente à part entière, puisqu'avec elle je suis en mesure de tout partager, y compris mes histoires de petit ami. En vérité, je ne lui cache rien. Dernièrement encore, elle me mettait en garde contre les ''grotos'' qui essaient de me déposer au domicile les soirs ".
Pendant que l'éducation sexuelle fait défaut dans la cellule familiale, les médias s'approprient la matière de sexe et en font un véritable pôle d'attraction de leur production.
Aucun média qu'il soit traditionnel ou moderne, ne fait aujourd'hui abstraction des questions de sexualité. Mais de quel traitement est-ce qu'il s'agit ?
Le Dr Kpégba Prosper coordinateur du Projet ESC (Education Sexuelle Complète) déplore l'instrumentalisation de la femme dans les médias. La femme se résume enfin de compte à un objet de plaisir, de jouissance. Le sexe autrefois sacré, a traversé toutes les étapes de sa démystification pour devenir la réalité la plus banale et dans certains cas, une véritable célébration d'orgie où les enfants sont même au cœur des violences sexuelles (pédophilie). C'est à ces dérives que l'ESC veut remédier " A travers ses différentes composantes, l'ESC peut résoudre beaucoup de problèmes sociaux comme la discrimination liée au genre ou les conflits de génération entre les jeunes et les adultes. L'ESC entend combler le déficit de communication qui souvent amène les jeunes à chercher des fois à obtenir par déni de l'autorité des adultes ce qu'ils ne peuvent obtenir par le dialogue", a encore souligné Dr Kpégba.
M.B.

Fait divers
Combat de gladiateurs
Yacoubou et Lambert sont voisins il y a déjà trois ans. Ils habitent ensemble le quartier dénommé Amouzoucopé, au nord-est du canton d'Agoènyivé. Cette périphérie s'est rendue populaire depuis que le centre dit " cercle de l'histoire " y a pris siège et accueille beaucoup d'activités socioculturelles. Les deux compatriotes se sont retrouvés à cet endroit par le fait d'un hasard. Ils ne se connaissaient guère. Pourtant, tous deux sont militaires et exercent au sein des Forces Armées Togolaises et mieux dans un même camp. Yacoubou, comme son nom l'indique, est Kotokoli tandis que son voisin, lui, est Watchi. Le premier à résider dans le quartier est bien Yacoubou. Il a été rejoint quatre mois plus tard par Lambert. Ils étaient heureux de se retrouver même s'ils ne se connaissaient pas auparavant. Tous les autres cohabitants étaient eux aussi fiers et ont à plusieurs occasions témoigné cette envie de vivre ensemble. Le chef du village, Togbui Dégli III n'était pas lui non plus indifférent. " Je me suis personnellement déplacé à leurs domiciles respectifs pour leur témoigner ma satisfaction et j'en ai profité pour leur promettre ma franche et sincère collaboration. Je leur ai conseillé la cohabitation dans l'amour du prochain, la tolérance et l'acceptation de l'autre. Ils m'ont promis entretenir des rapports empreints de fraternité. Mais hélas ! ". Cette observation de Togbui Dégli III est intervenue le samedi dernier. Il sonnait 10 heures TU ce jour-là, lorsque, suite à des cris de détresse, le chef a été lui-même obligé de se déplacer jusqu'aux domiciles des deux voisins.
Ils étaient tous là et tous les cohabitants aussi. Malgré l'intervient de plusieurs personnes, il était presque impossible de venir à bout de l'épreuve de force enclenchée entre ces deux militaires. Au centre des débats, la chèvre de Lambert. Cette bête, profitant de l'absence de mur mitoyen entre les deux maisons, s'était rendue au domicile du sieur Yacoubou et avait broyé non seulement une ordonnance médicale mais surtout les quatre billets de dix mille francs CFA, qui se trouvaient sur une table. " Je ne savais pas que c'était lui qui était à l'origine de la maladie de ma fille ", a martelé Yacoubou avant de poursuivre en ces termes : " Cet homme est ni plus ni moins un sorcier mangeur d'âmes. Il ne mérite pas d'être mon voisin. En envoyant sa chèvre avaler l'argent qui devait servir à acheter les médicaments à ma fille malade, il prouve qu'il veut sa mort. Après ma fille, ce sera mon tour. Je ne lui donnerai pas l'occasion d'y arriver. Il est mon ennemi et je me dois de m'en débarrasser ".Voulant joindre l'acte à la parole, il s'empressa de rentrer dans sa chambre en vociférant : " ça finit aujourd'hui! ". Et Lambert de répliquer : " Nous sommes tous formés pour combattre. S'il refuse de m'écouter, je finis avec lui. Moi aussi je rentre dans ma chambre pour chercher mon arme ". Il a fallu que des gens en profitent pour les empêcher de ressortir des chambres en appelant les secours. Ils ont été aussitôt conduits au camp. Le calme est revenu à Amouzoucopé mais on se demande pour combien de temps ?
B. TALOM

Selon le 13e rapport de l'OPA sur les tracasseries routières
Les tendances sont à la hausse
L'Observatoire des Pratiques Anormales (OPA) a procédé le mardi 30 novembre à la présentation de son treizième rapport sur les tracasseries routières relevées sur les corridors que couvre son enquête.
L'objectif visé par l'OPA à travers la publication de ces différents rapports est d'instaurer une bonne gouvernance routière sur les axes routiers de l'Afrique de l'Ouest. Les résultats des enquêtes de l'OPA sont transmis aux autorités des pays couverts par l'observation à travers les points focaux de l'OPA, afin de les inciter à réduire, voire éradiquer ce fléau que constituent les pratiques anormales sur les axes routiers inter-Etats.
Selon le 13e rapport de l'OPA du 1er juillet au 30 septembre 2010, les résultats enregistrés demeurent globalement insatisfaisants, en raison des valeurs encore élevées de tous les indicateurs. Une hausse de 1,65% a été enregistrée au niveau des rackets, le nombre de contrôle et le temps de contrôle connaissent respectivement une baisse de 15,88% et 8,42% par rapport au trimestre précédent.
En ce qui concerne le nombre moyen de contrôles par voyage, par Etat traversé, le corridor Bamako-Dakar a enregistré ce trimestre le nombre le moins élevé de contrôles avec près de deux (1,71) arrêts aux 100 km, soit environ 25 contrôles par voyage. Le Sénégal vient en deuxième position et le Togo ferme la marche. Le nombre de contrôles a enregistré une relative baisse de 15,88% sur l'ensemble des corridors.
En ce qui concerne les rackets, le corridor Abidjan-Bamako arrive en tête des corridors à fort taux de rackets aux 100 km avec 6591 FCFA rackettés tous les 100 km, soit un lourd tribut de 77 373 FCFA à payer par voyage. Les corridors Lomé-Ouagadougou et Bamako-Dakar arrivent respectivement en 5ème et 6ème position avec des taux jugés toujours élevés de 1969 F et 1829 FCFA rackettés tous les 100 km, soit 20088 FCFA et 19 331 FCFA respectivement prélevés par voyage.
Les corridors Lomé-Ouaga et Abidjan-Ouaga ont enregistré de légères hausses, soit respectivement +1,91% et +3,63%. La plus forte baisse est constatée sur le corridor Bamako-Dakar, soit -14,54%, passant de 43 078 FCFA (T2-10) à 36 813 FCFA (T3-10) par voyage, soit une variation absolue de 6265 FCFA. Les corridors Tema-Ouaga et Ouaga-Bamako ont également enregistré des baisses, soit respectivement -12,27% et -6,53%.
Par rapport aux retards, le corridor Tema-Ougadougou est en tête des corridors à long temps de contrôles aux 100 km avec 17 mn perdues tous les 100 km, soit un important retard de 177 mn (2h 57 mn) accusé par voyage. Le corridor Lomé-Ouagadougou arrive en 2ème position avec 16 mn perdues tous les 100 km, soit un retard de 163 mn enregistré par voyage. Le Burkina est responsable de cette situation avec 26 mn de retard enregistré aux 100 km contre 12 mn au Togo. Le corridor Abidjan-Bamako boucle le classement avec 10 mn perdues tous les 100 km, soit un retard de 116 mn enregistré par voyage.
Des efforts sont faits au Togo pour réduire le nombre de contrôle. Il est prévu un contrôle à la sortie du port et un autre à la sortie du Togo et un contrôle intermédiaire à l'intérieur. Des numéros verts sont mis en place par les pays pour permettre aux chauffeurs de porter plainte, ce qui permettra à l'administration de punir les agents indélicats aux postes de contrôles.
Pour le représentant du point focal de l'OPA au Togo, M. Adjaré Malamaté, " du point de vue tracasserie, au Togo, on constate qu'elle n'est pas aussi forte que ce qu'on constate ailleurs ". Il reconnaît néanmoins que des efforts restent à faire au niveau de tous les acteurs. " Si chacun respecte les règles, il n'y aura pas de problèmes ", a-t-il laissé entendre. Il a pour finir invité les transporteurs à avoir toutes les pièces nécessaires, afin de pouvoir refuser de payer les pots-de -vins aux agents de sécurité.
P. A.

L'ONG AIMES-AFRIQUE assure la sécurité sanitaire à la 8ème Foire Internationale de Lomé
Chaque édition de la Foire Internationale de Lomé se déroule au même lieu, mais toutes ne se ressemblent pas. La 8ème édition qui a démarré depuis le 19 novembre, a un cachet particulier que lui a réservé l'ONG AIMES-AFRIQUE qui s'est installée sur le site. En dehors des activités commerciales et de relations d'affaires qui se nouent sur le site, la Foire du Cinquantenaire du Togo connait des prestations de services gratuits en santé depuis son ouverture. Cette opération qui va au bénéfice des exposants et visiteurs de la foire, est initiée par l'Association Internationale des Médecins pour la promotion de l'Education et de la Santé en Afrique. Les services gratuits offerts par l'équipe médicale de l'ONG à l'infirmerie aménagée pour la circonstance et sise à proximité des services de la douane de la Foire, consistent à assurer une couverture sanitaire, un dépistage du diabète et de l'hypertension artérielle, un dépistage du VIH/SIDA. Après une semaine d'activités, les responsables de la mise en œuvre de l'opération ont convié les médias à un point de presse. Au cours de la rencontre il était question de la présentation du bilan partiel des activités menées jusqu'ici. Pour Dr. MODJI Sélomey, l'un des médecins membres de l'ONG, " Nous accueillons en moyenne au moins 30 malades par jour auxquels sont administrés des soins primaires de qualité en ce qui concerne les cas de maladies bénignes, mais également des maladies cardio-vasculaires suite aux séances de dépistage du diabète et de l'hypertension artérielle. Ces deux cas de maladies guettent actuellement plusieurs cibles y compris les jeunes et il est plus que nécessaire de se faire dépister à temps pour connaître son statut en vue de pouvoir bénéficier des traitements appropriés.'' L'opération ayant réellement démarré 03 jours après l'ouverture de la foire, au total 680 personnes ont été soignées gratuitement ces 10 derniers jours, ont souligné les médecins de AIMES-AFRIQUE qui disposent de médicaments d'urgence et de traitement d'appoint.
Cette opération de prestations de soins gratuits qui a connu à ses débuts une timide affluence commence par mobiliser un public de plus en plus important et à ce 10ème jour de son démarrage, 700 personnes ont bénéficié des soins gratuits. " Cent (100) personnes ont subi le dépistage du diabète et de l'hypertension artérielle, et 200 cas de dépistage au VIH/SIDA ont été enregistrés'', a confié Dr. MODJI Sélomey. Félicitant et remerciant les initiateurs de cette opération sanitaire sur le site de la Foire du Cinquantenaire du Togo, dont principalement le Président-Fondateur de l'ONG AIMES-AFRIQUE, Docteur Serge Michel KODOM, il a précisé que l'équipe dispose de deux ambulances sur place pour faire face aux cas urgents nécessitant des évacuations vers d'autres centres adéquats.
A l'occasion de la journée du 1er décembre, journée de lutte contre le Sida, l'ONG a connu une affluence importante du public visiteur et des exposants. Plusieurs gadgets dont des Tee-shirts griffés des messages sensibilisateurs sur la pandémie et des préservatifs ont été distribués. Un grand nombre de personnes a subi le test de dépistage.
Dans son souci permanent d'apporter des soulagements aux nécessiteux et d'amener l'hôpital vers les populations déshéritées, l'ONG AIMES-AFRIQUE a déjà distribué au moins plusieurs milliers de préservatifs durant le déroulement de la Foire. L'ONG a déjà mené de pareilles opérations en se rapprochant de la population. C'est le cas de la campagne de Evala -Akpéma sans le VIH/SIDA, organisée en juillet dernier à Kara, lors des luttes traditionnelles EVALA qui mobilisent généralement une foule importante. Faisant l'objet d'un engouement remarquable, cette campagne a enregistré environ 7.200 personnes qui ont fait leur test de dépistage. A l'occasion, plus de 100.000 préservatifs avaient été distribués en l'espace de 7 jours d'activités.
La toute dernière activité réalisée par l'ONG, une campagne de dépistage anonyme volontaire et gratuite au VIH/SIDA avait permis à 307 personnes de cette localité située à 75 Km de la capitale togolaise de connaître leur statut sérologique.
Rappelons que L'ONG AIMES AFRIQUE est affiliée à plusieurs ONG Internationales en Afrique et aux USA et a initié depuis 2005 de vastes campagnes de consultations foraines et des opérations chirurgicales dont le résultat suscite de l'admiration auprès des différentes couches sociales du Togo et d'autres pays. Elle a consulté près de 210 000 patients, parcouru plus de 200 localités et effectué près de 10 000 interventions chirurgicales.

Les Lions du Togo célèbrent 50 ans d’existence
Les journées portes ouvertes sur les actions de l'association
" Welcome Lions ". Un écriteau en jaune sur une banderole en forme de demi-cercle aux couleurs jaunes - violettes. accrochée dans le hall du Centre Culturel Français de Lomé, sur un mur pavoisé des images du Lions Club.
Une exposition qui s'inscrit dans le cadre des cinquante ans d'activités du Lions Club. Un événement marqué par des journées portes ouvertes lancées le 25 Novembre à Lomé. Objectif : faire mieux connaitre le Lions Club au public et arriver à changer de mentalité à ceux qui confondent cette association aux sectes. Le premier Club Lions a été créé au Togo le 18 mars 1958 par le président fondateur Pierre Schneidera mais la charte ne sera remise qu'à la veille de l'indépendance le 26 avril 1960. Pendant plus de 50 ans d'existence, le Lions club a beaucoup œuvré dans le domaine humanitaire. Comme exemple, les Lions du Togo ont pu assister le Gouvernement Togolais lors des dernières inondations de 2007, 2008, 2009 pour un montant de plus de 10 000 Dollars US. Actuellement, les Lions travaillent sur un projet similaire de prise en charge des personnes atteintes de cécité curable dans la région septentrionale du pays où les besoins sont les plus marqués. De même le projet d'un dispensaire à Kpassindè dans la préfecture du Kpendjal a été déposé au siège International et attend une autorisation de décaissement, selon les responsables du club.
Des projections de films sur les actions des Lions, une exposition ouverte au public ont meublé les journées qui se sont clôturées ce 27 novembre 2010.

Promotion de l'art plastique au Togo
La 2ème édition de la rencontre internationale " Territoire de création " s'ouvre le 6 décembre prochain
La deuxième édition de la rencontre internationale d'art contemporain, " Territoire de création " s'ouvre le lundi prochain à Lomé. Initiée par le Cercle de Réflexion Culturel, Groupe de Lomé, une association des artistes plasticiens, cette rencontre d'échange fermera ses portes le 28 décembre.
Plusieurs artistes plasticiens togolais et étrangers, notamment ceux de la France, du Burkina Faso, du Bénin, du Ghana et de la Côte d'Ivoire seront présents à ce rendez-vous de Lomé.
Cette rencontre sera une occasion pour les participants de " partager leur vision, leur connaissance " dans le domaine de l'art, a indiqué le président de l'association, Claudio Kunakey, au cours d'une exposition qu'ils ont organisée le jeudi dernier au Bar-Restaurant Green Field en prélude à cet événement.
Les organisateurs sont également convaincus que cette initiative permettra à l'artiste de " découvrir autre chose, de voir ce que d'autres font ailleurs, de changer la vision, de reconnaître ce qu'il est et ce qu'il fait ". Plusieurs activités sont au menu de cette rencontre : conférence sur le droit d'auteur ; le design ; la critique d'art, une table ronde et une semaine pour la visite des œuvres des artistes par les élèves.
Les organisateurs disent attendre toujours des soutiens multiformes des bonnes volontés pour que cette deuxième édition soit un succès.
Pierre A.

© Chronique de la Semaine du 2 décembre 2010

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