Retour au Sommet

07/06/2010
 Retour au Sommet

L’hebdomadaire La Dépêche consacre son dernier numéro au bilan du Sommet Afrique-France qui s’est achevé mardi dernier à Nice. « On peut toujours continuer à jaser sur les relations France Afrique (…) Ce qui vient de se passer à Nice sort du carcan néocolonial », écrit le journal manifestement enthousiaste après cette réunion à laquelle il a participé. Son directeur faisait en effet partie de la délégation des médias togolais invités à suivre le chef de l’Etat en France ; une première pour cet hebdo.

Voici une sélection d’articles publiés par La Dépêche
La diaspora togolaise aux Etats-Unis salue le choix de paix de Gilchrist Olympio
Il n'est jamais trop tard pour bien faire dit-on souvent. On se rappellera que Gilchrist Olympio, c'est l'homme qui a mis le Togo à feu et à sang. Après l'envoi des mercenaires à plusieurs reprises pour renverser le régime Eyadema, l'homme a essayé en vain le terrorisme et les multiples agressions. Dans les années 1990, croyant que son heure avait sonné, l'homme n'a pas lésiné sur les moyens. Il n'a pas hésité à délier ouvertement sa bourse pour financer le soulèvement sur fond ethnique conformément au " scenario de crise " en Afrique conçu par l'Elysée des années Mitterrand pour déstabiliser le Togo.
Mais peine perdu , le régime a survécu envers et contre tout. Le Baobab est toujours resté au pouvoir jusqu'à sa mort naturelle. Apres il mènera le même combat contre le régime de Faure qui une fois de plus, vient de gagner les élections libres et transparentes surveillée par près de 1200 observateurs venus du monde entier le 4 Mars 2010. Comme on le voit l'homme a essayé tout sans pouvoir changer le Togo. Un adage de chez nous ne dit-il pas que quand le lièvre change de vitesse, il faut changer la massue ? Quand on a tout essayé en vain, il faut essayer ce qu'on n'a pas encore essayé. Gilchrist a compris même si c'est tard, d'essayer la paix des braves.
C'est ce que l'homme a eu la force de caractère de faire aujourd'hui en acceptant de rentrer au gouvernement pour apporter sa pierre à l'édification du Togo, un pays qu'il aime surement tant. Parlant de sa philosophie pour la paix, Eyadema aimait dire : Si sur 1000 chances, il n'y a qu'une seule qui peut donner la paix, il vaut mieux recourir à celle-ci quel que soit ce que cela vous coûte.. Qu'il ne soit pas compris de certains de ses amis politiques est une chose, que ceux-là s'obstinent aveuglement à la violence en est une autre. Un homme doit pouvoir évoluer dans ses positions. Seul le diable ne change pas. Or Fo Gil est un homme. Il est surtout du Christ comme l'indique son prénom. Donc que son changement dans le sens de la paix n'étonne personne. Il faut plutôt se féliciter de ce changement, un cadeau pour la paix au Togo. Gil Christ n'a pas voulu rester éternellement diable.
C'est pourquoi il a choisi, admirablement et courageusement, d'apporter sa contribution indispensable à la consolidation de la paix et de la démocratie par la cogestion au Togo. De part sa longue marche d'opposant, l'homme a appris, sans doute, de nombreuses leçons sur la vertu de la paix que les autres qui n'ont pas eu le même parcours politique. Félix Houphouët Boigny disait que contrairement à Sékou Touré dans les années de lutte pour l'indépendance, lui, il a choisi l'indépendance progressive parce que ce qu'il connaissait de la France, Sékou Touré, qu'il appelait affectueusement son frère cadet ne le connaissait pas.
Gilchrist sait désormais que quand on lutte avec quelqu'un qu'on n'arrive pas à gagner par la force, il ne vous reste désormais qu'à recourir à la malice. A la différence des autres, Gilchrist à près de 70 ans sait qu'il y a plus fort que la force.
La force de toutes les forces, c'est la non-violence. C'est cet enseignement que Gilchrist veut partager avec tous les Togolais épris de paix. Les adeptes de la violence comme Jean-Pierre Fabre, Patrick Lawson, Agbeyomé Kodjo, Kofi Yamgnane, Dahuku Péré et autres devraient s'inspirer de la philosophie de paix que Gilchrist Olympio a choisi délibérément par sagesse.
Que ces va-t-en guerre l'apprennent et comprennent que Gilchrist mieux que quiconque connait la force et la faiblesse de la violence. Voila la raison pour laquelle l'homme a préféré la paix a la confrontation stérile en acceptant d'aller au gouvernement avec 7 ministres. Que l'histoire retienne par cette décision que Gilchrist n'est pas seulement un homme de la violence mais aussi un homme de paix. Nous sommes convaincus que Gilchrist a fait ainsi une œuvre de paix que nous, membres de la diaspora togolaise aux Etats-Unis saluons avec bonheur. Sa témérité va sauver le Togo des violences programmées par le FRAC et tous ceux qui n'aiment pas le Togo. Gilchrist Olympio, bravo pour votre humilité ! Bravo pour votre courage ! Merci pour votre patriotisme ! Les générations à venir vous seront reconnaissantes.
Aclam KpeKpasse

Processus de réconciliation nationale
Démarrage de la phase des dépositions
Dans sa politique d'apaisement et de réconciliation, le chef de l'Etat procédait en mai 2009 à l'installation de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR). Chargée de rétablir la vérité sur les crimes et violences politiques perpétrés lors des élections de 1958 à 2005, cette commission a suspendu ses activités pour accompagner le processus électoral ayant conduit à la présidentielle du 4 mars dernier. Depuis, elle a repris ses activités. Dans la poursuite de son programme, la CVJR a procédé au lancement de son site web et de sa ligne verte, opération qui entre dans le cadre du démarrage des activités de dépositions. C'était au cours d'une conférence de presse tenue hier à son siège à Lomé. Dans sa déclaration liminaire, Mgr Nicodème BARRIGAH-BENISSAN, président de la Commission a d'abord précisé que cette rencontre répond à la volonté de la Commission d’informer le public sur ses activités en respectant le pari de transparence pris avec les médias.
Après 7 mois de suspension de ses activités pour accompagner le processus électoral, la CVJR, conformément à son agenda procède au lancement de son site Web et à la mise en service de sa ligne verte. Pour Mgr Barrigah, c'est l'occasion d'annoncer le début des opérations des dépositions qui consistent à l'enregistrement, à la sauvegarde et à la sécurisation des témoignages des victimes. Faisant le bilan des 12 mois écoulés, il a souligné que ceux-ci ont été consacrés aux phases de démarrage et de la mobilisation en faveur d'un scrutin transparent et paisible. Il s'agissait entre autre de la formation des commissaires, l'adoption et la validation de textes définissant leur missions, mandats et prérogatives, d'un plaidoyer entrepris auprès des composantes de la communauté togolaise dans le cadre de la mobilisation sociale et de la mobilisation des fonds. Ces deux phases achevées, la CVJR poursuit ses actions avec la présentation de sa ligne verte (800 12 12) et de son site web (www.cvjr-togo.org).
Cette ligne verte opérationnelle les jours ouvrables et dont l'appel est gratuit, est mis à la dispositions des Togolais et permettra de faciliter le contact entre les personnes cibles et la remontée d'informations relatives au processus VJR. Quant au site web, au-delà du contact permanent avec les médias, il permettra de discuter ave les Togolais nationaux et de la Diaspora et d'exposer en temps réel les résultats du travail que la Commission envisage de faire.
La CJVR dans le cadre de l'exécution des dépositions qui seront bientôt suivies d'investigations, est en train de procéder à l'ouverture de ses bureaux dans les chefs lieux de régions, au recrutement, la formation du personnel et au recueil des dépositions. Par ailleurs, il a évoqué certaines contraintes que rencontre sa commission, notamment l'insuffisance financière, la réserve des personnes à coopérer et leur crainte pour raison de sécurité.
A ce propos un plan de protection pour assurer la sécurité des personnes cibles et ainsi que de leurs dépositions et un encadrement psychologique seront mis à disposition. Il est aussi prévu à cet effet des séances à huis clos selon l'exigence du déposant pour assurer la confidentialité. Pour finir, Mgr Barrigah a réitéré la foi et la détermination de la CVJR à mener à bon terme sa mission malgré les multiples contraintes. " La réconciliation est une œuvre nationale ", a-t-il ajouté.
Des conditions politiques favorables et la participation de tous permettront de la réaliser.

B.A

25e Sommet FRANCE AFRIQUE
Sous le signe du Renouveau des Relations Franco-Africaine
Présenté sous le signe du Renouveau des Relations franco-africaines, le 25e Sommet France-Afrique fera date dans les relations entre l'Hexagone et le continent noir. Pour débarrasser ces relations de leur carcan france-afrique, le 25e sommet a été ouvert aux autres pays. Mieux, on a invité au sommet ceux qu'on appelle les acteurs étatiques. C'est ainsi que plus de 150 entreprises africaines et 80 entreprises francophones ont échangé leurs expériences dans les ateliers parallèles au Sommet.
Une relation décomplexée tournée vers l'avenir

C'est en ces termes que le Président Nicolas Sarkozy s'est exprimé dans l'après-midi du 31 mai 2010 dans un discours inaugural au Palais des Congrès du Centre Acropolis de Nice. Dans son intervention, le Président français a félicité tout d'abord le maire de Nice dont la ville célèbre cette année le 150e anniversaire de son rattachement à la communauté nationale française. Parlant des Sommets France-Afrique, le président SARKOZY a dit : " Je sais que d'aucuns se sont interrogés sur l'opportunité qu'il y a à nous réunir à échéances régionalières dans ce format. Un sommet France-Afrique, pour quoi faire ? Est-ce encore utile ? Ne faut-il pas y voir, de la part de la France, l'expression …..d'une forme de néocolonialisme ? Et le président SARKOZY de répondre : " Poser ces questions, ce n'est offenser personne. Nous avons dit oui, ces réunions ont un sens. Il existe entre la France et l'Afrique une relation particulière qui ne se substitue à aucune de celles que votre continent entretient avec d'autres pays et qui n'est soluble non plus dans aucune autre ". " Nous avons des choses à nous dire et à faire ensemble ", a souligné le président français. " Ce qui fonde notre conviction, c'est la claire conscience que nos destins sont indissolublement liés ". " L'échec de l'Afrique serait le drame de l'Europe ", a ajouté SARKOZY. " La nouvelle relation franco-africane que j'appelle de tous les mots, je la veux décomplexée et tournée vers l'avenir ", a fait encore remarquer le Président français.
L'Afrique a droit à une place au Conseil de Sécurité de l'ONU
" Si l'on se dit ami de l'Afrique, il faut être prêt à faire une place à l'Afrique dans la gouvernance mondiale. Joignant l'acte à la parole, le président français entend prendre la tête du plaidoyer pour l'entrée de l'Afrique au Conseil de Sécurité avec un droit de véto. Tonnerre d'applaudissements. Nous ne pouvons plus gérer le monde du 21e siècle avec les institutions du 20e siècle, a-t-il souligné, avant d'ajouter que la France lorsqu'elle présidera le G8 et le G 20, prendra des initiatives en la matière.
Le déficit démocratique se nourrit de violences et d'instabilité
L'hôte du 25e Sommet France-Afrique a conclu son allocution par les questions de sécurité, de réformes démocratiques et de climat, sujets phares des discussions du sommet. Parlant de la paix et de la sécurité, il a dit que la stabilité est le préalable indispensable à toute politique de développement. Il a rendu hommage au rôle joué par l'Union Africaine dans le règlement des conflits. S'agissant de la démocratie et des droits de l'Homme, le président français a souligné que " ce sont des valeurs universelles ", avant d'ajouter que le déficit démocratique et les violations des droits de l'Homme alimentent les violences et l'instabilité politique. Au sujet de la question relative au climat et du développement, le président français a donné son engagement pour le financement des forêts africaines. Il a enfin convié ses hôtes à travailler pour construire la gouvernance mondiale du 21e siècle.
Dans sa réponse, le président Egyptien qui a co-présidé la cérémonie d'ouverture a remercié l'hôte de l'Elysée pour ses initiatives louables envers l'Afrique. Il a demandé aux deux parties de s'asseoir pour définir un cadre des relations franco-africaines qui doivent s'inscrire dans le plan d’actiondu NEPAD. A cet effet, il a préconisé des rencontres régulières des ambassadeurs africains accrédités à Paris.
Le renouveau des relations franco-africaines
Débarrasser les relations africaines de l'affairisme et des réseaux obscurs qui ont terni l’image de la France, ce qu'on a appelé francafrique, c'est l'objectif que s'est assigné le président Sarkozy depuis son élection en mai 2006. Depuis, il n'a cessé de provoquer la rupture. C'est dans ce contexte que s'inscrivent la réduction des forces françaises stationnées en Afrique ( Sénégal et Gabon) et la revision dans la transparence des accords militaires secrets qui liaient la France à certains pays africains. Au 25e sommet France- Afrique de Nice, un pas décisif a été franchi. Le sommet a été ouvert aux pays autres que ceux du pré-carré. Le déjeuner qui réunissait à chaque sommet le président français et ses homologues francophones exclusivement a été ouvert à tous. Plus intéressant, lors des travaux du sommet, ce n'est pas un pays francophone qui était la vedette mais un pays anglophone, en l'occurrence l'Afrique du Sud de M. Jacob Zuma.
S'inscrivant toujours dans le contexte de la rupture avec les pratiques de ses prédécesseurs, le Sommet de Nice a innové. En effet, parallèlement au Sommet politique, des chefs d'entreprises français et africains, 250 au total, se sont retrouvés dans des ateliers où ils ont discuté autour des sujets tels que l'environnement des affaires, l'accès des entreprises africains aux financements, la formation professionnelle, la responsabilité sociale des entreprises, les énergies renouvelables, la mobilisation des transferts etc.
De ces travaux en atelier sortira une charte des entreprises Afrique-France qui sera diffusée auprès des entreprises françaises qui interviennent en Afrique.
La France a besoin de l'Afrique, l'Afrique a besoin de la France
Comme à l'ouverture, c'est le président Nicolas Sarkozy qui a présidé la cérémonie de clôture des travaux du 25e Sommet France- Afrique. Il est revenu sur l'ouverture et la rupture, thèmes qui lui sont chers.
La France parle à l'Afrique dans son ensemble, pas seulement à l'Afrique francophone. La pauvreté et la stabilité ne s'arrêtent pas seulement aux frontières de l'Afrique francophone, a-t-il souligné. " Vous êtes tous les amis de la France. Sur l'échec de l'Afrique se construira le désastre de l'Europe ", a-t-il martelé. Il a réitéré son appel à l'entrée de l'Afrique au Conseil de Sécurité de l'ONU. Parlant de la sécurité, et de la stabilité en Afrique, il a annoncé l'engagement de 300 millions d'euros de son pays pour la formation des militaires africains pour que les Africains prennent en charge les questions de sécurité sur le continent. Sur le changement climatique, M. Sarkozy dit ne pas être content du Sommet de Copenhague. La France reste vigilante et prendra sa responsabilité. Sur le sujet, il a parlé de transabilité, c'est-à-dire qui fait quoi, qui promet et qui paye?
La France croit à l'avenir de l'Afrique avec sa démographie exceptionnelle sur laquelle on peut asseoir le développement. Le président français a convié ses hôtes visiblement satisfaits à travailler sur ces projets fascinants. " Au prochain Sommet France-Afrique, on ne se posera plus la question de savoir si on a besoin de Sommet. La France a besoin de l'Afrique, l'Afrique a besoin de la France ", a-t-il conclu.

Les leçons d'un sommet
On peut toujours continuer à jaser sur les relations France Afrique et sur les Sommets qui réunissent régulièrement la France à l'Afrique.
Ce qui vient de se passer au 25e Sommet France Afrique sort du carcan néocolonial. Au Sommet de Nice, on peut dire sans risque de se tromper que la francafrique est morte sur la côte d'AZUR. Au Sommet de Nice, on a peu parlé de politique. On a parlé développement dans la franchise et sur le concret.
Des projets ont été initiés et un suivi mis en place.
Il appartient désormais aux chefs d'Etat africains de saisir la chance que leur offre l'hôte de l'Elysée disposé à tourner les pages sombres des relations franco-africaine de De Gaule à Chirac
La participation
Le 25e Sommet de Nice a connu une participation impressionnante. Au total, 51 délégations ont pris part dont 38 chefs d'Etat et de gouvernement. Des absents remarqués, on citera GBAGBO, BECHIR et MUGABE. Le premier s'est fait représenter par M. Dona FOLOGO, le président de la Commission Economique et Sociale. Quant aux deux autres, ils n'ont pas été invités.
Le Togo a été représenté à ce Sommet par le chef de l'Etat, son Excellence Faure Gnassingbé qu'accompagnaient quatre ministres du nouveau gouvernement..
Il s’agit du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération M. Elliot Ohin, du ministre des Mines et de l’Energie M. Damipi Noupokou, de la ministre du Développement à la Base Mme Simédého Tomégah-Dogbé et du ministre du Commerce M. Kokou Gozan.
Plusieurs hommes d’Affaires faisaient également partie de la délégation.

M.E

Douce et généreuse France

La France, terre des libertés, reste aussi terre d'amour et d'humanisme
A Nice, la France a prouvé aux yeux du monde les qualificatifs de douce France et humaniste. Nice ville historique et touristique a donné le meilleur d'elle pour rendre agréable le séjour des hôtes africains. A la parfaite organisation du Sommet, il faut ajouter le calme, la sécurité et le sourire des Niçois.
La parfaite organisation, le millier de journalistes qui ont couvert les travaux du Sommet ont eu à l'apprécier au Centre des médias du complexe d'Acropolis. Dans la grande salle de presse, le téléphone, les ordinateurs et l'Internet étaient facilement accessibles à tous. Le café et le cocktail à tout moment. Les gentilles hôtesses étaient là pour vous servir toujours souriantes. Sans oublier que les déjeuners et les dîners étaient servis sur une grande plate-forme d’en face. La France, puissance mondiale africaine, avait tout mis pour rendre le séjour de ses hôtes le plus agréable possible. Le pari a été gagné. Vive la France.

M.E

Les audiences présidentielles à Nice
A Nice, le président Faure et les ministres qui l'accompagnent ont été logés à l'Hôtel “LA RESERVE de Baulieu”, en bordure de la mer. Le séjour du Président Faure n'a pas été de tout repos. Le voyage à Nice intervient au lendemain de la formation du gouvernement d'ouverture.
Pour avoir réussi ce grand coup en réussissant à intégrer au gouvernement un opposant historique radical, notre président a fait l'objet d'attention. A ce sujet, on signalera cette chaude accolade entre Faure et SARKOZY avant la cérémonie d'ouverture. A la résidence du Président à Nice, le chef de l'Etat a accordé plusieurs audiences à des personnalités du monde politique et des affaires. Parmi ces audiences, on retiendra celle qu'il a accordée avant son départ de Nice, au nouveau président du Niger, le général des Corps d'Armées DJIBO SALOU. Dans une déclaration à la presse à la sortie de l'audience, le nouvel homme fort du Niger est venu faire le point de la situation dans son pays et recevoir des conseils de son frère togolais.

M.E

La presse togolaise à l'honneur à Nice
La presse nationale togolaise était au 25e Sommet France-Afrique de Nice. Cinq médias tant public que privé avaient accompagné le Chef de l'Etat. Deux médias publics, la TVT et Togo Presse et trois médias privés, Radio NANA FM, le journal Le Changement et, vous serez surpris, LA DEPECHE.
La présence de notre journal a été un évènement. Elle a coupé court aux élucubrations de nos détracteurs. ' “Faure n'aime pas LA DEPECHE. Si tu t'approches de LA DEPECHE, tu auras des problèmes. Faure a dit de ne pas donner l'argent à LA DEPECHE.' Que n'avons-nous pas entendu ? A qui Faure a dit et où qu’il n’aime pas MEWENEMESSE et sa DEPECHE?
C'est à croire que notre petit journal gène quelque part. Tout ça était faux et c’était l’oeuvre des bitords patentés. Notre présence dans la délégation officielle à Nice a clarifié la situation tout en nous libérant. Les méchants et les traîtres en ont pris un coup. En nous acceptant dans la délégation officielle, Faure a fait preuve de sagesse. Il est prêt à travailler avec tous les fils et filles du pays quelques soient leurs défauts Il a prouvé à nos détracteurs qu'il ne juge pas selon leurs rumeurs. Nous lui en sommes reconnaissants.
A Nice, la presse togolaise s'est faite remarquer. C'est ainsi que notre confrère AFP dans une dépêche du 31 mai 2010 à 15 heures diffusées à travers le monde une image choque. Celle de deux confrères dont votre serviteur avec cette légende qui en dit long : " Des journalistes suivant attentivement le discours d'ouverture du président SARKOZY. "Faure a tranché. Les méchants n'auront que leurs yeux pour pleurer.

M.E

Facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos
Septembre 2010, c'est le mois prévu pour le démarrage effectif du projet de facilitation du commerce et des transports sur le corridor Abidjan-Lagos avec l'appui des partenaires dont la Banque Mondiale, en vue de trouver une solution durable aux problèmes du commerce et des transports sur ce axe. Il s'agit de la Côté d'Ivoire, de Bénin, du Togo, du Ghana et du Nigeria. C'est justement dans le cadre des préparatifs de cet projet qu'un atelier de deux jours, regroupant les cinq pays membres du corridor, s'est ouvert hier à Lomé à l'Hôtel Ibis.
Plusieurs directeurs généraux, chefs des services et les membres du Comité directeur de l'Organisation du corridor ont pris part à l'atelier.
A l'ouverture de cette rencontre, la nouvelle ministre auprès du président de la République togolaise, chargée de la Planification, du Développement et de l'Aménagement du Territoire, Mme Dédé Ahoéfa Ekoué, a exprimé au nom du chef de l'Etat sa profonde gratitude à la Banque mondiale pour son appui constant aux efforts de développement de la sous-région et particulièrement du Togo. Elle a souligné que le commerce interrégional constitue environ 10% des échanges de l'Afrique Subsaharienne et que l'importance du corridor dans le transport et de transite Abidjan Lagos en matière de trafic des personnes et des biens au niveau sous-régional n'est plus à démontrer. Elle a indiqué que ce corridor connaît malheureusement des difficultés marquées par des pertes de temps et des coûts additionnels pour les différents intervenants dans la chaîne des transports.
Mme Ekoué a souhaité une fois encore l'appui de la Banque Mondiale aux reformes économiques et financières, aux investissements dans les secteurs sociaux et productifs, à la réhabilitation et à la modernisation des infrastructures routières.
La nouvelle ministre de l'Aménagement du Territoire a rassuré qu'au niveau du Togo les efforts de développement ont toujours rencontré l'adhésion de la Banque Mondiale. Elle a annoncé que ce projet qui fait l'objet d'atelier est financé à hauteur de 11 milliards de FCFA comme don pour ce qui concerne le Togo alors qu'il constitue un prêt pour les autres pays.
Dans son mot de bienvenue, le secrétaire exécutif de l'Organisation du corridor M. Justin Koffi a fait savoir que le projet, d'un coût total de 340 millions de dollars environ, sera exécuté en deux phases. Il a souligné que l'objectif poursuivi est d'harmoniser la vision des acteurs impliqués dans l'exécution de ce projet et de créer entre eux une synergie nécessaire à son système. Il a fait remarquer la naissance du projet fait suite à une réunion entre la Commission de la CEDEAO et des cinq pays membres du corridor depuis septembre 2007.
Dans son discours, le représentant résident de la Banque Mondiale au Togo, M. Ayi Adamah Klouvi, a relevé les potentialités dont regorge le corridor pour la croissance économique et l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest. Il a tenu enfin à rassurer de la disponibilité de son institution à aider le corridor à atteindre les résultats escomptés.
Les travaux prennent fin aujourd'hui.
D.B

© La Dépêche du 4 juin 2010

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