Route de contournement : le casse tête de l’indemnisation

08/01/2010
Route de contournement : le casse tête de l’indemnisation

Les premières études concernant la route de contournement de Lomé ont démarré jeudi, rapporte L’Union. Réalisé sur financement chinois, le nouvel axe a pour but de désengorger le trafic urbain en allant du carrefour Cimtogo jusqu’à la nationale 1.
L’enquête publique s’avère compliquée. D’abord parce que les riverains n’ont pas été informés du projet ; ensuite parce que le domaine publique est bien souvent occupé illégalement par des commerces anarchiques. Le processus d’indemnisation - indispensable avant le début des travaux - s’avère donc compliqué.
Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
La roue tourne
La pratique politique la mieux partagée sur la terre de mes aïeux est la publication d’ébauche de dénonciations. Lorsque l’adversaire politique pose un acte de nature à déranger l’avancement normal et logique des choses dans "ma" République, je n’ai d’autre forme revendicative que l’accouchement des textes de dénonciation comme le dit si bien un imminent politicien aujourd’hui à la touche pour avoir commis à une certaine époque la "grave erreur" de côtoyer le parti au pouvoir : «quelle autre force dispose-je pour revendiquer mes droits devant cette machine (de qui ?) à broyer les bonnes idées ? Je ne peux que dénoncer à haute voix leurs attitudes…Et après je me tais et j’attends ! » C’est exactement de la sorte que tous les politiciens de mon pays agissent.
Aux temps forts de la crise socio-politique, les jeunes proches du pouvoir communément appelés "bitosards" étaient en permanence sur les chaînes de télévision et de radio pour dénoncer des "coups bas" de l’opposition. Comment cela pouvait-il en être autrement quand on sait que le régime subissait au même moment des foudres de son opposition à l’intérieur comme devant l’opinion internationale sur son mode de gestion des affaires de la cité ? Au demeurant, chaque partie cherchait à faire sienne une certaine popularité. Et les positions restaient tranchées.
Depuis la disparition tragique de Gnassingbé Eyadéma, les choses ont changé. Les motions de soutien et de dénonciation ont fait place à la recherche de solutions politiques aux différents par le dialogue et la concertation. Du moins, le Président Faure Gnassingbé privilégie les discussions entre Togolais partout et sur tous les sujets. C’est ainsi qu’il crée des cadres de discussions où tous les sujets de tous ordres devraient être passés aux peignes fins afin d’éviter les crises inutiles au pays. Malheureusement, pour des raisons purement politiciennes et parfois inexplicables, certains politiques boycottent et réfutent cette approche citoyenne.
A la veille de la présidentielle du 28 février prochain, l’Union des Forces du Changement (Ufc), parti du candidat Gilchrist Olympio tient la palme d’or en matière de dénonciation. Après les démarches infructueuses pour l’heure sur la modification du mode de scrutin, ce parti dénonce la convocation du corps électoral et la fixation du montant du cautionnement. Rien à reprocher à ce parti qui veut participer à une élection sans écueil. Cependant ces dénonciations ne sont jamais assorties de propositions concrètes pouvant permettre à l’opinion de cerner les bien-fondés des revendications à quelques jours de cette échéance capitale. Ainsi, dans ces conditions et surtout que les voix s’élèvent de plus en plus pour que la constitution soit respectée, le délai du mandat présidentiel en occurrence, l’Ufc continuera donc par dénoncer. Car, la roue tourne.

Présidentielle de 2010
La machine de l’observation électorale s’installe
Par leur récent ballet diplomatique au Togo, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et les Nations unies marquent le pas de l’observation électorale. Des avis sont échangés avec le Premier ministre Gilbert Houngbo et le chef de l’Etat Faure Gnassingbé pour conduire à dépêcher dans les prochains jours des observateurs pour la supervision du scrutin, d’une partie de sa préparation au jour du vote. Au-delà des discours officiels qui mettent l’accent sur la non violence.
«Nous devons avoir au Togo des élections apaisées et mon institution enverra, dans les jours qui viennent, une mission à Lomé pour évaluer la façon dont nous pouvons aider ce pays à atteindre cet objectif (…) La CEDEAO tient à ce que l’élection se déroule dans de bonnes conditions. Notre organisation a fait de l’année 2010 celle de la paix et nous espérons que cette paix va prévaloir au Togo avant, pendant et après ces échéances cruciales. Il faut souligner que cette année 2010, l'Union Africaine l'a décrétée Année de la Paix et nous pensons que le Togo peut donner un bel exemple avec l'élection présidentielle qui va se tenir en Février 2010. Nous pensons qu'elle va se dérouler dans des conditions pacifiques et apaisées; ce qui sera un très bon exemple pour l'Afrique. La CEDEAO y travaille étroitement avec les Nations Unies et les autres partenaires et nous sommes prêts à accompagner le Togo pour une élection apaisée pour renforcer la démocratie dans ce pays», a relevé Mohamed Ibn Chambas, président de la Commission de la CEDEAO. Et le représentant des Nations Unies, Saïd Djinnit, d’appuyer que la présidentielle du 28 février 2010 devait être l’aboutissement de tout le travail mené depuis 2005 en matière de démocratisation des institutions.
Le tour des premières autorités du pays, des politiques, de la société civile et de la CENI fait, les deux émissaires se réjouiront, après coup, «de la détermination du peuple togolais à organiser des élections paisibles malgré les difficultés d’ordre techniques qui ont pu émailler certaines étapes du processus de révision des listes électorales». Avec le rappel que l’ONU assistera le Togo comme elle le fait depuis longtemps. Mieux, en vue de contribuer à renforcer le climat de confiance et de sécurité, tout comme 2007, la CEDEAO prépare le déploiement d’une mission de sécurisation des élections présidentielles.
Un message qui doit conforter Faure Gnassingbé dans sa détermination à tenir un scrutin «crédible et sans violence». «Je suis déterminé, le gouvernement avec moi, à ce que le scrutin qui s'annonce se déroule dans des conditions encore plus satisfaisantes en terme de transparence, de crédibilité et de non violence», rappelait-il encore en début de semaine devant les diplomates lors de la cérémonie de présentation des vœux. Le gouvernement, lui, s'efforce de créer toutes les conditions pour atteindre cet objectif.
Déjà, fin décembre 2009, l’Union européenne annonçait une mission d’observation de grande envergure à Lomé courant janvier 2010. «Une mission d’observation électorale de l’UE de grande envergure qui va commencer à se déployer à partir du mois de janvier», annonçait clairement Patrick Spirlet, Chef de délégation de la Commission européenne à Lomé, pendant la signature d’une convention mettant à la disposition du Togo environ 6 milliards de francs Cfa pour la bonne organisation des élections présidentielles du 28 février 2010. Une mission exploratoire de l’UE avait séjourné au Togo en octobre 2009 pour déblayer le terrain. Plus est, l’institution européenne a mis, dès le début, des experts au chevet de la CENI pour confectionner les étapes du travail à accomplir et leur exécution.
Parallèlement à ces initiatives à allure internationale, l’observation nationale se met en place avec l’accréditation d’une quinzaine d’associations et d’ONG togolaises par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Et depuis ce 6 janvier, un appel à candidature pour bénéficier des moyens financiers en vue de l’observation électorale est clôturé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la CENI. Les dossiers des candidats à l’observation nationale sont en constitution par les associations élues et seront déposés à la CENI. Quitte à celle-ci de les étudier et les retenir sur la base des critères préalablement fixés, et suivant les disponibilités financières. Dans les coulisses de la CENI, on dit néanmoins ne pas fermer la porte aux associations nationales qui souhaitent observer le scrutin présidentiel. A condition de trouver des fonds pour supporter le surplus.
En rappel, les candidats devront déposer leur dossier à la CENI au plus tard le 15 janvier à minuit contre récépissé. La dernière phase des opérations de révision des listes électorales, elle, s’achève ce dimanche dans la zone 3 regroupant Assoli, Bassar, Dankpen, Binah, Kozah, Doufelgou, Kéran, Oti, Tandjouaré, Tone et Kpendjal.

Tout bouge pour les candidatures
La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) veut créer l’autre attraction en investissant une femme au rang de candidate à la présidentielle. Selon les indiscrétions d’avant convention nationale ce 8 janvier, soit une semaine avant le deadline fixé par la loi électorale. Pour la cause, le parti de Léopold Gnininvi retrouvera sa base des grandes rencontres, l’Eglise Presbytérienne de Nyékonakpoè à Lomé.
L’opposant, ministre dans les gouvernements successifs de Madji Agboyibo, Komlan Mally, a récemment démissionné du gouvernement actuel de Gilbert Houngbo pour, disait-il, se consacrer au prochain scrutin présidentiel. Histoire de garder sa ligne politique malgré les critiques essuyées pour avoir intégré un Exécutif dominé par le parti présidentiel (RPT). Pour l’heure, aucun candidat n’est officialisé, au-delà des annonces de radio et des déductions.
Pendant que le temps coule, l’Union des forces de changement (UFC) délaisse son premier discours faisant croire qu’elle ne participera pas à une élection à un seul tour. En attendant de prendre sa rue demain pour finalement revenir à la réalité du terrain, le parti de Gilchrist Olympio s’adonnait à la presse ce mercredi pour crier sur la convocation du corps électoral le 28 février et le cautionnement à verser par les candidats fixé à 20 millions de francs Cfa. A leur propre procès, les lieutenants locaux de l’éternel opposant ont tout dénoncé. «Les deux décrets sont des actes illégaux pris par le gouvernement (...) Alors que tous les acteurs politiques s’accordent pour revoir à la baisse le montant du cautionnement, le pouvoir le maintient au montant prohibitif». En réalité, ils comptent être sauvés par le prochain voyage sur Ouagadougou.
Le parti accuse le gouvernement et la CENI de complicité ; ce qui jette du discrédit sur la probité de ses représentants au sein de l’institution d’organisation et de supervision du scrutin. Ou bien finiront-ils par faire défection comme par le passé ?
«Nous n'acceptons pas le mode de scrutin à un tour, raison pour laquelle nous organisons cette marche», boutiquait Jean-Pierre Fabre. Et Patrick Lawson compléta : «Compte tenu de la tournure déplorable et catastrophique que prend l’organisation de l’élection présidentielle entièrement pilotée de manière abusive par le pouvoir RPT, l’UFC n’entend pas cautionner une nouvelle mascarade électorale avec son cortège de violences et de massacres». Du déjà dit…et un discours qui ne veut pas se débarrasser du fantôme de la violence électorale. Au moment où tous s’évertuent à effacer les malheurs de 2005.
En dehors de tous ces bruits, le juge constitutionnel joue sa partition en acceptant le serment des trois médecins mandatés par lui pour examiner les candidats à l’élection présidentielle. Il s’agit d’Amédégnato Dégnon, professeur de médecine interne, de Midjiyawa Moustapha, professeur de rhumatologie et de Bologou Agnou Koffi, professeur de neurologie, tous de la faculté mixte de médecine et de pharmacie de l’Université de Lomé (UL). Ils sont chargés d’attester de l’état de santé général et l’aptitude psychologique et mentale des futurs candidats.

Par mesure conjointe Brasserie/Ministère du Commerce
Les prix de 3 types de bière augmentés depuis le 2 janvier
La nouvelle est passée comme un télégramme. Les mordus de la bière l’ont constatée, peut-être, avec les factures de la fête de Nouvel An, ou auront simplement cru à une arnaque des tenanciers de bars dans la foulée de l’ambiance. En réalité, c’est une note à titre d’autorisation du ministère en charge du Commerce qui a permis à la Brasserie de Lomé d’ajouter, depuis ce 2 janvier 2010, 25 francs Cfa sur la bouteille de Castel et Eku et 50 francs Cfa sur la Guinness.
Mais avant d’en arriver, c’est la Brasserie qui écrit au ministre Guy Lorenzo l’informant de l’augmentation, depuis septembre 2009, du prix d’achat de l’houblon sur le marché international. L’houblon étant la plante grimpante (de la famille des urticacées), vivace, à tige volubile, dont les fleurs femelles servent à aromatiser la bière, dont Guinness, Eku et Castel. Ainsi, selon l’argument développé, la société de production perdait de l’argent sur chaque bouteille vendue au même prix en s’efforçant de produire les trois types de bière. Du coup, il faut augmenter les prix. Ce que le ministère a dû contenir au nom de la bourse des clients.
Finalement, la question est étudiée. Et, pour Guy Lorenzo, il faut appliquer un prix stable qui ne fasse pas perdre à la Brasserie ni rechercher un profit. Autrement ce qui permet de compenser la charge de production. Seulement, après la note ministérielle, ce sont quelques agents de la Brasserie qui ont furtivement découvert, en interne, le samedi matin l’augmentation desdits prix par leur employeur et ont informé de bouche à oreille leurs proches. Ceux-ci, sans attendre, appliquent l’augmentation dans leurs opérations. Et dès l’après-midi, presque tous sont informés par le même canal. C’est l’harmonisation de fait pour conduire le lendemain de fête, jusqu’à ce mardi où la Brasserie a officiellement saisi ses clients directs.
Rappelons que le dernier relèvement des prix des produits de la Brasserie (après celui de 2006) remonte au 2 avril 2009, avec 50 francs Cfa de plus sur la bière (Eku, Pils, Awooyo, Castel, …) et 25 francs sur les boissons gazeuses (Coca, Sprite, ...). A l’époque, il était question du doublement des droits de consommation contenus dans la loi de finances gestion 2009. Et une directive de l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA) datant de 1998 qui voudrait que les droits d’assises sur les alcools et les boissons gazeuses produits dans l’Union ou importés passent de 10 à 30%.

Transparence et promotion du secteur privé
Vers le nouveau cadre institutionnel
pour ranger les marchés publics
Par l’ancienne anomalie, la Commission nationale des marchés jouait à la fois le rôle de juge et de justiciable. Du coup, le cadre institutionnel en vigueur par le code des marchés ne permet pas d’assurer une gestion efficace, transparente et équitable des contrats publics, avec un nombre important d’institutions associées à la phase de passation de nature à alourdir le système et des fonctions souvent confuses ne permettant pas de cerner leurs compétences respectives. De plus, on notait une faiblesse de la capacité de contrôle et de l’inefficacité des organes de contrôle des marchés. C’est l’essence des rapports diagnostiques CPAR 2003 et PEMFAR 2008 réalisés conjointement par la BAD et la Banque mondiale en étroite collaboration avec le gouvernement.
Et les reformes sont contenues dans le projet de loi relatif aux marchés publics et délégations de service public adopté par le parlement le 26 juin 2009. Trois organes distincts sont envisagés : une personne responsable des marchés publics (PRMP), une commission de passation des marchés (CPM) et une commission de contrôle des marchés publics (CCMP). Un décret portant code des marchés publics et délégations de service public est pris le 11 novembre 2009. Aujourd’hui, le gouvernement prend la mesure de l’enjeu et prépare un décret d’application fixant les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes de passation et de contrôle des marchés publics, un autre instituant la direction nationale du contrôle des marchés publics et un troisième relatif à l’autorité de régulation des marchés.
La personne responsable des marchés publics est chargée de conduire la procédure de passation depuis le choix de cette dernière jusqu’à la désignation du titulaire et l’approbation du marché définitif ou de la délégation. Elle est habilitée à signer le marché ou la délégation au nom de l’autorité contractante. Elle est nommée pour un mandat de trois ans renouvelable une fois. Les fonctions de personne responsable des marchés ne sont pas cumulables avec l’exercice d’une autre fonction administrative au titre de la passation des marchés au sein d’une autre autorité contractante, de contrôle ou de régulation des marchés publics.
Et elles sont incompatibles avec toute détention directe ou indirecte d’intérêts dans les entreprises soumissionnaires des marchés, toute fonction salariée ou tout bénéfice, rémunération ou avantage sous quelque forme que ce soit accordé par ces entreprises. De même, il lui est interdit, dans l’année à compter de la cessation de ses fonctions, de prendre des participations ou de s’engager par contrat de travail ou de prestation de service, dans une entreprise attributaire d’un marché ou d’une délégation.
La personne responsable des marchés publics est assistée par les services techniques de l’autorité contractante bénéficiaire de l’acquisition, et dont elle coordonne les activités dans la mise en œuvre du processus de planification, de passation et de gestion des marchés. Lesdits services assurent notamment pour le compte de la personne responsable des marchés publics l’exécution des phases de préparation des dossiers d’appels d’offres, d’ouverture et d’évaluation des offres et propositions.
Une CCMP est créée auprès de chaque autorité contractante et placée sous la responsabilité de la personne responsable des marchés publics. Elle est chargée du contrôle a priori de la régularité de la procédure de passation des marchés publics et délégations de service public, depuis la phase de planification jusqu’à l’attribution du marché ou de la délégation. Et ce pour les marchés publics d’un montant supérieur à un seuil fixé par voie réglementaire. Elle comprend cinq membres désignés par l’autorité contractante.
Conséquence de la nouvelle politique de séparation des phases : la commission nationale des marchés n’existera plus. Il y aura, désormais, un organe de contrôle créé au ministère de l’économie et des finances. La Direction Nationale de Contrôle des Marchés Publics du Ministère de l’Economie et des Finances, a en charge le contrôle a priori et a posteriori des procédures de passation des marchés publics et délégations de service public mises en œuvre par toute autorité contractante, selon des modalités et des seuils déterminés par voie réglementaire.
Au sens de la loi, la délégation de service public s’entend tout contrat par lequel une des personnes morales de droit public confie la gestion d’un service public relevant de sa compétence à un délégataire dont la rémunération est liée ou substantiellement assurée par les résultats de l’exploitation du service. Les autorités contractantes sont l'Etat, les Etablissements publics à caractère administratif, les Collectivités territoriales décentralisées, les Etablissements publics à caractère industriel et commercial, les organismes, agences ou offices, créés par l'Etat ou les Collectivités territoriales décentralisées pour satisfaire des besoins d'intérêt général, dotés ou non de la personnalité morale, dont l'activité est financée majoritairement par l'Etat ou une personne morale de droit public ou qui bénéficient du concours financier ou de la garantie de l’Etat ou d’une personne morale de droit public, les sociétés nationales ou les sociétés à capitaux publics dont le capital est majoritairement détenu par l’Etat ou une autre personne morale de droit public, les associations formées par une ou plusieurs de ces personnes morales de droit public.

Economie
Campagne coton 2010/2011
La NSCT cherche engrais et insecticides
En prévision de la prochaine campagne cotonnière, la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT), en rapport avec la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton (FNGPC), est à la recherche d’engrais et de phytosanitaires afin de doter les producteurs du nécessaire pour la culture du coton. Au total, 7.300 tonnes d’engrais sont attendus, à savoir 5.500 tonnes de NPKSB et 1.800 tonnes d’urée CO (NH2) 246%.
Pour ce qui est des insecticides, il en est recherché un total de 229.000 litres, de six différentes variétés, allant de Pyréthrinoïdes Forts et Faibles aux produits herbicides, selon la quantité. L’avis est ouvert depuis le 4 janvier 2010 aux opérateurs du secteur pour une compétition qui doit se boucler le 2 février prochain dans la salle de conférence de la Direction générale de la Nouvelle société de coton à Atakpamé, à 160 km au nord de Lomé.
Le secteur coton est en souffrance depuis plusieurs années, en raison principalement d’un endettement colossal envers les cotonculteurs et de la mauvaise pluviométrie. De 180.000 tonnes les années phares, la production du Togo est parmi les plus faibles aujourd’hui (30.000 tonnes). Une politique de relance initiée par les autorités a permis d’effacer, en 2007, plus de 22 milliards de francs de dette de la Société togolaise de coton (Sotoco), de dissoudre cette structure, et d’en créer une nouvelle (NSCT) à sa place dans laquelle les groupements des producteurs ont été intégrés, avec 40% des parts.

Société
Pour les enfants vulnérables
Le Togo élabore une politique nationale de protection

Au regard de ses engagements internationaux au titre des différents instruments ratifiés, le Togo prend des mesures, à travers des dispositions législatives, des politiques et des programmes appropriés en vue d’assurer un environnement protecteur pour tous les enfants sans distinction, de façon à prévenir les violations de droits et à répondre de façon adéquate aux besoins spécifiques de protection, de réhabilitation et de réinsertion des enfants en situation précaire. Mais l’objectif reste encore à atteindre, d’après la ministre Mémounatou Ibrahima de l’Action sociale et de la protection des enfants et des personnes âgées.
Des données inquiétantes
Sur la base des données statistiques établies en 2006, les enfants forment 48% de la population togolaise aujourd’hui estimée à près de 6 millions d’âmes. Sur cet ensemble, près de la moitié (43%) vit dans un foyer pauvre ou très pauvre. Plus de la moitié (57%) de ces enfants en situation d’extrême pauvreté est en âge d’aller à l’école (6-14 ans), tandis que près d’un enfant sur dix est âgé de 15 à 17. Un tiers a moins de 6 ans. 16,15% d’enfants âgés de 6-14 ans ne vont pas du tout à l’école. Parmi eux, 79% sont des filles et 89% vivent en zone rurales.
D’autre part, 22% des enfants au Togo ne disposent pas d’acte de naissance. 16,7% de enfants ne vient avec aucun de leurs parents biologiques, alors que 72,5% d’entre aux ont leurs deux parents en vie. D’après les ratios établis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), enfin, on estime à près de 284.000 le nombre d’enfants vivant avec un handicap mental au Togo. En plus, des difficultés sont relevées quant à l’orientation et l’harmonisation des différentes interventions dans le domaine de la protection des enfants.
Agir sur la vulnérabilité
Aussi la Politique nationale de protection de l’enfant – qui serait bientôt adoptée par le gouvernement – viendrait à s’imposer comme un cadre de référence pour tous les acteurs concernés par la protection de l’enfant, tant au niveau de l’Etat, de la société civile qu’à celui des partenaires au développement dans l’élaboration et la mise en œuvre de programmes de protection de l’enfant, explique la ministre de l’Action sociale. L’enfant vulnérable s’entend «tout enfant qui court un danger particulier pour sa survie ou son développement, en raison d’une situation qui accroît sa vulnérabilité», précise la ministre Ibrahima.
De manière générale, cette politique vise à mettre en place un système national afin de permettre à tous les enfants, et particulièrement les plus vulnérables, de jouir des mêmes droits que les autres, et de les protéger contre la négligence et toutes les formes d’abus, de violence et d’exploitation. On s’attend, à moyen terme, à réduire considérablement le nombre d’enfants vulnérables, et à améliorer leur protection et leur prise en charge. Il est envisagé un Comité de pilotage présidé par le ministre en charge de la protection des enfants, qui constituera l’organe de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre de la politique. Il sera représenté, au niveau régional et préfectoral, d’une commission restreinte au sein des comités régionaux et préfectoraux de développement.

Décongestion du trafic routier
Le grand contournement de Lomé bientôt lancé
La ville de Lomé s’agrandit. Anarchiquement, estiment parfois certains architectes. Mais l’inquiétude ces temps derniers est le trafic de plus en plus grand sur les artères de la capitale. Avec un pic dans la zone portuaire, à la jonction Cimtogo-Port de pêche qui impose jusqu’à deux d’attente dans les files aux heures de pointe. Ce qui fait réveiller un vieux projet de décongestion : le grand contournement de la ville de Lomé.
Ce grand tronçon à double sens, bientôt en construction sur un financement chinois, part du Carrefour Cimtogo pour déboucher sur la Nationale N°1 au niveau du Golfe Club d’Agoé. Il pourra être prolongé jusqu’à à la frontière avec le Ghana. Et les choses vont visiblement vite.
Depuis hier, 7 janvier 2010, a débuté une enquête dans la zone du projet «en vue de l’évaluation des biens situés dans l’emprise de la voie pour leur indemnisation», annonce un communiqué du ministre des Travaux publics et des transports.
Pendant deux semaines, les agents de l’Etat auront biens d’infos à recueillie. D’autant que, par manque d’informations, et de sensibilisation, des citoyens ont ignoré le projet et, de surcroît, érigé des concessions sur une grande partie du tronçon, essentiellement du carrefour de Cimtogo au quartier Attiégou. Vivement que les deux parties se comprennent, notamment sur les cas d’indemnisation.

Sous les lignes de haute tension de la CEB
Des Loméens font fi de leur santé

Après s’être attaquée aux commerces sur les trottoirs de la ville, la délégation spéciale de Lomé se heurte au gros morceau. Dans le souci bien pensé d’épargner certains habitants du danger, l’équipe au contre-amiral Adégnon et Suzanne Aho a du mal à se faire comprendre. Il s’agit de faire déplacer les bidonvilles qui s’érigent sous les lignes de haute.tension dans la Communauté électrique du Bénin (CEB), essentiellement à partir de la station d’Akossombo, à Atikoumé, en tranversant Agbalépédo et Agoényivé.
Les câbles de haute tension ont la particularité d’émettre des bruits et, plus dangereux, des ondes dans le voisinage immédiat qui ont pour effet, à la longue, de provoquer le cancer du sang. Il faut avouer que l’autorité s’y est prise trop tard. Non seulement il se crée des habitations et des activités culturales sous les lignes de haute tension à Lomé, mais, les habitations régulières voisines ne sont pas non plus dans les distances réglementaires qui vont jusqu’à 100 mètres des câbles. Si déménagement il doit y avoir, cela va emporter un beau monde.
Et cela ne peut empêcher l’autorité de veiller à la santé de ses citoyens.

Culture
Nécrologie
Les artistes rendent hommage à Paul Ahyi
L’homme n’est pas maître de son destin. Paul Ahyi comptait célébrer ses quatre-vingts ans cette année, avec en sus l’inauguration d’une fondation consacrée à ses œuvres. Il est mort le 1er janvier au pavillon du CHU Tokoin.
C’est un artiste de dimension internationale qui a porté pendant des décennies les arts plastiques au Togo qui s’en va. On le disait doué d’un énorme don pour la création. Il avait déjà montré très tôt ses talents par sa conception géniale du drapeau togolais.
Il avait dominé la scène des arts plastiques à la fois par l’esthétique de ses créations et les œuvres qu’il a faites sur les bâtiments publics en Afrique de l’Ouest. Surnommé le Picasso africain, cet artiste polyvalent distingué par l’UNESCO et l’Etat togolais a exposé un peu partout dans le monde. Il est auteur de plusieurs écrits, notamment le recueil de poèmes « Togo, mon cœur saigne », publié aux éditions "La rose bleue" en 2008.
C’est l’écrivain Kangni Alem qui, sur son blog, lui a rendu un hommage post-mortem qui vaut tout un portrait. « Notre dernière rencontre physique remonte à très longtemps. Un jour de 1996, je l’avais rencontré à un vernissage à Lomé et il m’avait invité chez lui. Il faut dire que nous avions eu une discussion assez corsée sur le fait qu’il était le seul plasticien togolais à bénéficier des marchés publics pour la décoration des bâtiments publics. Il avait reconnu les faits et argumenté son point de vue: malgré toutes les critiques, il était, disait-il, pour son époque, le seul designer dans la sous-région à maîtriser ce type de grands travaux.
Et c’est vrai que de Lomé à Ouaga, en passant par Cotonou, on trouvait de ces travaux sur plusieurs bâtiments d’envergure. J’ai souri, puis rétorqué que sincèrement on donnerait à un Assou Kossi les mêmes opportunités il pourrait relever le défi. Puis, pour finir ma critique, je lui ai demandé pourquoi il n’arrêtait pas de dessiner des femmes dans tous ses tableaux et sculptures géantes? Il a souri puis m’a demandé si je pouvais passer chez lui à la maison? Ce que j’ai fait le lendemain à midi. Je me suis rendu chez lui dans sa belle villa cachée dans une rue non loin du Lycée de Tokoin! Accueilli à bras ouverts par son épouse, nous sommes passés dans le salon magnifiquement décoré (la moindre des choses pour un designer) et nous avons mangé. Ambiance relaxe, l’homme avait des anecdotes à n’en plus finir sur l’art, et les femmes. J’ai appris de lui la confirmation que l’obsession de la femme n’est pas futile chez un artiste, puisqu’elle était l’origine du monde, donc le creuset de toutes les interrogations.
Super Paul Ahyi. Je suis resté avec lui pendant presque deux heures, puis au moment de partir, il me dit d’attendre: il monta à l’étage puis revint quelques minutes plus tard avec un dessin dans les mains. Il l’avait fait pour moi, spécialement, me dit-il. Ma joie intérieure fut sans borne. Quelques années plus tard, en 2003, j’ai offert le dessin à mon tour à une amie qui écrit de la poésie, une grande admiratrice de Paul Ahyi, elle est restée sans voix.
Heureux encore que l’État togolais ait reconnu de son vivant le talent du premier plasticien togolais à avoir porté loin le nom de ce pays tourmenté. Et sa mort, à quelques mois du cinquantenaire de l’Indépendance, pour celui qui a conçu et dessiné le drapeau national, est un présage triste de nos divisions éternelles, de notre retard douloureux. Paul Ahyi s’en est allé au moment où le drapeau allait flotter dans le ciel pour notre prétendue maturité. »
L’artiste plasticien Cham également lui a rendu un vibrant hommage. « Paul Ahyi a mené une vie bien remplie, il a marqué l’histoire de notre pays et la vie de tous les Togolais, par ses oeuvres, le drapeau national y compris. Bien sûr, nos condoléances à sa femme et à ses enfants, à ses proches, à ses élèves et disciplines. Ces derniers ont désormais la tache d’alimenter l’héritage, de l’enrichir, de le porter encore plus haut et plus loin, afin de le perpétuer et le faire vivre à jamais. L’Hommage national annoncé ne doit pas s’arrêter aux cérémonies funéraires. L’œuvre que nous laisse Paul Ahyi a besoin de soutien pour continuer à vivre, à s’exporter et à nourrir les ayant-droits. Ne pas oublier son musée Agnassan qu’il comptait ouvrir incessamment. Il est important que ce projet puisse voir le jour, avec l’aide de l’Etat. Autant qu’il revient à l’Etat, sans doute à travers le ministère de la culture, d’entreprendre un travail de mémoire et de témoignage, scientifique, historique et intellectuel, sur cet héritage patrimonial. Paul Ahyi n’est plus, la légende doit continuer. Salut l’artiste. »
L’écrivain Gerry Taama a, lui, créé le site www.paulayi.wordpress.com pour lui rendre un hommage intemporel.

Téléphonie mobile
Moov de nouveau opérationnel
Impossible de se frayer un passage pour rentrer dans l’agence-centrale de Moov à Dékon ce jeudi matin quelques heures après la réactivation du réseau. Initialement prévu pour le 24 décembre 2009, par les responsables de Moov, ce n’est qu’au petit matin du 7 janvier 2010 que le retour d’Atlantic Télécom dans le monde de la téléphonie mobile au Togo est effectif.
Abonnés, vendeurs de cartes de recharge ou de kits, tous se bousculent pour être servis. L’offre qui attire plus de convoitise c’est l’acquisition d’un kit à 1000Fcfa avec 10000Fcfa de crédit de consommation. «10000francs de communication gratuit ! Ça n’arrive pas tous les jours », s’exclame Fabrice très impatient de rejoindre le réseau Moov. C’est un grand soulagement chez les anciens abonnés qui affirment avoir des difficultés à s’adapter au tarif du second opérateur Togocel. «Avec moov, on communiquait à moindre frais surtout en intraréseau. Maintenant avec l’interconnexion directe avec tous les résaux à l’international, nous sommes sûrs que le tarif des appels internationaux vont aussi chuter », confie Chantal. Les vendeurs des cartes de recharge, ne peuvent que se réjouir de cette nouvelle opportunité d’accroissement des recettes. Selon, Rafa, gérante d’une cabine téléphonique, «la fermèture de Moov représentait pour nous un manque à gagner. Avec ce rétablissement nous comptons faire de bonnes affaires».
La licence de l’opérateur de téléphonie mobile Moov a été renouvelée pour 12 ans le 21 décembre 2009 après quatre mois de suspension, par arrêté ministériel. D’un montant global de 25,750 milliards de Fcfa, cette nouvelle autorisation permet à Moov d’étendre ses activités à l’international dans son propre réseau mais uniquement au profit de ses abonnés. Avant son démarrage Moov à verser à l’ART&P un premier accompte de 11,750 milliards de Fcfa. Le reste de la redevance sera payée par échéance.

© L’Union du 8 janvier 2010

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