Sida et Evala

08/07/2010
Sida et Evala

L'ONG « Aimes Afrique » entend profiter des prochaines fêtes des Evala et de l’Akpema - qui rassemble plus d’un million de personnes - pour lancer une vaste campagne de sensibilisation sur le sida.
100 000 préservatifs seront distribués gratuitement et 10 000 tests de dépistage rapides seront réalisés.
A l’origine du projet, le Dr Michel Kodom (photo), président de l’association.

Voici une sélection d’articles publiés par Chronique de la Semaine
Les bougies du FRAC commencent à s'éteindre !
Tous les observateurs avisés de la scène politique togolaise l'avaient prédit. Les journalistes dans leurs écrits aussi. L'initiative du Front Républicain pour l'Alternance et le Changement (FRAC), de par sa nature et ses objectifs n'irait pas loin. Cela a fait l'objet de plusieurs critiques. Mais après seulement quatorze marches en quatorze week-ends enchaînés, le glas semble avoir sonné pour ces leaders plutôt têtus. Les frondeurs s'amènent résolument vers le bout du tunnel ou plutôt vers l'abîme final. Malgré les gesticulations et les amplifications, malgré le mensonge et la délation, malgré les cors et les cris dans certains journaux et certains sites pour emballer la diaspora, le FRAC est, pour ainsi dire, en train de s'enterrer entièrement à la plage.
L'essoufflement des marcheurs est aujourd'hui réel, la lassitude aussi est manifeste dans les rangs de ceux-là qui ont promis et juré d'évacuer Faure Gnassingbé du pouvoir par la rue. " Nous vous demandons de continuer à nous soutenir car notre ambition est d'œuvrer pour que chacun de vous puisse bénéficier de meilleures conditions de vie ". Ce fut le langage de désespoir qu'a eu à tenir le meneur du FRAC à l'une des dernières marches où Fabre a dû se rendre compte, par lui-même, de l'inexorable déclin de son mouvement. Les " cinq cent mille marcheurs " qui étaient abusivement annoncés par les journaux proches des meneurs, sont visiblement en train de s'évaporer à une allure aussi rapide qu'on peut aujourd'hui les compter au bout des doigts. Incroyable !
L'exploitation abusive de la confiance des femmes et des jeunes naïfs a trop tôt payé ! Oui, cette exploitation a payé en monnaie de ridicule. Et pourtant tous les signes évidents de cette mésaventure étaient là pour sonner l'alerte. Quel gâchis ! Comment est-il possible que des leaders qui disent avoir l'expérience de la politique n'aient pas eu le temps de comprendre qu'en politique, notamment en Afrique, lorsque vous entreprenez une initiative qui ne reçoit la caution d'aucune chancellerie, d'aucun milieu diplomatique, vous allez droit dans le mûr ? Comment s'expliquer cet amateurisme et ces actes puérils et byzantins de la part de vieux politiques qui composent le front en question ? Comment comprendre que des gens qui s'affirment et affirment avoir longtemps " mené la lutte politique au nom de la démocratie " n'aient pas pu comprendre que dans la vie on ne s'insurge pas impunément contre les vertus cardinales de la morale ?
Lorsque par caprice, le FRAC a décidé d'impliquer DIEU dans ses manœuvres avec des veillées de prières pour enterrer le RPT et son pouvoir, tous ceux qui connaissent la bonté du créateur de l'univers savaient que c'était un acte blasphématoire qui risquait d'éveiller le courroux du Tout-Puissant. (Heureusement que le pouvoir en place a compris qu'il fallait laisser Dieu faire les choses pour rétablir l'ordre). Lorsque les leaders du FRAC avaient osé se mettre à dos toute la communauté internationale, tous les partenaires avisés de la politique togolaise, tous les observateurs de l'élection présidentielle du 4 mars en décidant délibérément et par souci du sensationnel de contester les résultats du scrutin et de fatiguer les pauvres populations par des marches hebdomadaires et des scènes de piété immorales dans des églises, eux-mêmes savaient qu'ils ne convaincraient personne à part les badauds de la plage. Lorsque dans le désespoir total, les meneurs du FRAC ont décidé d'exercer une pression sans merci sur les médias et les journalistes afin de les contraindre à les suivre dans leur fronde infondée, ils savaient aussi que le pari ne devrait pas être gagné, mais ils ont persisté. Lorsque enfin, Fabre et ses amis ont décidé, un samedi matin à la plage, de jeter de l'opprobre sur le monument de la lutte politique de l'opposition, Gilchrist Olympio, ils devraient savoir qu'ils ont franchi le Rubicon de la malédiction.
Et le résultat est là. Koffi Yamgnane, le tonitruant porte-parole du mouvement a vite fait de quitter Lomé pour Paris aussitôt après la formation du gouvernement (où il n'a pas aperçu son nom), avec la promesse vaine d'y mobiliser la diaspora et les milieux diplomatiques. Dahuku Péré, l'apprenti chrétien qui avait affirmé être " prêt à verser son sang pour que le changement intervienne dans ce pays " a déserté les rangs du FRAC, dénonçant ouvertement la participation aux manifestations de son ancien ami et allié Agbéyomé Kodjo, qui, comme lui est un pur produit du régime RPT que les deux sont tentés de combattre aujourd'hui. Agbéyomé Kodjo, le pyromane qui a " enterré Gilchrist Olympio à la plage " est rattrapé par un séisme interne qui a fini par emporter avec fracas ses Obuts. Jean-Pierre Fabre, " Monsieur le président élu " a réussi, les yeux fermés, à se faire ridiculiser par des femmes à Paris alors qu'il était en quête de légitimité chez Sarkozy dont il critique avec verve la politique en Afrique et principalement au Togo. Devant cette succession infinie de déboires que connaît le FRAC, beaucoup ont parlé de la mauvaise foi, de manque de stratégie de la part de cette opposition, de cupidité aveugle et bien d'autres mots encore.
Des journaux se sont aussi interrogés sur les qualités morales et intellectuelles des fracistes… C'est cet aspect qui me paraît intéressant. Est-il possible pour l'être humain de convaincre Dieu, l'omnipotent et l'omniscient, à l'exaucer dans une démarche qu'il n'arrive pas à défendre devant les autres hommes ? L'intelligence ne voudrait-elle pas que l'on se convainque soi-même du bien-fondé de sa démarche avant de chercher à convaincre les autres, avant, s'il le faut, d'impliquer Dieu dans sa lutte ? " L'intelligence est le plus grand bien de l'homme ", disait Saint-Exupéry. Et cette intelligence impose que l'on sache ménager sa monture lorsqu'on veut aller loin. Le fauteuil de président, plus que tout autre fauteuil, exige des qualités et un mode de vie d'un certain niveau qu'aucun leader du FRAC n'a encore réussi à atteindre. Le bon sens vaudrait bien que l'on se réalise avant de vouloir réaliser les autres. L'histoire nous renseigne que rien en politique comme en tout autre chose ne peut véritablement avoir de succès sans labeur, sans efficacité, sans rigueur, sans conviction. L'improvisation ne peut conduire qu'au fiasco surtout pour des initiatives politiques. Et comble de malheur, c'est dans ces moments de tourmente pour le FRAC, c'est dans ces moments d'essoufflement total pour les frondeurs que Gilchrist Olympio a décidé de convoquer le congrès extraordinaire de l'Union des Forces de Changement (UFC) pour recadrer les choses et extirper de son parti, les mauvaises racines qui ont tant joué aux trouble-fête.
C'est en ce moment aussi que l'on découvre qu'en réalité, Fabre avait fait de la rétention pour retarder depuis deux ans, la validation des nouveaux statuts et règlement intérieur de l'UFC. Si jamais le congrès de l'UFC se tenait dans le courant de ce mois de juillet et que Fabre venait à perdre définitivement son poste de secrétaire général de ce parti qui l'a investi comme candidat ? Si jamais l'inexorable essoufflement que l'on note aujourd'hui dans les manifestations du FRAC persistait dans sa courbe descendante ? Quelle formule " monsieur le président " trouvera-t-il pour achever l'exercice sportif du reliquat des marcheurs des samedis ?
Les leaders du FRAC reconnaîtront-ils leur bévue pour faire leur mea culpa à cette population qu'ils ont usée et abusée pendant des semaines ? Espérons simplement que par cette correction de la nature, ces leaders politiques finiront pas prendre de la hauteur pour constituer une opposition de proposition plutôt que celle de la contestation stérile que nous avons connue depuis 90 jusqu'à ce jour. Le Togo aujourd'hui, plus qu'hier a besoin d'une opposition convaincue, d'une opposition mordue à la tâche, qui initie des actes porteurs d'espoir pour le peuple. En cela, le chemin reste encore long pour ces meneurs qui, visiblement, ont fini de jeter leurs cartes sans adresse, sans finesse, sans cohérence, sans but réel !

K. ABAKI

Récupération politique des revendications sociales par le FRAC
Jean-Pierre Fabre appelle à une jonction des mouvements sociaux et politiques
Les troubles qu'ont vécus les Loméens le mardi 22 juin suite à l'augmentation des prix des produits pétroliers commencent par révéler leurs commanditaires. S'il est vrai que les gens ont désapprouvé la mesure d'augmentation des prix des produits pétroliers, il n'en demeure pas moins vrai que les émeutes survenues dans la journée de mardi 22 et mercredi 23 juin n'étaient pas une action spontanée exempte de toute manipulation. Au départ, on parlait de chauffeurs de taxis et de conducteurs de taxis-motos qui ont érigé des barricades pour bloquer la circulation et affronter les forces de sécurité. Ce que la plupart d'entre eux ont démenti.
Certains indiquent même que s'ils ont garé leurs véhicules ou leurs motos, c'était beaucoup plus pour la sécurité de leurs engins que pour suivre le mouvement. En effet, ceux qui ont barricadé les routes étaient prêts à casser les taxis et les motos qui circulaient. Ils empêchaient même les citoyens de vaquer librement à leurs activités. Et pourtant la veille, aucune organisation n'avait lancé un mot d'ordre de grève. Ce qui a fait croire que c'était un mouvement spontané. Avec l'intervention du président de la plage, Jean-Pierre Fabre qui appelle à la jonction des mouvements sociaux et politiques, l'on sait aujourd'hui qui était derrière ces émeutes. Selon nos recoupements, la veille de ces émeutes, certains responsables du FRAC avec leur allier OBUTS avaient positionné des jeunes badauds dans certains quartiers avec pour consigne de provoquer les forces de sécurité pour les amener à faire usage de leurs armes en vue de causer beaucoup de morts qui serviraient à ameuter la communauté internationale à travers leurs médias en faisant croire qu'au Togo on tue.
Le scénario a failli marcher. Heureusement, les forces de sécurité ont pu contenir le mouvement à l'aide d'armes anti émeutes notamment les gaz lacrymogènes, et les matraques. Mais malheureusement, au niveau de la station d'essence Shell Agoè, un groupe de badauds a voulu dévaliser l'agence ECOBANK gardée par quelques militaires.
Ceux-ci avaient le choix entre deux options : laisser les manifestants (apparemment des voleurs déguisés) dépouiller la banque, ou bien sécuriser les lieux. Ils ont choisi la deuxième option en tirant des coups de feu pour faire reculer les assaillants. Un d'entre ceux-ci a accidentellement trouvé la mort et deux autres ont été blessés. Cet incident malheureux a été récupéré par les médias à la solde du FRAC qui font croire sans vergogne qu'on a introduit des militaires dans les rangs des forces de sécurité pour tirer sur les manifestants à main nue. Dans leur campagne de désinformation, ces médias refusent délibérément d'indiquer que les manifestants cherchaient à dévaliser la banque gardée par des militaires.
Avec l'appel lancé par Jean-Pierre Fabre pour la jonction des mouvements, il apparaît clairement que face à l'échec cuisant des marches de samedi, le FRAC veut récupérer les mouvements sociaux afin de provoquer un soulèvement général et assouvir ainsi son ambition, celle de prendre le pouvoir sans passer par les urnes. Pour ce faire, le FRAC veut s'appuyer sur l'ATC (Association Togolaise des Consommateurs) à laquelle il jette les fleurs pour avoir maintenu le mot d'ordre de grève de vendredi que les syndicats avaient pourtant levé. Seulement voilà, l'ATC va-t-elle jouer le jeu en acceptant le diktat des politiciens qui, après avoir lamentablement perdu les élections, veulent passer par des contorsions pour arriver à leurs fins ? " Nous rendons hommage aux responsables de l'Association Togolaise des Consommateurs qui ont su maintenir la grève du vendredi qui d'ailleurs a été largement suivie ", déclarait en substance le président de la plage, Jean-Pierre Fabre.
Et pourtant le même Jean-Pierre Fabre fustigeait l'ATC dans un passé récent en la taxant d'être une association à la solde du pouvoir. Aujourd'hui, le même Jean-Pierre Fabre revient pour quémander le soutien de l'ATC dans son combat sans issue. Seulement voilà, les Togolais savent faire le distingo entre réclamer leurs intérêts et se laisser embobiner par un politicien ivre. Si Jean-Pierre Fabre savait lire les choses, il comprendrait pourquoi après la grève peu suivie de vendredi, la foule n'était pas au rendez-vous le samedi lors de la marche hebdomadaire du FRAC.
Ce qui est sûr, c'est que les Togolais ne se laisseront pas emballer par les jérémiades du FRAC. Il revient donc à l'ATC de se départir des politiciens pour s'occuper véritablement des consommateurs et préserver sa crédibilité.
Aliziou Dominique

Congrès avorté de l'UFC
Gilchrist Olympio en passe de reprendre en main le parti
Prévu pour les 3 et 4 juillet 2010, le congrès extraordinaire tant attendu de l'Union des Forces de Changement (UFC) a été reporté sine die. Ce congrès de tous les dangers devrait permettre aux deux protagonistes de la crise à l'UFC, en l'occurrence le président national, Gilchrist Olympio, et son secrétaire général devenu président de la plage, Jean-Pierre Fabre, de se situer par rapport au parti, c'est-à-dire de savoir qui des deux prendrait définitivement les rênes du parti. Après la tentative d'exclusion du président national du parti par le secrétaire général, après la recomposition du bureau exécutif par Gilchrist Olympio, il était indispensable pour tout le monde de se retrouver en un congrès extraordinaire pour se soumettre au verdict des délégués. Evidemment, ce congrès n'allait pas se dérouler aussi simplement que ça. En effet, selon certaines indiscrétions, Jean-Pierre Fabre et ses acolytes ont mobilisé les badauds du FRAC pour semer du désordre, voire lyncher le président national, Gilchrist Olympio. Les Amis de Gilchrist Olympio (AGO) étaient également prêts à en découdre avec les " Fabristes ", c'est- à - dire les pro-Fabre, car ils estiment avoir 75% des fédérations qui seules sont habilitées à voter au congrès. En clair, les AGO sont confiants de récupérer le parti en boutant hors Jean-Pierre Fabre et ses comparses.
Pour l'heure, le président national a saisi la justice pour qu'elle se prononce sur l'illégalité et l'illégitimité du bureau national incarné par Jean-Pierre Fabre. Gilchrist Olympio avait sommé celui-ci de lui présenter des excuses suite à son exclusion, faute de quoi il allait l'assigner en justice. En effet, l'exclusion de Gilchrist Olympio ne repose sur aucun texte en vigueur au sein du parti et pourtant les stratèges de cette exclusion sont d'éminents juristes. Fort du pouvoir que lui confèrent les statuts, le président national a annulé le congrès pour se confier à la justice sollicitée pour trancher et dire juridiquement qui doit diriger le parti.
Si Jean-Pierre Fabre (qui a poussé des cornes depuis qu'il été candidat de l'UFC à la présidentielle de 2010) et ses affidés venaient à être déboutés, il leur serait interdit d'utiliser l'emblème du parti pour leur marche de samedi. Le président national reste serein et entend se débarrasser de ses renégats qui ne méritent que la potence.
A.D

Réchauffement climatique : malgré les conséquences qui s'abattent sur le monde entier, les grands pollueurs restent insensibles
Les inondations et cyclones se font de plus en plus réguliers sur tous les continents avec leur lot de conséquences. Des villes et villages engloutis sous les eaux, des milliers de morts, des dégâts matériels importants, tel est en substances l'image que présente le paysage des localités touchées par ces phénomènes qui ont pour origine le changement climatique. L'utilisation de combustibles fossiles représente l'une des principales causes du changement climatique qui compte parmi les plus graves menaces auxquelles la planète est confrontée. Selon les scientifiques, si la terre se réchauffe à plus de 2° C par rapport aux niveaux de l'époque préindustrielle, le changement climatique sera vraisemblablement irréversible et aura à long terme des conséquences incommensurables. Des régions situées à basses altitudes, dont de larges zones de nombreux pays européens, pourraient disparaître à la suite de l'élevation du niveau des mers, tandis que de multiples autres régions du monde manqueraient d'eau potable.
Ces 150 dernières années, la température moyenne de la terre a augmenté de près de 0,8°C. L'Europe se réchauffe plus rapidement encore et sa température a augmenté d'environ 1°C. Depuis que les enregistrements sont fiables (1850), onze des douze années les plus chaudes dans le monde ont été observées entre 1995 et 2006. La fonte des glaces dans l'Arctique et dans es Alpes, les formes de précipitations, les vagues de sécheresse et de chaleur et la force des cyclones tropicaux sont aujourd'hui autant de conséquences visibles de l'augmentation des températures.
De nombreux experts estiment que ce réchauffement doit être à 2°C par rapport à la température de l'époque préindustrielle, si nous voulons éviter que le changement climatique ait des répercussions irréversibles. Toutefois, ils s'accordent à dire que la température moyenne mondiale pourrait gagner jusqu'à 6°C par rapport aux niveaux actuels au cours de ce siècle si rien n'est fait pour y remédier.
- Pourquoi le climat se réchauffe-t-il ?
L'atmosphère se compose de vapeur d'eau, de dioxyde de carbone et d'autres gaz présents dans la nature qui laissent passer les rayons du soleil mais absorbent la chaleur réfléchie par la terre. Ce processus naturel, que l'on appelle " effet de serre ", maintient la température de notre planète à un niveau propice à la vie. Sans lui, la température moyenne serait de 18°C, ce qui serait insupportable. Cependant, les activités humaines telles que l'utilisation de combustibles fossiles et la transformation des forêts en terres agricoles provoquent une augmentation des niveaux du dioxyde de carbone et d'autres gaz qui retiennent la chaleur dans l'atmosphère. L'accumulation de ces gaz renforce l'effet de serre naturel et entraîne un réchauffement et un changement climatique.
- Les grands pollueurs insensibles au changement climatique
Face à des catastrophes en perspective, les pays industrialisés, grands pollueurs, semblent indifférents. Au sommet de Copenhague (Danemark) tenu du 7 au 18 décembre 2009, les pays industrialisés ne sont même pas parvenus à un accord sur la réduction des gaz à effet de serre, malgré le cri d'alarme des pays pauvres. Et pourtant, selon le Protocole de Kyoto adopté en 1997, l'ensemble des pays industrialisés se fixe pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 5,2% en moyenne entre 1990 et 2012. Seuls les Etats-Unis et l'Australie n'avaient pas ratifié ce protocole. Mais jusqu’alors, aucun effort n’est perceptible.
Le protocole de Kyoto a établi des mécanismes, dont l'échange de droits d'émission, qui s'appuient sur le marché, afin d'aider les pays industrialisés à atteindre cet objectif à moindre coût et d'encourager les pays en voie de développement et ceux dont l'économie est en transition à investir dans les projets d'énergie propre.
Il urge donc que chaque pays s'investisse dans le combat contre le changement climatique en réduisant un tant soit peu l'émission des gaz à effet de serre. Ce sacrifice mérite d'être fait, afin de ne pas laisser à la génération future un monde calamiteux.

Pierre AGBANDA

La France appuie le secteur de l'Education au Togo
La jeunesse est la relève de demain et pour qu'elle puisse convenablement assurer cette relève, il lui faut une bonne éducation. Malheureusement, dans la plupart des pays en voie de développement, le secteur éducatif rencontre des difficultés de tout genre. Afin d'aider le Togo à faire face aux problèmes auxquels son secteur éducatif est confronté, la France a décidé d'apporter son appui aux enseignements primaire et secondaire, à travers une convention de financement d'un montant de 656 millions de francs CFA. La signature de cette convention s'est déroulée le 1er juillet dernier au Centre Administratif des Services Economiques et Financiers (CASEF) à Lomé entre la France représentée par son ambassadeur, Dominique Renaux, et le Togo représenté par le ministre de l'Economie et des Finances, Adji Oteth Ayassor, en présence de la ministre du département bénéficiaire, Mme Legzim Balouki. Cet appui devrait permettre au Togo de reformer son système éducatif à la base à travers la formation des enseignants recrutés pour une éducation de qualité, la formation des formateurs, et la réalisation d'autres projets tels que : le programme élargi d'alphabétisation et le renforcement des systèmes de gestion administrative, financière et d'encadrement pédagogique du secteur.

L'ambassadeur de France au Togo a réitéré la volonté et l'engagement de son pays à accompagner le Togo dans son redressement économique.
Le ministre de l'Economie et des Finances a de son côté exprimé la gratitude du Togo à la France pour sa constante sollicitude envers notre pays.

La France n'est pas à son premier geste envers le secteur éducatif dans notre pays. De 2003 à 2009, elle a financé pour un montant de 4,12 milliards de francs CFA le projet d'amélioration de la scolarisation au Nord-Togo ; en 2005 c'est le programme d'appui au pilotage du secteur éducatif qui a bénéficié d'un appui financier de 1,5 milliard de francs CFA et le Projet Education Pour Tous au Togo financé en 2007 pour un montant de 6,5 milliards de francs CFA.
P. A.

Journée mondiale de lutte contre la drogue
Le Togo décidé à combattre sans cesse ce fléau
Le phénomène du trafic de la drogue prend des proportions inquiétantes au fil du temps avec ces réseaux de narcotrafiquants qui peaufinent des stratégies pour échapper au contrôle des services spécialisés dans ce domaine. Malgré cela, ces réseaux mafieux sont démantelés et des cargaisons de cocaïnes et autres drogues sont saisies et détruites grâce à la vigilance des services de contrôle antidrogue. C'est pour intensifier cette lutte que l'Assemblée générale des Nations Unies a retenu le 26 juin comme Journée Internationale de lutte contre la drogue.
La célébration de cette journée le samedi 26 juin 2010 a été marquée par la destruction de 920,993 kg de drogue devant un public présent pour la circonstance. Ce stock brûlé est composé essentiellement de 911,981 kg de cannabis, 8,457 kg de cocaïne et de 0,555 kg d'héroïne, saisis auprès des trafiquants par les forces de sécurité.
L'Afrique de l'Ouest est en effet reconnue comme l'une des plaques tournantes du trafic de drogue dans le monde et le Togo n'est pas épargné par ce trafic illicite. Cependant, les autorités togolaises sont plus que déterminées à combattre sans relâche ce fléau. Ce combat contre le trafic de drogue mené au Togo ces cinq dernières années a été reconnu et encouragé par la DEA (Drug Enforcement Administration) qui a décerné des diplômes au ministère de la Sécurité le 22 septembre 2009.
La drogue a des effets néfastes sur la santé du consommateur (dépression mentale, cancer des poumons, perte de mémoire, stérilité et malformation du foetus, etc.) et est à l'origine de plusieurs crimes (violences, blanchiment d'argent, terrorisme). Selon l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), plus de 200 millions de personnes dans le monde sont des toxicomanes. Les jeunes et les adultes sont plus vulnérables à la consommation
de la drogue.
De juillet 2009 à juillet 2010, 162 personnes ont été interpellées dont 15 personnes pour le cannabis, 10 personnes pour la cocaïne. Trois services s'impliquent dans la lutte contre le Drogue au Togo. Il s'agit du Comité National AntiDrogue (CNAD), l'Office Central de la Répression du Trafic Illicite des Drogues et des blanchiments des capitaux (OCRTIDB) et de l'Agence Nationale de Renseignements (ANR).
Rappelons que la célébration de la Journée Internationale de Lutte contre la Drogue a été placée cette année sous le thème : " La drogue contrôle-t-elle ta vie ? Penser à la santé et non à la drogue ". Plusieurs activités, notamment des conférences-débats, tables-rondes, activités sportives, socioculturelles et éducatives ont marqué la célébration.
Pierre AGBANDA

Fait divers
Le danger public
Dame Tchoboyi a quinze ans et déjà, elle est femme. Elle a des caractéristiques surtout physiologiques qui lui confèrent les qualités de femme mure, élégante et très exceptionnelle. Dame Tchoboyi née de père et de mère agriculteurs, avait commencé son cursus scolaire à cinq ans. Précocement développée, elle avait été inscrite dans une petite école de brousse avant l'âge prescrit par la législation en vigueur dans notre pays. De toutes les manières, elle n'avait rien à perdre, encore moins ses parents. Le plus heureux, c'est d'abord le sieur Essomba, son maître de Cours Moyen Première année. Cet enseignant d'une cinquantaine d'années, d'origine béninoise avait été naturalisé togolais et envoyé dans cette école d'Awoulosso, à quelques km au nord du canton d'Adjengré. Le sieur Essomba aurait tout fait pour éviter de tomber sous le coup de la loi protégeant la jeune fille élève mais il n'a pas pu résister au physique et surtout au " derrière " de Tchoboyi. Suite aux relations sexuelles répétées qui s'en sont suivies, la fille tomba enceinte de Essomba et accoucha d'un beau garçon un an plus tard.
Mais la vie du couple étant devenue pénible, Tchoboyi abandonne sa progéniture et embrasse l'aventure qui l'a conduite à Lomé, courant mois de février 2010. C'est le quartier de Kodjoviakopé qui a eu le privilège de l'accueillir. Depuis deux mois, elle a gagné un job qui lui donne l'opportunité de vendre du riz à la sauce auprès d'une dame dans les environs du CASEF. En deux jours, son charme irrésistible a déjà fait des victimes : plus de sept accidents se sont déjà produits à cet endroit. Ils se sont produits dans les mêmes circonstances. C'est ce 30 juin 2010 à 14 heures T.U que le 7ème accident et le 3ème de la journée, s'est produit. YAO, un fonctionnaire de 45 ans exerçant dans une Administration non loin du CASEF a échappé de justesse à cet accident. Il a failli être écrasé par les deux motocyclistes qui se sont rentrés dedans.
" Je suis certes sorti indemne mais j'avoue que le derrière de la revendeuse de riz va nous tuer ici. Depuis qu'elle s'expose ici, je n'ai plus ma conscience tranquille ". Il conclut en jurant à un de ses amis : " J'ai appris à ne pas perdre. Je sais qu'elle sera à moi, qu'elle le veuille ou non ". Et l'une des victimes de renchérir : " C'est dommage que les femmes de Lomé utilisent leur derrière pour nous piéger. On a l'impression qu'elles n'épargnent rien pour parvenir à leurs fins, parfois même en utilisant des chiffons pour augmenter la turgescence de leur derrière. Par ces pratiques, elles deviennent un danger public, comme c'est le cas pour cette revendeuse de riz ". Ah les femmes ! Ayez pitié des hommes au nom de la sécurité publique.
B.TALOM

Les bailleurs de fonds planchent sur le financement des projets dans le sous-secteur de l'électricité au Togo
Une réunion des bailleurs de fonds sur le financement des projets dans le sous-secteur de l'électricité au Togo se tient depuis hier à l'hôtel Sarakawa à Lomé. Il s'agira pour les participants de parcourir le recueil de fiches de projets de la CEET, d'en juger la pertinence et de définir clairement le montant des allocations que les partenaires pourront apporter pour la réalisation de ces projets. En clair, cette rencontre vise à chercher le financement pour la réalisation des projets du sous-secteur de l'électricité au Togo, afin d'accroître considérablement l'accès de la population à l'énergie électrique essentielle au développement économique d'un pays. Ces projets concernent notamment :
-La mise en place d'un schéma directeur d'électrification à l'échelle nationale ;
-Le renforcement et l'extension du réseau électrique ;
-L'extension de l'électrification des localités urbaines, périurbaines et rurales ;
-La valorisation des sites hydroélectriques ;
-L'amélioration substantielle de la gouvernance avec un accent particulier sur la gestion commerciale et sur le système d'information.
Ouvrant les travaux, le ministre de l'Energie et des Mines, Nopokou Damipi a indiqué que " la mise en œuvre de ces projets devra contribuer à améliorer le taux d'accès à l'électricité, à réduire la dépendance énergétique du Togo par le développement des sources d'énergie propres et prometteuses, notamment les énergies renouvelables et d'une manière générale, repositionner le sous-secteur de l'électricité dans son rôle de levier de développement économique et social ". Il a par ailleurs indiqué que le programme d'investissement qui sera présenté au cours de cette réunion, découle des orientations définies dans le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP), des engagements relatifs aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ainsi que des engagements de la CEET dans le cadre du contrat de performance qu'elle a signé avec l'Etat en février 2009.
Le directeur général de la CEET, M. Kakati Mawoussi, a pour sa part salué les efforts déployés au cours de ces dernières années par l'ensemble des partenaires au développement qui ont accompagné le Togo dans l'amorce de la relance par la mise en œuvre des projets d'urgence visant à réhabiliter ou à densifier le réseau et à améliorer de façon induite, la qualité du service. Il a par ailleurs insisté sur la revalorisation de nos ressources hydroélectriques qui, a-t-il dit est une alternative intéressante pour diversifier nos ressources d'approvisionnement .

Pierre AGBANDA

Agbokou Atoum Yema incarcéré depuis cinq ans à la prison d'Aného sur la base de prétextes fallacieux
Il y a cinq ans de cela, exactement le 17 décembre 2005, un jeune agriculteur du nom de Agbokou Atoum Yao fut arrêté dans des circonstances obscures à Batoè, dans le canton de Sédomé (préfecture du Yoto), atrocement torturé et jugé à Tabligbo sans enquête digne de ce nom avant d'être déféré complaisamment à la prison civile où il croupit actuellement.
Depuis lors, toutes les tractations pour mettre la main sur le procès verbal ou toute documentation afférente ont été vaines. Ce qui est sûr, c'est que les instigateurs de son arrestation montée de toutes pièces disposent de solides appuis dans la localité et ne lésinent pas sur les moyens pour que le dossier ne bouge pas. Quoique la présomption d'innocence soit un droit universellement reconnu jusqu'à ce que ne soit établie la preuve de la culpabilité du présumé coupable, Agbokou Atoum Yema, même cinq ans après, n'a connu ni pitié, ni répit, ni présomption d'innocence. Il n'a pas connu non plus un procès équitable, ni avocat, … De surcroit, sur le terrain, ses récoltes et ses fermes ont été brûlées et lui-même acheminé manu militari à Aného sans ménagement à la prison du chef-lieu des Lacs.
Depuis cette date et plus de 5 ans à ce jour, son traitement relève de la violence pure et simple. Au moment où dans notre pays gouvernance rime avec respect des droits de l'homme et démocratisation, cela paraît une hérésie de garder indéfiniment un citoyen dans les geôles pour des prétextes fallacieux.
Au regard de ce qui précède, il est loisible que les traitements des justiciables dans le nouveau régime de Faure soient conformes aux pratiques des droits de l'homme dans les pays souvent cités en référence. C'est pour cela que les tribunaux, les gendarmeries, les commissariats doivent refléter les réformes qui s'opèrent partout et même au niveau de la justice. Les parents et la famille de Agbokou Atoum Yema attendent que les preneurs de décision planchent sur une réparation des torts faits à notre compatriote Agbokou Atoum Yema.
Sylvia Do Régo

Evala et Akpema 2010 sans le sida
L'ONG AIMES AFRIQUE dans son élan innovateur basé sur l'humanitaire et le social au bénéfice de la population nécessiteuse d'Afrique et particulièrement du Togo, s'annonce avec plus d'initiatives en ces débuts de la seconde moitié de l'année 2010. Le répit observé par les médecins aux pieds nus, après les dernières intenses activités de l'ONG en début de cette année, a été de très courte durée.
Pour preuve, l'Association Internationale des Médecins pour la promotion de l'Education et de la Santé en Afrique, Représentation du Togo, sous la conduite de son Président-Fondateur, Docteur Serge Michel KODOM, sera très présente au cœur des EVALA et AKPEMA 2010 qui sont des occasions de mobilisation de plus d'un millions de Togolais de l'intérieur, de la diaspora et des touristes. Le cadre étant relativement favorable aux échanges de proximité, AIMES AFRIQUE touchera durant cette période le public cible idéal à travers une grande campagne de sensibilisation sur le VIH/Sida et de dépistage volontaire anonyme.
"Je connais mon statut, et toi ?''; "L'ignorance tue, alors fais ton test de dépistage volontaire anonyme et gratuit'' sont quelques-uns des slogans assez expressifs de cette campagne dénommée " EVALA-AKPEMA 2010 SANS LE VIH/SIDA“.

Ainsi, dans la commune de Kara et dans les 15 cantons de la préfecture de la Kozah, plusieurs vacanciers Kabyè ou non provenant de toutes les régions du Togo seront sensibilisés sur des questions relevant de la lutte contre la pandémie, notamment l'adoption d'un comportement responsable, le test volontaire de dépistage, le port correct du préservatif, etc.
Pour ce faire, une cinquantaine de volontaires de l'ONG vont parcourir toute la préfecture de la Kozah pendant 10 jours pour atteindre toutes les couches socio-professionnelle. Il est programmé diverses autres activités dont une caravane avec podium, des opérations de sensibilisation porte à porte, une causerie-débat au Campus Universitaire de Kara, des jeux tombola avec distribution des prix et supports griffés des slogans assez sensibilisateurs.
Une initiative de portée majeure, en ce sens qu'un dépistage volontaire, anonyme et gratuit de grande envergure jamais réalisé au Togo est très attendu au cours de cette sortie. Il sera distribué plus de 100 000 (cent mille) préservatifs et réalisé 10 000 (dix mille) tests de dépistage rapides, sans oublier une approche communicationnelle beaucoup plus basée sur le visuel avec le distribution de plus de 200 000 (deux cent mille) prospectus et gadgets qui seront gratuitement mis à la disposition de la population.
Au cours des mois à venir, il sera mené d'autres actions de promotion de la santé et surtout de l'éducation prévues dans le planning de l'ONG qui veut toujours contribuer à l'épanouissement et au bien-être de la population à la base.
TIEM Vicarmelo
© Chronique de la Semaine du 8 juillet 2010

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