Togo Telecom fait sa révolution

15/03/2011
 Togo Telecom fait sa révolution

Les abonnés à Togo Telecom n’auront bientôt plus aucune raison de se plaindre des mauvais services de l’opérateur public. L’Union annonce mardi une refonte complète de la relations clientèle et la mise en place d’équipements de pointe pour traquer tous les dysfonctionnement et, notamment,  le taux d’échec des communications dans la téléphonie fixe.

Voici une série d’articles publiés par L’Union
Verbatim
Kofi Yamgname saute dans le vide
Après huit mois passés chez ses frères français à la recherche de la fraîcheur dont il était en manque après avoir noirci sous les tropiques, le Secrétaire d’Etat de Feu François Mitterrand est de retour à Lomé. Les « jaloux de ses acquis » le mettent déjà au défi de passer un an sur la terre de ses ancêtres nègres. Ils ont même raconté qu’à son arrivée à Lomé, il s’attendait à un bain de foule de la part de ses sympathisants. Et qu’il regardait de tous les côtés cherchant le moindre hourra ! Que diantre les Togolais sont graves.
Sans prendre le moindre repos, l’infatigable combattant de la liberté qui acceptait voir ses frères danser sous le soleil pour lui en ses périodes glorieuses, a accordé une interview programme à notre confrère liberté. Pour pouvoir rentrer dans la danse après les coups de gueule des dirigeants de l’Anc qui ne veulent plus céder le leadership à un aventurier qui a toujours vécu hors des frontières au moment où eux subissaient les foudres du pouvoir, le Franco-togolais a rappelé tout ce qu’il avait fait avant de s’en aller. "Oui, j'ai participé avec mes compatriotes aux mouvements de contestation entre le 6 mars et 8 mai 2010. Jusqu'au jour même de mon départ pour  l'Europe, j'étais dans la rue, aux côtés de mes frères togolais, pour exprimer notre colère." a-t-il rappelé pour trouver une place au sein du Frac, uniquement au Frac ; à l’Anc, il n’y a de place que  pour les autochtones.
Quand à ce qu’il est allé chercher en Europe, il faut s’en régaler. "…C'est dans cette dernière perspective que j'ai été mandaté par le FRAC pour mener une mission  diplomatique en France et en Europe. C'est un travail long et difficile mais pensable si nous voulons mettre toutes les chances de réussite de notre côté. Certains effets de mon action en France sont d'ailleurs connus, puisque le 13 octobre dernier, Jean Launay, député socialiste du Lot, interpellait à l'Assemblée nationale française Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, sur la violation des Droits de l'Homme au Togo. Le ministre a reconnu sans ambigüité la nature dictatoriale du régime de Faure Gnassingbé ; il a déploré que « l’élémentaire des droits de l’Homme » ne soit pas respecté et m’a encouragé à continuer mon combat." Il s’agit là du plus élogieux résultat d’une mission diplomatique. On en voudra encore !
A l’image de ses compères en déphasage complet avec la réalité de la situation sociopolitique et économique de notre petit lopin de terre, il raconte :"A l’heure où les peuples tunisien et égyptien se sont débarrassés des tyrans qui les gouvernaient, notre despote national, pris de panique, tente de muscler son arsenal législatif pour résister à cette vague libertaire qui touchera, je l’espère, bientôt notre pays." Bravo, français de souche noire pour tes prévisions astrologiques !
Seulement, il faut se mettre à l’évidence que la préparation de ce projet de loi date du second semestre de 2010 que L’Union a eu à évoquer. Et qu’il y a eu des discussions avec des acteurs sociaux et politiques avant son ébauche. La panique vient de celui qui conteste sans rien proposer. Et donc, Kofi doit prendre un peu plus de repos sinon, il va toujours sauter dans le vide.

En lançant le nouveau système de gestion commerciale
Togo Telecom entend améliorer la qualité de son service aux clients
Il n’est pas exempt de reproches. Ses clients se mettent des fois en colère quand ils n’arrivent pas à jouir pleinement des produits et services achetés. Ou que le coût ne répond pas à la performance du service. Malgré la bonne santé officielle affichée par la société d’Etat. Sur le plan de la qualité, selon une enquête de Togo Télécom, les moyennes du taux d’échec des communications dans la téléphonie fixe se situaient à 23% entre 7h-12h, à 19% entre 12h-18h et à 21% entre 18h-23h. Ce qui se justifie par le fait que le pays n’a pas de point d’atterrissement et est obligé d’acheter l’accès au Bénin ou de passer par la technologie satellitaire, nettement plus coûteuse.
Du coup, d’ici onze mois (délai contractuel), Togo Telecom veut entamer un nouveau système de gestion commerciale. L’annonce est faite hier à Lomé par l’opérateur public togolais (maître d’ouvrage), en lançant avec ses maîtres d’œuvre (Huawei et Oracle) le démarrage des travaux de mise en place du nouveau système. L’acquisition du nouveau système de gestion commerciale vise donc à moderniser les systèmes d’exploitation pour une meilleure prise en compte des exigences des clients.
Le projet est un ensemble intégré de trois piliers : un système de médiation, un système de gestion commerciale et un centre de contact pluri-média. Le système de médiation permettra d’assurer la collecte des informations de taxation de tous les réseaux de Togo Telecom, de transférer automatiquement les fichiers traités aux différents centres de post traitement informatiques, de valider la fiabilité des données reçues, d’assurer la traçabilité et la sécurisation des données du trafic.
Le système de gestion commerciale – couvrant tous les aspects de la commercialisation, des services aux ventes en passant par le marketing –, lui, vise essentiellement à aider à l’amélioration de la qualité de service aux clients, la gestion de la relation client, la gestion des clients et de leurs achats, la personnalisation des offres par l’élaboration des offres sur mesures, la traçabilité des opérations effectuées, la gestion des commissions et des primes en fonction des critères d’analyse et de récompenses établis, la gestion des filiales et des partenaires… Pour sa part, le centre de contact pluri-média servira d’outil de communication (renseigner sur les produits, services, tarifs, informer des perturbations et des actions commerciales, servir de point d’accès unique, limiter les redirections de clients, donner des alertes sur les échéances et les délais, relancer les services compétents et les partenaires sur les traitements en cours…) et d’amélioration de la qualité du S.A.V (relever et contribuer à relever toutes les difficultés administratives et techniques rencontrées par les clients, satisfaire les réclamations commerciales et techniques de niveau 1, collecter les dérangements de niveau supérieur pour un traitement, tester les produits et les services en vue de l’anticipation des plaintes).
Aujourd’hui, le choix du nouveau système de gestion est guidé par certains enjeux du secteur, notamment (i) les défis de l’orientation client marqués par la vertigineuse croissance des besoins du client : les facilitations de l’usage et de l’intégration des TIC dans toutes les activités humaines ayant fait accroître de manière exponentielle les besoins du consommateur obligent à recourir à des systèmes de plus en plus performants, plus adaptés, plus conviviales,… ; (ii) la satisfaction du client à tout prix : il faut lever toutes les barrières technologiques empêchant les clients de jouir de ce dont ils ont besoin en tout lieu et à tout moment, en déployant les moyens nécessaires ; (iii) et la convivialité sans limite : il faut un système permettant au client de jouir de tous les produits et services de Togo Telecom sans recourir à un expert.
Les avantages offerts
Du point de vue de l’exploitation, les avantages de la nouvelle démarche portent sur la modernisation du système pour une exploitation aisée, un meilleur traitement des enregistrements des communications pour une facturation  rapide, la convergence dans la gestion des réseaux, des produits et services, la fiabilité et la traçabilité des données de facturation. Et la flexibilité dans l’élaboration des offres, la rapidité dans le service à la clientèle. « Avec le nouveau système, c’est la garantie de la gestion intégrée de tous les réseaux existants et à venir (…) Avec le nouveau système, c’est la garantie de la gestion intégrée de tous les types de souscription », affirme-t-on déjà à Togo Telecom. Du prépayé au post payé en passant par l’hybride (post payé et prépayé), des ménages aux entreprises. Plus est, il se dit que ce sera la garantie de la facturation convergente de tous les services.
Au finish, ce sont les clients qui devront trouver une meilleure satisfaction. Et ce à travers quatre axes : communication (accès multicanaux ++ POS, IVR, SMS, USSD ++, accès par portail utilisateur, plus de redirection de clients, meilleure prise en compte des requêtes et réclamations, meilleure gestion des routages et des files d’attente, rapidité et fiabilité des réponse aux demandes d’information) ; facturation (offre de multiples possibilités de facturation ++ à la demande, immédiate, différée,… ++, facturation et contrôle en temps réel pour le prépayé, facturation en deux heures pour le post payé, contrôle de crédit en temps réel, facturation convergente et unique prépayé/post payé/hybride, application de tarif approprié au client suivant des catégories, la période de temps, …) ; mode de gestion (gestion des comptes clients hiérarchiques père/fils, gestion de compte unique de client pour tous les articles consommés, gestion des points de fidélité, gestion des groupes d’utilisateurs fermés, gestion des utilisateurs ou des payeurs, gestion du compte client et de la relation client…) ; service à la clientèle (rapidité de traitement des demandes, rapidité dans l’activation des services, précision des renseignements sur les produits, services, tarifs, flexibilité de modes de recharges, information sur les perturbations et les actions commerciales, alertes sur les échéances et les délais, facilité de relance des services compétents et des partenaires sur les actions en cours…).
En rappel, Togo Telecom, opérateur historique dans le déploiement et l’exploitation du réseau public des télécommunications au Togo, met à disposition du public des offres de produits et services tels que le téléphone fixe filaire, Illico ou le téléphone fixe sans fil, le Tawa ou le téléphone fixe couplant le filaire et le sans fil. En internet, Helim fixe, le haut débit sur le filaire, les liaisons spécialisées Internet, Illiconet, Helim nomade ou le haut débit en contexte de nomadisme. Dans ses services à valeur ajoutée, l’opérateur public de téléphonie y ajoute la réunion téléphonique, la messagerie vocale, la sonnerie sélective, les SMS et autres services confort.

Conseil des Collectivités Territoriales de l’UEMOA
Le projet prendra corps à Lomé
L’idée de la création du Conseil des collectivités territoriale de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) est en née à Bamako, au Mali, en 2008 et, depuis, elle a fait son petit chemin. En vue de parfaire cette idée et de rendre effectif ce nouvel outil d’intégration de l’Afrique de l’ouest, les présidents des Associations de Pouvoirs Locaux (APL) de l’espace UEMOA se sont retrouvés à Lomé le lundi 14 mars en concertation au siège de l’Union des Commune du Togo (UCT). La rencontre de Lomé constitue l’ultime étape vers la consécration de la création du Conseil des Collectivités Territoriale (CCT). Elle complète donc les travaux abattus depuis les rencontres de décembre 2009, juin et décembre 2010 de Ouagadougou pour que le rêve de ce conseil devienne enfin une réalité.
A l’issue des travaux de lundi à Lomé, une déclaration dite « Déclaration de Lomé des Présidents d’APL » a été adoptée et remise au ministre de l’Administration territoriale du Togo, Pascal Bodjona, à transmettre à ses pairs et aux hautes autorités politiques du pays, à savoir le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale et surtout le chef de l’Etat, également président en exercice de l’Uemoa, en vue de faciliter l’adoption finale du projet d’Acte additionnel. Il reviendra en fait au Conseil des ministres statutaire de l’Union, prévu le 1er avril prochain, d’examiner à l’ordre du jour le Projet d’acte additionnel portant création et organisation du Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa, comme l’ont fortement recommandé les ministres en charge de la Décentralisation et des collectivités territoriales réunis à Ouagadougou le 17 décembre dernier. Au cas où le projet de texte est approuvé par cette instance, il sera soumis à la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union pour adoption.
L’étape de la réunion du Conseil des ministres est dite déterminante car, il s’agit à ce niveau d’attirer l’attention et de sensibiliser les ministres des Finances sur la pertinence et l’intérêt de créer un organe comme la CCT dans le schéma institutionnel de l’Union
Le Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa se veut un instrument pour garantir, entre autres, la participation citoyenne à la construction de l’espace communautaire. L’initiative a été prise  par la Commission de l’Uemoa d’impliquer les collectivité territoriales dans le processus d’intégration de l’Union. Elle a bénéficié de l’appui de l’Union européenne, notamment par l’organisation d’une conférence sur la question avec  l’appui de la Direction générale de la politique régionale de l’UE – en novembre 2009 à Ouagadougou – et ensuite par un appui technique et financier à la Commission de l’Uemoa.
La rencontre de Lomé a noté l’absence de la Côte d’Ivoire et du Mali. Elle a connu en revanche la participation des partenaires techniques et financiers notamment l’UE, le Programme des Nations Unies pour le développement, la Banque ouest africaine de développement, l’Organisation internationale de la francophonie, etc.

Ouverture des séminaires nationaux à Atakpamé
Concil-Togo part de la réconciliation pour faire la Paix
L’Association Concil Togo a organisé un séminaire de formation au centre d’accueil et de formation de la Croix Rouge d’Atakpamé le vendredi dernier. La Paix et la réconciliation au Togo étaient la préoccupation des organisateurs qui veulent les cultiver dans le quotidien de leurs compatriotes.
"La paix se cultive, et cette culture doit y être faite et entretenue par nous- mêmes. Et chacun doit y jouer sa partition. Et nous devons vivre la réconciliation dans nos actes de tous les jours". C’est au tour de ces mots profonds que le Président de Concil Togo, M. Elihoho Yawo Evenya, a  axé son intervention à l’ouverture des travaux de cet important séminaire. Pour lui, le Togo a traversé ces dernières années des périodes difficiles avec des déchirements regrettables dont les plaies ne pourront cicatriser que grâce à la volonté de chacun des Togolais de pardonner son frère. Il conçoit toutes les difficultés pour un individu de transformer ses amertumes en amour. Cela peut être possible si l’effort vient de chacun de nous. "Notre pays est à un tournant décisif ; et dans ce cadre, ce n’est pas seulement les gouvernants qui ont un travail à faire, mais aussi les citoyens que nous sommes." a-t-il affirmé.
Atakpamé est le point de départ d’une série de séminaires de formation à l’endroit des leaders d’opinion et aux prescripteurs notamment les responsables locaux de partis politiques, la société civile locale, les responsables locaux des communautés ethniques, d’églises, de mosquées et de couvents dans les différentes régions de notre pays. Ainsi, les travaux d’Atakpamé ont été engagés par le préfet de l’Ogou ; M. Lèmou Kitakani, qui a vivement souhaité que l’occasion soit saisie par ses administrés pour renforcer la réconciliation nationale afin de bâtir ensemble un pays où la paix soit une réalité vivante. Pour se faire, il engage la responsabilité de tous les citoyens. Au cours de cette formation de deux jours, plusieurs personnalités, en occurrence Messieurs Bona Kétéhouli, Nicodeme Barrigah et Victor Aladji apporteront leur expertise en matière des questions liées à la réconciliation.   
La présence de Monseigneur Nicodème Barrigah à ce séminaire dont l’objectif est d’imprégner et de conscientiser les leaders d’opinion et les prescripteurs sur la nécessité de vivre la réconciliation nationale au quotidien, a été très saluée par la centaine de participants qui ont vu, à juste titre, la portée de l’assise. Le fait est que Monseigneur Nicodème Barrigah est le Président de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, une commission dont la mission principale est d’apaiser le pays à travers la réconciliation. C’est en cela qu’il a justifié lui-même sa présence aux côtés de Concil-Togo dont l’initiative apportera des facilités aux efforts de réconciliation et de pardon que nous recherchons tous. Selon lui : " Sans réconciliation, y’a pas de paix." C’est pourquoi, il lance un appel pressant à tous les
Togolais de favoriser la réconciliation nationale.
Concil-Togo, par ses séminaires vise constituer un réseau de points focaux de la culture de la paix et de l’effectivité de la réconciliation nationale. Car, comme l’a souligné son Président M. Elihoho Yawo Evenya l’"Histoire est notre seul juge. Faisons en sorte d’y entrer par la grande porte."…en vivant la réconciliation, socle du développement,  au quotidien.

Pour l’atteinte sectorielle des OMD
L’UE met 5 milliards Cfa pour le secteur eau
La crise de l'eau est l'un des grands défis en matière de développement humain du début du 21ème siècle pour l'atteinte des Objectifs du Millénaires pour le Développement (OMD). L'accès à une eau potable saine demeure encore un rêve éloigné pour la plupart des habitants de la population mondiale, n'ayant d'autre choix que d'utiliser l'eau provenant d'étangs ou de rivières souvent polluées, indique l’Union européenne. En vue d’appuyer le processus d’atteinte des OMD en matière d'eau et d'assainissement à travers l'initiative "Facilité eau", l’Union européenne vient de débourser, en début du mois de mars, 7,5 millions d'euros, soit près de 5 milliards de francs Cfa au bénéfice des populations défavorisées au Togo.
L’avis d’appel à propositions clôturé en juin 2010 par la Délégation de l'Union Européenne au Togo dans ce cadre, financé sur le 10ème FED, a abouti à la sélection de quatre projets de différentes tailles. Le  but visé est partout le même : améliorer les conditions d'accès à l'eau potable et à l'assainissement des populations les plus vulnérables.
Dans les préfectures de Vo et des Lacs, dans la région Maritime, des enfants et leurs familles de 80 communautés rurales pauvres verront leur accès à l’eau potable et aux services d’assainissement de base amélioré à travers la mise en œuvre de technologies à faible coût telle que le forage manuel. Le projet est financé à hauteur de 64% par l'Union européenne correspondant à un montant de 1.232.523,60 euros soit près de 808,5 millions de francs. L’Unicef aura en charge de piloter ce projet à compter du 1er avril prochain pour une durée de 4 ans. Dans la même région, dans les préfectures de l’Avé et de Zio, une soixantaine de villages de 10 cantons seront amenés à adopter des comportements favorables à l’hygiène, à l’assainissement et à l’utilisation de l’eau potable. Soumis par la Croix rouge allemande, le projet est financé pour 4 ans, à compter de ce mois de mars, pour un coût total éligible de 2.570.814 euros, soit plus 1,6 milliards de francs, dont les trois quarts constituent la contribution de l'Union européenne.
Au centre du pays, dans la préfecture de Blitta, Plan International Grande-Bretagne a soumis un projet en faveur de 40 villages attendu pour contribuer à la réduction de l'incidence des maladies hydriques et hydro-fécales qui affectent les enfants ainsi que leurs familles par l'accès durable à de meilleures conditions d'approvisionnement en eau potable, d'hygiène et d'assainissement de base.
L’Union européenne y met 2.078.167 euros, soit près de 1,4 milliard de francs, équivalent à 75% du montant total. Le projet démarre ce mois pour une durée de 5 ans. Enfin, c’est la Croix rouge danoise qui pilotera pour 4 ans le projet de réduction des maladies hydriques des populations de 117 localités rurales de 11 préfectures de la région des Plateaux. D’un coût global de 2 milliards de francs, dont 75% à la charge de l’Union européenne, il  vise l'amélioration de l'état de santé des populations à travers l'accès durable à l'eau potable, l'hygiène et l'assainissement dans les communautés rurales, généralement plus vulnérables aux maladies hydriques.
D’une manière générale, l’ensemble des actions doivent aider à atteindre les OMD liés à l'eau et à l'assainissement : réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base. Cet accès est indispensable en soi, mais il est également un élément clé des conditions préalables à la réduction de la mortalité infantile et maternelle (OMD 4 & 5) et dans la lutte contre les maladies (OMD 6), affirme l’Union européenne.

Economie
Panier de la ménagère à Lomé
Le niveau des prix en baisse de 1,4% en février
En février 2011, le niveau général des prix à la consommation a enregistré une baisse de 1,4% contre une hausse de 1,1% le mois précédent. D’après la direction générale de la Statistique et de la comptabilité nationale, la baisse du niveau général des prix au cours du mois de février 2011 est principalement due à la diminution des prix des fonctions de consommation «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées» et «Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles», qui ont enregistré respectivement une baisse de 4,6% et 3,3%. La fonction de consommation «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées» a contribué plus à la baisse de l’indice, précise la direction de la Statistique.
Concernant la fonction de consommation «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées», la baisse observée est à attribuer principalement aux postes «Légumes frais en fruits ou racines», «Légumes frais en feuilles», «Autres produits à base de tubercules et de plantains», «Poissons et autres produits séchés ou fumés» et «Céréales non transformées» qui ont enregistré respectivement une diminution de 28,5%, 20,0%, 13,0%,  1,3% et 1,1%. Pour ce qui est de la fonction de consommation «Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles», la baisse provient de  la diminution de 19,4% des prix du poste  «Combustibles solides et autres».
Les produits qui ont eu une forte contribution à la baisse de l’indice sont : oignon frais rond (-42,5%), adémè (-23,2%), gombo frais (-11,3%) , manioc rapé communément appelé agbélima (-53,6%), chinchard (akpala) fumé (-5,3%) et maïs en grains crus (-3,8%). Par ailleurs, l’anchois (doevi) fumé a enregistré une hausse de 4,2%.
Calculé hors produits alimentaires, le niveau général des prix a connu une baisse de 0,1%. L’inflation sous–jacente (variation mensuelle de l’indice hors énergie, hors "produits frais") a connu une augmentation de 0,2%. L’analyse suivant la provenance montre que la hausse du niveau général des prix est essentiellement due à la diminution des prix des produits locaux (-2,2%), souligne la Statistique. Ajoutant que l’analyse suivant la durabilité révèle que la baisse du niveau général des prix est à attribuer à la diminution de 4,4%  des prix des produits  non durables.
Le niveau des prix du mois février 2011, comparé à celui de novembre 2010 (évolution trimestrielle), est en hausse de 2,6%, et par rapport à février 2010 (glissement annuel), il a enregistré une augmentation de 3,4%. Le taux d’inflation calculé sur la base des indices moyens des douze derniers mois s’est établi à 1,8%, en février 2011 contre 1,7% le mois précédent. En janvier 2011, il était de 1,7% dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) dont fait partie le Togo.

Afin de juguler l’inflation dans l’UMOA
La Bceao injecte 205 milliards Cfa sur le marché
La Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao) a procédé, valeur 14 mars 2011, à une injection de liquidités d'un montant de 205.214 millions de francs Cfa, dans le cadre de ses adjudications régionales hebdomadaires. Cette opération arrive à échéance le 20 mars 2011.
L'opération a enregistré 22 soumissions de 18 établissements de crédit provenant de 6 places de l'Union monétaire ouest africaine (Umoa). Les banques togolaises y ont soumissionné à hauteur de 4,50 milliards de francs, d’après un communiqué de la Banque centrale. Les banques et établissements du Burkina Faso (83,00 milliards de francs), du Bénin (74,496 milliards de francs), du Sénégal (21,258 milliards) ou encore du Mali (17,960 milliards de francs) ont été plus demandeurs afin de satisfaire les besoins de leur clientèle. Le taux marginal issu de l'adjudication est demeuré à 3,2500% et le taux moyen pondéré est passé de 3,3631% à 3,3363%.
Tenant compte de l'évolution prévisible de la liquidité bancaire, la Banque centrale annonce une nouvelle opération d'injection de liquidités sur le guichet des appels d'offres à une semaine à taux variables, d'un montant maximum maintenu à 210.000 millions de francs, avec comme date de valeur le 21 mars 2011. Cette opération est assortie d'un taux minimum de soumission de 3,2500%.

Rapport d’exécution du budget 2010
Apurement de la dette vis-à-vis des sociétés pétrolières, compensation entre la dette de la CEET et de la SNPT envers la CEB et la dette de la CEET vis-à-vis de l’Etat
Le ministère de l’Economie et des finances vient de rendre public le rapport d’exécution du budget général de l’Etat, gestion 2010, pour rester fidèle au principe de traçabilité des finances publiques. Une recommandation des bailleurs de fonds.
Des recettes totales
Au 31 décembre 2010, les recettes totales de l’Etat se chiffrent à 294,4 milliards de FCFA pour une prévision de 267,6 milliards de FCFA au titre du programme FEC, soit un taux de réalisation de 110,0%, et 251,5 milliards de FCFA prévu au titre du budget de 2010 (117,1%). D’où une augmentation des recettes de 16,7% par rapport à la réalisation de 2009. Dans cette masse, les recettes fiscales budgétaires s’élèvent à 246,7 milliards de F CFA pour une prévision annuelle du programme FEC de 234,8 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 105,1% et une augmentation de 7,7% par rapport au niveau atteint en 2009.
Les recouvrements fiscaux de la Direction Générale des Impôts (DGI) ont atteint 113,5 milliards de FCFA (51,4 milliards de FCFA pour les impôts directs et 62,1 milliards de FCFA pour les impôts indirects) pour 105,8 milliards de FCFA prévu au titre du programme FEC et 99,6 milliards de FCFA au titre du budget, soit un taux d’exécution de 107,2% par rapport au programme et 113,8% par rapport au budget. Par rapport aux réalisations de 2009, on note une augmentation des recouvrements de la DGI de 7,3%. En 2010, les performances de la DGI s’expliquent par la situation économique du pays de plus en plus favorable, les mesures administratives prises par la Direction Générale des Impôts en matière de contrôle qui ont permis de réduire la fraude fiscale, les mesures législatives de réduction du taux de l’IRPP et de celui de l’IS votées par la Loi de Finance qui ont eu un effet sur le pouvoir d’achat du contribuable entrainant  une hausse des recettes en matière de la TVA, les mesures administratives prises en vue d’un meilleur suivi des recouvrements. Et la détection automatique et les relances régulières qui ont eu des effets positifs aussi bien sur les recouvrements de l’exercice en cours que ceux des exercices antérieurs, la prise en charge par l’Etat de la dépense fiscale relative à la TVA sur les marchés financés sur fonds extérieur.
Les contributions indirectes liquidées par l'Administration des Douanes se chiffrent à 133,2 milliards de FCFA pour 129,0 milliards de FCFA prévu par le programme FEC, soit un taux d’exécution de 103,3%. Par rapport à 2009, on note une augmentation de 8,0%. Par rapport au budget 2010, dont le montant prévu est de 125,1 milliards de FCFA, on note un taux de recouvrement de 106,5%. Ici, les performances de la Direction Générale de la Douane (DGD) s’expliquent par la bonne maîtrise de la valeur en douane des marchandises et la mise à la consommation d’importantes quantités de marchandises entreposées ; la maîtrise des exonérations accordées aux opérateurs économiques ; le contrôle de toute la chaîne de dédouanement par le logiciel SYDONIA + + qui a considérablement réduit les risques de fraude.
Composées essentiellement des produits des participations financières, des recettes des services, des revenus du domaine et de la redevance pour téléphonie mobile, les recettes non fiscales budgétaires s’élèvent à 46,3 milliards de FCFA pour 32,8 milliards de FCFA prévu au titre du programme FEC, soit un taux d’exécution de 141,2%. Par rapport au budget qui a prévu un montant de 26,8 milliards de FCFA le taux d’exécution se chiffre à 173,1%. La performance remarquable enregistrée en matière de recouvrement non fiscaux s’explique essentiellement par le niveau élevé des recettes non fiscales non ventilées qui ont atteint un montant de 15,9 milliards de FCFA  en 2010 (dont 4,6 milliards de FCFA au titre du produit des prélèvements pour l’apurement de la dette du secteur pétrolier, 6,1 milliards de FCFA au titre des produits de prospection pour le pétrole et 3,8 milliards de FCFA au titre des produits de gestion des engrais chimiques) pour 4,4 milliards de FCFA prévu au budget ; le fort taux d’exécution des recouvrements au titre des redevances sur "téléphonie mobile" qui a atteint 476,2% du budget avec une réalisation de 22,9 milliards de FCFA pour 4,8 milliards prévu au budget (7,1 milliards pour Togo cellulaire, 15,8 milliards pour Moov atlantique télécom et 0,11 milliards pour l’autorité de régulation du secteur des télécoms).
Enfin, les recettes non budgétaires composées essentiellement des recettes des comptes spéciaux ont atteint 1,4 milliards de FCFA, en baisse de 50,7% par rapport à 2009.
Des dépenses courantes et prêts nets
Les dépenses courantes et prêts nets au 31 décembre 2010 se chiffrent à 224,3 milliards de FCFA pour 245,3 milliards de FCFA prévu par le programme FEC, soit un taux d’exécution de 91,4%. Le montant prévu au titre du budget se chiffre à 232,6 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 96,4%. Par rapport à l’année 2009, on note une diminution de 4,2%.
Les dépenses courantes budgétaires ont connu un niveau d’exécution de 222,8 milliards de FCFA pour une prévision annuelle au titre du programme FEC de 234,2 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 95,1%. Prévues pour un montant de 232,6 milliards de FCFA par le budget de l’Etat, ces dépenses ont connu un taux de réalisation de 95,8% par rapport au budget. Elles comprennent : (i) des dépenses de personnel exécutées à 82,6 milliards de FCFA pour une prévision de 91,8 milliards de FCFA au titre du programme FEC, soit un taux d’exécution de 90,0%. Le taux d’exécution par rapport au montant prévu par le budget, dont la prévision s’élève à 83,7 milliards de FCFA, est de 98,7%. Par rapport à l’année 2009, on note une diminution de 12,4%. Le niveau d’exécution des dépenses de personnel peut s’expliquer par le non paiement en 2010 des salaires prévus pour les 1685 enseignants recrutés et les 500 nouveaux agents de la justice ; et la sous-exécution de la masse salariale prévue pour les militaires et les dépenses communes de personnel ; (ii) d’autres dépenses courantes de 125,1 milliards de FCFA pour une prévision de 126,6 milliards de FCFA au titre du programme FEC, soit un taux d‘exécution de 98,8%. Par rapport au montant prévu par le budget (135,8 milliards de FCFA), ce taux est de 92,2%. On note une augmentation de 1,4% par rapport au niveau atteint en 2009 ; (iii) des intérêts dus au titre de la dette publique d’un montant de 15,1 milliards de FCFA pour une prévision de 15,8 milliards de FCFA par le programme FEC, soit un taux d‘exécution de 95,3%. Le montant prévu par le budget se chiffre à 13,1milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 114,7%. Ces intérêts se repartissent comme suit : 10,1 milliards de FCFA dû au titre de la dette intérieure ; 5,0 milliards de FCFA dû au titre de la dette extérieure dont 0,1 milliard de FCFA dû au FMI et 4,9 milliards de FCFA dû aux autres créanciers.
Les dépenses courantes non budgétaires sont constituées essentiellement des dépenses des comptes spéciaux dont le montant se chiffre à 1,4 milliards.
Des dépenses d’investissement
Au 31 décembre 2010, les dépenses ordonnancées au titre des investissements se chiffrent à 117,9 milliards de FCFA pour 105,2 milliards de FCFA prévu par le programme FEC et 203,2 milliards de FCFA prévu par le budget. Les taux d’exécution par rapport à ces deux prévisions s’élèvent respectivement à 112,0% et 58,0%. On note une augmentation de 27,9% par rapport aux dépenses d’investissements de 2009.
Les dépenses d’investissement financées sur ressources externes, se chiffrent à 72,0 milliards de FCFA pour une prévision de 54,2 milliards de FCFA au titre du programme FEC, soit un taux d‘exécution de 132,8%. Il s’agit des dépenses effectuées sur emprunts (emprunts liés aux projets) s’élevant à 45,1 milliards de FCFA et les dépenses d’investissement effectuées sur dons (dons liés aux projets) d’un montant de 26,9 milliards de FCFA, pour des prévisions annuelles respectives de 27,0 et 27,2 milliards de FCFA au titre du programme FEC, soit des taux d’exécution respectifs de 167,2 % et 98,7%. Cependant, par rapport au budget 2010, on note des sous-exécutions respectives de 46,8 % et 48,4%.
Le montant total des dépenses d’investissement financées sur ressources internes se chiffre à 45,9 milliards de FCFA pour un montant prévu au titre du programme FEC de 51,0 milliards de FCFA (soit un taux d’exécution de 89,9%). Par rapport au montant prévu au budget qui est 51,2 milliards, le taux d’exécution s’élève à 89,5%.
Dépenses par secteur de pauvreté
Il s’agit des dépenses effectuées au profit de la santé, de la protection sociale et des diverses catégories d’enseignement.
Dépenses de personnel. Le montant total ordonnancé pour le secteur de pauvreté s’élève à 44,4 milliards de FCFA pour un montant annuel de 46,0 milliards de FCFA prévu au budget, soit un taux d’exécution de 97,0%.
Dépenses de fonctionnement. Elles sont ordonnancées à 8,6 milliards de FCFA pour un montant annuel de 9,7 milliards de FCFA prévu au budget, soit un taux d’exécution de 89,0%.
Dépenses de transfert. Le montant total ordonnancé se chiffre à 31,4 milliards de FCFA pour un montant annuel de 27,6 milliards de FCFA prévu au budget, soit un taux d’exécution de 114,0%.
Dépenses d’investissements sur ressources propres. En ordonnancement, elles se chiffrent à 3,6 milliards de FCFA pour un montant annuel de 4,2 milliards de FCFA prévu au budget, soit un taux d’exécution de 86,0%.
Opérations financières consolidées de l’Etat
Le montant total des recettes hors dons diminué des dépenses totales et prêts nets (y compris les dépenses d’investissements) hors dépenses courantes et d’investissement financées sur ressources externes et hors intérêts dus sur la dette publique donne un solde budgétaire primaire intérieur excédentaire de 39,4 milliards de FCFA pour une prévision annuelle déficitaire de 1,8 milliards de FCFA pour le FMI (critère quantitatif du programme FEC). Cette amélioration est due essentiellement à la bonne exécution des recettes non fiscales notamment les redevances sur "téléphonie mobile" (22,9 milliards de FCFA). Par ailleurs, ce solde budgétaire primaire intérieur excédentaire s’explique par les performances des régies financières et une maîtrise des dépenses publiques intérieures qui n’ont pas connu de dépassement.
Le solde global hors dons sur la base des ordonnancements est déficitaire de 47,7 milliards de FCFA.
L’ajustement base caisse fait ressortir des réductions nettes sur stock antérieur d’un montant de 21,9 milliards de FCFA. Les réductions brutes du Trésor au titre du stock antérieur s’élèvent à 43,6 milliards de FCFA et correspondent essentiellement à des paiements effectués en 2010 pendant la période complémentaire pour des dépenses prévues au budget 2009, ordonnancées et exécutées en 2009. Ces réductions se décomposent essentiellement comme suit : 6,8 milliards de FCFA au titre de l’apurement de la dette intérieure ; 18,4 milliards de FCFA au titre des paiements de la période complémentaire de la gestion 2009 ; 11,5 milliards de FCFA au titre de l’apurement de la dette vis-à-vis des sociétés pétrolières ; 5,0 milliards au titre de la compensation entre la dette de la CEET et de la SNPT envers la CEB et de la dette de la CEET vis-à-vis de l’Etat.
L’accumulation brute dont le montant se chiffre 20,9 milliards de FCFA correspond à des fonds en route payés en janvier et février 2011.
Le solde global base encaissements /décaissements présente un déficit de 69,6 milliards de FCFA. Ce qui correspond à un financement positif de 69,6 milliards de FCFA décomposé principalement comme suit : (i) un financement intérieur bancaire d’un montant de 14,4 milliards de F CFA pour une prévision annuelle de 24,1 milliards de FCFA au titre du programme FEC. Ce financement bancaire est composé essentiellement d’un tirage auprès du FMI au titre du programme, de 11,0 milliards de FCFA, d’une diminution nette des dépôts à la BCEAO de 9,5 milliards de FCFA, d’un remboursement des avances statutaires de 2,4 milliards de FCFA, d’un remboursement des avance nette aux banques commerciales de 0,2 milliard de FCFA et d’une augmentation nette des dépôts dans les banques commerciales de 3,5 milliards de FCFA ; (ii) un désengagement vis-à-vis du système non bancaire (financement intérieur non bancaire négatif) dont le montant s’élève à 24,5 milliards de FCFA. Il s’agit essentiellement de l’amortissement au titre des emprunts obligataires de 2006, 2007 et CEB 2010 (-10,8 milliards de FCFA), de la souscription du secteur non bancaire aux bons du trésor émis en novembre 2010 (15,6 milliards de FCFA), du remboursement au titre de la cession de la créance BTCI à Ecobank (-7,3 milliards de FCFA), du remboursement au titre de la titrisation des créances compromises de banques (-12,4 milliards de FCFA) et des déconsignation nettes pour un montant de -15,8 milliards de FCFA ; (iii) un financement extérieur net de 89,0 milliards de FCFA pour une prévision annuelle de 48,2 milliards de FCFA pour le programme FEC et 159,5 milliards de FCFA pour le budget. Il s’agit essentiellement des emprunts et dons et de l’amortissement au titre du principal de la dette extérieure qui se chiffre à 15,5 milliards de FCFA avec une accumulation de 2,4 milliards de FCFA dû essentiellement à des créanciers bilatéraux non membres du club de Paris tels que la chine, les fonds koweitiens et saoudiens, à l’OPEC fund et à la BEI avec lesquels les négociations sont en cours pour une annulation.

Des opérations financières consolidées de l’Etat en 2010, il en résulte un poste d’ajustement de -9,3 milliards FCFA correspondant, sauf erreurs ou omissions, à des dépenses non encore prises en compte dans le TOFE en raison du caractère quasi définitif des ordonnancements et de la balance du Trésor.

Le secteur du phosphate en pleine rénovation
Le site de Dagbati sera exploité à partir d’Avril prochain
Depuis 2008, le gouvernement togolais a entamé des réformes pour donner une bouffée d’oxygène au secteur du phosphate. Ces réformes  prévoient des investissements de plus 80 milliards de francs CFA pour renouveler l’outil de production, le renforcement des capacités humaines à tous les niveaux, une meilleure négociation des contrats à terme et une écoute plus attentive des préoccupations des collectivités locales. Et, pour ne plus répéter les erreurs du passé l’exécutif a désormais compris que «la confiance n’exclut pas le contrôle ». Ainsi, une délégation du ministère des mines et de l’énergie conduite par le ministre Dammipi Noupokou s’est redue le 12 mars sur les sites d’exploitation du phosphate pour l’évolution des travaux de réhabilitation des équipements.
Au total 40 milliards de Fcfa ont été investis entre 2009 et 2010 pour l’achat et la rénovation des outils à la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT). Sur la liste des équipements nouvellement acquis figuraient entre autre une sauterelle (d’une valeur de 1,3 milliard), une roue-pelle, trois dumpers, des bulldozer, un camion d’arrosage ainsi que des camions de service ou d’entretien. Aussi, est en cours de montage un convoyeur de 4800m de Hahoétoé jusqu’à Dagbati, une localité où l’extraction du phosphate (une réserve de 24 millions de tonne brut) débutera en avril prochain. «Ce convoyeur comprend quatre moteurs de 500Kw » a précisé M. d’Almeida Koudjo, Directeur des mines. 
Toutes ces actions permettront, à terme, de porter la production de 1,3 millions tonnes en 2011 à 2,5 millions de tonnes en 2012 et 3 millions tonnes en 2013. Et, pour accroître la valeur ajoutée de la filière phosphate redevenue performante, le gouvernement encouragera la création d’usines d’acide phosphorique et d’engrais d’ici à 2014.
«Nous accompagnerons les localités de la zone de production par la construction d’écoles, de centres de santé, le financement de projets agricoles » a expliqué le Directeur Général de la SNPT, M. Kézié Abalo Michel
Vital pour l'économie togolaise, le secteur du phosphate est en cours de redressement depuis environ 3 ans. 
le phosphate togolais (quatrième sur le plan mondial) est le premier produit d'exportation du Togo et il représente 40% des recettes. Mais la production s'est effondrée ces dernières années. Elle est passée de plus de 5 millions de tonnes en 1997 à environ 800.000 en 2007. Entre 2008 et 2009, la production annuelle tournait autour de 800.000 et 900.000 tonnes.
Sur fond de mauvaise gestion,  la saga du phosphate a démarré dans les années 1952. Cinq années plus tard, l'extraction et la commercialisation sont confiées à la Compagnie togolaise des mines du Bénin (CTMB), une société dont l'Etat détient alors 35% du capital. En 1974, la CTMB est nationalisée avec la création de l'OTP (Office togolais des phosphates).
Secoué par la faillite, l'OTP doit ouvrir son capital à des partenaires étrangers plus précisément les tunisiens en 2002, et devient l'IFG-Togo. Cette société est à son tour dissoute en mai 2007  pour donner naissance à la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT).

Culture
Vient de paraître
Une comédie sous les tropiques, par Robert Dussey
Restant dans son rêve d’une Afrique qui doit marcher et jouant dans le registre de critiquer tous les tares possibles et toutes formes de déviations qui retardent le continent dans son progrès vers plus de prospérité matérielle et de liberté pour tous, Robert Dussey vient de faire un paraître son premier roman, Une comédie sous les tropiques.
Edité par L’Harmattan, Un tyran à Korodou  relate l’histoire d’un despote d’opérette, un jeune militaire au destin exceptionnel, qui à la faveur d’un coup d’Etat prend le pouvoir à Korodou, un pays imaginaire mais que le lecteur situerait bien évidemment en Afrique.
Dans ce roman, l’ubuesque militaire vient  livrer quotidiennement son show à la télé. Les lecteurs guinéens se rappelleront leur très cher président-capitaine Daddis Camara,  l’intendant militaire qui a pris le pouvoir à la mort du général Lansana Conté et qui, à la tête d’une armée devenue une horde brigands, a fait trembler la Guinée dans une folie meurtrière, logiquement et heureusement terminée par une balle divine guidée par la main du destin.
Mais on peut voir s’imaginer l’homme fort du Venezuela, le bolivarien populiste chef d’Etat  Hugo Chavez, qui s’illustre aussi  dans le registre du show télévisé, dans un environnement qui lui est de plus en plus hostile.
Robert Dussey a écrit plusieurs livres. Il est notamment auteur d’un essai : L’Afrique malade de ses dirigeants (Editions Picolec 2008). Un essai, l’actualité dans le Maghreb  lui en venant en soutien, démontre combien de fois, l’incompétence,  la voracité et la médiocrité au pouvoir, ont  détruit l’image de  l’Afrique.
Le livre sera disponible en librairie dans les prochaines semaines.
Fervent catholique, membre de la Communauté de San’t Egidio, fin diplomate reconnu pour son travail pour le rayonnement du Togo sur le plan mondial, Robert Dussey est conseiller  diplomatique depuis 2005 du chef  de l’Etat Faure Gnassingbé. Enseignant de philosophie à l’Université de Lomé, très cependant, M. Dussey est  kantien et un  panafricaniste convaincu.
Robert Dussey, Une comédie sous les tropiques, Editions L’Harmattan (Collection Ecrire l’Afrique) 23,50€

Musique
CONCERT  de Jey-Liba ce vendredi 18 mars au CCF
Jey-Liba, signifiant "Grand Griot" est un duo de deux jeunes artistes, Ben et Bill, originaires de Dapaong, au Nord du Togo. Depuis 2006 et leur premier album, "Dunia", Jey-Liba se produit sur la scène togolaise à la rencontre d'un public de plus en plus nombreux. Leur musique prend de l'ampleur sur leur dernier album, "Vision", sorti en 2010. Aux influences rap originelles se mêlent des morceaux de variété et de reggae, entre sonorités traditionnelles et influences ivoiriennes, conférant à leur album une dimension internationale.
Petite salle
Adhérent : 500 Fcfa / Non-adhérent : 1000 Fcfa
 
 

© L’Union N° 377 du 15 mars 2011                 
 
 
 

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