Tous les partis ont leur contrat de confiance

26/11/2010
 Tous les partis ont leur contrat de confiance

L’UFC a bien fait signer à tous ses candidats aux législatives de 2007 un « contrat de confiance » qui stipule qu’en cas de transhumance politique, ils devront démissionner de leur fonction à l’Assemblée. Ce qui s’est donc produit il y a quelques jours avec la démission de 9 députés ex-UFC n’a rien d’extravagant. D’ailleurs, souligne L’Union paru lundi, tous les partis, dont le CAR et le RPT, ont demandé à leurs candidats de remplir un document similaire, sorte d’engagement moral.

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
Fabre et «ses voyous»
N’en voulez à personne ! L’expression « voyous » attribuée aujourd’hui aux acolytes de Fabre sort de son propre camp. On a l’habitude de dire chez nous que dans "la cour du Roi, cohabitent toutes les catégories humaines" ; les sérieux, les travailleurs, les nonchalants, les voleurs, les fous, les bagarreurs. Bref, les bonnes graines et les mauvaises. Chacun y joue sa partition selon sa compétence. En tout cas pour la survie du Royaume.
Sur Zéphyr Fm, lundi dernier, l’honorable député pétri de tous les respects dignes de son rang, ancien premier vice-président de l’Union des forces de changement (Ufc), actuel (toujours) premier vice-président de l’Alliance nationale pour le changement (Anc), Patrick Lawson a instruit les populations de leurs bonnes intentions démocratiques en ces termes : « Nous avons été élus par la population et il faut qu’en fin de mandat nous puissions lui rendre compte. Nous espérons que les gens ne nous provoqueront plus et si c’est encore le cas nous leur disons que nous sommes des voyous en cravate qui peuvent laisser leur cravate au vestiaire pour redevenir voyous.» Quelle audace ? « Ce courage politique est hors-pair. » s’est exclamé un concitoyen surpris par la phrase, franchement, fracassante. En tout cas, ce n’est pas donné à n’importe quel homme politique de dévoiler publiquement sa vraie nature. Car, dit-on "la politique est un jeu sale…de gros et horribles mensonges."
En parlant ainsi, l’ex-député –ils viennent d’être exclus de l’Assemblée Nationale par une décision de la Cour Constitutionnelle lundi dernier- Patrick Lawson reste dans une logique d’affrontement, jusque-là politique, contre son ancien mentor Gilchrist Olympio et le Rpt de Faure Gnassingbé. Il ne conçoit pas le fonctionnement de l’alliance Rpt-Ufc dont les manœuvres politiques créent de sérieux ennuis à leur nouvelle très populiste formation politique. Il sentait venir leur exclusion du parlement. Et il s’est mis en pôle position pour mettre la pression. Malheureusement "la machine était trop huilée pour reculer." Comme l’a dit un confrère.
Depuis que le parti de Fo Gil a commencé par brandir des lettres d’engagement pris par ses ouailles qui sont rentrés en rébellion contre lui, le taux d’adrénaline a traversé le baromètre. Dans le camp de Jean-Pierre Fabre, personne n’arrive à se retenir ; on accuse, on menace, on provoque, on injurie. Le numéro 3 trois de l’Anc, l’ex-député, Isabelle Améganvi, parlant de son ancien idole : "M. Gilchrist Olympio a plus que changé. Il s’est mué en une boule de rage morbide, de méchanceté incompréhensible et de haine implacable. Il a définitivement proscrit de son comportement la crainte de Dieu, la mesure, la tolérance, la pitié, l’amour de l’autre, le pardon, le souvenir des sacrifices incomparables consentis ensemble pour lui par les Togolais au prix de leur vie, sacrifiant sur l’autel d’un égoïsme démesuré les maigres acquis conquis de haute lutte par tout un peuple." a-t-elle avancé.
Le pire cas des mécontentements est venu de l’ex-député Ouro-Akpo Tchagnao qui s’est rué sur le Président de l’Assemblée nationale Abass Bonfoh pour une partie de boxe lorsque ce dernier a donné lecture de sa lettre de démission de son ancien parti. "Comportement de bandit", "conduite de malappris", "scène de voyoucratie"…ont réagi plusieurs milieux. Sauf qu’ils ne savaient pas que ce sont "les voyous de Fabre" en action. Sans rancunes !

Affaire des ex-députés UFC
L’UFC menace de brandir les autres lettres de démission en cas d’infidélité
Les choses se clarifient chaque jour dans le feuilleton UFC-ANC autour des sièges à l’Assemblée nationale. Actuellement, c’est la foire aux interrogations, récriminations, insultes et commentaires, après la confirmation par la Cour constitutionnelle de la démission des neuf (9) députés élus sur les listes de l’Union des forces de changement (UFC) en octobre 2007 : Bruce Ahli Komla, Ameganvi Manavi Isabelle Djigbodi, Lawson Boévi Pé Patrick, Fabre Jean-Pierre, Atakpamey Kodjo Thomas-Norbert, Ouro-Akpo Tchagnaou, Attikpa Akakpo, Manti Kwami et Keteglo Yao Victor.
Dans notre dernière parution, nous faisions écho d’un nouvel engagement qui aurait guidé l’action de Gilchrist Olympio et l’état-major de l’UFC à introduire des démissions auprès de l’Assemblée nationale. Aux dernières nouvelles, ce nouvel acte de Jean-Pierre Fabre & Cie ne viendrait qu’entériner voire confirmer l’engagement de 2007 qui ne saurait être frappé de nullité.
En réalité, il se confirme que tout est parti du fameux pacte de 2007 pris par les candidats de l’UFC. Il s’agit d’une lettre écrite par tous les candidats et adressée au président de l’Assemblée nationale, mais non datée compte tenu du fait que, au moment de sa rédaction, on ne connaissait ni le président de l’Assemblée nationale ni la date à laquelle elle pourrait produire ses effets. La seule condition pour faire jouer la lettre étant de ne plus appartenir à son parti de départ, au moment d’être élu député. Individuellement établies, ces lettres sont détenues par le président du parti. Celui-là qui reste le principal pourvoyeur de fonds du parti. « Chez nous, au CAR (ndlr : Comité d’action pour le renouveau), je vous dis que nous avions pris le même engagement. Me Agboyibo a ces lettres aujourd’hui. Si la situation se produit, il pourra facilement les sortir », confie un membre du parti, aujourd’hui député. Ce n’est pas forcément le député lui-même qui doit l’introduire au président de l’Assemblée qui la communique au président de la Cour constitutionnelle. Peu importe. A cela s’ajoute l’engagement de céder sa place sur la même liste à un autre candidat qui aura obtenu plus de voix dans son district. Et à un député du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) de lâcher au téléphone : « au RPT, nous avions aussi pris des engagements pour ne pas quitter le parti en plein mandat à l’Assemblée nationale ».
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’en attendant d’intégrer la clause d’interdiction de la transhumance politique dans les textes électoraux au Togo, des partis ont déjà pris la mesure de la chose par de tels engagements.
Au Ghana et ailleurs, avant même de quitter en pleine législature le parti sous la bannière duquel on est élu, on est conscient de la perte automatique de son titre de député. Sans protocole. Et c’est ici qu’il faut critiquer les partis parlementaires pour ne pas vouloir avouer publiquement une telle initiative. Au CAR, à l’heure actuelle, on joue à l’équilibrisme pour ne pas trop donner l’impression d’abandonner, en pleine mésaventure, les neuf députés remplacés par la décision du juge constitutionnel. Le président Apévon Dodji choisit de voir une éventuelle manœuvre entre l’UFC et le RPT pour modifier la loi fondamentale. Les démissionnaires, eux, préfèrent jouer sur l’approche épidermique et le manque d’information et de culture politique de la population pour se passer pour les éternelles victimes devant l’accord politique UFC-RPT. Hypocrisie des politiques et manipulation des populations.
« La première vertu d’un parti politique est de respecter les engagements », finit par lancer Jean Kissi, Secrétaire national du CAR. Pourquoi avoir pris une voie qu’on sait non prévue par la Constitution, stricto sensu.
Aujourd’hui, les informations font savoir que, dans les rangs des nouveaux députés désignés par la Cour constitutionnelle, il y a trois élus qui sont identifiés comme fidèles à l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre. Ils s’y retrouvent par le seul jeu de l’article 192 du Code électoral : « chaque liste comporte le double du nombre de sièges à pourvoir par circonscription électorale. Les candidats sont déclarés élus selon l’ordre de présentation sur la liste. En cas de démission, de décès ou d’acceptation d’une fonction déclarée incompatible avec la fonction de députés, les sièges vacants sont occupés selon l’ordre de présentation aux électeurs ». D’où l’obligation pour les neuf remplaçants de définir leur angle de vision politique : UFC et/ou ANC.
Et comme l’ANC ne peut être facilement admis à l’Assemblée en pleine législature, le parti de Gilchrist Olympio lance son ultimatum depuis ce 23 novembre : « Maintenant, les meneurs des voyous ont été renvoyés de l’Assemblée Nationale pour cause de parjure et de voyoucratie, en attendant que les autres voyous qui les avaient suivis retrouvent le chemin de la sagesse, de peur de subir le même sort ». C’est-à-dire au lendemain de l’arrêt du juge de contrôle de la constitutionnalité des lois. Tout calcul fait, après les 9 ex-députés de l’UFC, les 11 autres sur les 20 qui avaient affiché leur ralliement au camp Fabre courent le risque de voir sortir la lettre de démission qu’ils avaient déjà préparée pour convenance politique. Il suffira juste que le président de l’UFC –sans cesse humilié depuis le 17 avril 2010 au meeting de la plage de Lomé– en décide ainsi.
Finalement, à défaut de trouver sur les listes UFC des députés qui ne sont pas décidés à quitter les rangs, l’Autorité devra tenir des législatives partielles pour assumer les presque deux ans qui restent à boucler. D’ici là, les colossales indemnités et autres avantages liés à la fonction parlementaire peuvent davantage tourner la tête pour ne pas bouder la belle offre sonnante (au moins 800.000 francs Cfa par mois).

Répartition du patrimoine national
Les Plateaux, 1ère région pour sa quantité en routes et pistes
En adoptant la semaine dernière sa politique routière quinquennale, le Togo vise la préservation du patrimoine existant à travers l’entretien du réseau, l’augmentation des capacités institutionnelles et techniques dans le secteur, la construction/reconstruction, la réhabilitation des routes nationales et des routes inter-Etats. Selon le document, le réseau routier classé et non classé est fait d’environ 1731,9 km de routes nationales revêtues, 1355 km de routes nationales non revêtues, 892,1 km de pistes rurales classées et 5910 km de pistes rurales non classées, toutes en terres, et 1783 km de voiries urbaines.
Quantitativement, la région des Plateaux arrive en tête avec en tout 4246,8 km répartis en 527,7 km de routes nationales revêtues, 337,6 km de routes nationales non revêtues, 180 km de pistes rurales classées, 2930,8 km de pistes rurales non classées et 270,7 km de voiries urbaines. S’en suivent, dans l’ordre et par la même chronologie des types de routes, la Maritime avec 2551,36 km (373,7 km + 267,6 km + 209 km + 645 km + 1056,06 km), la Kara avec 2070,77 km (300 km + 375,9 km + 309,3 km + 884,4 km + 201,17 km), la Centrale cumulant 1479,61 km (347,5 km + 88,3 km + 171,8 km + 721,85 km + 150,16 km). Les Savanes restent le parent pauvre en ne disposant que de 1323,46 km subdivisés en 183 km + 285,6 km + 22 km + 727,95 km + 104,91 km. Soit un total national de 11672 km. Ainsi, en pourcentage du patrimoine national, la Maritime, les Plateaux, la Centrale, la Kara et les Savanes se taillent respectivement 21,90%, 36,40%, 12,70%, 17,70% et 11,30%. La longueur totale du réseau routier interurbain est officiellement estimée à 3086,9 km dont environ 56,1% de routes revêtues et environ 43,9% de routes non revêtues.
Généralement, il est admis que le Togo est mieux servi en routes que ses voisins de la sous-région, sur le plan quantitatif. Et en termes de ratio, on fixe la barre à environ 19 km pour 10.000 habitants. C’est au plan qualitatif que le contraste naît. N’empêche ! L’Autorité fait jouer les deux tableaux. Parlant de la desserte, la région des Plateaux est la mieux desservie, quantitativement et qualitativement, obtenant 36% du réseau total et 30% des routes nationales revêtues. En dernière position, les Savanes avec 11% des routes nationales revêtues.

Après les études réalisées
Un besoin de plus de 256 milliards FCfa pour faire 830 km de routes
Les données sont fournies par la Direction générale des travaux publics. Sur la ligne de départ pour rechercher la mirobolante enveloppe de 344,97 millions d’euros, soit 256,64 milliards de francs Cfa, que de potentiels bailleurs de fonds et institutions bancaires internationales : BAD, BADEA, BOAD et UE. Ainsi la Banque africaine de développement (BAD) est attendue pour soutenir les axes Atakpamé-Blitta et Blitta-Sokodé-Kara, sur la nationale n°1, respectivement longs de 102 km et 155 km. Le tout à hauteur de 75,32 milliards de francs Cfa. Dans les deux cas, il est prévu une réhabilitation et un renforcement de la partie en mauvais état de la route bitumée.
Quant à la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), elle est sentie sur deux fronts pour des travaux d’aménagement/bitumage et réhabilitation/renforcement de la route nationale en terre en très mauvais état. Il s’agit des tronçons Kpalimé-Atakpamé sur 102 km et Pya Hodo-Tcharè-Lassa bas plus la bretelle Soumdina (26 km).
Alors que la Banque devra prendre seule les 31 milliards de francs du premier tronçon, elle se mettra à deux avec la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour financer les 8 milliards de francs Cfa du second tronçon.
La même BOAD va combiner, cette fois-ci, avec l’Union européenne (UE) pour connecter Dapaong-Naki Est-Borgou-Mandouri plus Mango-Borgou (142 km) et Tsévié-Tabligbo-Aného plus Lomé-Vogan-Anfoin (148 km). Respectivement pour 37,69 milliards de francs et 31,1 milliards de francs. Les travaux prévus sont l’aménagement/bitumage et réhabilitation/renforcement.
Pendant ce temps, des travaux similaires sur Témédja-Badou-Frontière Ghana (103 km), Pya-Kouméa-Siou + Pagouda-Siou-Niamtougou + Tsévié-Kévé-Zolo (98 km) et Sarakawa-Kantè (56 km) n’ont pas de preneur dans le viseur. Pour le moment. Il faudra décrocher en tout 73,53 milliards de francs pour la cause.
Parallèlement, beaucoup de projets sont en cours d’exécution. On y citera l’aménagement et le bitumage de Dapaong-Ponio-Frontière Burkina, de Bassar-Kabou, de Kabou-Guérin Kouka, de Guérin Kouka-Katchamba, de la voie de contournement de Lomé, de Notsè-Tohoun, la réhabilitation et la modernisation de Rond point Port-Avépozo, d’Aného-Sanvee Condji. Ici, les projets ont bénéficié d’un financement d’environ 171,88 milliards de francs Cfa.
Rappelons que les programmes indicatifs du 9ème et du 10ème Fonds européen de développement (FED) de l’UE en matière d’infrastructures de transport routier prévoient une contribution d’environ 32 millions d’euros pour les travaux d’aménagement et de bitumage de près de 90 km, 6 millions d’euros pour l’entretien périodique de près de 200 km et 1,2 millions d’euros pour les études de près de 457 km.

Prix Abdoulaye Fadiga initié par la BCEAO, édition 2010
Les Sénégalais Mamadou Sarr et Cheikh Tidiane Ndiaye primés
La cérémonie de remise de la récompense s’est tenue à Dakar ce 24 novembre et suivie par visioconférence dans les huit agences nationales de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Au bout du parcours de plus d’un an, le duo d’universitaires sénégalais Mamadou Felwine Sarr et Cheikh Tidiane Ndiaye est choisi pour la recherche intitulée « (A)symétrie et convergence des politiques et chocs budgétaires en Zone UEMOA ». A la succession du Nigérien Oumarou Ary Tanimoune qui remportait la 1ère édition de 2008 pour le travail « Performances bancaires dans l’UEMOA : les effets « taille » et « structure actionnariale » sont-ils pertinents ? ». Le chef-d’œuvre des Sénégalais s'appuie sur des techniques quantitatives rigoureuses pour analyser la convergence nominale des variables budgétaires et la transmission des chocs, notamment budgétaires dans l'UEMOA, ainsi que les relations entre les différents chocs budgétaires nationaux.
« Dans une Union Monétaire telle que la nôtre, avec des politiques budgétaires nationales, la convergence des variables budgétaires est d'autant plus indispensable qu'elle facilite la définition et la mise en œuvre d'un policy-mix, c'est-à-dire une combinaison des politiques budgétaires et monétaire, favorable à la croissance et à l'emploi », renchérit à juste titre l’actuel Gouverneur Philippe-Henri Dacoury-Tabley à la clôture de la cérémonie.
« Au-delà du Prix, c'est le développement d'une coopération fructueuse et mutuellement bénéfique entre la BCEAO et les Universités et Centres de recherche qui constitue l'objectif de l'Institut d'émission, dans la quête d'un apport conséquent de la recherche au service de la prise de décisions en matière de politique économique, monétaire et financière », ajoute-t-il. Et d’annoncer que la date de lancement de l'édition 2012 est pour bientôt. Laquelle édition (la 3ème du genre) coïncide avec le 50ème anniversaire de la Banque Centrale.
L’édition 2010 du Prix Abdoulaye Fadiga pour la promotion de la recherche économique était lancée le 9 juin 2009 à Lomé. A la date limite de réception des candidatures le 31 mars 2010, douze articles étaient enregistrés. Lesquels ont fait l’objet d’examen et d’évaluation en août par un Comité de Présélection mis en place par le Gouverneur de la Banque Centrale. Quatre articles avaient été retenus et soumis aux membres du Comité de Lecture présidé par Aké N'Gbo, Président de l'Université de Cocody (Abidjan). Réuni le 6 septembre dernier, à l’effet de délibérer sur les quatre articles, ce Comité en retenait finalement deux pour soumission au Jury du Prix. Et ce à la suite d’une procédure en deux étapes : appréciations et notations des articles suivant les critères de la pertinence du thème, la qualité de la revue de littérature, la méthodologie et l'interprétation des résultats ; échange sur les appréciations respectives et classement définitif des articles. Le lauréat est choisi le 18 octobre au siège de la BCEAO par le Jury. Le tout dans un anonymat total jusqu’à la fin. L’important étant de garder les critères scientifiques rigoureux.
Tous les deux ans, le Prix Abdoulaye Fadiga pour la promotion de la recherche économique récompense des jeunes chercheurs dont les travaux, particulièrement remarquables, auront apporté un éclairage nouveau sur la politique monétaire ou les politiques économiques des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). D’une valeur de dix millions de francs Cfa, ce Prix met en challenge des ressortissants de l’UEMOA, âgés d’au moins 45 ans et bien que résidents hors zone (ndlr : le lauréat de 2008 réside au Canada alors que l’un des deux de l’édition 2010 est en France). Le travail de recherche doit être original et porter sur un sujet d’ordre économique, monétaire ou financier et présentant un intérêt scientifique avéré. En somme, promouvoir la production de travaux de qualité au sein de la sous-région.
En dénommant le Prix de la BCEAO « Prix Abdoulaye Fadiga », le Gouverneur Dacoury-Tabley a voulu honorer le 1er Gouverneur de l’institution bancaire. Abdoulaye Fadiga est nommé le décembre 1974 par le Conseil des ministres de l’UMOA. Il s’est attelé à sa tâche, notamment la réorganisation générale de la Banque, l’africanisation de son personnel, le transfert de son siège à Dakar et l’application d’un régime transitoire relatif aux modalités et conditions de crédit avant l’adoption de nouvelles règles par l’Union en mai 1975. Avant de décéder le 11 octobre 1988, le Gouverneur Fadiga décida la création du Centre ouest africain de formation et d’études bancaires (COFEB) en octobre 1977 à Dakar. De la 1ère promotion (1977-1979) à la 32ème (2009-2010), le COFEB a formé, au titre du cycle long, 1.378 cadres, dont 393 pour la Banque centrale, 34 pour les autres banques centrales, 702 pour les administrations publiques nationales, 240 pour les banques et établissements financiers et 9 pour d’autres structures privées. Aujourd’hui, les actions de la BCEAO vont au-delà de l’économique pour embrasser la science et la technologie.

Pour réduire la mortalité due à la rougeole au Togo
881 000 enfants à vacciner en une semaine
Dans le but d’abaisser davantage le taux de mortalité liée à la rougeole au Togo, les autorités sanitaires se sont lancées, à compter de mardi, dans une campagne de suivi-vaccination des enfants sur l’ensemble du pays. Quelque 881 000 enfants âgés de 9 à 47 mois seront ainsi vaccinés, du 23 au 29 novembre 2010, contre la rougeole. A l’opération seront associées le déparasitage à l’Albendazole de 881 000 autres enfants âgés de 12 à 59 mois, et la supplémentation en vitamine A à plus d’un million de ces enfants qui ont entre 6 et 59 mois.
En rappel, le Togo, d’après les autorités sanitaires, a déjà organisé avec succès trois campagnes nationales de vaccination – une de rattrapage et deux de suivi –, en 2001, 2004 et 2007, dans le cadre du contrôle accéléré de la rougeole. Elles ont porté, de 47% en 2001 à 84% en 2009, la couverture vaccinale chez les enfants de moins d’un an, et permis de réduire considérablement la mortalité liée à la rougeole de plus de 94%. Selon les sources de la Division épidémiologie du ministère togolais de la Santé, citées par Chine Nouvelle, aucun décès lié à la rougeole n’est déclaré au Togo depuis 2003. Cependant, des flambées épidémiques sont encore enregistrés par endroits, notamment dans le Kpendjal (extrême nord), Sotouboua (centre) et Est-Mono (sud est) après la dernière campagne de vaccination en 2007.
L’organisation de la présente campagne de suivi, la troisième du genre, couplée à l’administration de la vitamine A et de l’Albendazole, viendra renforcer l’impact des précédentes, explique-t-on. Au finish, la campagne «vise à améliorer de manière significative la survie et le développement de l’enfant». Elle s’inscrit, du coup, dans le cadre des réalisations vers l’atteinte des points 4 & 5 des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD4 et OMD5) qui nécessitent la réduction du nombre de cas de décès liés aux maladies évitables par la vaccination notamment ceux liés à la rougeole, une des cinq premières causes de morbidité et de mortalité du jeune enfant au Togo.
Connaître la rougeole
La rougeole est une infection respiratoire hautement contagieuse due à un virus appelé virus morbilleux. La mortalité liée à cette maladie est très élevée chez les enfants de moins de cinq ans et peut atteindre jusqu’à 20% chez les nourrissons de moins d’un an. Les enfants qui contractent la rougeole risquent de souffrir d’invalidités durables, de lésions cérébrales et de cécité par exemple. Ce virus, dont l’homme est le seul hôte, se transmet par voie directe : par propagation des gouttelettes ou par contact direct avec les sécrétions du nez ou de la gorge de personnes infectées (lors de toux, d’éternuements du sujet atteint). La transmission par voie indirecte (objets touchés par les personnes infectées) est rare. Ceci est dû à la faible survie du virus en dehors de l’hôte.
Le temps d’incubation du virus est de 8 à 13 jours (temps entre l’infection et la déclaration de la maladie), toutefois certaines sources parlent également de 21 jours. On peut donc être porteur du virus et le transmettre sans le savoir. Ses signes caractéristiques sont : la fièvre, très élevée, se déclarant brutalement, la rhinite avec écoulement, la conjonctivite, la toux, le visage bouffi, l’intérieur de la bouche présentant des points blanchâtres, une éruption cutanée, sous forme de plaques rouges surélevées 3 à 4 jours après les premiers symptômes, commençant derrière les oreilles et gagnant le visage et le tronc.
En raison de sa très forte transmissibilité et de sa grande probabilité de provoquer des épidémies de rougeole, il existe un vaccin contre la rougeole. C’est un vaccin combiné, actif contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, qui sont toutes trois des maladies infantiles : le vaccin ROR. Par contre, estiment les spécialistes, une fois la maladie contractée, elle confère au malade une immunité à vie. Il est donc très rare que cette personne retombe malade de la rougeole. Le vaccin permet également d’obtenir l’immunité.
La rougeole reste au niveau mondial la principale cause de mortalité due à des maladies évitables par la vaccination. Près de 40% des 1,4 millions décès annuels sont dus à des maladies évitables par la vaccination. Avant 2001, année de lancement de l’Initiative mondiale de lutte contre la rougeole, le Togo connaissait chaque année de grandes flambées épidémiques de rougeole, conséquences de la faible couverture vaccinale en VAR qui était toujours en dessous de 50%.
Cette année encore, les partenaires du Système des Nations Unies au Togo, notamment l’UNICEF et l’OMS, se sont engagés au coté du gouvernement pour organiser cette campagne, qui est une des étapes essentielles vers la réduction de la mortalité infanto juvénile. Le coût global de l’opération – qui englobe l’achat de vaccin anti-rougeoleux, de la vitamine A et de l’Albendazole et les opérations de distribution des intrants, l’achat du carburant, la supervision, la collation des équipes et la mobilisation sociale – est estimé à 413 millions de francs Cfa.
Besoins de liquidités dans l’UMOA
Le Togo injecte 5,6 milliards Cfa sur le marché
Les banques et établissements de crédit du Togo viennent d’injecter un total de 5,6 milliards de francs Cfa sur le marché de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa). Ils répondaient alors à un appel d’offres de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) qui a procédé, valeur 22 novembre 2010, à une injection de liquidités d'un montant de 140.000 millions de FCFA, dans le cadre de ses adjudications régionales hebdomadaires. A l’appel d’offres précédent, il y a tout juste une semaine, les établissements du Togo n’avaient injecté que 2 milliards de francs.
L'opération a enregistré des soumissions de 18 établissements de crédit provenant de 7 places de l'Union monétaire ouest africaine, à l’exception de la Guinée-Bissau. Entre autres, pour la présente opération, les établissements de crédit du Burkina Faso (54,524 milliards de francs), du Bénin (43,469 milliards de francs), du Sénégal (20,471 milliards) et du Mali (10,630 milliards) ont le plus soumissionné à l’appel d’offres international de la Banque centrale. Cette opération arrive à échéance le 28 novembre 2010.
Le taux marginal et le taux moyen pondéré issus de l'adjudication se sont fixés respectivement à 3,5000% et 3,5155% contre 3,4700% et 3,5116% lors de la précédente adjudication. Tenant compte de l'évolution prévisible de la liquidité bancaire, la Banque Centrale décide de lancer une nouvelle opération d'injection de liquidités sur le guichet des appels d'offres à une semaine à taux variables, d'un montant maximum porté à 160.000 millions de FCFA, avec comme date de valeur le 29 novembre 2010. Cette opération est assortie d'un taux minimum de soumission de 3,25%.

Au niveau national
9,45 milliards Cfa de prêts à la mi-novembre
Sur le marché interbancaire de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa), les opérations enregistrées par les banques togolaises ont atteint 9,450 milliards de francs Cfa de prêts, tandis qu’aucun emprunt n’a été contracté au cours de la période du 10 au 15 novembre 2010, a indiqué la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao). Un des plus hauts niveaux atteints par ces genres d’opérations au niveau local, constate L’UNION. Avant le Togo, seuls le Mali avec 14,00 milliards de francs de prêts et 4,50 milliards d’emprunts, et le Sénégal (13,50 milliards, 7,50 milliards) ont enregistré des opérations aussi élevées.
Le total des opérations dans la même période dans l’espace Umoa est monté à 36,950 milliards de francs de prêts, et autant d’emprunts. Avec un total d’emprunts de 22,950 milliards de francs, sans prêts pour la Côte d’Ivoire. Le Burkina Faso, la Guinée-Bissau et la place Niger n’ont pas enregistré d’opérations. Alors que le Bénin n’a enregistré que 2,00 milliards de francs d’emprunts. Le taux moyen pondéré était fixé à 3,10%, le taux minimum à 2,00%. Et le taux maximum à 5,50%.

Conférence interministérielle sur l’environnement
Le Togo opte pour une bonne gestion environnementale
Le directeur du Bureau du ministre togolais de l'Environnement, Essowe Ouro-Djeri a déclaré le 23 novembre à Luanda que le continent africain a besoin de politiques visionnaires dans tous les secteurs liés á la santé et à l'environnement, soulignant que le Togo a décidé de faire une gestion environnementale, en évitant l'abat d'arbres et des forêts et de lutter contre les érosions.
Le Maroc, de son côté à adopter des politiques pour éviter les foyers de résidus dans les rues. Le Directeur national de l'Energie, Mines, Eaux et de l'Environnement du Maroc, Abderrahmane Bouazza a souligné que son pays a signé une charte nationale, créé le Conseil National d'Environnement et élaboré les lois dans ce domaine.
Il existe également une stratégie nationale sur la protection de l'environnement, assurée par divers départements, et ont été publiés des pamphlets relatifs à l'étude sur l'impact à l'Environnement.
Selon le gouvernant marocain, après la signature de la Déclaration de Libreville, la vie a totalement changé au Maroc, il n'y a pas d'ordures dans les villes, car elles sont contrôlées, les cas de maladies liées à l'environnement ont diminué, parce qu'il y a la gestion environnementale et le recyclage des résidus est confiée au secteur privé, sous le contrôle de l'Etat qui subsidie.
La seconde Conférence de quatre jours sur la Santé et l'Environnement en Afrique a pour objectif d'attirer l'attention pour la gestion environnementale et la santé des personnes. Elle est organisée conjointement par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Programme des Nations Unies pour l'Environnement et par le gouvernement angolais.
Le premier forum s'est déroulé en août 2008, à Libreville, au Gabon, où les représentants de 52 pays africains se sont engagés à mettre en action les 11 points retenus comme prioritaires pour affronter les défis relatifs á la santé et à l'environnement.

Société
Quand la dot est menacée par la surenchère
La dot est une vieille tradition africaine qui est encore pratiquée aujourd’hui et comme c’était le cas il y a des siècles. La famille du marié et de la mariée engagés dans ce procédé serait scandalisée à l’idée de ne pas adhérer à cette coutume. La dot est devenue une institution. La tradition en a fait une prestation matrimoniale et les cérémonies d’épousailles y trouvent leur éclat. Le phénomène a une importance sociale au Togo et dans certains pays de la sous région. Doter sa femme est un devoir. 
Mais la pratique «dotale» observée n’est pas universelle. Si sous d’autres cieux, la dot est payée par le père de la mariée à son gendre ou à sa famille, chez nous, le don de biens est plutôt à la charge du gendre et de sa famille. Le regard de la société est parfois impitoyable face au mari rebelle à la dot. Tout retard dans le geste de bon procédé peut même immerger la belle famille dans la révolte et le dédain pour le gendre. La fille, épouse du mari récalcitrant est exposée à toutes formes de représailles, même celles échappant à la science. On ne badine pas avec la dot. Bien de familles en font une exigence non négociable. La nation approuve les excès. Elle en est même remuée dans ses profondeurs.
La dot n’est pas en soi un mal. Faire don à celle qu’on désire épouser et à sa famille devrait en principe favoriser le rapprochement et la naissance partagée de bons sentiments.
Mais seule la sobriété donne à la dot son sens moral. Malheureusement, ce qui devrait être une cérémonie de bon sens prend l’allure de spoliation du gendre. Les revendications dotales sont parfois si effrayantes qu’elles provoquent la dépression de l’amoureux. La mode veut que certaines belles familles exigent pour leurs filles de gigantesques cadeaux. Il ne reste qu’à réclamer un bateau ou un avion pour la jouvencelle donnée en mariage.
La dot est aujourd’hui menacée par la surenchère et l’escroquerie mal dissimulée. De jeunes gens, candidats à la vie conjugale sont soumis à un massacre psychologique du fait de la cupidité de certains beaux parents. La coutume a transformé la femme en valeur marchande. Dans des agglomérations, l’ampleur de la dot est en fonction du niveau de scolarisation de l’épouse ou de son activité. La crise économique combinée à la cherté de la dot augmente l’intensité du dégoût pour une jeunesse déjà hostile au mariage. La pollution mercantile a tué les bonnes intentions.
Associer mariage et argent heurte les sensibilités, quand des géniteurs font de la dot un fonds de commerce au point d’anémier sans répit leurs gendres. Enfermée dans la démesure, la dot affecte la santé des sentiments. La boulimie a ruiné l’éthique et vidé la dot de son sens. Mais faut-il interdire la pratique de la dot ? Elle véhicule une vieille tradition qu’il faut préserver tout en la dépoussiérant. Doter la femme qu’on aime est un acte religieux et prestigieux qui symbolise l’entrée de l’épouse dans une nouvelle famille. La dot est nécessaire. Il suffit d’éviter d’en faire une exploitation qui fait de la femme une marchandise, cédée à prix exorbitant à son mari. Aujourd’hui, pour certaines familles la dot sert à payer leur dette. Pire encore, certains hommes voient les femmes comme des marchandises qu’ils ont payées. Cela crée un climat de tension entre les mariés qui n’est pas propice à la confiance et à l’amour

© L’union N° 346 du 26 novembre 2010

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