Une bataille, mais pas la guerre !

31/03/2009
Une bataille, mais pas la guerre !

« Onze minutes.  C'est ce laps de temps qui a suffi à Emmanuel Adebayor pour renvoyer dans les cordes les Lions Indomptables de Cameroun, samedi dernier à Ohene Djan Stadium d'Accra », écrit mardi L'Union en évoquant la victoire des Eperviers face au Cameroun. Si le journal se félicite de ce succès, un bon présage pour la suite des sélections, il reconnaît que la suite du parcours reste difficile avec trois équipes qui n'ont pas dit leur dernier mot. En effet, note L'Union, le Gabon, le Cameroun et le Maroc demeurent de redoutables adversaires.

Ce qui fait dire à Jean Thyssen, le sélectionneur du Togo «  Nous avons gagné une bataille ici, mais pas la guerre ". Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Politique

VERBATIM

Patriotisme et animosité

Au temps fort du parti unique, plusieurs de nos compatriotes ont été contraints à l'exil à cause de leur divergence de vues sur la gestion du pays. Ils étaient considérés comme les ennemis de la Nation parce qu'ils auraient prononcé dans les coulisses une phrase qui sort de la ligne du parti-Etat ou fustigé véhément les comportements des proches du régime ou encore parce qu'ils auraient refusé de se conformer aux ordres d'en haut.

Le Chef le savait-il toujours ou non ? En tout état de cause, ceux qui faisaient cette mission se taxaient eux-mêmes de vrais patriotes prêts à tout pour la patrie. Ne me demandez pas si ceux qui partaient pour cette immigration non choisie n'aimaient pas leur pays! Personnellement, je crois que cette façon, animalière soit-elle,  de faire taire une opposition silencieuse, rimait normalement, en son temps, avec l'environnement politique international réticent à condamner les maniaques à cause des alliances mercantiles. Ce qui rame en contre courant avec la nouvelle donne politique mondiale actuelle.   

Aujourd'hui, dans mon pays, la liberté d'expression, d'action et de manifestation est une réalité que tous les citoyens vivent au quotidien. Au point où la communauté internationale se réjouit de l'ouverture démocratique avec un contact permanant entre le pouvoir et son opposition. Plus est, aucun opposant n'est inquiété pour ses dérives, ses prises de position énergiques et autres. C'est d'ailleurs cela qui permet au premier vice-président de l'Ufc, Patrick Lawson de tenir des propos va-t-en-guerre au cours d'un meeting: " S'ils le font, nous aurons plus besoin de vous appeler, sortez dans la rue et dites-leur qu'ils veulent encore la mort des Togolais" a-t-il déclaré à propos de l'élargissement du Cpdc le dimanche 22 mars dernier à la Place Anani Santos. J'ose croire qu'insidieusement  le patron local de l'Ufc n'est pas en train de montrer que son parti a déjà joué toutes ses cartes et qu'il ne lui reste que la rue pour se faire entendre. Tout porte à penser que l'adepte de la "consolidation de la Nation" a perdu ses repères pour finalement chercher à casser la République.

En disant "sortez dans la rue" pour réclamer vos droits, certainement, relève d'un acte citoyen élémentaire de revendication. Par contre "Dites-leur qu'ils veulent encore la mort des Togolais" est un peu déplacé dans ce contexte. A moins que ce soit un appel à l'anarchie qui va engendrer la perte en vies humaines. Ce sera vraiment regrettable!

Politique agricole au Togo

L'Etat accorde trois subventions aux paysans

L'information est contenue dans les éléments portés au conseil des ministres du 25 mars 2009 par le ministre de l'Agriculture, Paulin Messan Ewovor. Devant la forte demande à la baisse des coûts pratiqués, exprimée par les paysans lors du Forum national des paysans togolais tenu à Kara du 12 au 14 février 2009, le gouvernement vient ainsi d'accorder trois types de subventions afin de faciliter l'accès des producteurs aux engrais, aux semences et aux matériels agricoles pour la campagne 2009/2010.

"Prenant en compte la demande des producteurs et la nécessité de les accompagner dans la préparation rapide et efficace des sols, il est proposé de réduire les coûts du labour par hectare ainsi que les coûts des opérations de pulvérisage, de semi et des engrais", précise le texte du communiqué final.

Des engrais

Dans les faits, pour la campagne 2009-2010, l'Exécutif retient l'option de céder les engrais aux paysans à 11.000F Cfa le sac de 50 kilos, soit 220F le kilo ; ce qui donne un manque à gagner de 5,843 milliards de francs Cfa. La mesure, dit-on, vise à réduire les risques de fuite des stocks vers les pays voisins, tout en offrant de les acquérir à un coût moindre que l'année dernière. Les engrais vivriers étant cédés à 12.500F au Burkina et 11.500F au Bénin.

En rappel, le prix de cession des engrais aux producteurs en 2008/2009 était de 240F le kilo, soit 12.000F le sac de 50 kilos pour un coût de revient de 18.300F. Pendant la même période, seules 9.350 tonnes sur les 17.760 tonnes d'engrais commandées ont été effectivement acquises, motif pris de l'annulation pour cause de non-livraison. Conséquence : déficit important dans les zones de production tout au long de la campagne puisque le pays n'était couvert qu'à 65% en NPK et 35% en urée. La subvention par l'Etat des 9.350 tonnes était de 1,6 milliard de francs Cfa.

En 2009/2010, le gouvernement veut mieux faire, en disposant déjà de 25.000 tonnes d'engrais dont 16.000 de NPK 15-15-15 et 9.000 d'urée 46%N pour un montant de 10,463 milliards. Plus est, pour soutenir la lutte contre la crise alimentaire, 4.275 tonnes d'engrais ont été commandées pour 1,108 milliard dans le cadre de la mise en Œuvre du Projet de développement communautaire (PDC) appuyé par la Banque mondiale.

Des semences améliorées

Quant aux semences améliorées, elles devront être cédées aux producteurs à 350F le kilo, contre un manque à gagner estimé à 110F par kilo, soit une subvention totale de 34.210.000F pour les 311 tonnes de semences déjà collectées. La pratique a démarré au cours de la campagne précédente par l'appui en engrais et semences de base au réseau des multiplicateurs de semences améliorées. Aujourd'hui, l'achat des semences commerciales auprès de ces multiplicateurs permet de disposer d'environ 210 tonnes de semences améliorées de maïs, 100 tonnes de riz et une tonne de sorgho qui seront cédées aux producteurs en 2009/2010. "Ces quantités sont en deçà des prévisions qui étaient de 520 tonnes et s'expliquent par les importants déclassements de stocks suite à la non-conformité de certains stocks proposés par les producteurs", avance le ministère.

Des matériels agricoles

Au plan de l'utilisation des tracteurs, les coûts du labour par hectare sont réduits à 20.000F contre 25.000F l'an dernier. Alors même que, selon des tests effectués, le coût réel de labour a été évalué à 31.000F. Les prix pratiqués par les privés sont de 35.000F en moyenne dans la zone méridionale et de 25.000 dans la zone septentrionale du Togo. Ainsi, l'Etat prendra en charge une subvention d'environ 12.000F par hectare labouré, soit 24 millions de francs Cfa pour une prévision de labour de 2.000 ha. Conséquence : l'amortissement et la maintenance des tracteurs ne pourraient être garantis sur les fonds générés par l'opération.

Durant la campagne 2008/2009, le gouvernement avait fixé par hectare les coûts à 25.000F le labour, 15.000F le pulvérisage et 12.000F le semis. Et le bilan de l'intervention des tracteurs fait état de 1.200 ha labourés, 250 ha pulvérisés et 20 ha semés. Ce qui ne satisfait pas aux prévisions. Sur les 160 tracteurs et 30 motoculteurs acquis, 73 tracteurs et 12 motoculteurs avaient été réellement déployés sur le terrain.

Au Togo, 1,5 million de terres cultivables sont emblavées sur les 3,6 millions de terres recensées, soit 42%. Un faible taux dû au faible niveau de mécanisation. Et à peine 2% des terres sont travaillées à l'aide d'un matériel performant.

En encadré

Les 10 mesures qui rapprochent les engrais des producteurs

- 50 nouveaux points de vente (magasins) sont réés dans les préfectures et cantons, portant le nombre de magasins de 55 à105 ;

- mettre en place des comités de suivi de la vente au niveau de chaque magasin. En plus des bordereaux techniques de livraison, il sera mis en place une fiche de déchargement cosignée par le magasinier, le représentant du comité de gestion et au moins une Autorité locale ; le magasinier est tenu de faire des comptes-rendus à ce comité ;

- privilégier les ventes aux groupements surtout ceux engagés dans les contrats de production de semences et de céréales sur la base du principe d'un remboursement de crédits intrants par la cession d'une partie des produits de récolte ;

-diffuser largement la liste des points de ventes à travers à travers les médias (radios rurales) ;

- organiser des émissions et des communiqués pour diffuser les modalités de vente et de gestion des intrants ;

- limiter les quantités à vendre aux producteurs individuels ;

- s'appuyer sur les informations techniques communiquées par les agents de terrain pour autoriser la vente à des producteurs qui souhaiteraient acheter des quantités importantes ;

- renforcer le contrôle dans les magasins et sur le terrain pour éviter des trafics qui favorisent la fuite des engrais au niveau des magasins et au-delà de nos frontières ; les contrôles de la CAGIA seront supervisés par ceux du cabinet à travers la direction de l'administration et des finances du département ;

- assurer une collecte et un versement réguliers des recettes provenant des ventes qui seront domiciliées sur un compte spécial ;

- travailler avec les forces de sécurité pour assurer un contrôle discret mais efficace sur les frontières.

Pour lutter contre le charbon bactéridien

Une nouvelle vaccination des ruminants jusqu'au 30 juin

Dans un communiqué signé du ministre en charge de l'élevage, Messan Ewovor, la deuxième campagne nationale de vaccination des bovins, ovins et caprins est lancée depuis le 1er mars et court jusqu'au 30 juin 2009. L'opération de cette année fait suite à l'épizootie du charbon bactéridien qui a sévi au Togo dans les régions des Savanes et de la Kara au cours des années précédentes. "La seule mesure susceptible d'éviter cette terrible maladie étant la vaccination", précise le membre du gouvernement.

Aussi rappelle-t-il aux éleveurs des deux régions où sévit habituellement la maladie que la vaccination est obligatoire et que des dispositions réglementaires sont prises pour sanctionner les éleveurs qui auraient soustrait volontairement leurs animaux à l'opération en cours.

Cette année encore, l'Exécutif a décidé de subventionner le coût de la dose vaccinale qui est réduit respectivement à 200 francs Cfa pour les bŒufs et à 100 francs pour les moutons et chèvres, au lieu de 450 francs.

Economie

Crise financière internationale

Les banques togolaises encore protégées

Au plus fort de la crise financière sur les marchés boursiers mondiaux, en octobre, avec toute la panique qu'elle drainait, les experts africains étaient partagés sur l'impact réel de cette crise sur les économies du continent, les un estimant que l'Afrique est trop "déconnectée" des marchés internationaux pour en subir les contrecoups, alors que d'autres - plus nombreux - sont d'avis que l'Afrique ne peut en aucune façon échapper à une crise qui secoue la planète entière. A la réunion de son conseil d'administration le 26 mars dernier à Abidjan, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO) s'est sérieusement préoccupée de l'impact de cette évolution sur la croissance économique, les finances publiques et les comptes extérieurs de l'Union.

C'est en ce moment que le Togo se dit encore à l'abri des dégâts de cette crise. A la réunion traditionnelle de concertation avec le gouverneur Philippe Henry Dacoury-Tabley, hier à Lomé, les dirigeants togolais du secteur financier et de crédit l'ont rassuré de la bonne tenue des banques togolaises face à une éventuelle incidence de la crise. Certaines actions militants heureusement en faveur du Togo et confirment la thèse. Il s'agit notamment du programme de redressement du secteur bancaire du pays, très encadré et suivi par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) à la reprise de la coopération avec ces institutions.

Mieux, l'Association professionnelle des banques et établissements financiers du Togo, présidée par Zakari Darou-Salim, directeur général de la Banque togolaise de développement (BTD), s'appuie sur le dynamisme observé du secteur de par les échanges intra et internationaux, notamment en ce qui concerne Western Union.

Pour ce qui est de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), le gouverneur de la Bceao rassure que l'analyse de la situation ne montre pas encore la présence des "effets toxiques" dans les portefeuilles des banques de l'Union. "Il ne faut pas paniquer, mais il faut rester vigilants", conseille-t-il tout de même avec prudence. Car, estime-t-il, la situation des banques pourrait se ressentir de la dégradation de la situation économique dans les pays membres. L'Uemoa, ou l'Afrique, étant dans un monde, un monde en crise.

Jusque-là, il est encore exclu de dévaluer les monnaies des zones frappées par la crise pour prétendre résoudre le problème. "A ma connaissance, aucun pays n'a encore envisagé la dévaluation de sa monnaie comme solution à la crise. Elle n'est donc pas d'actualité", affirme M. Dacoury-Tabley. Mais des mesures s'imposent. En dehors de la mise en place d'un comité de veille par le gouverneur, et de ses réunions de concertation permanentes avec le secteur bancaire de l'Union, la Banque centrale s'attache à injecter régulièrement plusieurs centaines de milliards de francs Cfa sur le marché.

Carrefour des Acteurs de la Solidarité

Un coup de pouce aux actions de l'Etat

L'Association Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (STEJ), Œuvrant dans le domaine de l'éducation des enfants et des jeunes du Togo, a procédé vendredi dernier au lancement officiel de la 1ère édition du salon ''Carrefour des Acteurs de la Solidarité'' (CAS). CAS se veut un rendez-vous  de démonstration de la solidarité entre acteurs du développement que sont les ONG et les associations. Cette première est, selon la coordinatrice d'organisation Mlle Aimée Abra TENU, un évènement interactif et solidaire qui permettra aux 150 exposants attendus d'aller à la rencontre du grand public et des professionnels du secteur, mais aussi et surtout une occasion de rencontrer de probables partenaires pour de nouveaux projets. Ce sera une aubaine pour les acteurs de toute taille d'exprimer leur solidarité.

Signalons que le salon qui se déroulera du 26 au 28 juin sur le campus universitaire, où des stands seront installés pour la circonstance, aura comme points focaux des expositions, des conférences, des tables-rondes et des formations.

Assistance financière de l'Etat à la presse

Possibilité de perdre l'aide par cumul des infractions

Visiblement, la presse togolaise est poussée à s'aligner sur ce qui se fait déjà ailleurs. Au-delà des conditions d'éligibilité (voir L'Union n°173). C'est ce qui transparaît du nouveau décret fixant entre autres les modalités de gestion et de répartition des aides et avantages d'ordre économique et financier accordés à la presse. Ainsi, pour déterminer le montant de l'aide allouée à chaque entreprise de presse, on procédera à une notation sur un capital de cent (100) points. Les sanctions de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) font perdre 15 points, les sanctions de l'Observatoire togolais des médias 10 points, les violations des règles éthiques et déontologiques 10 points et les sanctions judiciaires 10 points. A l'opposé, le respect des critères suivants font gagner : en règle avec l'Autorité de réglementation des secteurs des postes et télécommunications (10 points), le siège de l'entreprise de presse (5 points), l'emploi de journalistes professionnels (10 points), la déclaration du personnel à la Caisse nationale de sécurité sociale (10 points), le caractère d'intérêt général (5 points), la présence d'articles de fond (5 points), la qualité de la presse (5 points) et la taille de l'entreprise (5 points). Le cumul des infractions peut entraîner la perte partielle, totale ou définitive de la prochaine aide de l'Etat.

En amont, le texte précise que les montants des allocations d'aides aux organes de la presse écrite sont fonction de la périodicité des parutions, du tirage, du nombre de pages et aussi de la qualité de l'information. Un journal suffisant avec plus du quart de sa surface rédactionnelle consacrée à la publicité ne peut plus être aidé. Pour la presse audio et télévisuelle, il ne faudra pas oublier en outre la qualité des programmes et des équipements. Le quota de la production est fixé par la HAAC.

Encore qu'il faudra faire la demande. "L'aide est fournie à toute entreprise de presse qui remplit les conditions d'éligibilité et qui en fait la demande", et au prorata de ce qui est alloué à l'ensemble de la presse par la Commission technique de gestion et de suivi de l'aide (avec un mandat de deux ans renouvelable) créée pour la bonne gestion de cette assistance financière. Sans oublier la formation des journalistes et techniciens de la communication qui exercent dans les rédactions.

Vivement que cela lutte contre certaines attaques personnelles, lâche un mordu de la presse. En attendant, les organisations de médias, elles, ont déjà cisaillé à leur niveau les 350 millions de francs annoncés par Faure Gnassingbé lors de la présentation des vŒux de nouvel an, avant de se mettre en règle pour l'aide de 2010. Du coup, 300 millions de francs devront être dégagés pour moderniser les entreprises de presse : location de siège, achat de matériels informatiques, connexion Internet ou autres moyens de communication, achats d'intrants et statut juridique et comptabilité. Dans le cadre des organisations, l'OTM revendique 15 millions de francs pour le monitoring tandis que l'UJIT, le CONAPP et la Maison de la presse veulent se taper chacun 10 millions pour… ateliers, appui institutionnel, arriérés de factures. Avec la précision que le mode de consommation reste l'argent liquide, à défaut de compte bancaire.

Sports

CAN/CM 2010/ 1ère journée/ Togo 1 Cameroun 0

Les Eperviers en toute finesse

Onze minutes.  C'est ce laps de temps qui a suffi à Emmanuel Adebayor pour renvoyer dans les cordes les Lions Indomptables de Cameroun, samedi dernier à Ohene Djan Stadium d'Accra. Annoncé comme un match assez important, la bataille entre Eperviers et Lions Indomptables a tenu toutes ses promesses.

Bien pris à la gorge par une séduisante sélection togolaise  conduite par leur capitaine Emmanuel Adebayor, pourtant revenant de  blessure, les Eperviers, dès l'entame de la partie ne concèdent pas le moindre round d'observation aux Lions Indomptables obligés de laisser des espaces et de commettre de petites fautes. Le milieu togolais composé d'Alaixys Romao, Salifou Moustapha, Sheriff Touré et Komlan Amewou  étouffe bien chaque initiative des Lions. Si dès la 4e, le capitaine des Eperviers passe à côté de l'ouverture du score sur un centre de Salifou Moustapha, celui de Thomas Dossèvi à la 11e ne laisse guère de chance à Bikey Stéphane et à Idriss Carlos Kameni. Puisque le capitaine des Eperviers, Emmanuel Adebayor  se débarrasse  du premier pour fusiller à bout portant le second. Autre élément de la domination togolaise en première période de jeu : il a fallu 27 minutes aux Camerounais pour obtenir leur premier corner alors  que c'était une équipe véritablement offensive  que le sélectionneur Otto Pfister a lâché sur le pré, avec pour mission de profiter du fait que les Togolais reçoivent à Accra pour emporter les points de la journée. Samuel Eto'o et  Achille Webo en attaquant, même recevant  l'appui de Ngom Komé et de Somen Tchoyi peinent à se frayer le  moindre chemin dans la défense tenue par Daré Nibombé, Gaffar Mamah, Serge Akakpo et Richmond Forson. " Les Togolais étaient bien organisés en première mi-temps. Nous avons eu un problème de positionnement durant cette mi-temps ", expliquait le technicien allemand.

Thissen : " Nous avons gagné  la bataille, pas la guerre "

En seconde période, l'Allemand modifie  son plan de jeu et le jeu s'en ressent. Les Lions sont désormais présents mais échouent toujours sur la défense togolaise.  Pendant ce temps, Adebayor immobilise toujours Bikey et Geremi ses deux gardes du corps offrant des  espaces à Thomas Dossèvi. Mais c'est le capitaine des Eperviers qui encore décroche le gros lot à la 77e en obtenant un penalty, après un fauchage de Geremi Njitap dans la surface de réparation. Y a-t-il eu vraiment faute? " Je ne suis pas arbitre, mais il me semble en tant que joueur que je n'avais pas fait faute ", avance le défenseur camerounais de Reanding.   Mais l'attaquant des Gunners d'Arsenal place le cuir au dessus du montant  gauche des buts d'Idriss Carlos Kameni.

Après si belle occasion ratée, ce sont les Lions qui trouvent la force nécessaire pour relancer leur machine. Mais les Togolais gèrent sans grand danger leur avance. " Nous sommes déçus. Nous n'avons pas joué comme nous en avons l'habitude. Il nous reste cinq matchs à jouer, et il faut qu'on ait l'objectif de gagner les cinq matchs. Maintenant, notre prochain adversaire arrive et ce sera le Maroc ",prévient enfin Geremi Njitap.

Les Togolais viennent de prendre trois points très important pour un positionnement dans le groupe A pour une qualification pour la Coupe du monde. " L'objectif était de prendre 3 points. Le Challenge, c'est bien-sûr la Coupe du Monde. Mais, cette qualification sera très difficile, le groupe A est très difficile. Nous avons le Maroc et le Cameroun qui sont intrinsèquement supérieurs. Et le Gabon progresse chaque année. C'est pour ça qu'il faut aborder chaque match comme il faut, avec détermination. On va dire que nous avons gagné une bataille ici, mais pas la guerre ", déclare le sélectionneur Jean Thissen qui ne veut pas  du tout s'enflammer après cette victoire puisque la route  qui mène à Afrique du Sud 2010 est encore longue, très longue.

Toujours dans ce groupe A, le Maroc de Roger Lemerre a bien mal commencé sa campagne en s'inclinant à Rabat face au Gabon (1-2). Les visiteurs ont ouvert la marque par le jeune attaquant de l'AC Milan prêté à Dijon Pierre-Emerick Aubameyang (34e) et doublé la mise juste avant la pause (45e) par Roguy Meyé (Ankaraspor, D1 turque). Le Nancéien Youssouf Hadji a réduit la marque en toute de fin de rencontre (84e). Togo et Gabon: les deux outsiders occupent la tête du classement. La prochaine journée qui se dispute en juin verra les Camerounais recevoir à domicile des les Marocains alors que les Togolais se déplacent  à Libreville  pour y croiser les Gabonais.

© L'Union du 31 mars 2009

 

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