Vive la rentrée !

17/09/2009
Vive la rentrée !

Il n'y aura pas de report de la rentrée scolaire. Le ministre des Enseignements primaire et secondaire, Sankarédja Sambiani, a voulu couper court aux rumeurs en indiquant que la rentrée des classes aurait bien lieu le 21 septembre à 7 heures. Le journal L'Union, dans son édition de mardi, rapporte d'ailleurs que le chef de l'Etat comme l'Unicef se sont mobilisés pour fournir aux familles les plus démunies les fournitures scolaires. Ecoles publiques et privées démarreront le même jour.

##S_B##Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Verbatim

S.O.S. pour Ambassadrice sans sous

Sur la terre de mes aïeux, c'est le fond qui manque le moins. Que ce soit dans le sport toutes disciplines confondues, l'éducation, la communication, …ou la culture dont surtout la musique, personne n'arrive à véritablement percer. N'allons pas chercher les raisons ailleurs: il n'y a pas de sous pour accompagner les talents que le pays regorge. D'aucuns parleront d'un manque de politiques efficientes des gouvernants et surtout de réalisme des valeurs elles mêmes. Ce n'est pas tellement faux. Car, l'absence, par exemple en ce qui concerne la culture, d'une politique culturelle qui trace les voies et moyens pour valoriser les atouts culturels du pays est fatale pour tout artiste malgré ses capacités. Aussi l'artiste doit-il être convainquant par son travail d'abord avant de prétendre obtenir tout soutien d'où qu'il vienne. C'est le cas de Vanessa Worou, la nouvelle diva togolaise.

Vanessa Worou est une artiste togolaise de la chanson comparée à la très regrettée Bella Bello, dont elle revendique d'ailleurs l'héritage, à la béninoise Angelique Kidjo et à la Gabonaise Annie Batcheillilys et aux chanteuses de jazz Bibi Rigdwater, Ella Fitzgerald. Elle doit cette reconnaissance à sa voix suave, attirante et savoureuse et à la finesse de ses chansons sur des airs de blues, de jazz et de rythmes typiquement togolais. Ce mélange de sonorités traditionnelles et d'horizons divers accrochent les mélomanes de tous les goûts et de tous les âges au point où ses concerts attirent beaucoup de monde étranger comme autochtone. N'est-ce pas cette prouesse qui a fasciné le jury des jeux de la francophonie pour la sélectionner à ce prestigieux concours musical des pays ayant en partage la langue de Molière ?

Et également sa présélection au prochain Prix Découverte Rfi ? Voici peinte vaguement Vanessa Worou.

Je n'ai pas choisi de parler d'elle par hasard. Non seulement elle m'impressionne par la dévotion de ses paroles, mais en plus, parce que ma diva est en difficulté. Qu'est-ce qu'elle n'a pas encore vomi pour demander de l'aide à ses compatriotes pour lui permettre de défendre les couleurs nationales aux jeux de la francophonie au pays du cèdre !

Malgré l'intervention personnelle du Chef de l'Etat Faure Gnassingbé qui a payé la totalité des billets d'avion pour elle et l'ensemble des membres de son groupe, les moyens sont toujours insuffisants.

Toutefois, elle a des contacts avec la Primature, certains ministères et d'autres personnalités importantes et imposantes de la Nation. "A l'impossible, nul n'est tenu" dit-on. Vanessa a organisé un concert le samedi 12 septembre dernier afin de récolter un peu d'argent pour son déplacement libanais.

Surprise, son ancien patron King Mensah – elle fut choriste de King- lui promet les recettes de son prochain concert le vendredi prochain au Ccf de Lomé. D'autres voix Charl'Ozzo, The Seeds, Kanoman, Phenix et Masta Poppa ont décidé spontanément de se joindre au projet. Solidarité d'artistes. Vivement que ces fonds comblent le trou de poche de notre ambassadrice ! Sinon, préparons-nous pour participer à une opération « Vanessa doit aller au Liban ».      

 

 

 

Face aux rumeurs, le gouvernement précise

Pas de report de la rentrée scolaire 2009-2010

Pour mettre un terme aux rumeurs persistantes selon lesquelles le début des cours serait reporté au 5 octobre, le ministre des Enseignements primaire et secondaire Sankarédja Sambiani Laré rend public un communiqué réitérant que la rentrée des classes aura bel et bien lieu le lundi 21 septembre 2009 à 7 heures sur toute l'étendue du territoire national pour le compte de l'année scolaire 2009-2010.

Tant dans le public que dans le privé. Et aucun report ne se justifie. Le rappel concerne les établissements scolaires du préscolaire, du primaire et du secondaire. Une précision de taille quand on sait que la rumeur continue de faire douter certains parents d'élèves. Au point de se dire qu'on a encore le temps de chercher les fournitures scolaires. La crise économique aussi aidant.

Il faut rappeler que les rumeurs de report de la rentrée avaient aussi circulé l'année passée. En réalité, leurs auteurs trouvent argument sur les inondations qui frappent chaque année le Togo depuis les vacances 2007. En ce temps, le gouvernement avait décidé à trois jours de la rentrée de reporter au 17 octobre 2007, la date de la rentrée scolaire initialement prévue le 17 septembre, en raison de la situation qui prévalait dans le nord du pays où plusieurs bâtiments scolaires ont été détruits ou endommagés par les pluies diluviennes, surtout dans le Kpendjal (à environ 650 km au nord de Lomé). «Plusieurs infrastructures ont été endommagées. Pour éviter d'avoir un système éducatif à deux vitesses, nous avons décidé de reporter la rentrée scolaire au 17 octobre.

 Les enseignants ne pourront pas rejoindre leur poste, plusieurs ponts et ayant été détruits. Nous voudrions dans un cadre de solidarité et surtout d'équité repousser la date de la rentrée scolaire, afin de pouvoir mettre en place, dans les semaines à venir, les infrastructures de façon à ce que tous les élèves du Togo puissent rentrer le même jour. Nous allons construire de nouveaux bâtiments et rénover ceux qui peuvent l'être», avait déclaré l'Exécutif. Bilan desdites intempéries : au moins 20 personnes mortes et 58 autres blessées, 34.000 sinistrés avec plus de 22.000 cases et 1.500 hectares de champs de cultures vivrières détruits. Faure Gnassingbé avait décaissé 500 millions de francs Cfa pour venir en aide aux sinistrés.

En 2008, les inondations ont eu lieu en juillet. Et le gouvernement a pu gérer les sinistrés regroupés dans des établissements scolaires. Même si on a enregistré la disparition entre autres des ponts de Togblékopé, Amakpapé, Lilicopé ayant entraîné des perturbations de circulation sur la Nationale N°1. Pour leur part, les inondations de 2009 ont été moins alarmantes, du moins de façon officielle. Depuis, les eaux se sont retirées et les cours des établissements scolaires sont déjà libérées…pour laisser place aux élèves.

Pour l'heure, des fournitures sont distribuées ici et là par le gouvernement «sur instruction personnelle du chef de l'Etat» et des structures privées. De quoi soulager les foyers démunis.

L'Unicef aussi y va de sa touche en remettant le 11 septembre au ministère des Enseignements Primaire et Secondaire un lot de matériel pédagogique composé de 180.100 livres de flamboyant et de calcul quotidien et de 2.190 guides du maître pour chaque discipline. Cet appui évalué à 226 791 913 FCFA est destiné à améliorer les conditions d'apprentissage des enfants et enseignants de l'école primaire de 70 écoles situées dans les régions des Savanes, de la Kara et Maritimes, plus précisément des classes de CP1 à CE1, selon le communiqué rendu public. Dans ces régions, on compte en moyenne huit enfants pour un livre de calcul et cinq élèves pour un seul livre de lecture.

Depuis le 3 octobre 2008, en prélude à la rentrée scolaire 2008-2009 du 6 octobre, la gratuité des frais scolaires a été décrétée par le gouvernement dans le préscolaire et le primaire, au bénéfice de plus de 2 millions d'enfants en 2008 (entre 6 et 9 ans). Au Togo, le taux de scolarisation a considérablement chuté passant de 95% en 1990 à 73% en 2007, selon des statistiques officielles. Avec les derniers recrutements dans l'enseignement, on s'attend à dépasser au cours de la nouvelle année scolaire l'effectif des 40.000 enseignants (estimation de 2008) du primaire et du secondaire. Les taux de réussite sont toujours à améliorer.

 

 

Après la gratuité des ARV au Togo

Atteindre 31 sites de dispensation avant fin 2009

Entre le 31 octobre 2008 et le 31 août 2009, le taux de couverture thérapeutique en matière de prise en charge des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) au Togo a connu une progression importante : le nombre de PVVIH sous antirétroviraux est passé de 8.900 à 16.000 sur toute l'étendue du territoire national. La gratuité des antirétroviraux (ARV) décrétée le 17 novembre 2008 par le pouvoir de Faure Gnassingbé a, en effet, boosté de façon sensible la prise en charge médicale.  «En l'espace de dix mois, nous sommes passés d'un taux de couverture thérapeutique de 34% à un taux de 51%», indique le Professeur Vincent Pitché, Coordonnateur du Programme National de Lutte contre le SIDA et les Infections Sexuellement Transmissibles (PNLS/IST). Avec un taux général de prévalence du VIH de 3,2%, le nombre moyen de personnes vivant avec le VIH au Togo est estimé à 110.000. Selon le PNLS/IST, 30.000 malades ont besoin des médicaments antirétroviraux.

«Le traitement des antirétroviraux coûte très cher et c'est un traitement à vie», explique le Professeur Pitché pour justifier la gratuité des ARV devenus inaccessibles pour de nombreux malades. Avec la pauvreté qui touche 61,7 % de la population. Et d'ajouter : «certains ont commencé le traitement avant d'abandonner quelques mois plus tard, faute de moyens. La gratuité des médicaments décrétée par le gouvernement est une mesure sociale, avec un impact important pour le programme de prise en charge des PVVIH au Togo». Autrement, il s'est agi de rapprocher les médicaments des malades.

En 2008, les ARV étaient seulement disponibles dans 5 dépôts régionaux, à savoir Lomé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong. Le processus de décentralisation a été accéléré afin de faciliter l'accès aux médicaments. Ainsi, 16 autres sites de dispensation ont été mis en place et l'ambition est d'atteindre 31 sites d'ici la fin de l'année 2009. «Les malades n'ont plus à parcourir de longues distances pour avoir accès aux médicaments. Si la gratuité a réglé le problème de l'accessibilité financière, la décentralisation permet de résoudre le problème de l'accessibilité géographique», explique le Professeur Vincent Pitché.

L'autre ambition est de pérenniser la gratuité. Grâce au soutien des partenaires en développement et à l'appui financier du gouvernement, le programme de prise en charge des PVVIH dispose d'une quantité suffisante de médicaments ARV. Pour pérenniser la gratuité, plusieurs stratégies de mobilisation des ressources financières sont entreprises. «Le 16 juillet 2009, le gouvernement a signé un accord avec le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, pour la mise en Œuvre du projet 8ème round, pour 2 ans». Ce financement du Fonds mondial va couvrir 70% des besoins et les 30% restants seront complétés par l'Etat togolais. «Comme vous le voyez, le risque de rupture des ARV est limité, à court terme», assure le Coordonnateur du PNLS/IST.

Néanmoins, ajoute-t-il, la mobilisation des ressources doit se poursuivre afin d'éviter la rupture des stocks à long terme, car la gratuité a entrainé une augmentation très sensible du nombre des PVVIH. En dehors des ARV, il faut des réactifs pour le dépistage et le suivi des malades et d'autres médicaments pour le traitement des infections opportunistes. La formation et l'équipement du personnel des pharmacies au niveau des structures de prise en charge sont également d'importants défis à relever. «Nous comptons sur l'engagement et le soutien permanent du gouvernement, du ministère de la Santé, du secrétariat permanent du CNLS et sur l'appui de tous les partenaires en développement», conclut le Professeur Pitché.

 

 

 

Passation des marchés publics

Trente contrats approuvés en août pour plus du milliard

Tradition respectée pour le Comité d'étude et de contrôle des projets de marchés (CECPM) avec la publication des contrats pour le mois d'août. Au total, trente marchés conclus pour un coût total de 1.373.466.166 francs Cfa supporté entièrement par le budget de l'Etat, exercice 2009. Contre 18 contrats en juillet et 10 en juin 2009. On y voit comme voies d'attribution des appels d'offres nationaux ouverts et des consultations restreintes. Au constat, de plus en plus, il est rare d'avoir un seul attributaire s'accaparer de plusieurs marchés à la fois.

Dans l'ordre des attributaires et du statut des marchés, on peut lire : CIIA / prestations de contrôle et de surveillance des travaux d'Aménagement des rues autour du Grand Marché de Lomé (marché N° 097/2009/MTPT/CAB/SG/DGTP/DCRR du 10/08/2009) ; EVP / Etude technico-économique et d'impact environnemental et social et élaboration de dossier d'appel d'offres pour la réhabilitation et le renforcement des routes en terre - mission n°1 : Dapaong-Naki Est-Borgou –Mandouri + Mango-Borgou, soit 142 km (marché N° 111/2009/MTPT/CAB/SG/DGTP/DEPSE du 28/08/2009) ; INGER / Etude technico-économique et d'impact environnemental et social et élaboration de dossier d'appel d'offres pour la réhabilitation et le renforcement des routes revêtues - mission n°2 : Témadja-Badou-Fre Ghana + Bretelle de Kougnohou, soit 109 km (marché N° 110/2009/MTPT/CAB/SG/DGTP/DEPSE du 28/08/2009) ;  AZ CONSULT / Etude technico-économique et d'impact environnemental et social et élaboration de dossier d'appel d'offres pour la réhabilitation et le renforcement des routes en terre - mission n°2 : Pya – Kouméa- Siou + Pagouda – Siou – Niantougou + Tsévié-Kévé-Zolo-Fr (marché N° 109/2009/MTPT/CAB/SG/DGTP/DEPSE du 28/08/2009) ; ECOAT / travaux d'entretien et d'élimination des points critiques sur les pistes rurales au Lot n° 3 –Tronçon: Koussountou-Goubi (22 km) ; Afèm-Kabyè-Krikri (marché N° 105/2009/MTPT/CAB/SG/DGTP/DPR du 28/08/2009) ; EITP / travaux d'entretien et d'élimination des points critiques sur les pistes rurales au Lot n° 4 –Tronçon: Afèm-Kabyè-Afèm-Bossou, soit 6 km (marché N° 106/2009/MTPT/CAB/SG/DGTP/DPR du 28/08/2009) ; E3TP / travaux d'entretien et d'élimination des points critiques sur les pistes rurales au Lot n° 2 –Tronçon: Gléi-Kpatégan-Amou Oblo, soit 38 km (marché N° 108/2009/MTPT/CAB/SG/DGTP/DPR du 28/08/2009) ; LA MONTANTE / travaux d'entretien et d'élimination des points critiques sur les pistes rurales au Lot n° 7 –Tronçon: Atchangbadè-Bèbèda-Koudjoukada- Agbaloassi, soit 28 km (marché N° 107/2009/MTPT/CAB/SG/DGTP/DPR du 28/08/2009) ; EGEBAT / travaux d'entretien et d'élimination des points critiques sur les pistes rurales au Lot n° 8 –Tronçon: Cinkassé-Pizosgo, soit 6 km (marché N° 104/2009/MTPT/CAB/SG/DGTP/DPR du 28/08/2009) ; ABOTSI ET FILS / Travaux urgents d'abaissement des eaux dans les quartiers de Lomé- Lot 1: curage du grand canal trapézoïdal longeant les rails de Tokoin Gbadago du Boulevard des armées au boulevard de la Kara via le triangle des rails, du canal rectangulaire du triangle (marché N° 013/2009/MEAHV/DGEA du 28/08/2009) ; SINOCAR / Projet d'hydraulique villageoise dans les régions de la Kara et des Savanes BIDII ; Fourniture d'un véhicule wingle great wall pick up double cabine 4x4 tout terrain et 4 motos AG100cm3 trial/route à la Direction Générale de l'Eau et de l'Assainissement (Marché n°014/MEAHV/DGEA/2009) ; STE LE DESTIN / Travaux urgents d'abaissement des eaux dans les quartiers de Lomé- Lot 2: travaux d'entretien du grand canal de Bè (Marché n°012/MEAHV/DGEA/2009) ; ITC DACIA / Fourniture de matériels roulants et services connexes à la direction générale des douanes; lot n°2: Fourniture de trois (3) DACIA SANDERO 1,6 MPI Lauréate climatisés d'origine (Marché n°004/2009/MEF/DGD) ; STAR-STDA / Fourniture de matériels roulants et services connexes à la direction générale des douanes; lot n°3: Fourniture d'un (1) véhicule Mitshubitshi Pajero V9.6 4x4 2.8 Turbo climatisés d'origine (Marché n°005/2009/MEF/DGD) ; CFAO MOTORS / Fourniture de matériels roulants et services connexes à la direction générale des douanes; lot n°1: Fourniture de quatre (4) véhicules 4x4 double cabine climatisés d'origine (Marché n°006/2009/MEF/DGD) ; ENCOTRAM / Travaux d'infrastructures sanitaires dans les régions des Plateaux, de la Kara et au CHU de Tokoin- Lot 6: Travaux de construction de la DRS de Kara (Marché n°057/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; TTTI / Travaux d'infrastructures sanitaires dans les régions des Plateaux, de la Kara et au CHU de Tokoin- Lot 4: Travaux d'aménagement de la voie d'accès au CHP d'Amlamé (Marché n°060/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; SOCOPHARM / Lot n°4:Fourniture d'équipement de laboratoire et d'imagerie (Marché n°067/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; ENTEBAT / Travaux d'infrastructures sanitaires dans les régions des Plateaux, de la Kara et au CHU de Tokoin- Lot 9: Travaux de réhabilitation du CHP de Pagouda (Marché n°061/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; ECETI / Travaux d'infrastructures sanitaires dans les régions des Plateaux, de la Kara et au CHU de Tokoin- Lot 2: Travaux de construction d'un bloc gynéco-obstétrique au CHP de Kpalimé (Marché n°055/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; SEIM / Lot n°3: Travaux d'étanchéité et de peinture au CHP de Mandouri (Marché n°070/2009/MS/DGS du 09/07/2009) ; GEBTP / Lot 2: réhabilitation du district sanitaire n°2 de la Direction Régionale de la Santé/Région Lomé Commune et du Service d'assainissement et d'hygiène (Marché n°065/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; ECNC / Lot n°1: construction d'un bloc opératoire gynécologique au Centre Hospitalier Régional de Sokodé (Marché n°069/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; NECBAPS / Travaux d'infrastructures sanitaires dans les régions des Plateaux, de la Kara et au CHU de Tokoin- Lot 3: Travaux de réhabilitation du CHP d'Amlamé (Marché n°062/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; ECOGEC / Travaux d'infrastructures sanitaires dans les régions des Plateaux, de la Kara et au CHU de Tokoin- Lot 7: Travaux de réhabilitation du CHP de Bassar (Marché n°063/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; ESAKAO / Travaux d'étanchéité au CHP de Nassablé et de réhabilitation de la maternité du CHP de Mango (Marché n°066/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; ACN / Travaux de construction des bureaux de la Direction des soins de Santé  Primaire (Marché n°059/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; ECOBA-K / Travaux d'infrastructures sanitaires dans les régions des Plateaux, de la Kara et au CHU de Tokoin- Lot 8: Travaux de construction des clôtures du CHP et du logement de la DRS de Pagouda (Marché n°054/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; ECOB / Travaux d'extension du Laboratoire de microbiologie alimentaire à l'Institut National d'Hygiène de Lomé-seconde Œuvre (Marché n°063/2009/MS/DGS du 23/07/2009) ; ITC DACIA / fourniture de huit (08) véhicules neufs de cinq (05) places de marque DACIA Logan Sandero 1.6 MPI avec équipements et accessoires (Marché n°001/2009/AN/CAB/DQ/2009 du 23/07/2009).

 

 

 

Apurement de la dette intérieure

Le Togo pourrait recourir au marché financier régional

 

Malgré toute la volonté des autorités publiques, les ressources disponibles ne peuvent permettre de régler à cour terme la dette publique intérieure. Sur une soixantaine de milliards de francs Cfa dus aux opérateurs privés – sur un total de plus de 300 milliards de francs – le gouvernement n'est en mesure d'apurer que moins de 10 milliards en 2009. Il faudra compter entre trois et quatre ans – à ce rythme – pour payer la dette intérieure. Le Togo n'est guère seul dans le cas.

De manière générale, le niveau d'endettement des huit Etats membres de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) devient très préoccupant. Et l'on craint les conséquences que cette situation pourrait avoir sur l'activité économique et le système bancaire de l'Uemoa. A eux huit, les membres de l'Union cumulent des arriérés de payement intérieurs estimés à 1.400 milliards de francs Cfa.

Le sujet a fait exclusivement l'objet d'une réunion extraordinaire le 27 juillet dernier à Abidjan, en Côte d'Ivoire, présidé par Charles Koffi Diby, ministre ivoirien de l'Economie et des finances, président du Conseil des ministres. Les ministres ont décidé de «mettre en Œuvre des mesures urgentes en vue de trouver une solution rapide et durable à ce  problème». D'ores et déjà, il est identifié des ressources financières d'un montant global d'environ 900 milliards de francs Cfa représentant les deux tiers des 1.400 milliards d'arriérés de paiement intérieurs.

En complément de ces ressources, les ministres ont recommandé aux Etat, en fonction de leurs spécificités, de recourir aux instruments du marché financier régional en vue de mobiliser les financements les plus adaptés. En outre, tous les efforts devront être mis en Œuvre pour permettre aux Etats de bénéficier de l'appui des partenaires au développement, notamment dans le cadre des mécanismes mis en place pour atténuer l'impact de la crise économique mondiale sur les pays pauvres. Afin d'éviter de nouveaux arriérés de paiement sur la dette intérieure, les Etats membres sont conviés «à une vigilance accrue».

 

Travaux de réaménagement de la ville de Lomé

DMMI boucle le curage de la lagune de Bè

La Dutch Maritime Management International (DMMI), une société hollandaise spécialisée dans les travaux maritimes, vient de boucler le curage de la lagune de Bè, Lomé. Les travaux ont également pris en compte le canal qui relie le plan d'eau de Nyékonakpoé, et sont réceptionnés cet après-midi par les autorités publiques. Ils devront permettre à la lagune de recueillir davantage d'eau, essentiellement les eaux de ruissellement afin de réduire le risque d'inondations du voisinage et d'autres quartiers de Lomé.

D'après l'Agence d'exécution des travaux urbains (Agetur), les travaux – qui ont rapporté 1,2 milliard de francs Cfa à DMMI, sur financement de l'Agence française de développement (AFD) – ont été achevés avant la fin des pluies. Sauf que le Hollandais est contraint à des travaux additionnels dus aux déchets charriés par les eaux de pluies et qui viennent re-polluer la lagune. Du côté sud, ce sont les habitants du quartier qui ont transformé les abords de la lagune en dépotoir. La même scène est observée au niveau du canal, particulièrement à la hauteur du marché Le Togo. Cela oblige DMMI à reprendre le curage à certains endroits.

Après la réception, les travaux se poursuivent pour, explique l'Agetur, atteindre le niveau zéro équivalant à 2 à 3 mètres de profondeur. Sur un financement de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), la deuxième lagune (ouest) de Bè va être de nouveau curée afin de la mettre au même niveau zéro. Tout comme celle de Nyékonakpoé, elle avait déjà été curée en 1997, «mais pas totalement», affirme-t-on à l'Agetur.

Mais le problème, c'est comment gérer l'après-curage. Si les riverains transforment les abords de la lagune en dépotoirs, c'est qu'ils en manquent dans leurs quartiers. Si on le leur interdit, c'est qu'il en est prévu ailleurs, un endroit qui leur est indiqué en vue d'épargner la lagune. De plus, les plans d'eau de Lomé manquent de protection contre les eaux de ruissellement.

A l'état actuel, l'on ne peut éviter qu'à chaque, des déchets soient charriés jusqu'aux plans d'eau. Par ailleurs, les agents d'Agetur ont observé que les caniveaux qui débouchent dans la lagune constituent une autre source de pollution. En plus des déchets flottants que sont les sacs en plastic, du sable provenant des quartiers est déversé.

Au travail de sensibilisation des populations et de création de dépotoirs s'ajoutent ainsi des soucis techniques pour les autorités. A moins de rechercher à chaque fois du financement pour le curage des lagunes de la capitale togolaise.

 

 

 

Aux négociations en cours sur le cacao

La COPAL reste unie contre les acheteurs

Les acteurs et ministres des dix pays de l'Alliance des pays producteurs de cacao (COPAL, Cocoa Producers' Alliance) se sont séparés, vendredi soir à Lomé, sans grande décision, sinon d'être solidaires aux discussions sur un nouvel accord sur le cacao cette semaine à Londres, dans la capitale britannique, a appris L'Union. "Le Comité ad hoc dont la présidence a été confiée à la Côte d'Ivoire a fait du bon travail, mais il reste des points de la Charte sur lesquels il doit continuer à travailler", a indiqué le président sortant du Conseil des ministres sortant, le ministre togolais du Commerce Guy Madjé Lorenzo.

La rencontre de Lomé, ouverte depuis lundi par les experts, visait à renouveler la charte de la COPAL, vieille de près de 40 ans, en revoyant entre autres les statuts du personnel et les règlements administratifs et financiers.  "Après 47 ans d'existence, il s'agit de faire en sorte que de nouveaux objectifs plus performants soient donnés à la Charte", explique Saint Cyr Djikalou, représentant de la Côte d'Ivoire auprès des organisations internationales des produits de base à Londres.

Les débats en Conseil des ministres, attendu vendredi son avis et les orientations pour les cinq prochaines années, ont achoppé notamment sur le maintien ou non du secrétariat adjoint dans le but de réduire les coûts par rapport aux ressources de l'Alliance. L'adoption de nouveaux textes de la COPAL est repoussée à un prochain Conseil des ministres extraordinaire, a affirmé le ministre Lorenzo, sans précision sur la date.

En revanche, la COPAL, qui représente près de 80 pour cent de la production mondiale de cacao, se dit plus que jamais unie pour les nouvelles négociations de Londres cette semaine sur le cacao afin de faire prévaloir ses intérêts. "Au dernier accord de 2001, ce sont les pays consommateurs qui ont pu imposer leur point de vue puisque nous sommes allés en ordre dispersé. Mais là, on ne va plus retomber dans le même piège. C'est d'une seule voix que COAPAL va discuter", a déclaré le ministre togolais du Commerce. Avant d'ajouter : «Nous avons une mine d'or, il nous appartient maintenant de savoir en tirer profit et de faire profiter également les petits producteurs».

Pour ce faire, il est vivement recommandé d'approcher les pays producteurs non membre de l'Alliance pour les mettre dans la même mouvance.

Face aux puissants consommateurs, "les pays producteurs ont compris l'importance de leurs missions : c'est de faire en sorte que nos producteurs aient de prix justes et rémunérateurs Notre devoir, c'est d'assurer que le producteur ne soit pas lésé", a dit Saint Cyr Djikalou.

La COPAL est une organisation Intergouvernementale créée en janvier 1962 à Abidjan par les représentants des gouvernements de cinq pays producteurs de cacao : le Ghana, le Nigeria, le Brésil, la Côte d'Ivoire et le Cameroun. Son siège est basé à Lagos, au Nigeria et ses organes sont le Conseil des ministres, l'Assemblée générale et le Secrétariat.

L'organisation compte actuellement dix Etats membres après l'adhésion de la République Dominicaine, du Gabon, de la Malaisie, de Sao Tome et Principe et du Togo. Ces Etats membres représentent approximativement 75% de la production mondiale de cacao.

 

 

Culture

Arts plastiques

Sabine Medowokpo initie les enfants à la peinture

La plasticienne Sabine Medo Medowokpo entre dans la deuxième semaine de son atelier d'initiation des enfants à la peinture qui a lieu à son atelier sis au quartier Adjololo. Cet atelier est la première partie de son projet dénommé «Arts plastiques en milieu populaire», destiné à intéresser les milieux défavorisés à l'art et à la culture. Douze enfants âgés de 7 ans à 15 ans, tous issus de milieux défavorisés, sont à pied d'Œuvre depuis le 7 septembre dernier pour une durée de trois semaines. Commencé avec un peu de retard à cause de quelques problèmes liés à la logistique, et pour compléter les deux semaines restantes, l'atelier continuera les mercredis et les samedis soir, après la rentrée de ce 21 septembre.

Partant du constant que très souvent dans les milieux pauvres dorment des talents insoupçonnés et qui sont perdus à la fois pour l'Etat et pour leurs familles, la plasticienne a fait la demande auprès de certains parents de lui trouver des enfants qui s'appliquent à faire des dessins à la maison. L'objectif principal est de les initier aux notions basiques de la peinture, de leur donner des supports matériels à la fin de l'atelier pour qu'ils puissent continuer à s'appliquer à la maison et ainsi arriver à susciter chez eux la vocation, mais en même temps d'aboutir à intéresser les parents d'élèves également à l'art. «Je me suis rendue compte que ne sont présents pendant les expositions dans les centres culturels que des gens cultivés, des étudiants et aussi des personnes issues de la bourgeoisie. Je me suis dit qu'il serait intéressant aussi d'avoir des gens issus des milieux défavorisés, cela pourrait changer la façon de travailler de l'artiste. Il n'est pas dit que seuls les gens riches ou cultivés ont du goût. Les gens issus des classes pauvres, classe à laquelle j'appartiens peuvent aussi penser à la décoration de leur maison, ils ont eux aussi un art de vivre», explique l'artiste au sixième jour de son atelier.

Depuis sept jours, les enfants sont initiés aux notions basiques de la peinture. «Le premier jour, je leur ai laissé le temps de s'exprimer librement, histoire de voir et de constater la situation de chacun d'eux ; ensuite, le second jour je leur ai donné des indications sur ce que c'est que la vision d'un artiste, car l'Œil de l'artiste doit être différent de celui du regard commun. Puis, nous sommes passés au mélange des couleurs, à l'ombre et à la lumière », a dit Sabine Medowokpo.

Parvenue elle-même dans le paysage national des arts plastiques au prix d'énormes sacrifices et de disputes familiales, Sabine Medo se constitue en éveilleur des consciences pour montrer l'exemple. Cette artiste qui fait un art à la fois populaire et sélect déclare que «la culture est levain du développement, la jeune fille cultivée est une chance pour son pays, car il vaut mieux avoir une jeune fille cultivée qui a du caractère et de l'ambition que celle à l'horizon terni qui devient la proie baisable  et corvéable à merci des hommes».

Sabine Medo réalise cet atelier sur fonds propres et  grâce à la donation de quelques amis. « Je remercie tous ceux qui m'ont apporté leur soutien pour la réalisation de cet atelier, notamment Me Foli Jean Dossey, avocat au barreau de Lomé», a Mlle Medowokpo qui s'est bien battue pour organiser cet atelier. A la fin de l'atelier, des carnets seront mis à la disposition des enfants pour continuer le travail à domicile.

 

 

Musique

Vanessa prête pour l'envol

Retour sur ce concert de Vanessa Worou au Théâtre de la verdure du Centre culturel français le samedi dernier, en prélude à son départ pour les jeux de la Francophonie qui se déroulent au pays des Cèdres du 27 septembre au 6 octobre 2009. Le concert est d'ailleurs une espèce de répétition générale pour le groupe Afrik'Céleste. Comparativement à son premier concert sur le même podium, l'année dernière, il y a manifestement beaucoup de choses à dire. Car si le premier concert a confirmé tout son talent musical, écho de l'album Eke, la prestation scénique et l'ensemble costumier de l'artiste laissaient un zeste d'inachevé et faisaient montre d'un amateurisme caractéristique des novices.

On ne peut plus en dire autant de cette seconde prestation au CCF. Ce qui laisse l'impression que les Togolais peuvent rêver sans souci dans les bras de Morphée : Vanessa va représenter dignement le Togo.

En matière d'art, il faut éviter d'être cocardier, mais vu le tableau un peu sombre de la culture nationale, avec Vanessa Worou on peut se permettre sans faute d'avoir une légère inclination pour le drapeau. Passons.

Le concert a donc tenu ses promesses. Il faut dire que le CCF a cette fois-ci fait beaucoup d'efforts. La sono était au rendez-vous ; il n'y eut ni bruitages ni méchants déchets pour écorner l'ouïe des spectateurs.

Sur le plan musical, rien à redire, c'est tout à fait parfait. Vanessa Worou entreprend une révolution dans le champ musical national en introduisant ce patchwork esthétique du jazz, du blues, du classique et des rythmes traditionnels. C'est bien la preuve que les rythmes traditionnels peuvent bien servir à quelque chose et que l'on n'a plus d'excuses à copier-coller des genres musicaux un tantinet kitsch. Rien que pour que le jazz, l'association du jeune trompettiste Elias Damawuzan,  le Miles Davis togolais, reste quand même la trouvaille de cet album Eké. La virtuosité et le souffle éthéré de ce trompettiste restituent toute sa quintessence à la musique comme art de la rédemption des âmes en peine. Vanessa Worou, est-il encore besoin de le seriner, est la digne héritière de Bella Bello. On attend donc un second album pour en avoir la confirmation et espérer qu'elle va finir par nous la faire oublier.

L'artiste était attendue sur le plan du décor et du costume. On peut lui donner une bonne note. Une fausse jupe et corsage prolongée d'un long ample pan qui semble une grande robe, le tout taillé taillée dans un tissu pagne wax hollandais, ce qui lui donne un air de la regrettée Ella Fitzgerald. Ceci comparé avec l'accoutrement du premier concert, il n'y pas photo. Le nouveau costume, Œuvre du styliste Kali Fashion Emmanuel, épouse presque la plastique forte de l'artiste et renforce son imposition naturelle sur scène. Reste un seul regret, le décorateur a trop le goût de la flamboyance, ce qui fait qu'en fond de scène, on se croirait à un mariage.

Peut-être faudrait-il encore avoir un  peu plus d'idées et d'audaces pour rechercher un costume assez original qui fasse encore plus d'effet pour habiller le porte-drapeau de la chanson togolaise.  Mais ceci n'est pas mal déjà, l'artiste qui a une haute maîtrise de sa rondeur, la moule parfaitement bien avec des résultats enchanteurs sur le public. Lequel public a répondu massivement nombreux- théâtre comble comme un Œuf avec des dizaines de spectateurs debout -, et donnant parfaitement du répondant au langage que l'artiste tentait d'établir avec lui.  Cette artiste a du charisme. De mémoire de spectateur de spectacles d'artistes togolais, il n'y a que King Mensah et Jimi Hope qui établissent une telle communion avec le public. Parfaite communication.

On ne saurait finir de parler de ce concert sans glisser quelques mots sur les soutiens moraux ou concrets de Mlle Worou. A tout seigneur tout honneur. Le roi de la musique traditionnelle King Mensah, l'éternel roi au grand cŒur, lui apporte un soutien très actif en organisant le vendredi 18 septembre, un concert au même CCF dont la recette devait servir à financer l'achat des billets de Vanessa et de son groupe.

Il est vrai que King Mensah a eu certainement écho des démarches  (so boring !) de la chanteuse pour avoir des financements en vue des préparatifs du voyage du Liban. Avec bruit et tambours battants, elle a fini par avoir raison des réticences…au plus haut sommet de l'Etat. Lequel sommet lui aurait fourni un soutien assez conséquent. Ce n'est pas rien quand on a un soutien présidentiel à la culture, mais encore faut-il que l'on dépasse ces appuis individuels pour rendre rapidement effectif la création d'un fonds d'aide à la culture.

A l'heure où les Eperviers nationaux se déplument inexorablement sur fond de division haineuse et ruineuse de la Fédération togolaise de football, c'est à juste titre que l'on constate que la culture peut porter la fierté nationale. Sans grands frais en plus.

Une note également hors propos mais qui a tout son pesant d'or. Le père de l'artiste est venu cette fois à son concert, lui qui a de tout temps guerroyer contre cette tendance chez sa fille, pensait à tort que la musique est le propre des dégénérés et des prostituées. Sa présence constitue tout un symbole et un appel à tous ses parents qui étouffent malgré eux le développement de leurs enfants.

www.togocultures.com

 

Reportage

Quand les pirates s'enrichissent sur le dos des artistes

Les Œuvres musicales piratées ont supplanté les originales.  Souvent de même qualité que les originales, ces Œuvres trafiquées se vendent en toute quiétude comme de petits pains et les pirates font des recettes au nez et à la barbe des artistes. Ce qui est un délit dont les auteurs sont assurés d'agir en toute impunité.

Tous les points de vente de disque sont inondés de ces Œuvres. La seule explication, c'est que les Œuvres originales sont trop chères et  ne sont pas  à la portée de bourse des togolais. En plus de leur coût dérisoire, la qualité de la musique  des disques piratés est en vogue. «À côté d'un disque d'un artiste togolais qui vaut 3000fcfa les gens achètent plus celui  de Michael Jackson qui leur revient à 500fcfa. C'est moins cher et les deux Œuvres  musicales sont incomparables », affirme  Thomas revendeur de disques. Depuis 8 ans, il ne vend que des Œuvres piratées. Et il se justifie sous prétexte qu'il est difficile de commercialiser des disques originaux. Toutes classes sociales confondues veulent se procurer des disques à vil prix.

Alors que le disque original coûte sur le marché 2500 ou 3000fcfa, le support piraté se négocie à 500fcfa. Entre le prix et la qualité, le choix du consommateur est vite fait. "Je sais que les Œuvres piratées ne sont pas bonnes, mais les originales coûtent très chères. Avec le prix d'une cassette originale, on peut s'offrir deux piratées avec plusieurs variétés de musiques", dit un jeune, qui déclare acheter rien que des disques piratés.

La loi N°91-12 du 10 juin 1991 portant protection des droits d'auteur, du folklore et des droits voisins au Togo en ses articles 84 et suivants considère la non obtention d'autorisation d'exécution publique des Œuvres de l'esprit ou le non paiement des redevances des droits d'auteur dues comme un délit de contrefaçon.

L'évolution des nouvelles technologies de l'information et de la communication a joué un rôle important dans la piraterie des Œuvres musicales et la violation des droits d'auteur. Un ordinateur avec un graveur (Copieur) incorporé suffit pour les pirates. Le procédé consiste à acheter une Œuvre originale (surtout les musiques en vogue). Le disque est copié sur un CD vierge et multiplié. Les pochettes sont imprimées par une imprimante couleur. Avec un tel arsenal, il est facile de créer des «Best of» ou une compilation des meilleurs tubes du moment. Cette technique est utilisée par les pirates locaux ou petits pirates. Cette activité est source de revenus faciles et le risque de sanction est perçu comme faible. La grande partie des Œuvres musicales piratées viennent de l'Asie et du Nigéria

Selon le Bureau Togolais des Droits d'Auteur (BUTODRA), ces Œuvres rentrent sur le territoire dans des camions bâchés et sont nuitamment déchargés dans des entrepôts situés dans les environs du grand marché d'Adawlato. Il est donc impossible de chiffrer les disques piratés qui sont mis en vente au Togo.

Les douanes indexées

L'accord de coopération de janvier 2006 entre le BUTODRA et la Direction générale des douanes n'a pas empêché l'importation massive des Œuvres piratées. Pire, les importations ont plutôt augmenté. Cet accord entre autres demandait la sécurisation des frontières par le contrôle et la saisie des supports piratés et non autorisés par le BUTODRA. La dernière saisie (4000 cartons de disques) remonte en juin 2008. Malgré les tournées de sensibilisation qu'il a organisé à l'endroit des agents de la douane togolaise, le BUTODRA s'affirme déçu. En effet, depuis les sensibilisations aucun résultat satisfaisant n'a été enregistré et aucun appel d'un quelconque poste de douane n'a été reçu par le BUTODRA pourtant les Œuvres piratées sont en pleine expansion sur le terrain. Pour l'heure le BUTODRA se trouve limité dans ses actions dans la lutte contre la piraterie car elle estime que le déclic doit venir des services de la douane. Ces derniers estiment à leur tour qu'ils ont une obligation de résultats. L'entrée des disques piratés augmentent considérablement les recettes douanières.

Cet argument est jugé comme une fuite en avant par certains artistes. «On peut démasquer facilement les pirates. C'est comme les médicaments de la rue. Qui sont les pourvoyeurs ? Il manque seulement une volonté politique, il faut que le BUTODRA joue pleinement ses rôles », s'insurge un artiste.

 Les charges de production en studio varient entre 50 000 à 100 000 f cfa par jour pendant plusieurs jours ou des mois. Les frais de duplication, la TVA et autres fiscalités ne permettent pas de fixer le prix du disque en dessous de 2500f cfa.  Par contre, le pirate n'investit pas. Il ne verse rien au producteur au titre des frais de production et de duplication, pas de redevance à l'artiste. La fiscalité n'est pas également payée. Ce qui lui permet de vendre moins chère et d'engranger beaucoup de bénéfices. Il se procure un exemplaire du support et le reproduit.

Dans cette situation, ce sont les artistes, les entreprises musicales et l'économie nationale qui sont saignés. La plupart des artistes, selon le BUTODRA, commence sans financement. La production, la distribution, la promotion reviennent à la maison de production. C'est un lourd investissement. Il faut attendre des mois après la sortie de l'album pour espérer récupérer le capital investi. Pendant ce temps, les pirates en profitent énormément et à la fin les investissements deviennent improductifs. C'est pourquoi les investisseurs hésitent, ils ne font plus confiance en la musique togolaise qui est surtout victime de la piraterie artisanale.

 

 

Réformes et Gouvernance

Le Togo atteint une réalisation de 75%, selon le PARG 2009/2010

Après les efforts louables consentis  par le gouvernement togolais pour atteindre le point de décision de l'Initiative PPTE en novembre 2008, les autorités togolaises s'emploient activement pour atteindre le point d'achèvement prévu pour 2010. Pour ce faire, le gouvernement s'est fixé des  objectifs et politiques qu'il entend poursuivre dans le cadre du Programme d'Appui aux Réformes et à la Gouvernance (PARG 2009/2010) de la Banque africaine de développement (BAD) visant à atteindre le point d'achèvement et à dynamiser les secteurs prioritaires retenus dans la stratégie de réduction de la pauvreté. Un rapport est établi au premier semestre 2009.

Etat d'avancement des mesures PARG 2009

Les mesures spécifiques au PARG prévues pour 2009 sont à plus de 75% déjà réalisées. Treize axes résument l'amélioration de la gestion des finances publiques.

* Adoption en conseil des ministres du projet de loi relatif à la LOLF et sa transmission à l'Assemblée Nationale : Le projet de loi relatif à la Loi Organique des Lois des Finances (LOLF) a été adopté en conseil des ministres et transmis à l'Assemblée qui l'a voté. La loi a été promulguée par le Président de la République le 29 décembre 2008.

* Elaboration du projet de loi portant révision du code des impôts : La mise à jour du code des impôts est en cours de finalisation par le cabinet Afrique Audit & Consulting recruté à cet effet.

* Elaboration du projet de loi portant révision du code des douanes : Le projet de loi portant révision du code des douanes est élaboré. Il est transmis au Secrétariat du Gouvernement en vue de sa soumission en Conseil des Ministres pour approbation.

* Initier les ministères sectoriels au Cadre de Dépense à Moyen Terme (CDMT) : Des formations sur l'élaboration des CDMT sectoriels ont été organisées dans le cadre du Programme d'Appui au Renforcement des Capacités des Institutions (PARCI) ; ce qui a permis de lancer la préparation des CDMT 2010 des cinq (5) ministères prioritaires (agriculture, infrastructures, santé, eau et assainissement, éducation).

* Achèvement des trois (03) modules du SIGFIP : Modules « Préparation et Exécution budgétaires » et Module « Comptabilité » : Le SIGFIP est en phase d'opérationnalisation. Les deux premiers modules relatifs à la préparation et l'exécution budgétaires sont déjà opérationnels. Le troisième relatif à la comptabilité, déjà prêt en juin 2009, a démarré en août 2009.

* Etablissement des comptes de gestion pour l'exercice budgétaire 2007 : Le compte de gestion 2007 et le compte administratif ont été confectionnés après le séminaire de formation financé par le PARCI. La loi de règlement qui est préparée à partir de ces comptes est en cours d'élaboration.

* Respect du calendrier budgétaire et présentation du projet de loi de finances conformément aux délais prescrits par la constitution (45 jours avant le 31 décembre) : Pour le budget 2009, le calendrier budgétaire a été respecté et le projet de loi voté par l'Assemblée Nationale le 17 décembre 2008. Le processus d'élaboration du budget 2010 a démarré avec la signature de la lettre de cadrage budgétaire par le Premier Ministre le 18 juin 2009.

* Doter l'IGF de moyens budgétaires et logistiques : L'Inspection Générale des Finances (IGF) dispose des moyens de fonctionnement avec un budget adéquat, ce qui lui a permis de démarrer son programme de travail qui est exécuté à plus de 30% au 1er semestre 2009.

* Elaboration d'un plan d'action de l'IGF : Le programme de travail 2009 de l'Inspection Générale des Finances a été approuvé par le Ministre de l'Economie et des Finances. L'IGF est dotée également d'un manuel de procédures établi avec l'appui d'AFRITAC. Le guide de travail est en cours d'élaboration avec l'appui de l'expert recruté dans le cadre de l'appui ciblé de la BAD.

* Adoption en conseil des ministres du projet de loi relatif aux marchés publics : Le projet de loi relatif aux marchés publics est adopté en conseil des ministres le 21 janvier 2009 et transmis à l'Assemblée Nationale qui l'a voté le 26 juin 2009. Les textes d'application seront pris dans les prochains jours après un atelier de validation.

* Adoption en conseil des ministres du projet de code des marchés publics : Le projet de code des marchés publics a été transmis par le consultant au gouvernement et un atelier de validation sera organisé très prochainement avant d'être adopté en conseil des ministres.

* Transmission par le gouvernement à l'Assemblée Nationale du projet de loi relatif aux marchés publics : Le projet de loi  relatif aux marchés publics a été transmis à l'Assemblée Nationale le 4 février 2009. 

* Transmission par le gouvernement à l'Assemblée Nationale du  projet de loi portant code des marchés publics : Le code des marchés publics sera adopté par décret en conseil des ministres dans les jours à venir après sa validation en atelier.

Au plan de l'amélioration du climat des affaires, tout est en cours.

* Produire un rapport retraçant l'état d'avancement du projet de « code des investissements » : Un avant-projet de code des investissements a été élaboré et est en discussion dans le cadre d'un comité interministériel.

* Produire un rapport retraçant l'état d'avancement de la mise en Œuvre du plan d'action d'urgence de la stratégie de relance de la production agricole : Le rapport qui retrace l'état d'avancement de la mise en Œuvre du plan d'action d'urgence de la stratégie de relance de la production agricole est en cours de finalisation.

Etat d'avancement des mesures PARG 2010

Des efforts importants ont été faits en vue de la réalisation de certaines mesures programmées initialement pour 2010. Ces efforts sont particulièrement concentrés sur les mesures permettant au Togo de remplir les conditions d'accès au point d'achèvement de l'Initiative PPTE. La gestion des finances publiques est encore évaluée.

* Adoption en conseil des ministres du projet de loi portant révision du code des douanes et sa transmission à l'Assemblée Nationale : Le projet de loi portant révision du code des douanes est transmis au secrétariat du gouvernement pour son approbation en conseil des ministres.

* Intégrer le Cadre de Dépense à Moyen Terme (CDMT) global dans la loi de finances 2010 pour les ministères pilotes : Le CDMT global a été utilisé pour l'élaboration du budget 2009 ; il sera intégré dans la loi de fiances 2010 pour les ministères pilotes.

* Opérationnalisation des trois (3) modules de préparation, d'exécution budgétaires et de comptabilité : Les deux premiers modules, à savoir la préparation et l'exécution budgétaires sont déjà opérationnels. Le troisième module relatif à la comptabilité, déjà prêt en juin 2009, est opérationnel courant août 2009.

* Elaboration de loi de règlement pour l'exercice budgétaire 2007 : La loi de règlement pour l'exercice budgétaire 2007 est en cours de finalisation.

* Etablissement des comptes de gestion pour l'exercice budgétaire 2008 : Le compte de gestion 2008 est établi courant août 2009.

* Finalisation de la réorganisation des services du trésor conformément à la directive de l'UEMOA et création de nouvelles structures : Agence Comptable Centrale du Trésor (ACCT), Paierie Générale du Trésor (TGT), Recette Générale du Trésor (RGT) : La réorganisation des services du Trésor est faite : Le Comptable Central du Trésor, le Payeur Général du Trésor, le Récepteur Général du Trésor ont prêté serment avec leurs fondés de pouvoir le 22 mai 2009. Mais auparavant, les Comptables Régionaux ont également prêté serment avec leurs fondés de pouvoir le 20 mai 2009. Ils ont officiellement pris fonction dès leur prestation de serment.

* Opérationnalisation de la Cour des Comptes et renforcement de ses capacités par la nomination de juges et autres personnels : La loi portant statut des magistrats de la cour des comptes a été adoptée par l'Assemblée Nationale et promulguée par le Président de la République. Conformément à la loi organique N°98-014 du 10 juillet 1998 portant organisation et fonctionnement de la Cour des Comptes, les 27 juges de la Cour ont été nommés par décret en conseil des ministres  le 24 juin 2009. Les juges de la Cour des Comptes prendront officiellement fonction dans les jours à venir après la prestation de serment.

* Elaboration d'un guide/manuel de procédures de contrôle et harmonisation des systèmes de contrôle avec les pays de l'UEMOA : Le manuel de procédures de l'Inspection Générale des Finances est élaboré avec l'appui d'AFRITAC ; le guide en cours d'élaboration avec l'appui de l'expert de la BAD recruté dans le cadre de l'appui ciblé, il sera prêt dans les jours à venir. Pour la Cour des Comptes, le manuel/guide de procédures sera prêt dès l'installation de cette dernière.

* Adoption par l'Assemblée Nationale du texte portant loi relative aux marchés publics : Le texte portant loi relative aux marchés publics a été voté par l'Assemblée Nationale le 26 juin 2009.

* Adoption par l'Assemblée Nationale du texte portant code des marchés publics : Le code des marchés publics sera adopté par décret en conseil des ministres dans les prochains jours après sa validation en atelier.

* Adoption des décrets relatifs aux structures prévues par le code des marchés publics : ARMP, DNMP, CGMP : Les décrets relatifs aux structures prévues par le code des marchés publics seront adoptés dans les jours à venir.

* Elaboration et mise en Œuvre d'un manuel de fonctionnement des organes des marchés publics : ARMP, DNMP, CGMP : Le manuel de fonctionnement de ces organes sera prêt dès leur installation.

* Elaboration et adoption d'un plan d'action global des marchés publics : Le plan de travail préparé à cet effet, est relativement exhaustif. Il ne reste qu'à l'affiner en donnant, l'estimation des coûts des actions proposées, l'identification des partenaires potentiels, la contribution du gouvernement.

Selon le rapport, les ingrédients de l'amélioration du climat des affaires se mettent en place.

* Elaboration d'un projet de code des investissements : Un avant-projet de code des investissements a été élaboré et est en discussion dans le cadre d'un comité interministériel. La finalisation est prévue dans les prochains mois.

* Adoption en conseil des ministres du projet de code des investissements et sa transmission à l'Assemblée Nationale pour approbation : Le projet de code des investissements sera adopté en conseil des ministres et transmis à l'Assemblée Nationale pour approbation après les discussions du comité interministériel.

•    Inscrire au budget 2010 des ressources destinées au secteur agricole supérieures à celles allouées en 2009 : Le secteur agricole est depuis un certain temps devenu une priorité du gouvernement. C'est à cet effet que, des mesures sont en train d'être prises par les autorités pour accroître les ressources allouées au secteur de l'agriculture.

© L'Union du 15 septembre 2009

 

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