Vivement les législatives !

15/11/2010
Vivement les législatives !

« Ah, vivement les prochaines élections législatives pour savoir qui est qui, qui pèse combien », s’exclame lundi L’Union. Le journal estime qu’un nouveau scrutin permettra de clarifier les choses, mais également d’avoir des élus plus compétents. Toutefois, le bihebdomadaire reconnaît que la législature a été bénéfique. « Quoiqu’on dise, la cohabitation a poussé le RPT à ne pas faire à sa guise. Même si la majorité mécanique a souvent pris le dessus en plénière, les avis de l’opposition sont discutés et admis en commissions.

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
Ça peut ReDéMaRer pour les adhérents
Les 43.320 adhérents de ReDéMaRe, Réseau de Développement de la Masse sans Ressources, pourront désormais rentrer dans leurs fonds à partir de ce jour lundi 15 novembre. Progressivement. C’est ce qu’a indiqué un communiqué rendu public samedi par le comité intersectoriel d’experts ad’hoc qui gère d’une certaine manière le dossier au plan financier. Le comité a laissé entendre que "seules les personnes physiques ayant perçu moins de cinq mensualités peuvent prétendre à un remboursement". C’aura été un soulagement pour les adhérents et les autorités.
En effet, la décision de rembourser les épargnants a été prise par les autorités togolaises en début de mois de septembre dernier après la fermeture de ReDéMaRe quelques semaines plus tôt. En son temps, c’est le ministre de la Justice chargé des Relations avec les Institutions de la République, M. Biossey Kokou Tozoun qui l’annonçait lors d’un point de presse. Pour cette opération, il avançait qu’environ 8 milliards de FCFA seraient nécessaires et que les parents devraient être remboursés avant la rentrée scolaire 2010. Seulement, les fonds n’étaient pas disponibles et les épargnants devraient attendre encore longtemps. En tout cas jusqu’à ce jour.
Pendant tout ce temps, beaucoup d’encre et de salive ont coulé sous le pont. Des listes ont été placardées pour permettre aux ayants-droit de vérifier s’ils pourront percevoir leurs sous. Des tractations s’effectuaient avec le Directeur Général, M. Sama Essohamlon sous les verrous pour libérer l’argent retrouvé sur les comptes de la société ; il s’agit d’une manne de 4.832.795.274 F Cfa. Et d’autres choses encore.
Aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre et les adhérents toucheront leurs dus selon le quota et le planning fixés par le comité. En ce sens, personne ne touchera la totalité de son dépôt. La répartition a été faite selon que l’épargnant ait bénéficié ou non d’une mensualité : pour les adhérents n’ayant perçu aucune mensualité, ils percevront 74,28% du solde ou du dépôt ; ceux ayant perçu une mensualité : 68,69% du solde, les adhérents ayant perçu deux mensualités: 60% du solde, les adhérents ayant perçu trois mensualités: 44,60% du solde et les adhérents ayant perçu quatre mensualités: 10% du solde. Et ce n’est pas tout. Il a été établi un calendrier de remboursement selon les initiales des noms des épargnants et dans les principales banques où la société dispose des ressources : Banque Régionale de Solidarité (BRS), Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC), Banque Populaire pour l’Epargne et le crédit (BPEC) et la Banque Atlantique-Togo. Suivant ce calendrier, les opérations se poursuivront jusqu’au 24 décembre.
Ainsi va se terminer le long épisode du feuilleton ReDéMaRe que certains comparaient aux affaires Madoff aux Etats-Unis et NCC Services au Bénin.

A l’exception des produits maraîchers
Les raisons qui interdisent les poissons fumés du Togo en Europe
«…pour l'exportation des poissons fumés, le système de contrôle de ces produits de la pêche destinés à être exportés vers l’Union européenne ne peut pas encore être considéré comme au moins équivalent aux exigences communautaires ». C’est l’une des conclusions du rapport d’une mission d’inspection effectuée au Togo du 8 au 11 juin 2009 par l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV), concernant les produits de la pêche, dans le cadre de son programme d'inspection dans les Etats membres et les pays tiers. L’objectif étant d'évaluer les conditions sanitaires de la production des produits de la pêche destinés à l'exportation vers l'Union Européenne (UE). A la fin, on peut constater que les contrôles officiels réalisés couvrent la totalité de la chaîne de production des produits de la pêche, que de nombreuses améliorations concernant le fonctionnement de l’Autorité compétente (Direction de l'Elevage et de la Pêche) ont pu être constatées depuis la précédente mission (23 au 27 avril 2007), que le système en vigueur relatif aux contrôles officiels et à la certification sanitaire pour l'exportation des produits de la pêche est satisfaisant pour la filière langouste vivante.
Cependant, pour l'exportation des poissons fumés, le système de contrôle de ces produits de la pêche destinés à être exportés vers l’UE ne peut pas encore être considéré comme «au moins équivalent aux exigences communautaires». Conséquence : seuls les produits maraîchers partent du Togo vers l’Europe.
D’où la pile de recommandations transmises à l'Autorité pour discipliner le système national de contrôle, c’est-à-dire le rendre conforme ou au moins équivalent aux exigences communautaires : assurer que les sites de débarquement disposent en tout temps d'installations adéquates, afin d'éviter toute contamination des produits de la pêche ; assurer que lesdits produits en provenance du Ghana, destinés à être exportés vers l'UE par le Togo, ont été obtenus dans des conditions au moins équivalentes aux conditions communautaires et prendre des mesures pour garantir le respect des principes édités lors de l'établissement du certificat sanitaire ; assurer que des analyses officielles d'eau potable dans les établissements soient effectuées ; assurer que des contrôles officiels sur les produits de la pêche soient réalisés, en particulier pour la Listeria monocytogenes et les HAP (poissons fumés) et pour les métaux lourds (langoustes et cigales de mer). Et assurer que l'établissement voulant exporter du poisson fumé a des standards d'hygiène au moins équivalents aux exigences et prendre des mesures pour assurer que les laboratoires effectuant les analyses officielles ont des standards équivalents.
Déjà, à la mission d’avril 2007, des déficiences avaient été notées : les sanitaires sur les sites de débarquement étaient en mauvais état d'hygiène, la traçabilité des échantillons au niveau du laboratoire présentait des lacunes, le laboratoire ne participait pas à des tests inter laboratoires pour les analyses d'eau, le laboratoire n'était pas en mesure d'analyser tous les paramètres chimiques de l'eau, la procédure d'analyse pour l'histamine n'était pas équivalente à la réglementation communautaire.
Les principales conclusions de la mission
Législation et réglementation applicables au Togo.
La réglementation togolaise concernant les teneurs maximales en métaux lourds et dioxines pour les produits de la pêche destinés à l'exportation vers l'UE n'est pas mise à jour.
Autorité compétente.
Le nombre et la formation du personnel de l'AC pour effectuer le contrôle de la chaîne de production des produits de la pêche destinés à être exportés vers l'UE sont suffisants. Les inspecteurs ayant une connaissance satisfaisante des exigences communautaires, en plus d’une disponibilité en ressources humaines. Pour la filière d'exportation des produits de la pêche vers l'UE, l'ensemble des procédures de contrôle relève du niveau central, géographiquement situé à Lomé.
Contrôles officiels relatifs à la production et à la mise sur le marché.
L'Autorité dispose de procédures de contrôles documentées pour l'enregistrement ou l'agrément qui sont satisfaisantes. Cependant les documents de renouvellement des agréments manquent parfois de précision. Par exemple, pour un établissement, l'activité décrite est le fumage à chaud mais il n'a pas été précisé quelle sorte de produits de la pêche est transformée. En plus, la procédure prévoit la suspension de l'agrément des établissements qui ne respectent pas les exigences de la législation togolaise.
Sites de débarquement et de première mise sur le marché, halles de criée et marché de gros.
Les conditions d'hygiène sur les sites de débarquement des lacs, compte tenue de l'absence d'aménagement et d'équipement, ne sont pas équivalentes aux exigences de l’UE alors que les matières premières destinées à l'approvisionnement des établissements agréés transitent par ces sites de débarquement. Cependant des travaux y sont en cours. Le certificat sanitaire des autorités ghanéennes n'atteste pas que les produits de pêche exportés vers le Togo sont conformes à la législation communautaire en vigueur. Pour cette raison, le Togo ne peut pas garantir que ces produits ont été obtenus dans des conditions au moins équivalentes à celles régissant la production et la mise sur le marché des produits communautaires, comme il est exigé. En somme, sous condition que l'Autorité du Ghana mette à jour le certificat sanitaire qui accompagne les langoustes du Ghana au Togo, le système en vigueur relatif aux contrôles officiels et à la certification sanitaire pour l'exportation pourrait être considéré comme satisfaisant pour la filière langouste vivante.
Bateaux.
Le Togo ne dispose pas à ce jour d'un recensement exhaustif des pirogues susceptibles d'approvisionner en matières premières les établissements agréés pour l'exportation des produits de la pêche vers l'UE. Cependant, la liste des pêcheurs peut être considérée comme suffisante pour les besoins de traçabilité. A l’observation, il n'y a pas de bateaux congélateurs ni de bateaux usine agréés pour l'exportation. Les pirogues qui fournissent les poissons du lac pour l'établissement de fumage ne sont pas enregistrées par l'Autorité et, le plus souvent, elles ne portent pas de nom. Par contre, l'Autorité possède un registre des pêcheurs qui sont autorisés à fournir des produits de la pêche aux établissements de transformation.

Etablissements à terre.
Hormis l'absence de contrôle officiel de l'eau dans les établissements, les procédures d'inspection (fréquences d'inspection des établissements, suivi des réponses des établissements…) peuvent être considérées comme satisfaisantes et appliquées.
Contrôle officiel des produits de la pêche.
Le Togo réalise des contrôles officiels des produits de la pêche, mais certains des contrôles ne sont pas encore réalisés comme par exemple des analyses pour Listeria monocytogenes (poisson fumé) et pour les métaux lourds (langoustes et cigales de mer). On observe que, sur les sites de débarquement au niveau des lacs, les inspecteurs procèdent à un contrôle organoleptique des poissons. L'état des langoustes vivantes est contrôlé à leur entrée au Togo par les inspecteurs au poste d'entrée frontalier. Les teneurs en ABVT (indicateurs de fraîcheur) ne sont évidemment pas analysés sur les langoustes vivantes. Mais, dans le cas où les poissons du lac pourraient être exportés vers l'UE, ces analyses devraient être mises en place. Un plan de surveillance des contaminants chimiques (métaux lourds, pesticides, polychlorobiphényles (PCB) et les HAPs) a été mis en place par le Togo.
Les analyses pour ces contaminants sont réalisées dans un laboratoire accrédité en France. A cela s'ajoutent les analyses annuelles de métaux lourds effectuées à l'Institut togolais de recherche agronomique (ITRA). Ces analyses ont été effectuées en avril 2009 et portaient sur l'eau de mer, sur l'eau du lac Togo et sur la chair de poisson de deux espèces (Tilapia et Silures). Cependant, la chair de langoustes et cigales de mer n'est pas analysée pour les métaux lourds dans le cadre des contrôles officiels. Des analyses microbiologiques sur les langoustes vivantes ne sont pas d'utilité. Le laboratoire INH a la capacité de réaliser des recherches de Listeria monocytogenes sur le poisson fumé, mais cette analyse ne figure pas dans ses tests inter laboratoires. Un contrôle parasitaire n'est pas applicable aux langoustes vivantes. Le poisson sera fumé à une température allant de 70 à 80°C, donc plus élevée que 60°C et les parasites seront neutralisés.
Visites de sites: vérification du respect de la réglementation par les professionnels.
Les établissements qui souhaitent exporter du poisson fumé n'avaient pas des dispositions au moins équivalentes à la législation communautaire au moment de la visite (ni sur le plan de l'hygiène, ni au niveau des autocontrôles).
Aux dernières nouvelles, le Togo a pris des garanties écrites pour la mise en place du plan d'action visant à répondre aux recommandations. Le pays était jusqu’à fin 2009 sur la liste des pays tiers et territoires en provenance desquels l'importation des produits de la pêche, sous quelque forme que ce soit, destinés à l'alimentation humaine peut être autorisée.

Interférences politiciennes et lacunes du règlement intérieur
Vivement les prochaines législatives pour assainir le Parlement !
L’expérience aura été heureuse pour la démocratie balbutiante togolaise. En provoquant des législatives anticipées en 2007, Faure Gnassingbé aura le mérite de relooker l’Assemblée nationale jusque-là marquée du seul désir du RPT au pouvoir.
Mis à part la parenthèse de 1994 où l’opposition a pris la majorité, avant de l’offrir à la mouvance présidentielle. Depuis octobre 2007, l’organe législatif est animé par trois partis : le RPT (50 voix), l’UFC (27 voix) et le CAR (4 voix). Quoiqu’on dise, la cohabitation a poussé le RPT à ne pas faire à sa guise. Même si la majorité mécanique a souvent pris le dessus en plénière, les avis de l’opposition sont discutés et admis en commissions. Il y a des députés du RPT qui ont revu leur approche des questions. Des opposants font aussi des missions pour exposer la politique du pays. « L’ambiance est toujours bon enfant », dit-on.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette convivialité n’a pas permis aux élus de corriger les lacunes du passé : absence d’initiative de loi de la part des députés. Bref, pas de proposition des lois. A chaque rentrée solennelle de l’année, que de projets de loi initiés par le gouvernement et de ratifications de conventions, traités, accords. La moyenne des séances tenues n’est pas non plus remarquable. Et pour le total des plénières de l’actuelle législature, on peut déjà parier que certains députés restent muets jusqu’à la fin. En somme, on n’aura pas mieux obtenu cette fois-ci. Par moments, le parti majoritaire est resté braqué sur ses acquis, visiblement irrité par l’attitude non moins révolutionnaire des députés issus de l’opposition.
Pour les initiés du Palais des congrès (siège du Parlement), il est convenu que les députés ne se sont pas encore affranchis de l’influence de l’Exécutif et des dirigeants de leurs partis politiques respectifs. L’illustration parfaite a été le jour de la composition du bureau de l’Assemblée nationale.
La marque de l’influence ou de l’intervention extérieure s’est plus exprimée depuis la présidentielle du 4 mars. Surtout de la part de l’UFC, pour ce qui est du camp de Gilchrist Olympio. D’entrée, pour effacer l’affront de Jean-Pierre Fabre & Cie, ce dernier désigne ou fait désigner par le bureau directeur du parti un nouveau président de groupe parlementaire et son adjoint, en lieu et place de l’ex-protégé. La méthode y a manqué, en n’ayant pas eu le tact de faire provoquer la déchéance par les députés eux-mêmes. On dira qu’il savait ne pas avoir la majorité avec lui. Mais le texte du règlement intérieur est têtu : « Les députés peuvent s'organiser en groupes par affinités politiques. Ils doivent remettre en ce cas au bureau de l'Assemblée nationale une déclaration indiquant le nom et la composition de leur groupe. Toute modification doit être portée à la connaissance du bureau de l'Assemblée nationale. Les groupes constitués s'organisent de manière autonome et assurent leur service intérieur par un secrétariat administratif. Tout groupe parlementaire doit élire un président et un vice-président. Les présidents des groupes parlementaires sont membres de droit de la conférence des présidents. En cas d'absence ou d'empêchement, ils sont suppléés par leurs vice-présidents.
Les modifications à la composition d'un groupe sont portées à la connaissance du bureau de l'Assemblée nationale sous la signature du président du groupe s'il s'agit d'une radiation, sous la signature du député intéressé s'il s'agit d'une démission, et sous la double signature du député et du président du groupe, s'il s'agit d'une adhésion ou d'un apparentement ». Si dans le fond, le chef du groupe parlementaire est toujours décidé par l’état-major du parti de provenance, le parallélisme des formes veut que ce soit les députés du groupe qui renvoient le chef. La situation a fait dérouter le patron des lieux, Abass Bonfoh, qui a fini par lâcher un jour, en pleine séance : « facilitez-moi la tâche ! ». Toute position prise de sa part a ou aura été maladroite.
Seconde interférence dans le jeu au Parlement. Gilchrist brandit maintenant un écrit de ceux qui étaient candidats de l’UFC pour demander « avec fermeté aux députés démissionnaires du parti de renoncer à leur mandat pour ne pas trahir la confiance des électeurs et de laisser la place aux suivants sur les listes ». Et le bruit court qu’il a saisi le juge constitutionnel pour cette fin, même si celui-ci n’en est pas encore saisi de façon officielle. Il se raconte que la requête envoyée par Gilchrist à la présidence de l’Assemblée nationale fait trembler Abass Bonfoh qui pense trouver le salut en la renvoyant à la Cour constitutionnelle. Ce qui ne devrait pas être le cas. Le document brandi par Fo Gil n’étant qu’un engagement moral qui n’engage que le parti et ses adeptes.
Qu’à cela ne tienne, l’exemple illustre la transposition des bagarres politiciennes au sein du Parlement. Alors même qu’au Togo, l’élu n’a pas de mandat impératif. « Les députés sont élus au suffrage universel direct et secret pour cinq ans. Ils sont rééligibles. Chaque député est le représentant de la Nation tout entière. Tout mandat impératif est nul », prescrit la Constitution en son nouvel alinéa 1 de l’article 52, adopté le 30 janvier 2007.
On peut comprendre que l’aboutissement de cette option est d’éviter la formation d’un « groupe parlementaire ANC ».
Voici une autre invention à la togolaise qui fait sortir les non-initiés de leur gong. Si par transhumance (ce qui n’est pas le cas ici), le député peut se transporter dans un autre camp, le cas des élus affidés à Fabre ne doit pas faire créer une jurisprudence. Le règlement intérieur étant laconique : « Les députés peuvent s'organiser en groupes par affinités politiques. Un groupe ne peut être reconnu comme administrativement constitué que s'il réunit au moins le vingt-cinquième (1/25) des membres composant l'Assemblée nationale. Un parti politique ne peut constituer plus d'un groupe parlementaire. Tout député qui n'appartient ou ne s'apparente à aucun groupe est dit non-inscrit ». Avec la démission concrétisée par l’obtention du récépissé de l’ANC, on doit admettre que les affidés de Fabre se mettent en groupe des non-inscrits. C’est légal. Et jouer pleinement leur rôle qui ne va nullement différencier de ce qu’ils ont toujours fait jusque-là. Le bureau du Parlement ne peut se mettre en travers.
De façon informelle, ils se reconnaîtront par leur nouvelle affiliation. Mais il faut aussi respecter le sentiment des électeurs de 2007. En ce temps, il n’est pas un secret que c’est la personne de Gilchrist qui a été votée à travers les 27 députés. Aujourd’hui, les deux camps se réclament d’un électorat qui ne comprend pas grand-chose de la guéguerre. Malgré le show. Alors, il faut forcément un scrutin pour trancher.
Si dans ce dernier exemple, aucun texte ne permet de satisfaire Gilchrist en faisant démissionner des députés de la Nation, la première illustration a manqué d’un texte précis pour être résolu. On ne saute pas du dehors pour mettre de l’ordre dans un groupe parlementaire. Il faut le provoquer de l’intérieur. A défaut, il faut s’en accommoder. Peut-être le temps de revoir les textes qui guident le travail parlementaire. A cela devront s’ajouter les cas de Jean-Pierre Fabre et de Kpatcha Gnassingbé.
Le premier a déserté son boulot depuis la vacance de décembre 2009 et n’a pas clarifié sa situation pour laisser la chance au suivant sur la liste de siéger à sa place. Il préfère désormais le manteau de « président élu ». Le second, lui, arrêté dans le cadre d’une atteinte à la sûreté de l’Etat depuis avril 2009, n’est toujours pas remplacé. La procédure parlementaire est mise en veilleuse. Et par moments, par lapsus, on appelle le député de la Kozah en faisant le contrôle de présence.
Leur dénominateur commun reste que les deux sont toujours payés à la fin du mois, sans avoir travaillé. Visiblement, Fabre profite de l’absence de texte pour se mettre à l’écart de la mission à lui confiée par l’électorat de la Maritime. Quant à Kpatcha, il faut un jugement pour l’en priver. Encore que l'autorité judiciaire adresse la demande de levée de l'immunité parlementaire au président de l'Assemblée nationale. D’où la nécessité de réadapter les textes aux absences prolongées des élus.
Ah, vivement les prochaines élections législatives pour savoir qui est qui, qui pèse combien. Et calmer les ardeurs de l’opposant historique, revoir le niveau d’aptitude des candidats.

4ème Recensement général de la population et de l’habitat
Kokou Yao N’Guissan : « une insuffisance de sensibilisation à rattraper »
Manque de communication qui crée la réticence des populations et le refus de livrer certaines données des questionnaires. Plutôt une insuffisance de sensibilisation, c’est la réplique du Coordonnateur national du 4ème Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 4), dans une émission sur la télévision nationale, pour atténuer le constat des uns et des autres. Pas assez de sensibilisation. Avec la précision qu’il faut profiter de cette dernière semaine du dénombrement (d’ici le 19 novembre) pour rattraper le manquement. « Nous sommes en train de prendre des dispositions pour pallier à ces insuffisances ». Qu’à cela ne tienne, des gens refusent de répondre aux questions. « Qu’est-ce que vous voulez faire avec ces informations », entend-on souvent dire.
Certains donnent des rendez-vous aux agents recenseurs tout en sachant qu’ils ne le respecteront pas eux-mêmes. Aussi faut-il craindre que des agents ne soient poussés à remplir par eux-mêmes les fiches d’enquête, devant le risque de ne pas rentrer dans des maisons à des heures trop avancées de la nuit. Insécurité aidant. D’autres renvoient carrément les agents, tandis qu’ailleurs on continue par confondre le présent recensement à un recensement électoral. Autres difficultés : des maisons dont les occupants quittent tôt et rentrent tard, des étrangers résidents au Togo qui ne sentent pas concernés par l’opération.
Conséquences : on en voit de ces agents recenseurs véritablement dépités par l’effet conjugué de la chaleur et des traitements qui leur sont réservés.
Si ces difficultés peuvent être facilement surmontés dans les villages où les populations sont toujours disciplinées derrière les consignes des chefs traditionnels, la ville et surtout la capitale risque de produire des données erronées. Malgré les communiqués de certains partis politiques, certains continuent par croire faire du tort au pouvoir en place en boudant l’opération de dénombrement. La méfiance ambiante entre les acteurs politiques aidant. Contre tout sens, on a toujours inculqué aux gens que tout ce qui est entrepris par l’Exécutif actuel, quoique salutaire et ambitieux, n’est pas à cautionner. S’en ajoute le défaut cruel de civisme du Togolais.
Et c’est ici qu’on peut conclure que le Comité national de recensement a minimisé des paramètres et des susceptibilités…pour faire moins de sensibilisation. Pour un événement aussi capital qui n’intervient que tous les dix ans (en temps normal), les messages de communication et les appels aux populations n’ont pas été forts. Il fallait un fort matraquage pour expliquer qu’il ne s’agissait pas uniquement de compter les hommes et les femmes, mais bien au-delà. Suivant la méthodologie, le RGPH est une opération exhaustive qui concerne toute la population résidente sur l’ensemble du territoire national, quels que soient leur nationalité, âge ou sexe, y compris les militaires dans les casernes et les membres des missions diplomatiques togolaises accréditées à l’étranger et leurs familles.
A l’opposé des recensements administratifs, où les données individuelles sont publiées (le nom de l’interviewé, son âge, son niveau d’instruction, le nombre d’enfants…), pour les recensements démographiques, seuls les agrégats sont publiés, tels que l’âge moyen de la population, l’espérance de vie à la naissance, le pourcentage d’analphabètes, les taux de chômage, le taux de fécondité, etc.). Dans le RGPH 4, il est interdit de saisir les noms des personnes interviewés, en application de l’article 28 sur la confidentialité du décret du 21 juillet 2008 l’instituant. Et en termes de produits à obtenir à la fin, une base de données actualisée sur les caractéristiques sociodémographiques et sur l’habitat (structure par âge et sexe, nuptialité, fécondité, mortalité, activités économiques, chômage, éducation, typologie habitat…), un répertoire des lieux habités comportant les effectifs de populations, les infrastructures de base et les coordonnées géographiques de tous les lieux habités du Togo (villes, villages, hameaux et fermes), une base de sondage aréolaire indispensable pour les enquêtes intercensitaires et des analyses poussées sur diverses thématiques sociodémographiques : l’exode rural, le travail des enfants, le genre, les personnes âgées, etc.
Autrement, si un long temps d’explication a été consacré, des foyers visités ne seraient pas étonnés qu’une personne étrangère à la famille – un agent en chasuble orange soit-il – se pointe pour leur demander combien de postes téléviseurs, de réfrigérateurs, de téléphones portables, de motos et/ou voitures et autres biens ils possèdent. Bref, comment ils vivent chez eux. Croisons les doigts pour que l’Autorité puisse vraiment tirer une conclusion encourageante de cette aventure lourdement soutenue au plan financier.
En rappel, le budget actualisé du seul dénombrement est de 1,61 milliards de francs Cfa repartis en quatre rubriques : Personnel (1.074.503.000 francs), Sous-traitance (254.414.000 francs), Equipements (258.589.000 francs) et Fonctionnement (31.620.000 francs). 6.930 agents recenseurs sont déployés sur le terrain, à raison d’un agent par zone de dénombrement. Sous la direction de 1.622 chefs d’équipe et 490 contrôleurs.

Pour le fonctionnement des départements de l’Etat
L’Urbanisme et l’habitat se taille une augmentation de près 1000%
Sur une prévision de budget total estimé en dépenses à 548,7 milliards de francs Cfa en 2011, 439,316 milliards de francs vont être absorbés par les dépenses en personnel, en matériel et en transferts des ministères, de l’Assemblée nationale et de certaines institutions de l’Etat. En cela, le gouvernement a encore mis la priorité sur l’éducation, la santé, les infrastructures, l’agriculture, l’eau et l’assainissement qui totalisent à eux seuls 94,6 milliards de francs, soit 45,2% des dépenses de fonctionnement, et 10,3 milliards de francs, soit 4,5% du total des investissements.
Comme le veut la tradition, les Travaux publics se sont taillés le plus gros budget de l’Etat, soit 125,511 milliards de francs, en augmentation de 49,6% par rapport à 2010. Ils sont suivis par l’Education, c’est-à-dire les Enseignements primaire et secondaire et l’alphabétisation dont le budget est porté à 60,240 milliards de francs, en augmentation de 11,0%. Viennent ensuite l’Economie et finances (36,427 milliards de francs, en augmentation de 4,7%), la Santé (28,127 milliards de francs, en diminution de 32,0%), la Défense nationale et anciens combattants (27,848 milliards de francs, en diminution de 1,1%), Eau, assainissement et hydraulique villageoise (25,245 milliards de francs, en augmentation de 81,2%). Ou encore Agriculture, élevage et pêche (14,218 milliards de francs, en diminution de 71,8%), Délégué chargé des Infrastructures rurales (13,697 milliards de francs), Enseignement supérieur et la recherche (12,999 milliards de francs, en augmentation de 10,5%), Présidence de la République (10,019 milliards de francs, en augmentation de 17,2%).
Paradoxalement, un poste comme l’Urbanisme et habitat a connu l’augmentation la plus sensible de budget (919,0%), passant de 0,919 en 2010 à 9,367 milliards de francs en 2011. C’est aussi le cas de la Cour des comptes (368,3%) avec un budget de 2,107 milliards de francs en 2011. Suivent ensuite les Transports (106,0%) avec un budget de 643,8 millions de francs, Fonction publique et réforme administrative (82,5%) passant à 1,882 milliard de francs, la Communication (62,3%) passant à 9,003 milliards de francs en 2011, Art et culture (55,1%) à 693,617 millions de francs, Administration territoriale, décentralisation et collectivités locales (45,3%) à 4,378 milliards de francs, Affaires étrangères et coopération (42,1%) avec 8,422 milliards de francs, et Justice et relations avec les institutions de la République (39,0%) à 3,092 milliards de francs.
A l’inverse, Mines et énergie s’est vu priver près de la moitié de son budget (-45,9%), passant de 7,876 milliards à 4,215 milliards de francs en 2011. Commerce et promotion du secteur privé perd plus du tiers 36,0%) de son budget de fonctionnement et se voit attribuer 1,258 milliard de francs. Développement à la base, artisanat, jeunesse et emploi des jeunes a perdu près du tiers de son budget en cours (-30,7%), passant à 1,639 milliards de francs en 2011. La Planification, le développement et l’aménagement du territoire a subi le même sort (-32,7%) avec 4,551 milliards de francs en 2011. Bien qu’à hauteur de 28,127 milliards de francs en 2011, la Santé a perdu 32,0% de son budget en cours. Idem pour l’Agriculture, l’élevage et la pêche (-71,8%) avec un budget de 14,218 milliards de francs. En bas du tableau, on retrouve Droit de l’homme, consolidation de la démocratie et formation civique (-18,0%), Tourisme (-12,0%), Travail, emploi et sécurité sociale (-3,6%), l’Assemblée nationale (-3,8%) ou la Cour constitutionnelle (-4,4%).
Dans cette échelle se retrouvent des postes dont le budget de fonctionnement n’a pas vraiment varié par rapport à 2010. Parmi eux : le Conseil économique et social (0,0%) à 42,508 millions de francs, la Primature (1,1%) à 1,095 milliard de francs, la Cour suprême (2,9%) à 230,727 millions de francs, Sports et loisirs (0,7%) à 2,609 milliards de francs, Postes et télécommunications (1,9%) à 651,010 millions de francs.
Reste au parlement, au plus tard le 31 décembre 2010, d’approuver – en l’état –, ou d’adopter des modifications de ces prévisions de l’Exécutif. En rappel, les prévisions budgétaires pour la gestion 2011 se chiffrent en ressources à 536,8 milliards de francs et en dépenses à 548,7 milliards de francs, dégageant un besoin de financement additionnel de 11,9 milliards de francs.

Economie
Pour des besoins de liquidités, le Togo injecte 2 milliards Cfa sur le marché
Les établissements de crédit du Togo ont injecté, valeur 15 novembre 2010, des liquidités d’un montant de 2 milliards de francs Cfa. L’opération répond à un appel d’offres de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) qui, dans le cadre de ses adjudications régionales hebdomadaires, vient d’injecter en tout 134.936 millions de FCFA. Cette opération arrive à échéance le 21 novembre 2010. L'opération a enregistré des soumissions de 15 établissements de crédit provenant de 7 places de l'Union monétaire ouest africaine (Umoa) à l’exception de la Guinée-Bissau. Le taux marginal et le taux moyen pondéré issus de l'adjudication se sont situés respectivement à 3,4700% et 3,5116% contre 3,4690% et 3,5016% lors de la précédente adjudication. Les établissements de crédit du Bénin (55,20 milliards de francs), du Burkina Faso (49,00), du Sénégal (18,519 milliards et du Mali (7,70 milliards de francs) ont le plus contribué à la mobilisation des liquidités par la Banque centrale.
L'Institut d'émission a également procédé à une injection de liquidités à 28 jours, valeur 15 novembre 2010, d'un montant de 90.000 millions de FCFA. Cette opération arrive à échéance le 12 décembre 2010. Pour cette opération d'appel d'offres, 19 soumissions ont été reçues de 6 places de l'Union. Le taux marginal et le taux moyen pondéré se sont établis respectivement à 3,4000% et 3,5541% contre 3,2700% et 3,5230% précédemment. Tenant compte de l'évolution prévisible de la liquidité bancaire, la Banque Centrale décide de lancer une nouvelle opération d'injection de liquidités sur le guichet des appels d'offres à une semaine à taux variables, d'un montant maximum inchangé de 140.000 millions de FCFA, avec comme date de valeur le 22 novembre 2010. Cette opération est assortie d'un taux minimum de soumission de 3,25%.

Société
Les misères des balayeurs de rue
Le célèbre militant antiségrégation, Martin Luther King, pour exhorter la communauté noire américaine confinée dans de petits jobs, au travail bien fait, disait : «celui qui est appelé à être un balayeur de rues doit balayer les rues si parfaitement que les hôtes des cieux et de la terre s'arrêteront pour dire : ici vécut un grand balayeur de rues qui fit bien son travail ».
Pour dire les choses plus prosaïquement : il n'y a pas de sots métiers comme le confirmeront certainement les hommes et femmes qui, balai en main, s'efforcent de rendre propres tous les jours les rues de la capitale. Nul ne conteste l'importance de cette activité que la mairie de Lomé a entamée depuis un certains nombre d’année. Elle mobilise aujourd'hui plusieurs personnes dont une partie est uniquement chargée de l'enlèvement des ordures, pour assurer l'assainissement des grandes artères de la capitale. Les balayeurs participent à l'assainissement de la ville pour que Bamako n'offre plus le spectacle d'une cité aux rues ensablées et jonchées de tas d'ordures nauséabondes. Si tous s'accordent sur l'utilité publique de cette activité, les désagréments qu'elle provoque sont en passe de réunir contre eux l'unanimité des usagers de la circulation.
En effet, il n'est pas rare de voir des balayeurs de rue opérer aux heures de pointe. Ils occupent la chaussée, encombrent la voie avec des brouettes quand ils ne manquent pas de fourrer leur balai dans les yeux des passants. Ce qui ne va pas sans embouteillages, disputes, manoeuvres dangereuses et mêmes accidents graves. Du coup, cette activité salutaire occasionne par moment des épreuves pénibles aux usagers de la circulation.
Dodji C., un conducteur de bus, exaspéré par les désagréments du balayage intempestif des voies, estime qu'il y a un laisser aller auquel il faut mettre fin. Il déplore le fait que rien n'identifie souvent les balayeurs qui pensent être en droit d'occuper la chaussée quand ils le veulent et comment ils le veulent.
Pour leur défense, les techniciens de surface expliquent que c'est à leur corps défendant qu'ils travaillent pendant les heures où la circulation est dense. Ils relèvent qu'ils opèrent sur la chaussée au milieu des voitures et des motos au péril de leur vie.
«Le premier problème auquel nous sommes confrontés, explique un balayeur de rue, qui a requis l'anonymat, c'est l'insuffisance de l'éclairage public sur de nombreuses voies publiques. Il faut donc commencer tôt pour éviter de balayer la nuit. Dans l'obscurité, on ne peut pas apprécier la qualité du travail. C'est important de bien balayer car on peut être pénalisé à chaque fois que nos supérieurs hiérarchiques remarquent que la rue n'est pas propre», explique notre interlocuteur qui reconnaît que les accidents sont parfois dus à la négligence de certains manoeuvres qui utilisent leur uniforme en guise de turban au lieu de le porter. «il y a aussi des équipes de balayage mal équipés et l'imprudence des conducteurs», juge t-il.
A toute allure Abla K. une ancienne balayeuse, ne cache pas son amertume en évoquant son accident. Renversée par un motocycliste, Abla D. a eu plus de chance qu'une de ses collègues qui a perdu la vie sur avant d’arriver à l’hôpital. «C'était un soir, explique-t-elle la voix pleine d'émotion. Nous balayions sur la bretelle Klikamé-Atikoumé quand ma collègue s'est fait renverser par un automobiliste roulant à toute allure. Il a écrasé sous ses pneus, le panneau de signalisation posé à quelques mètres de la balayeuse»
Les responsables de la mairie sont conscients de la situation et des risques qu'encourent tous les jours les balayeurs de rues. Dans cette optique des dispositions sont actuellement prises. Il est ainsi notifié aux balayeurs de porter des tenues, d’utiliser des panneaux de signalisation et des cache-nez. Ceci pour éviter les nombreux accidents qui ont coûté la vie à certaines personnes. Tous ceux qui ne respecteront pas ces mesures doivent en principe être sanctionnés. Car il y va de la sécurité des agents sur le terrain et de la pérennité de cette activité qui participe à l'amélioration du cadre de vie
Mais à l'évidence, ces mesures ne peuvent pas résoudre le problème tant que toutes les rues ne sont pas bien éclairées. En attendant, la prudence doit être de mise aussi bien du côté des balayeurs de rues que des usagers de la route.

Après la sortie de crise en terme de disponibilité en capacité
La CEET face aux contraintes de coût
Un mois après le lancement de la centrale thermique Contour Global les responsables de la Compagnie Electrique du Togo (CEET) se sont exprimés sur les mesures envisagées pour la bonne gestion de cette centrale, devant la presse le12 novembre à son siège.
En effet, avec l’indisponibilité du gaz, Contour Global est obligée de fonctionner à base de produits pétroliers plus précisément le fuoul. Un intrant qui revient cher à la production et qui entraîne systématiquement l’augmentation du coût du kilowatt. La CEET, premier client de Contour Global a pensé du coup à son équilibre financier puisqu’elle devra acheter le courant plus cher chez son nouveau fournisseur. Pour le moment des propositions sont en étude au niveau du gouvernement. Elle pourra peut soit joué sur les tarifications à long ou à court terme soit obtenir une subvention de l’Etat. «La décision peut aussi être une augmentation partielle du prix du Kilowatt», a renchérit le Directeur Général de la CEET, M. Kakatsi Mawussi.
L’Etat togolais avait déjà accordé un appui financier de 14,15millions de Fcfa sur une période de deux ans (2008-2010), à la CEET pour soutenir les mesures d’atténuation de la crise énergétique.
En attendant la décision du gouvernement la CEET, souhaite une collaboration des consommateurs à la bonne gestion de l’énergie électrique. Raison pour laquelle, elle suggère à tous de passer du compteur classique au compteur prépayé.

© L’Union du 15 novembre 2010

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