Agbéyomé Kodjo en faveur d’un dialogue politique inclusif

15/01/2011
 Agbéyomé Kodjo en faveur d’un dialogue politique inclusif

Deux ans après sa création, le parti Obuts tient son premier congrès extraordinaire. Les travaux ont été ouverts samedi à l'hôtel Ibis de Lomé par son président Agbéyomé Kodjo (photo).
"Depuis notre création, nous avons affronté et triomphé des Goliath qui se sont dressés sur notre chemin. Toutes ces victoires résultent de votre détermination, de votre courage, de votre patriotisme, de votre travail d'information et de mobilisation sur le terrain" l’ancien Premier ministre.
M. Kodjo s’est prononcé en faveur d'un retour aux dispositions de la constitution de 1992 qui prévoit l'élection uninominal majoritaire à deux tours et la limitation du mandat présidentiel. Il a souhaité l'ouverture d'un dialogue politique inclusif pour "résoudre définitivement la crise politique que connait le pays".
S'érigeant en garant de l'espoir et du changement, le patron d’Obuts a tenu un discours de mobilisation des forces vives de la nation pour l'alternance et le changement.
"Face au désarroi compréhensif de nos compatriotes, nous avons le devoir de contribuer l'émergence de solutions pratiques et pertinentes à même de restaurer la confiance en un avenir meilleur" a conclut M. Kodjo.

Voici le discours prononcé par Agbéyomé Kodjo lors du congrès extraordinaire d’Obuts
Militantes et militants, Chers Compagnons de lutte,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs ;
En ce jour, nous sommes ici car nous avons le choix de l'espoir à la peur, le choix de l’action à la résignation, le choix de la détermination à la lâcheté, le choix de la foi en un Togo plus grand que la somme de nos ambitions individuelles, le choix de la volonté d'agir en commun pour conjurer l’avatar du mythe de Sisyphe qui semble être la marque du destin de notre Cher pays le Togo.
Je tiens de prime abord à vous adresser au nom du Bureau National nos vifs remerciements pour votre présence parmi nous à cette importante assise pour l’avenir de notre parti, OBUTS. Recevez également nos vœux les meilleurs de Paix, de Lumière et de Plénitude pour l’année 2011.
Il était convenu et programmé depuis des lustres que notre Congrès se déroule à l’Hôtel EDA-OBA, mais soudain à moins d’une semaine de l’événement pour des raisons que chacun de vous peut aisément deviner, ceci n’a plus été possible, je vous présente, au nom du bureau national et au mien propre, nos excuses pour les désagréments que cela a pu vous occasionner et vous sais infiniment gré de nous honorer de votre présence malgré tout.
Militantes et militants, Chers Compagnons de lutte,
Il y a deux ans, naissait notre parti politique. Malgré l’ampleur de l’événement, certains observateurs ne donnaient pas cher de sa pérennité ; prémonition hasardeuse, ou projection empreinte de légèreté, il faut dire que l’histoire de notre pays est jonchée de formations politiques sans lendemain et que cet embouteillage contraste assez souvent avec la disette des solutions aux problèmes de notre société. Il y a deux ans, nous n’étions qu’un parti de plus, oui un parti de plus, comme le claironnaient certains, mais aujourd’hui nous sommes plus qu’un parti. Nous sommes l’incarnation presque physique du changement possible et le visage de l’alternance crédible car nous avons su convaincre le peuple de notre capacité à vaincre et à transformer chacune de nos victoires en une avancée concrète et significative pour la lutte démocratique et l’ancrage de notre formation politique.
Depuis notre création, nous avons affronté et triomphé de tous les Goliath qui se sont dressés sur notre chemin : ils nous ont refusé le récépissé en utilisant des arguties fantaisistes, il leur a été rappelé leur ignorance des textes officiels. Ils ont voulu nous disqualifier de la course à l’élection présidentielle de peur qu’ils fussent laminés, mais la Cour Constitutionnelle a proclamé que nous sommes un parti légalement constitué. La vérité des urnes n’a-t-elle pas été déshabillée pour nous discréditer auprès de l’opinion ? Oui mais nous en sommes sortis debout renforcés et populaires. Des cadres de notre parti ont été arrêtés, enchainés et déportés manu militari , des militants soudoyés, nos locaux séquestrés et ils ont voulu dissoudre notre parti, mais OBUTS est plus forte que jamais car réhabilitée par la Justice de Dieu et celle des hommes. OBUTS outragée, OBUTS calomniée, OBUTS malmenée, mais OBUTS enfin libre !
Toutes ces victoires résultent de votre détermination, de votre courage, de votre patriotisme, de votre travail d’information et de mobilisation sur le terrain. Je tiens ici à vous rendre un vibrant hommage pour cette remarquable démonstration de militantisme intègre. Mais notre détermination est totale, car la victoire est en nous, elle est et doit demeurer notre révélateur par excellence !
Militantes et militants, Chers Compagnons de lutte,
Le Congrès Extraordinaire de ce jour intervient à une période particulière de la vie de notre parti et de notre nation tout entière. De ce jour et en ce lieu, s’ouvre une nouvelle page de notre jeune histoire. Et pour cause, c’est bien l’éthique et l’exigence de la vérité des urnes et des comptes publics que ne cesse de réclamer le peuple togolais à travers la Résistance citoyenne, qui ont conduit à la mort programmée et à la résurrection d’OBUTS que nous consacrons aujourd’hui.
Face au désarroi compréhensible de nos compatriotes, nous avons le devoir de contribuer à l’émergence des solutions pratiques et pertinentes à même de restaurer la confiance en un avenir meilleur.
La triple crise éthique, identitaire et managériale à laquelle est confronté le Togo depuis l’indépendance s’est aggravée au lendemain de la forfaiture électorale du 4 mars 2010 ; entraînant de fait l’impasse politique actuelle. Cette situation politique nécessite que des actions fortes, courageuses et audacieuses voient rapidement le jour pour relever de l’abîme la République, revigorer la nation et apporter un peu de joie et d’espérance dans le quotidien du Peuple Togolais. Pour cela, une remise à plat de l’action politique s’impose tant du côté du Pouvoir que de l’opposition.
Il est temps que s’opère une restructuration en profondeur au sein des différentes formations engagées dans la lutte pour la vérité des urnes et des comptes publics, afin que la lutte jusqu’à présent menée aboutisse à un mieux-être de la population. Ceci relève d’une vérité implacable qui est celle de l’efficacité d’un combat et du pragmatisme en politique.
A ce tournant particulier de notre histoire, la classe politique toute entière ne pourra faire l’économie d’un véritable dialogue inclusif que nous appelons de tous nos vœux depuis la rentrée politique d’OBUTS le 15 Novembre 2010. Ce dialogue doit permettre que tous les sujets de la Nation et les légitimes préoccupations de nos compatriotes soient débattus sans tabou et sans passion.
Il s’agit de définir ensemble de façon franche et courageuse les voies et moyens devant aboutir à un consensus sur la sécurisation du processus électoral dans le cadre de la vérité des urnes.
La mise en place d’une CENI technique et non partisane, impartiale reste et demeure la clé de voute des élections apaisées et crédibles.
De même la mise en œuvre intégrale des recommandations de la Mission d'Observation Electorale de l’Union Européenne, après le scrutin du 4 Mars 2010, demeure pour nous un impératif catégorique.
OBUTS reste attachée à la réforme de la Cour Constitutionnelle ainsi qu’à celle des autres structures impliquées dans le processus électoral, notamment la HAAC. Les derniers développements de l’actualité internationale notamment en Cote d’Ivoire nous interpellent et nous rappellent l’exigence de la vérité des urnes, et le respect du choix du peuple souverain.
Faut-il le répéter : les dérives constatées lors des divers rendez vous électoraux dans notre pays, le Togo prennent aussi leur source, dans la composition déséquilibrée de ces institutions notamment la CENI et la Cour Constitutionnelle ainsi que dans le manque d’éthique de certains de leurs membres.
Il devient pressant que la communauté internationale s’investisse désormais en amont dans les scrutins à venir depuis les bureaux de vote jusqu’aux différentes étapes de la centralisation des suffrages exprimés par le peuple souverain. Cette démarche aura le souci de préserver la vérité des urnes et les conflits post électoraux aux conséquences dommageables pour la nation. OBUTS fera part de cette proposition aux Nations Unies, à l’Union Européenne, à l’Union Africaine, à la CEDEAO, ainsi qu’aux partenaires du financement et du développement, et travaillera à sa mise en œuvre effective.
La présence de la communauté internationale dans le déroulement de l’ensemble du processus électoral, aura désormais le mérite que les appréciations qu’elle formulera à l’issue du scrutin refléteront l’image presque réelle des suffrages électoraux.
OBUTS insiste par ailleurs sur la nécessité du retour au scrutin majoritaire uninominal à deux tours, et sur la limitation du mandat présidentiel, comme le peuple togolais en a disposé, lors du referendum constitutionnel du 27 Septembre 1992, à une large majorité de 98,11%.
Cette volonté massivement exprimée fut liquidée pour des intérêts partisans, par une modification unilatérale perpétrée par 72 députés du parti au pouvoir au lendemain du scrutin législatif du 27 Octobre 2002, boycotté par l’opposition.
En admettant même que ces députés se prévalaient d’une légitimité à raison du mandat que leur confère leur élection, le total du suffrage qu’ils avaient recueilli au cours des élections législatives estimé à 1.645.055 voix sur 1.894.785 votants, soit 86,80%, est largement inférieur au 98,11% qui avait plébiscité la loi fondamentale 10 ans plus tôt.
En clair, la modification de la Constitution de 1992, par la majorité parlementaire en 2002, viole la claire volonté exprimée par le peuple que le parlement est censé représenter. Il s’est agi dès lors en l’espèce d’un un acte illogique, incohérent, illégitime et illégal.
Le rétablissement du statu quo ex ante s’impose donc ! Et ce d’autant plus qu’à travers cette constitution qu’il s’est librement choisie, le peuple avait prévu des dispositions essentielles à la pérennisation de la démocratie à travers le pluralisme et l’alternance notamment celles portant sur le scrutin majoritaire uninominal à deux tours et celles relatives à la limitation du mandat présidentiel. Ainsi, il apparaît, que cette question mérite d’être nécessairement remise en chantier.
S’agissant de la question du financement des campagnes électorales, elle constitue aussi un élément important à ne pas éluder dans la construction d’une élection juste, équitable et sincère, et d’une vie politique intérieure apaisée et équilibrée. Il est aisé d’observer que le parti au pouvoir se complait à fausser le jeu de la compétition en disposant exclusivement directement ou indirectement, des ressources publiques des démembrements de l’Etat.
Un privilège dont ne sauraient bénéficier les candidats de l’opposition de la part des sociétés d’état, sous peine de voir les dirigeants de ces sociétés s’exposer au vif courroux du pouvoir en place. Même les opérateurs économiques privés suspectés du moindre soutien à l’opposition subissent des menaces et autres expéditions punitives au travers des contrôles douaniers et fiscaux zélés, avec à la clé l’intention de les anéantir au mépris des emplois, qu’ils créent et de leur contribution à l’économie de notre pays. Défiguration ultime d’un Etat et d’une société dans lesquels nous ne pouvons nous résoudre à rester les bras croisés et bouche cousue.
C’est pourquoi, afin de mettre fin à cette politique de deux poids deux mesures, et de promouvoir la vérité des comptes publics, il urge que soit mis en place un dispositif législatif qui définisse clairement les conditions de financements des partis politiques légalement constitués, et fixe la limite des budgets de campagne. Dans ce dispositif la Cour des Comptes doit pouvoir véritablement jouer son rôle, un rôle autrement plus dynamique que l’assoupissement dans lequel cette institution est plongée actuellement.
Sur la base des suffrages réels obtenus, sans limitation de seuil ou de plafond, chaque parti politique devra avoir accès au financement public pour assumer correctement la mission qui lui est dévolue, celle de promouvoir une culture citoyenne en contribuant à la formation civique et politique ses membres, et de la population en général.
La démocratie en sortira largement confortée pour le progrès de la Nation. OBUTS fera des propositions en ce sens le moment venu.
Par ailleurs la définition du statut de l’opposition devient une nécessité au regard des mesures d’obstruction, de persécution morale et matérielle, de surveillance policière de tous les instants, dont sont victimes certains leaders politiques et militants de l’opposition. Cette posture relève d’un incontestable déficit démocratique et révèle une perversion de la morale publique.
Les questions sociales doivent donc être au cœur de nos préoccupations et constituer un enjeu à la hauteur de la désespérance et de l’indigence grandissante de nos populations meurtries et démunies. Elles doivent nécessairement déboucher sur un dialogue social à même d’améliorer significativement le pouvoir d’achat des travailleurs togolais identifiés comme étant le plus faible au niveau de la sous région ouest africaine.
Le plan de sortie de crise proposée le 9 Novembre 2010, par le CVU et défendu par OBUTS est toujours d’actualité pour orienter les travaux de ce dialogue inclusif qui ne saurait faire l’économie de quelques ressources que ce soit, notamment celles de la diaspora togolaise.
Il n’est pas concevable qu’avec un réservoir aussi exceptionnel de potentialités dont dispose notre pays, la détresse et la désespérance puissent être paradoxalement le lot quotidien de la majorité des togolais, à cause des exclusions en tout genre, des injustices sociales et d’une récurrence mauvaise gouvernance caractérisée.
Est il normal que l’impunité soit la règle, dans notre pays où les plus forts au mépris de la loi, continuent de piétiner et d’humilier, les plus faibles ? Il est grand temps que tous les crimes économiques, politiques, soient enfin élucidés pour rendre justice aux victimes, statuer sur le sort des coupables, afin d’éviter la culpabilisation et l’incrimination infondées d’innocentes personnes, jetées en pâture à l’opinion. A ce sujet il importe un an après le drame des Eperviers à Cabinda que toute la lumière soit faite sur cette tragédie pour permettre à la Nation et aux familles des victimes de faire leur deuil.
S’agissant de la poursuite d’une politique qui consiste à mettre un cautère sur une jambe de bois, contribuant inexorablement à l’affaissement de l’autorité de l’Etat, et à la désintégration du tissu social, il devient impératif que l’opposition politique, celle engagée et convaincue du le changement et l’alternance soit désormais unie et rassemblée autour d’une plate forme consensuelle, de sortie de crise.
« A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonnant les opinions dissidentes » comme le rappelait si pertinemment le Président Barack OBAMA lors de son investiture retenez, Mesdames, Messieurs, Chers amis, que le temps de la confiscation éternelle du pouvoir, que le temps des présidents à vie, des princes, des barons et autres illuminés de la nation qui s’illusionnent qu’en dehors d’eux, point de salut pour le peuple, que ce temps est définitivement révolu. La seule réalité qui vaille est le CHANGEMENT et l’ALTERNANCE POLITIQUE!
L’éthique au cœur de l’action politique, la compétence citoyenne, la gestion dans la clarté des deniers publics, le respect des droits humains, de l’état de droit, sont les matériaux dont nous avons besoin pour construire une société togolaise de confiance et de prospérité partagée.
Militantes et militants, Chers Compagnons de lutte,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs ;
Il est n’est pas normal que dans notre pays, l’espace et le temps politiques soient perpétuellement consacrés à construire et à déconstruire la superstructure politique au détriment de l’infrastructure matérielle. Il est de la responsabilité collective de la classe politique de sortir rapidement de l’impasse et de se concentrer sur la recherche des réponses appropriées aux différents défis du 21ième siècle.
En matière de santé publique, il est inadmissible et inconcevable que nos unités de soins hospitaliers continuent à être des couloirs de la mort et que le personnel qui y travaille soit l’un des plus mal doté de la sous région. Il l’est encore davantage pour l’inaccessibilité aux soins de santé de base de nos populations. S’agissant de notre système d’enseignement scolaire, secondaire et supérieur, et de notre système de formation professionnelle ils nécessitent une réforme en profondeur pour être en adéquation avec les besoins de notre économie et les impératifs de compétitivité internationale.
La sécurité alimentaire à court, moyen et long terme doit faire l’objet d’une véritable politique publique qui prenne en compte son interaction avec la protection de l’environnement, la maitrise de l’eau et le développement d’une agriculture responsable.
La nécessaire amélioration du cadre des affaires doit s’opérer dans une approche nuancée et pertinente qui ne se résume pas à une privatisation arrangée des institutions financières, à simple finalité de prédation. Au contraire, le débat doit porter sur les meilleures solutions de financement de l’économie au regard des atouts et des contraintes qui sont ceux d’une économie à dominante informelle qui veut s’inscrire dans une transition réussie.
La lutte contre l’insécurité, la violence et le crime organisé doit être confiée à autorités régaliennes, dotées de moyens matériels et financiers adéquats ainsi que d’un personnel qualifié et intègre.
Militantes et militants, Chers Compagnons de lutte,
L’ampleur des chantiers que nous devons ouvrir et l’énergie dépensée pour maintenir le statu quo peuvent inciter à baisser les bras. Pour ce qui me concerne, les victoires ô combien, symboliques que nous avons remportées ensemble ces deux dernières années n’ont fait que renforcer ma détermination à apporter ma contribution pour aider le Togo à retrouver le chemin des Nations qui avancent et bâtissent l’avenir de leur peuple. Et j’ai de solides raisons de croire qu’il en est de même pour vous.
Je suis fier de partager avec vous le dévouement à la prospérité de notre mère patrie ; fier d’être engagé avec vous dans le combat pour donner à nos compatriotes leur dignité, fier de vous avoir à mes côtés à chaque fois que je me suis dressé contre l’arbitraire ; fier d’entendre l’écho de vos chants de bravoure à chaque fois que j’ai dit « non » à la compromission ; fier quand à l’unisson, nous avons repoussé les lames de la régression, fier de savoir que nous sommes prêts à consentir ensemble, tous les sacrifices à venir pour que demain soit mieux qu’aujourd’hui.
Je suis fier de partager avec vous l’attachement à la Démocratie, à l’Intégrité et la à la justice.
En formant le vœu que ces assises réaffirment sans ambages, les principes que nous avons en partage , que les résolutions et décisions qui en seront issues concourent à consolider l’exaltante œuvre de construction démocratique du Togo, je déclare ouverts les travaux du Congrès Extraordinaire de la Renaissance d’OBUTS.

Informations complémentaires

Le nouveau Bureau national.pdf 82,54 kB

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