Bawara : « UNIR n’est pas le prolongement du RPT »

18/05/2012
Bawara : « UNIR n’est pas le prolongement du RPT »

Après quatre décennies de règne, le Rassemblement du peuple togolais (RPT) a disparu de la scène politique en avril dernier. Terminé l’épi de maïs, symbole du parti, place à la colombe et à un nouveau nom, UNIR.

Pour certains opposants, il s’agit d’un simple ripolinage destiné à améliorer l’image de la formation présidentielle. Mais pour d’autres comme Gilbert Bawara (photo), conseiller du président Faure Gnassingbé, cela va bien au-delà d’un changement de nom. C’est une évolution profonde. Il s’en explique dans l’entretien qui suit.  

 

Republicoftoftogo.com : UNIR fait donc table rase du passé, terminé l’héritage RPT

Gilbert Bawara : Je ne parlerai pas de rupture mais éventuellement de césure, en tout cas d’un changement profond. 

Un changement de mentalité, certainement ; un nouvel état d’esprit, de nouveaux comportements pour les militants et une nouvelle façon d’aborder les problèmes du Togo et de faire de la politique.

UNIR a comme fondements l’ouverture, le dialogue, l’acceptation mutuelle et la tolérance. A ce titre, il accueille tout citoyen qui adhère à ces valeurs. Celui qui est déterminé à tourner la page des rancœurs, des divisions et des querelles d’hier, à préserver la paix, à consolider la démocratie et l’Etat de droit, à promouvoir le développement est le bienvenu.

En revanche, tous ceux qui prônent l’intolérance, l’ostracisme, l’invective et le rejet de l’autre n’ont pas leur place dans ce nouveau parti. 

UNIR entend favoriser en son sein la libre expression, le débat, l’échange des idées. Il est important que les togolais se sentent impliqués dans la gestion des problèmes du pays.

Le parti ambitionne de promouvoir les principes de démocratie, de transparence et de bonne gouvernance. Et ceux-ci s’appliquent également à la désignation des instances dirigeantes et des candidats aux élections. 

UNIR n’est pas un parti-Etat, même si aujourd’hui nous avons d’éminentes personnalités qui en sont membres, y compris le chef de l’Etat. L’objectif est simplement de soutenir l’action des pouvoirs publics en matière de développement économique, d’éducation, de santé, de libertés publiques. 

Republicoftogo.com : Il n’en reste pas moins que la présence du chef de l’Etat dans les rangs d’UNIR pose des questions sur l’indépendance réelle de ce nouveau parti

Gilbert Bawara : Les méthodes et la pratique du pouvoir ont complètement changé depuis 2005. Et s’il subsiste des faiblesses, elles seront corrigées. J’ai indiqué qu’UNIR voulait tirer les leçons du passé pour ne plus retomber dans les mêmes travers. Il faut donc éviter de stigmatiser et incriminer les gens pour ce qu’ils sont, en fonction de leur appartenance politique ou de considérations ethniques et régionalistes. Il ne faut désespérer de personne. Il faudra donc juger UNIR, ses membres et ses dirigeants avec plus d’objectivité et de hauteur de vue. 

UNIR agira en fonction de l’intérêt général. 

Republicoftogo.com : Existe-t-il des risques de conflits internes entre la vielle garde du RPT et la nouvelle génération à l’origine de la création d’UNIR ?

Gilbert Bawara : Il n’y a pas de clivages au sein d’UNIR, ni de luttes des clans entre « barons » et jeunes pousses. 

Clarifions tout de suite les choses, ce nouveau parti n’est pas le prolongement du RPT.

Que l’on ait appartenu au RPT, qu’on ait appartenu à d’autre partis ou qu’on ait été un citoyen sans aucune affiliation politique, UNIR est ouvert à toutes les bonnes volontés.

Si vous êtes en faveur de la préservation de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale, si vous voulez participer à l’enracinement de la démocratie au Togo, si vous voulez contribuer au raffermissement de l’Etat de droit et au respect des droits de l’homme, si enfin vous entendez mettre vos idées et votre talent au service du développement, alors vous êtes le bienvenu à UNIR, quels que soient votre âge, votre rang social, votre religion ou votre ethnie. 

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