Bawara rend hommage à la classe politique

31/07/2013
Bawara rend hommage à la classe politique

Le Togo est parvenu à organiser des élections exemplaires. Ce n’était pas gagné d’avance tant la tension politique était palpable depuis plusieurs mois. Gilbert Bawara (photo), le ministre de l’Administration territoriale, ne cache pas sa satisfaction. Un succès à mettre au crédit du gouvernement, de la Céni et des acteurs politiques qui, finalement, ont joué le jeu.

Les résultats sont pourtant contestés par une partie de l’opposition, notamment par le CST. Une réaction prévisible, selon M. Bawara, qui rappelle dans l’entretien qui suit que ce mouvement est dans une démarche protestataire depuis sa création. ‘Si le CST dispose d’éléments fondés concernant les résultats, il peut saisir la Cour constitutionnelle’, ajoute le ministre.

Republicoftogo.com : En dépit du scepticisme qui prévalait avant les élections, les autorités sont parvenues à organiser un scrutin jugé crédible par la communauté internationale

Gilbert Bawara : Le mérite n’en revient pas seulement aux autorités, mais aussi à la Commission électorale nationale indépendante (Céni), aux partis politiques et à l’ensemble de la population qui a démontré une grande maturité et une volonté de modernisation démocratique. Les togolais ont prouvé leur attachement à la paix et à la stabilité.

Republicoftogo : Après plus d’un an de tension politique, il n’était pas évident d’organiser ces élections 

Gilbert Bawara : Nous savions que la moindre erreur, que le plus petit dysfonctionnement auraient constitué, pour certains, un prétexte pour continuer à enliser le Togo dans la contestation et le pourrissement, à bloquer l’appareil d’Etat et à entraver les efforts de relance économique. Au-delà des efforts du gouvernement, il faut reconnaître l’esprit d’ouverture, la volonté d’apaisement et le souci de compromis des acteurs politiques majeurs.

Republicoftogo.com : Il n’empêche que le CST, notamment, conteste les résultats du scrutin

Gilbert Bawara : Ce n’est pas à proprement parler une surprise. Le Collectif Sauvons le Togo nous a habitué à la contestation systématique ; ce mouvement est dans une démarche protestataire. Manifestations, surenchère, stigmatisation constituent le fonds de commerce du CST.

Tous les efforts de dialogue et de recherche de compromis politiques ont été esquivés pendant de longs mois. 

Le processus électoral a été consensuel et inclusif, il s’est conformé aux plus hautes normes en matière d’élections libres, ouvertes et crédibles. Tous les partis politiques et regroupements de partis ont déployé des représentants et des délégués dans les bureaux de vote et au sein des Céli et de la Céni. Tout le processus de décompte des voix a été totalement transparent. Il n’y a pas eu de place pour l’improvisation.

Maintenant si certains estiment avoir des éléments de preuve suffisants pour démontrer que les résultats ne reflètent pas la volonté des électeurs, ils peuvent saisir la Cour constitutionnelle. C’est la seule démarche démocratique à avoir.

 Republicoftogo.com : UNIR sort grand gagnant du scrutin du 25 juillet. Satisfait ?

 Gilbert Bawara : Ce serait hypocrite de vous dire le contraire. UNIR a réussi son baptême du feu, c’est aussi l’expression d’une adhésion des électeurs au programme du parti et à la politique menée par Faure Gnassingbé.

 Mais ce qui était important pour le gouvernement, c’était de parvenir à une élection exemplaire. Et C’est le cas.

Republicoftogo.com : Comment expliquer le fort recul de l’UFC ?

Gilbert Bawara : Il appartient à chaque formation de tirer les enseignements de ce scrutin. Nous allons le faire à UNIR et les responsables de l’UFC adopteront sans doute la même attitude.

Republicoftogo.com : La page des législatives est tournée. Quelle est la nouvelle étape.

Gilbert Bawara : Il n’y a pas de nouvelle étape, il y a la poursuite de la politique engagée il y a plusieurs années déjà. Accélérer la croissance économique, booster le développement, améliorer le quotidien des Togolais en matière d’emploi, d’éducation ou de santé, renforcer la démocratie et la justice. Ce sont autant de défis qui évidemment restent d’actualité.

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