Bodjona : « Nous espérons parvenir à un large consensus »

14/04/2012
Bodjona : « Nous espérons parvenir à un large consensus »

La 12e réunion entre le gouvernement et l’Union européenne (UE) s’est déroulée vendredi. Les participants ont, notamment, évoqué les préparatifs des élections législatives et locales prévues en fin d’année. Présent à la réunion, le ministre de l’Administration territoriale, Pascal Bodjona (photo), donne des précisions.

Republicoftogo.com : Quels sont les points débattus vendredi ?

Pascal Bodjona : Nous nous sommes retrouvés pour discuter de l’évolution politique et pour évoquer les questions relatives au processus électoral.

L’Union européenne attend de voir quand et comment le gouvernement mettra en œuvre les recommandations de manière à faire en sorte que les scrutins soient organisées sur la base des standards internationalement reconnus.

Nous n’avons pas attendu la réunion de vendredi pour intégrer les recommandations de l’UE. Cela montre la bonne foi des autorités. Le gouvernement veut des élections libres, transparentes et démocratiques.

Lors du dernier conseil des ministres, le gouvernement a discuté d’un avant-projet de modification du code électoral qui prend en compte une partie des suggestions formulées par les différentes missions d’observation de l’UE au Togo en 2007 et en 2010. Il y a également la mise à jour des listes électorales.

Le conseil a également annoncé le couplage des législatives avec les locales qui font partie intégrante du processus de décentralisation souhaité par le chef de l’Etat. 

Nous allons continuer à explorer toutes les voies pour aboutir à un large consensus politique sur les questions électorales de manière à avoir des consultations apaisées comme dans n’importe quel pays démocratique.

Republicoftogo.com : Il reste 6 mois avant les scrutins, c’est peu pour mettre en place les réformes et y intégrer les recommandations de l’UE

Pascal Bodjona : N’oublions pas que depuis 2011, à l’invitation du président de la République , tous les partis politiques ont été conviés à un large dialogue sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles afin justement de parvenir à l’amélioration du cadre électoral. Certains ont adhéré à la proposition, d’autres non.

Le retard enregistré est lié au fait que le gouvernement a recherché le consensus le plus large possible de la classe politique. Cela a pris du temps. C’est donc une faute collective.

Nous sommes aujourd’hui, c’est vrai, à la limite des délais, mais nous ne sommes pas hors timing pour l’organisation parfaite des élections, à condition qu’il y ait une bonne foi évidente de tous les côtés.

Je crois fermement au sursaut patriotique et à la ferme volonté des uns et des autres de pouvoir se situer dans la dynamique électorale. Cela suppose, toutefois, un effort de tous en acceptant certaines concessions. C’est ça le dialogue.

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