Djimon Oré bien dans ses baskets

04/07/2013
 Djimon Oré bien dans ses baskets

Djimon Oré (photo), ministre de la Communication (UFC, opposition) est candidat aux législatives dans l’Est-Mono. Sa participation au gouvernement est il un handicap ? Non, explique-t-il, car le parti a à son actif des décennies de lutte politique. Redoute-t-il la concurrence des dissidents de l’ANC ? Pas d’inquiétude chez M. Oré car « Les responsables de ce parti ont tenté de se livrer à un détournement d’actif. Ils ont échoué ».

Republicoftogo.com: Le fait d’être ministre d’un gouvernement d’alliance est-il un obstacle pour cette élection ?

Djimon Oré : Non pas du tout. Certes il y a parfois des difficultés parce qu’on tend à nous étiqueter comme parti au pouvoir alors que ce n’est pas le cas.

Nous sommes un parti de l’opposition qui participe à l’action gouvernementale. Nous sommes au centre de toutes les luttes politiques au Togo depuis de longues années.

Nous maintenons notre indépendance. Nous n’avons rien de commun avec le parti au pouvoir ou avec les autres organisations de l’opposition. Notre présence au gouvernement n’est certainement pas un handicap.

Republicoftogo.com : L’UFC conserve-t-il ses capacités de mobilisation ? Le parti semble s’être embourgeoisé depuis 3 ans

Djimon Oré : Il y a une différence entre l’opposition dans la rue et l’opposition dans le gouvernement. Participer à l’action gouvernementale, est une responsabilité qui doit être assumée. C’est une démarche plus responsable que de critiquer systématiquement avec des manifestations de rue.

La démarche de l’UFC est une démarche constructive qui prône l’apaisement, la réconciliation et la relance de l’économie.

L’UFC conserve sa popularité partout dans le pays. La capacité de mobilisation est intacte et vous aurez pendant la campagne l’occasion de vous en rendre compte.

Nous mobilisons aujourd’hui pour gagner les élections.

Republicoftogo.com: Si la ville de Lomé a toujours été ultra politisée, en zone rurale, les priorités sont ailleurs. Cette situation constitue-t-elle un avantage pour votre parti ?

Djimon Oré : Est-ce un avantage ? Je ne saurais le dire. L’UFC est un parti national. 

A Lomé, ce n’est pas que le débat est trop politisé, c’est qu’il y a trop d’intoxication à travers certains médias.

Les habitants de Lomé sauront faire la part des choses le jour du scrutin en donnant la victoire à l’Union des forces de changement.

Aujourd’hui, il faut un changement positif, c’est-à-dire l’alternance pacifique en disant non au maintient du statut quo et non à l’extrémisme.

Que toutes les forces se retrouvent ensemble pour construire ce pays, mais croire qu’il y a un groupe de partis politiques ou un parti politique qui peut à lui seul régler tous les problèmes du Togo en excluant les autres, c’est de l’extrémisme et cela ne saurait être bénéfique.

Republicoftogo.com : Quel score espérez-vous obtenir au plan national ?

Djimon Oré : Le minimum pour l’UFC, c’est 46 sièges (sur 91, ndlr). Avec 46 sièges, nous comptons pouvoir vraiment amorcer la phase de développement de notre pays.

Nous sommes conscients que nous ne sommes pas les seuls, mais nous estimons que, 44, ou 45 sièges, pourront également provenir d’autres formations politiques.

Nous comptons sur le travail que nous avons fait pendant ces trois dernières années.

Le peuple n’est pas dupe. Il sait là où se situe son intérêt et au moment venu, il votera utile.

Republicoftogo.com : L’UFC craint-elle d’être mise en difficulté par les candidats de l’ANC ?

Djimon Oré : Pas du tout ! Ce que les togolais ignorent, c’est que l’ANC n’existe qu’à travers les médias à Lomé ou de Kodjindji à la plage. Hors de Lomé, l’ANC n’a pas de fief. Vous serez étonné en découvrant les résultats des prochaines élections.

Les responsables de l’ANC ont tenté de se livrer à un détournement d’ actif. Ils ont échoué, raison pour laquelle, ils sont confinés à Lomé pour faire de l’intoxication. 

Notre préoccupation, ce n’est pas l’ANC, mais le peuple togolais. Raison pour laquelle, nous lui demandons de voter pour la paix et le développement.

Republicoftogo.com : Les conditions d’organisation du scrutin vous paraissent-elles optimales ?

Djimon Oré : Les conditions à 100% optimale, n’existent pas. Ça n’existe nulle part. Avec plus d’effort que ce qui a été déjà fait, on va déboucher sur des élections crédibles.

Quand le processus a commencé, la Céni a été attaquée, mais c’est cette même institution, avec l’appui des partis politiques comme l’UFC, qui permet d’obtenir aujourd’hui des avancées notables.

Critiquer pour critiquer ne sert à rien.

Le minimum est en place pour aller à des élections acceptables. 

Concernant un dialogue politique réclamé par certains avant le scrutin, il faut rappeler que depuis 3 ans, le gouvernement a invité les partis de l’opposition à s’asseoir autour de la table, ce qu’ils ont toujours refusé. Or, à quelques jours des élections, les mêmes se réveillent pour exiger ce dialogue. Je pense que c’est trop tard. On peut toujours discuter de l’amélioration du cadre électoral, mais pour le reste, il s’agit d’une tentative pour bloquer le processus électoral.

Republicoftogo.com : Si l’UFC remporte ces élections, quel sera le programme du futur gouvernement. Autrement dit que ferez-vous qui n’a pas été réalisé par l’actuelle équipe dont vous faites partie ?

Djimon Oré : D’abord, il s’agira de faire du nouveau parlement, un parlement constituant, autrement dit, qui se chargera d’opérer les réformes nécessaires pour l’avancement de notre pays.

C’est ça le chantier prioritaire pour l’UFC. Ces réformes n’ont pas été faites à cause de certaines pesanteurs.

Si l’UFC obtient la majorité, nous ferons en sorte quetoutes les forces politiques représentées à l’Assemblée, se retrouvent pour opérer les réformes institutionnelles et constitutionnelles nécessaires.

Republicoftogo.com : Confiant pour votre élection dans l’Est-Mono ? 

Djimon Oré : Nous avons fait un travail de terrain depuis des années.

Il n’y a pas de raison que l’UFC ne remporte pas les 3 sièges dans cette circonscription à moins qu’il y ait fraude. Nous restons vigilants.

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