Ekon : Alternance veut dire élection

29/04/2013
Ekon : Alternance veut dire élection

Pour le président de la Convergence patriotique panafricaine (CPP, opposition), Francis Ekon (photo), le recensement électoral s’est déroulé dans des conditions globalement satisfaisantes. Il rejoint Gilchrist Olympio, le leader du principal parti de l’opposition, l’UFC, sur le fait de dire que l’alternance passe inévitablement par un processus électoral. Donc oui, la CPP participera aux scrutins à venir.

Republicoftogo.com : Le recensement s’achèvera le 30 avril. Etes-vous satisfait de l’ensemble du processus

Francis Ekon : Globalement le recensement s’est bien passé. Dans la première zone, malgré les difficultés des premières heures qui ont été corrigées au fur et à mesure et après la prolongation de la durée de recensement dans cette zone, nous avons constaté que la Commission électorale nationale indépendante avait pu faire enrôler 92% de l’électorat.

C’est un bon score, on ne peut que s’en féliciter. 

Dans la deuxième zone, les choses ont mal débuté, mais tout a été corrigé.

A quelques heures de la clôture du recensement, le bilan est positif.

Il est exact que dans certains coins de Lomé, en particulier dans les zones périphériques de la préfecture du Golfe, il y a eu des problèmes et de logues files d’attente ; des gens se sont énervés, mais il faut reconnaître que c’est un travail compliqué.

Republicoftogo.com : Ces difficultés sont-elles de nature à remettre en cause le processus de recensement ?

Francis Ekon : S’il y a des doublons, on compte sur la machine centrale pour les faire ressortir. En réalité, il n’y a plus rien à faire car nous avons tous reçu nos cartes d’électeurs.

Ce n’est pas comme avant où il fallait vérifier la fiabilité de la liste avant d’établir les cartes, les cartes sont établies au fur et à mesure, le problème des listes n’est pas fondamental.

Republicoftogo.com : Quel constat dressez-vous de la situation politique au Togo ?

Francis Ekon : Je répète que ce pays est le nôtre. Nous devons l’aimer, nous ne devons pas le détruire. Quelles que soient les difficultés, le sens du patriotisme et du dialogue doit prévaloir afin de trouver les meilleures solutions pour l’avenir du Togo.

Je continue de dire que l’alternance souhaitée par les partis politiques est légitime, nous la voulons apaisée. Pour y parvenir, il n’y a qu’un moyen, ce sont des élections. 

Je ne dis pas que ces processus électoraux seront exempts de défauts, mais notre combat sera de faire en sorte qu’ils soient corrigés.

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