Homawoo : « Il est temps de sauter dans le train »

11/09/2012
Homawoo : « Il est temps de sauter dans le train »

Le Premier ministre togolais, Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu, a donné lundi le coup d’envoi du dialogue politique. Si certains partis ont décliné l’invitation, d’autres, en revanche, y prennent part. C’est le cas de  l’Union des forces de changement (UFC), la principale formation de l’opposition. Jean-Claude Homawoo (photo), son porte-parole, était présent à la première rencontre.

Dans l’entretien qui suit, il fait part de ses premières impressions. 

Republicoftogo.com : Faut-il croire à la réussite de ce nouveau dialogue ?

Jean-Claude Homawoo : Evidemment ! Je sais qu’il y a des gens qui tablent sur son échec ; ce n’est pas nouveau.

Rappelez-vous ce qui s’est passé à la création de la CVJR et lorsque la CNDH a été mandatée pour enquêter sur des allégations de torture. Personne n’y croyait. Or, aujourd’hui, les opposants qui manifestent dans les rues demandent l’application des recommandation des ces institutions. C’est bien la preuve qu’un travail sérieux a été mené.

Pour le dialogue politique, c’est exactement le même scénario. Quand il s’achèvera, on sera bien obligé de reconnaître la pertinence des décisions.

Le train des réformes est en marche. Il appartient aux retardataires de sauter dans le wagon. Le collectif « Saccageons le Togo » doit faire preuve de souplesse et rejoindre les autres voyageurs.

Republicoftogo.com : Etes-vous favorable à la présence d’un médiateur international réclamée par certains partis d’opposition ?

Jean-Claude Homawoo : Certainement pas ! C’est totalement inutile.

Les togolais sont majeurs et responsables pour résoudre leurs propres problèmes.

Nous participons, dans un cadre légal, à un dialogue proposé par le chef de l’Etat et dirigé par le Premier ministre. Une facilitation étrangère est superflue.

Ceux qui réclament d’ailleurs cette médiation exigent en même temps le départ du chef de l’Etat ; ce n’est pas sérieux.

Republicoftogo.com : A l’allure où vont les choses, il va être difficile d’organiser les élections législatives et locales dans les délais

Jean-Claude Homawoo : Aujourd’hui, ce n’est plus une question de date, même si le respect du cadre légal est impératif.

L’important pour le Togo est de pouvoir organiser des élections propres, sans contestation, avec à la clé des représentants légitimes à l’Assemblée. Personne ne doutera plus alors du caractère démocratique du scrutin.

Republicoftogo.com : Quelles sont les propositions de votre parti dans le cadre du dialogue politique ?

Jean-Claude Homawoo : Nous avons dit au gouvernement que, d’ici vendredi, il faut tout faire pour amener les partis récalcitrants à la table des discussions.

Leurs revendications sont connues, notamment en ce qui concerne le code électoral et le découpage. Reste au gouvernement à faire la synthèse.

S’agissant de la limitation du mandat présidentiel, l’alternance à 5 ans une seule fois est déjà acquise. Sur ce point, un consensus a été trouvé dans le cadre du CPDC rénové. Idem pour un scrutin présidentiel à deux tours. 

Ces projets doivent être rapidement soumis à l’Assemblée.

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