L’UFC demeure le principal parti de l’opposition

06/11/2012
L’UFC demeure le principal parti de l’opposition

L’UFC est-il encore un parti d’opposition? La question est revenue sur la table à la faveur de la désignation des membres de la Commission électorale indépendante (Céni). Pour certains politiciens hostiles au pouvoir, la formation dirigée par Gilchrist Olympio est devenue un supplétif de la majorité présidentielle. Mais pour le député UFC, Nicodème Habia, ce débat n’a pas lieu d’être.

« Regardez les leaders de partis qui aujourd’hui dénient à l’UFC son appartenance à l’opposition. La plupart ont été ministres et même  Premier ministre », confie-t-il dans un entretien accordé à Republicoftogo.com

Republicoftogo.com : Certains taxent l’UFC de parti de la majorité. Que leur répondez-vous ?

Nicodème Habia : J’estime que certaines personnes ont la mémoire un peu courte. Regardez les leaders de partis qui aujourd’hui dénient à l’UFC son appartenance à l’opposition. La plupart ont été ministres et  Premier ministre. Gilchrist Olympio notre leader n’a jamais occupé un poste dans ce pays.

Si l’UFC est au gouvernement, c’est parce que nous avons signé un accord avec le RPT pour l’apaisement politique, pour donner la chance au Togo de connaître une alternance pacifique. Cet accord est même la preuve que l’UFC est le principal parti d’opposition. Une évidence que toute personne de bonne foi ne peut nier.

Quand Maître Agboyibo a été nommé Premier ministre, avec plusieurs ministres au gouvernement, après l’Accord Politique Global (APG), le statut de parti de l’opposition n’a pas été retiré au CAR. C’est pareil pour l’UFC aujourd’hui.

A l’allure où vont les choses, il y a manifestement la volonté de nuire. Nous ne pouvons accepter cela. Il faut dire la vérité aux populations. L’UFC demeure aujourd’hui un parti de l’opposition, le principal d’ailleurs. Demain, quand nous serons au pouvoir, nous ne serons plus dans l’opposition.

Mais je dois préciser que nous ne sommes pas condamnés à être éternellement dans l’opposition. Si on est dans l’opposition, c’est pour accéder au pouvoir demain.

De plus, à l’issue des élections législatives de 2007, l’UFC est le parti de l’opposition qui a eu le plus de députés.

Republicoftogo.com : Comment appréhendez-vous les prochaines élections ?

Nicodème Habia : Comme tout Togolais, nous les voulons transparentes et équitables. Ainsi l’audience réelle de chacun sera évaluée. Pour le moment, il y a trop de vaines prétentions.

Republicoftogo.com : Certains dénoncent la manière dont le processus électoral est mené

Nicodème Habia : Nous à l’UFC, nous avons appris une leçon. Chaque foios qu’il est question d’organiser des élections, l’opposition tergiverse avant finalement d’aller au scrutin. Donc c’est le peuple que nous trompons. Il faut être sérieux. Il faut lui donner de la considération. On crie dans la rue qu’on n’ira pas aux élections, comme en 2010. Après on y participe. Il faut mettre fin à ces comportements infantiles. Il faut qu’on mûrisse. Et à l’UFC, nous avons mûri.

Republicoftogo.com : Y a-t-il nécessité à ouvrir un nouveau round de dialogue ?

Nicodème Habia : Le dialogue doit être permanent. Sans dialogue, rien n’est possible.

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