La cohésion sociale passe par l’inclusion économique

30/09/2016
La cohésion sociale passe par l’inclusion économique

Victoire Tomégah-Dogbé

La ministre en charge de la Jeunesse, Victoire Tomégah-Dogbé, a achevé il y a quelques jours une tournée dans tout le pays. Elle y a rencontré des jeunes déterminés à tracer leur avenir grâce aux différents appuis octroyés par le gouvernement.

‘J’ai rencontré des jeunes qui travaillent, qui fructifient le crédit qui a été accordé et qui remboursent. C’est très encourageant a confié la ministre dont le programme cible en priorité les couches les plus vulnérables.

Republicoftogo.com: Vous avez effectué du 21 au 23 septembre une tournée dans les régions des Savanes, Kara et centrale. Avec quel objectif ?

Victoire Tomégah-Dogbé : Un déplacement destiné à faire le suivi de la mise en œuvre des différents projets et programmes du ministère du Développement à la base. Vous savez que le ministère accompagne les communautés dans la réponse à leurs besoins. De temps en temps, nous nous rendons sur le terrain pour nous rendre compte de l’effectivité des actions. Mais surtout pour écouter les bénéficiaires qui, ayant exprimé des besoins, sont à même de dire s’il y a satisfaction ou pas.

Ainsi nous avons été dans un premier temps dans la région des Savanes où nous avons lancé le congrès des exploitants des Plateformes Multifonctionnelles (PTFM) à Dapaong le 21 septembre. Nous avons poursuivi la sensibilisation aux produits du Fonds National de la finance Inclusive, échangé avec des jeunes entrepreneurs bénéficiaires du Produit du FNFI destiné aux jeunes à savoir Accès des Jeunes aux Services Financiers (AJSEF), du Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) et du Programme d’Appui au Développement à la Base (PRADEB). Nous avons également visité les centres de ressources artisanales et des maisons des jeunes.

Il s’agit d’apporter notre soutien aux communautés et organisations à la base engagées dans le développement participatif de leurs communautés, et d’échanger avec elles sur leurs besoins, leurs difficultés et leurs attentes.

Republicoftogo.com :  Que peut-on retenir du congrès des exploitants des Plateformes multifonctionnelles (PTFM) de la région des Savanes?

Victoire Tomégah-Dogbé : Un grand rendez-vous d’échanges. Il s’agissait d’une quarantaine d’entreprises plateformes qui ont choisi, en accord avec leur agence d’appui, de se retrouver pour échanger et apprendre les uns des autres.

La Plateforme multifonctionnelle, un outil de travail qui réduit la pénibilité des tâches quotidiennes, mais qui aide également à la transformation de la production agricole locale, apporte de l’énergie etc. Elle joue un rôle important dans l’autonomisation des groupements qui l’adoptent.

Les exploitants de la région des savanes ont souhaité se mettre ensemble pour échanger leurs expériences dans la gestion de cet outil. J’ai eu le privilège de lancer les travaux.

Cette Plateforme est composée à 90% de femmes pour la plupart analphabètes, qui arrivent à gérer et à faire fructifier ce qu’elles ont. Un bon exemple de reddition de compte, de bonne gouvernance.

Ce dispositif a réellement changé la vie de ces femmes, de ces communautés. Il crée des emplois, améliore les conditions de vie, augmente les revenus des populations et rend effectivement autonome. Dans cette région, l’entreprise des plateformes est une réussite. Et nous avons constaté aussi qu’elle peut encore changer davantage la vie des bénéficiaires.

C’est ainsi que nous avons décidé  de lancer très bientôt, un programme d’alphabétisation pour amener ces femmes à être encore plus efficaces.

Aujourd’hui, nous avons des plateformes très performantes. Mais il y en a qui ont besoin de plus grands appuis pour mieux performer. C’est pourquoi ce congrès a été une bonne occasion pour apprendre des uns et des autres afin que toutes les plateformes créées soient de véritables entreprises d’autonomisation des populations vulnérables.

Republicoftogo.com : Quid des jeunes entrepreneurs dans les régions visitées ?

Victoire Tomégah-Dogbé : Nous avons rencontré les bénéficiaires des aides du FNFI, du FAIEJ et du PRADEB. Là encore, les témoignages montrent à quel point ces produits sont adaptés aux besoins des populations. Nous avons noté que les performances sont très bonnes dans certaines régions. 90% à 100% de taux de remboursement pour les produits APSEF et AGRISEF. Les groupements d’intérêt économique qui bénéficient de l’accompagnement du PRADEB performent également très bien, avec 100% de  remboursement.

En ce qui concerne ces jeunes entrepreneurs bénéficiaires du FAIEJ, nous notons également des progrès significatifs. C’est le cas du centre CAFTIS spécialisé dans la production et la commercialisation des pagnes traditionnels à Dapaong. Il avait débuté avec peu de moyens et grâce à l’appui du FAIEJ à hauteur de 4,5 millions de Fcfa, le nombre d’apprentis est passé d’une dizaine à une centaine aujourd’hui. Ils se sont équipés en conséquence pour pouvoir produire en quantité et satisfaire les commandes qui, selon le responsable, sont en hausse.

J’ai donc tenu à faire ce déplacement pour féliciter toute la communauté, les institutions de microfinance et les bénéficiaires. C’est vrai que par endroits, nous avons noté quelques contre-performances. Des efforts restent à faire à ce niveau.

Republicoftogo.com : Avez-vous un message pour la jeunesse à l'issue de cette tournée ?

Victoire Tomégah-Dogbé : L’objectif de ce déplacement était aussi de transmettre les encouragements et les félicitations du président de la République à tous ces jeunes qui aujourd’hui sont des modèles pour les autres jeunes. Nous avons rendu visite à ces bénéficiaires pour montrer qu’il y a des jeunes dans notre pays qui se comportent très bien, qui sont sérieux dans ce qu’ils entreprennent, qui remboursent les crédits et qui sont dans une phase de consolidation de leurs activités. Quel que soit l’endroit où nous sommes passés, nous avons rencontré des jeunes qui travaillent, qui fructifient le crédit qu’on leur a octroyé et qui remboursent. 

Je voudrais inviter tous les jeunes togolais à suivre cet exemple.

Cela montre qu’avec peu de moyens, on peut sortir de la vulnérabilité, de la pauvreté ; que l’on peut offrir du travail à d’autres en créant son propre business.

Chacun a le potentiel pour créer de la richesse. Il faut de la volonté, un peu de moyens financiers et un bon accompagnement.

C’est le crédo du président Faure Gnassingbé. Raison pour laquelle il a fait de sa politique d’inclusion économique, sociale et financière, un facteur très important de cohésion sociale au Togo.

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