La politique 3.0

08/07/2013
La politique 3.0

Avec des candidats dans 4 circonscriptions* seulement, le Nouvel Engagement Togo (NET) n’espère pas faire le grand chelem lors des législatives du 21 juillet, mais au moins obtenir un début crédibilité en envoyant des députés à l’Assemblée.

Créé il y a un peu plus d’un an, cette formation dirigée Gerry Taama (photo), un ex lieutenant des Forces armées togolaises, ambitionne de faire de la politique autrement. Un souhait partagé par la plupart des politiciens. Alors qu’entend faire le NET exactement ? Les réponses de Gerry Taama.

Republicoftogo.com : C’est votre première participation à une compétition électorale. Anxieux ?

Gerry Taama : Non, serein. Le NET a envie de faire la politique autrement et d’avoir à l’Assemblée des députés qui ont une perception différente de la chose publique ; une autre culture, d’autres pratiques.

Republicoftogo.com : Vous avez des candidats dans 4 circonscriptions sur les 30. Ce n’est pas une forte implantation

Gerry Taama : Notre ambition est d’avoir 4 élus et de constituer un groupe parlementaire pour faire avancer la démocratie.

On est dans une situation d’échec de la classe politique toute entière. Il est tant d’accorder la confiance à de nouvelle têtes. 

 Republicoftogo.com : Quels sont les grands axes de votre campagne ?

Gerry Taama : Chaque circonscription électorale a son message spécifique par rapport aux réalités locales. D’un point de vue global, nous faisons de la lutte contre le chômage une priorité ; il faut également favoriser la création de petites entreprises, promouvoir l’auto-emploi. Le NET souhaite également renforcer l’Etat de droit, la transparence, une justice équitable. Enfin nous souhaitons mettre en œuvre une véritable politique de décentralisation.

Republicoftogo.com : A quelques jours du scrutin, certains partis d’opposition en sont encore à parler de dialogue. Quelle est la position du NET ?

Gerry Taama : Nous avons toujours été favorables au dialogue. Avant, pendant et après les élections. Pour renforcer le désir de vivre ensemble, il faut se parler. Le dialogue est un exercice permanent. 

Dans un premier temps, c’est le gouvernement qui appelait à dialoguer et une partie de l’opposition qui refusait ; ensuite ce sont les opposants qui sont revenus sur l’idée et le gouvernement qui a dit qu’il était trop tard. Ces derniers jours, on commence par avoir des points de convergence et nous estimons que c’est une bonne chose.

* Grand Lomé, Yoto, Kozah et Doufelgou

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