Le collectif à l’épreuve des faits

28/06/2012
Le collectif à l’épreuve des faits

Des opposants, regroupés au sein d’un collectif dénommé «Sauvons le Togo» ont ignoré jeudi l’invitation qui leur avait été adressée par le gouvernement pour un dialogue sur les questions politiques du moment. Une demi heure avant l’ouverture des discussions, le collectif a fait savoir qu’il ne viendrait pas. Un comportement pour le moins cavalier.

Dans un communiqué publié dans la soirée, le gouvernement déplore le rejet de l’offre de dialogue. Mais il réaffirme sa foi dans le dialogue comme moyen privilégié de renforcer la démocratie. 

Le communiqué apporte également d’intéressantes précisions sur le supposé décès de manifestants, évoqué par le collectif. Et cela fournit un éclairage brut sur sa façon de fonctionner et sur sa stratégie.

En réalité, l’une des « victimes » est décédée d’une crise d’hypertension au CHU de Lomé. Quant à la seconde, elle a été emportée par le paludisme. 

On est donc bien loin du scénario que tente d’accréditer les opposants.

 Voici  communiqué du gouvernement

Le gouvernement a chargé le ministre de l’administration territoriale de la décentralisation et des collectivités locales, de transmettre au collectif sauvons le Togo une invitation à prendre part le 28 juin 2012 à 9 heures aux discussions sur les préoccupations contenues dans la plate-forme revendicative du collectif. 

Cette initiative fondée sur la politique de dialogue et d’apaisement du gouvernement n’a malheureusement pas trouvé un écho favorable auprès des responsables du collectif. 

En effet, par un courrier déposé ce jour à 8h30 au ministère de l’administration territoriale de la décentralisation et des collectivités locales, soit une demi-heure avant la rencontre prévue à 9 heures, le collectif a signifié son refus d’entamer le dialogue à l’égard des conséquences liées aux manifestations des 12 et 13 juin 2012. 

Face aux allégations du collectif, le gouvernement tient à apporter des précisions suivantes :

 1-   De sources médicales, Mme Amékoudji Ivone, âgée de 38 ans, admise au CHU Sylvanus Olympio de Lomé  le 15 juin 2012 est décédée le 22 juin 2012 d’une crise d’hypertension suivant le rapport médical du 27 juin 2012 contrairement aux allégations du collectif qui la présente comme victime des manifestations du 12 juin 2012

 2-   Par ailleurs, M. Dagbé Yao Komlanvi est pour sa part décédé à domicile le 24 juin 2012 à la suite d’une crise aigüe de paludisme comme l’atteste le rapport de l’assistant médical du Centre Médico-social Bon secours de Sokodé

 3-   En ce qui concerne les blessés, la croix rouge togolaise a enregistré 31 blessés qui ont regagné leur domicile après des soins appropriés. Des forces de l’ordre ont enregistré dans leur rang, 34 blessés

 4-   Pour les personnes en détention, la procédure suit son cours conformément aux textes en vigueur

Compte tenu de ce qui précède, le gouvernement déplore que le collectif ait choisi de rejeter cette offre de dialogue. Tout en rendant hommage à la mémoire de ses concitoyens et prompt rétablissement aux blessés, le gouvernement tient à réaffirmer sa foi dans le dialogue comme privilégié de résolution des contradictions qui peuvent surgir dans notre marche résolue vers plus de démocratie.

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