Les députés souhaitent une présidentielle « apaisée »

08/04/2009
Les députés souhaitent une présidentielle « apaisée »

Les députés ont retrouvé mardi les bancs de l'Assemblée pour l'ouverture de la première session ordinaire de l'année avec un thème brûlant : "Contribution du parlementaire pour une présidentielle apaisée en 2010".

Des parlementaires étrangers étaient présents issus du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana et du Mali. Les membres du gouvernement et les présidents des institutions assistaient également aux travaux.Abass Bonfoh, le président de l'Assemblée nationale a placé la rentrée sous le signe du renforcement des capacités des députés face aux enjeux politiques et économiques auxquels le pays doit faire face.

"Nous devons tous réfléchir à la meilleure manière de contribuer à la réussite de l'élection présidentielle de 2010. Nous devons aussi renforcer notre action de contrôle et de suivi des actions gouvernementales pour le bien être de nos populations" a déclaré M. Bonfoh.

Il a invité le gouvernement à poursuivre sa politique des grands travaux et s'est félicité de la mise en place du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), « qui traduit la politique de dialogue et de concertation que prône le président de la république Faure Gnassingbé ».

Au total 68 projets de lois devront être examinés au cours de cette session.

Voici le discours prononcé par Abbas Bonfoh, président de l'Assemblée nationale

Qu'il me soit permis au nom de la représentation nationale et en mon nom personnel, de prendre la parole en cette occasion solennelle, pour souhaiter la cordiale bienvenue à toutes les délégations des Assemblées nationales sŒurs qui ont fait le déplacement de Lomé pour prendre part à l'ouverture solennelle de la 1ere session ordinaire de l'année 2009.

L'Assemblée nationale de la 4e législature s'honore de vous accueillir en terre togolaise.

Votre présence à cette cérémonie que nous avons voulu sobre, traduit sans nul doute, la qualité des excellentes relations qui lient nos pays et nos différents peuples dans notre sous-région.

Bienvenus également à vous, chers collègues députés, à l'hémicycle, après trois mois de vacances parlementaires qui, certainement, vous ont donné l'occasion de renouer le contact avec le terrain.

Honorables députés,

Chers invités,

La présente session ordinaire qui s'ouvre ce 1er mardi du mois d'avril 2009, conformément à l'article 55 de notre   loi fondamentale, revêt une importance capitale.

En effet, elle intervient non seulement à un moment où des discussions politiques sont engagées sur les reformes constitutionnelles et institutionnelles mais aussi à un an d'un événement majeur dans la vie de notre nation :

Je veux faire allusion à l'élection présidentielle de 2010 qui se profile à l'horizon.

Honorables députés,

Chers invités,

L'année dernière, dans ces mêmes lieux, j'avais insisté à l'ouverture, sur la question de la réconciliation nationale et le rôle que peuvent jouer les élus que nous sommes dans cette politique engagée par le chef de l'Etat son Ex. Faure Essozimna GNASSINGBE.

Aujourd'hui, je voudrais avec vous, aborder une autre préoccupation à laquelle notre pays fera face; l'élection présidentielle de 2010.

Comme partout ailleurs, l'élection présidentielle constitue un enjeu de taille, un grand défi à relever en matière de planification, d'organisation et de gestion des résultats.

En effet, l'organe chargé des élections, la Commissin Electarale Nationale Indépendante CENI, doit, d'abord procéder au recensement, ou à la révision et à l'établissement du fichier électoral national fiable avant toute opération.

Ensuite, superviser l'élection et gérer les résultats.

Vous appréhendez donc avec moi, l'impact de cette échéance sur les fondements aussi bien de nos jeunes nations que sur leurs institutions.

Alors, quel sera le rôle des députés que nous sommes ?

Que fera le représentant du peuple avant, pendant et après l'élection ?

Quelle attitude avoir face aux résultats ? .Cette question est valable pour la classe politique et les citoyens.

Quel comportement devront adopter les perdants et les gagnants pour préserver la paix sociale?

Honorables députés,

Chers invités,

Voilà, autant de questions que je soumets à votre réflexion.

Les réponses à toutes ces préoccupations nous éviteront incontestablement les conséquences négatives de la contestation parfois stérile qu'on observe ça et là en Afrique.

Au delà de tous ces enjeux, je crois sincèrement que nous devons tous Œuvrer afin que la nation togolaise sorte réconfortée de cette échéance et poursuive le combat du développement socioéconomique de notre pays.   

La nation togolaise, je le souhaite, devra sortir plus unie de cette échéance.  Je suis persuadé que nous y parviendrons.

La preuve est que le gouvernement et la classe politique avaient, à l'issue de l'Accord Politique Global signé le 20 août 2006, organisé ensemble, des élections législatives anticipées, justes, transparentes équitables et libres.

En effet, les résultats qui ont été appréciés par tous sont là, devant nous, l'Assemblée nationale qui siège aujourd'hui.

L'une des conséquences immédiates de la parfaite organisation de ces échéances a été la reprise totale de la coopération avec l'Union Européenne, la communauté internationale et tous nos partenaires en développement.

Honorables députés,

Chers invités,

Aujourd'hui, l'heure est à la fois consacrée à la consolidation de tous ces acquis et à l'accompagnement au plan socio-économique.

C'est d'ailleurs, dans le cadre de la poursuite d'une politique d'apaisement, de dialogue et de concertation en vue d'une meilleure réalisation des points de l'APG, que le chef de l'Etat a institué récemment le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC).

C'est un geste politique très louable qui concourt au maintien de la paix sociale.

Par conséquent, je voudrais du haut de cette tribune, exprimer ma gratitude au chef de l'Etat pour sa politique de dialogue permanent et de réconciliation. 

Nous tenons également à rendre un hommage mérité au président Burkinabé, Blaise Compaoré pour sa déterminante médiation dans la crise togolaise.

Il revient à toute la classe politique de conjuguer ses efforts pour s'entendre sur l'essentiel, l'intérêt national ; car nos populations n'aspirent qu'à vivre dans la paix, la sécurité et la concorde avec des conditions de vie et de travail plus améliorées, pourvu qu'il y ait la volonté politique de part et d'autre.

Honorables députés,

Chers invités,

Au-delà de tout, nous exhortons le gouvernement à entreprendre une politique de grands travaux visant aussi bien les secteurs socio économiques que les infrastructures routières et les ouvrages détruits par les inondations que le pays a connues l'année dernière. 

Au niveau de notre Assemblée nationale, nous nous sommes dotés d'un programme de modernisation devant nous permettre de renforcer nos capacités organisationnelles, institutionnelles et matérielles.

Cela avec l'appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de l'Union Interparlementaire (UIP) qui ont achevé en 2008 l'étude diagnostique relative au fonctionnement et aux besoins de notre parlement.

La mise en Œuvre effective de cette stratégie qui couvre une période de 05 ans devra amener notre institution parlementaire à jouer pleinement son triple rôle de représentation, de législation et de contrôle de l'action du gouvernement.

Nous lançons un appel à tous nos partenaires et aux bonnes volontés de nous appuyer pour faire avancer les travaux dudit programme.

Nous nous félicitons aussi de l'intérêt manifesté par le programme Noria de l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie avec laquelle nous avons signé une convention de coopération le 13 mars 2009 pour l'appui généralisé de notre institution.

Honorables députés,

Chers invités,

Notre sous-région continue d'être le théâtre parfois de rébellions interminables ou de crises politiques aboutissant tragiquement à des assassinats.

Nous croyons que l'heure a sonné pour que l'Afrique  se ressaisisse afin de changer cette image négative qui lui colle à la peau. 

Pour le futur processus électoral de 2010 qui nous attend, je voudrais, au nom de la représentation nationale, exhorter la société civile et surtout la presse à apporter leur contribution pour son bon déroulement. Vous en avez donné la preuve lors des élections législatives de 2007.

Dans cette optique, l'Assemblée nationale s'engage à jouer son rôle dans la plus grande sérénité.

Au cours de la présente session, notre agenda sera très chargé. Nous avons en instance dans les commissions, 68 textes de lois dont 41  pour la seule commission des Relations Extérieures et de la Coopération.

Nous les étudierons en tenant compte des priorités du gouvernement et des urgences du moment.

D'ailleurs, un plan de travail a été réalisé avec les services législatifs afin d'accélérer l'étude de ces textes.

Sur le plan de la diplomatie parlementaire, nous essayerons de répondre aux nombreux rendez-vous au niveau régional, continental et international comme par le passé.

Avant de clore mes propos, je tiens à exprimer encore toute ma gratitude aux délégations des Assemblées sŒurs qui sont avec nous.

L'Assemblée nationale se joint à moi pour vous souhaiter un bon séjour dans notre capitale en vous conviant à vous sentir à l'aise à Lomé comme chez vous.

Sur ce, je déclare ouverte la 1ere  session ordinaire de l'année 2009.                       

 

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