Les valeurs qui fondent notre société

19/11/2014
Les valeurs qui fondent notre société

Victoire Dogbé-Tomegah © Emmanuel Pita

75 quartiers en difficulté vont bénéficier d’une aide sur 3 ans de 5,2 milliards de Fcfa. 

L’originalité du programme, piloté par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), repose sur le principe que ce sont les populations concernées qui doivent définir leur vision de l’environnement dans lequel ils évoluent et les besoins prioritaires adaptés au contexte particulier de leur quartier. Rien n’est imposé, tout est réalisé en étroite concertation avec les habitants. D’ou le succès de la phase pilote qui s’est déroulée il y a quelques mois.

Les habitants de 57 quartiers bénéficiaires participent depuis le début de la semaine à une rencontre sur le thème de la citoyenneté et du respect des biens publics.

L’objectif, explique Victoire Dogbé-Tomegah, ministre du Développement à la base, est de les impliquer dans la vie de la cité, de leur faire prendre leurs responsabilités de leur inculquer les valeurs de solidarité.

Republicoftogo.com : L’incivisme des Togolais est-elle une préoccupation pour le gouvernement ?

Victoire Dogbé-Tomegah : Le Togolais a de nombreuses qualités. Il est travailleur, accueillant, ouvert sur les autres, pacifique et solidaire. Ces rencontres permettent de rappeler les valeurs qui fondent notre société et qu’il faut sauvegarder à tout prix.

Republicoftogo.com : Mais comment convaincre du bien fondé de la démarche ?

Victoire Dogbé-Tomegah : Pour y arriver, il faut d’abord accepter de travailler ensemble, de connaître ses propres limites et celles d’autrui. 

Nous pensons que c’est une base essentielle pour le développement des quartiers et de nos villes. On ne peut pas parler de développement sans parler de responsabilité citoyenne, parce que le développement oblige la mise en place d’infrastructures (marchés, bâtiment scolaire, forages, unités de soins primaires) qui profitent à la communauté. C’est un bien commun qu’il revient à chacun d’entre nous de préserver et de protéger.

Il s’agit à la fois d’une responsabilité individuelle et collective.

Je vous donne un exemple. Dans les différents quartiers sont lancées des actions communautaires à haute intensité de main d’œuvre qui rassemblent des hommes, des femmes, des jeunes qui se retrouvent pour rendre leur environnement plus sain. C’est un vrai mouvement solidaire qui, de surcroît, rapporte un peu d’argent à ceux qui sont impliqués.

Voilà la direction à suivre.

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