Pour la République, j’adhère

23/04/2012
Pour la République, j’adhère

Dans une tribune publiée lundi, le Premier ministre togolais apporte un soutien enthousiaste à la création du parti UNIR. Gilbert Houngbo (photo) explique adhérer pleinement à l’option du Chef de l’Etat « de construire un pont entre l’immobilisme et l’audace ».

« Je dois avouer que c’est un intense plaisir de contribuer et voir se concrétiser la vision du président Faure Gnassingbé pour le Togo », souligne le PM.

« Pour l’accompagner, il faut de l’audace, de la créativité, de l’inspiration et surtout, les bons choix au bon moment », ajoute M. Houngbo.

La tribune de Gilbert Houngbo

Samedi 14 avril 2012, entre Blitta et Atakpamé, il ne s’est pas simplement agi de consacrer un acte de métamorphose et de naissance. Il me parait tout aussi un peu léger de penser à un simple sabordement du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) pour porter sur les fonds baptismaux l’Union pour la République (UNIR) dont l’acte de naissance procède, en effet, d’un véritable élan qui a permis de construire ce pont entre Blitta et Atakpamé et qui est l’aboutissement d’un parcours historique qui a, naturellement, balbutié entre « changer le parti » et « changer de parti ».

L’UNIR s’inscrit très bien dans le cadre de cette option fondamentale du Chef de l’Etat de construire un pont entre l’immobilisme et l’audace pour disposer d’un véritable instrument devant servir de plateforme, d’ossature au développement humain du Togolais. L’épanouissement de l’Homme doit aller au-delà de la question de ses besoins basiques, selon Abraham Maslow, au-delà de la simple accumulation de la richesse matérielle. Le Togolais, comme tout autre humain, aspire à vivre longtemps, en bonne santé, à être instruit, à disposer de ressources individuelles et/ou collectives lui permettant un niveau de vie convenable. 

Tout observateur ou analyste politique avisé de l’histoire et de l’actualité politique du Togo  conclut aisément au besoin expressif tant au  niveau sociologique que politique d’une véritable métamorphose de la scène politique, d’un rallye incommensurable, d’une convergence sans précédent des acteurs de bonne foi et désireux de lutter et travailler pour le meilleur devenir de notre pays. Il ne s’agit pas simplement de créer un nouveau parti ratissant le plus large possible, mais de mettre en œuvre cette vision du Chef de l’Etat de voir la chose publique togolaise gérée ENSEMBLE par tous les citoyens. 

Les exigences de l’heure, notamment l’amélioration des conditions de vie des populations, la consolidation des libertés fondamentales, la primauté de l’Etat de droit, l’Autorité de l’Etat, la justice sociale, la bonne gouvernance, bref un meilleur développement, pas seulement économique mais et surtout humain, laisse très peu de place au reniement quant à l’appel à se joindre à UNIR, honnêteté intellectuelle oblige. Ces exigences qui reflètent, en partie la vision et l’ambition que le Chef de l’Etat  a pour le Togo et qui se concrétisent chaque jour, m’amènent naturellement à le soutenir et à l’accompagner, par la modeste contribution, à réaliser ces nobles idéaux au profit des populations et du pays.

Oh oui, plusieurs partis ont véhiculé ou véhiculent tout ou partie de ces idéaux, me dira-t-on. Mais il suffit d’une réflexion plus approfondie pour s’en rendre contre : ce que projette UNIR est différent. Car il ne s’agit pas de vaines déclarations mais véritablement de traduire cette vision en un programme d’actions du nouveau parti, s’appuyant à la fois sur l’expérience et la compétence de tous. Oui, il s’agira aussi de savoir rompre avec (ou s’appuyer sur) le passé en fonction de ce que nous dictera l’intérêt national.

Je me rappelle encore, avec humilité, les discussions que j’ai eues avec le Chef de l’Etat en 2006 et 2007, soit bien avant ma nomination aux fonctions actuelles. Faut-il rappeler mes propos depuis mon retour au bercail ? Je fais corps avec la vision du Chef de l’Etat et je sais qu’il n’y a pas d’autre chemin qui mène résolument à l’émergence et au développement de notre pays. Je dois avouer que c’est un intense plaisir de contribuer et voir se concrétiser cette vision. Je demeure convaincu qu’UNIR sera une communauté de femmes et d’hommes libres et soucieux de rallier au-delà des clivages classiques entre les partis. Le jeu démocratique appelle, certes, à la coexistence entre plusieurs partis, chacun reflétant un mode pensée, une vision pour le pays et un programme d’action etc. 

Mais au-delà de ces clivages politiques traditionnels, le peuple togolais attend de ses politiques d’UNIR leurs forces et énergies en synergie et effet multiplicateur pour des initiatives concertées de conquête et de gestion du pouvoir. Et c’est la vocation de l’UNIR.

Le mouvement de l’histoire au 21e siècle est porté par l’urgence et la vitesse. Pour l’accompagner, il faut de l’audace, de la créativité, de l’inspiration et surtout, de bons choix au bon moment. Le moment me semble venu de réaffirmer et assumer mon engagement auprès du Chef de l’Etat, engagement qui trouve désormais son prolongement au plan politique, dans mon implication à ses cotés, au sein de l’UNIR pour la promotion et l’épanouissement des populations togolaises et le développement de notre cher pays, le Togo. 

Je vous invite, vous aussi, à rejoindre ce grand mouvement.

Gilbert Houngbo

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