Homawoo met en doute la sincérité de Fabre

09/03/2010
Homawoo met en doute la sincérité de Fabre

Jean-Claude Homawoo, le vice-président de la Céni (Commission électorale nationale indépendante), représentant l’Union des forces de Changement (UFC), a déploré mardi dans un entretien accordé à republicoftogo.com l’attitude de certains leaders de l’opposition qui contestent les résultats provisoires de la de l’élection présidentielle.
« Je comprends qu’on puisse être déçu, mais on doit dépasser le stade des provocations inutiles dont les conséquences sont imprévisibles», a mis en garde M. Homawoo.
« Aucune œuvre humaine n’est parfaite, mais il va falloir que ceux qui contestent les résultats préparent un dossier solide qu’ils déposeront à la Cour constitutionnelle. C’est çà l’expression même de la démocratie !», a encore indiqué M. Homawoo.
Republicoftogo.com : Quelle est votre opinion sur les résultats provisoires proclamés par la Céni samedi dernier ?
Jean-Claude Homawoo : Je comprends qu’on soit déçu et qu’on en arrive à ce genre de situation. Néanmoins, on doit dépasser les provocations inutiles dont les issues sont lourdes de conséquences. L’essentiel c’est qu’il y a une Cour constitutionnelle et que ceux qui s’estiment lésés peuvent déposer un recours.
Republicofotogo.com : Que pensez-vous de cette vague de contestation par certains partis d’opposition ?
Jean-Claude Homawoo : Nous avons fait en sorte que l’opposition parlementaire soit représentée par deux personnes au sein de la Céni. Donc si on considère qu’on a six candidats de l’opposition, ça veut dire que chaque candidat avait ses délégués dans les Celi (Commission électorale locale indépendante) et dans les bureaux de vote.
Globalement on peut dire qu’a chaque niveau, l’opposition était présente avec 8 délégués. Cela fait huit paires d’yeux. Dans ces conditions, il est difficile de comprendre d’où vient cette contestation alors que les candidats étaient solidement représentés à tous les niveaux, aussi bien dans les Celi que dans tous les bureaux de vote !
De même, la Céni est composée de représentants de l’opposition et de la majorité parlementaire ainsi que des partis extraparlementaires.
Aucune œuvre humaine n’est parfaite. Il y a eu des défaillances, mais nous faisons confiance à l’institution dans la mesure où les protagonistes de tous bords y siégeaient.
Si un parti politique, son délégué ou son représentant dans les bureaux de vote émet des réserves quant aux résultats, il a la liberté de constituer un dossier, avec preuves à l’appui, qu’il déposera à la Cour constitutionnelle.
Republicoftogo.com : Faites vous confiance à la Cour Constitutionnelle ?
Jean-Claude Homawoo : Je dis bien que seule la Cour constitutionnelle nous dira la vérité sur ce scrutin.
Je n’ai pas de jugement à porter sur les contestations, si elles sont fondées sur des éléments de preuve.
L’aspect contentieux est d’ailleurs prévu par le Code électoral.
La décision que rendra la Cour, au terme des éventuels recours, sera la preuve que la démocratie est vraiment en marche au Togo. Vous conviendrez avec moi que le pays doit consolider la démocratie et je pense que la Cour constitutionnelle est à même de jouer pleinement son rôle.
Republicoftogo.com Avez-vous le sentiment d’avoir bien rempli votre mission à la Céni. Certains dans votre propre camp vous accusent d’être un « vendu » ?
Jean-Claude Homawoo : Dire qu’on l’a rempli pleinement non ! Mais je l’ai fait en mon âme et conscience. J’ai accompli mon devoir avec mon intime conviction. Voyez-vous, j’ai âge ou je ne peux plus subir de manipulation. Mes décisions ne sont influencées par personne. En tout cas, à chacun d’en juger.
Republicoftogo.com Que répondez-vous à vos détracteurs ?
Jean-Claude Homawoo : J’ai parfois l’impression qu'ils ont la mémoire courte.
Lors des législatives d’octobre 2007, j’étais le premier au sein de l’UFC à protester contre le coup de force du RPT concernant les 5 sièges de la préfecture du Golfe qui devaient revenir à l’UFC.
Tout le monde, y compris Jean-Pierre Fabre, trouvait à l’époque que j’avais bien agi. Nous avons marché dans les rues de Lomé, j’ai affronté le Colonel Yark. Voilà qu’aujourd’hui on estime que je n’ai plus la même moralité. En tout cas à l’UFC, ils sont libres de faire leur commentaire.
Republicoftogo.com : La victoire de Faure Gnassingbé a-t-elle été une surprise ?
Jean-Claude Homawoo : Quelque soit le candidat élu, je n’ai pas d’appréhension particulière.
Vous savez, ce qui m’importe le plus, c’est que le nouveau président s’attelle au chantier de la reconstruction du Togo. Le travail est immense. Regardez les pays voisins, on n’est pas plus bête que les autres, mais ces pays avancent. Il va falloir que les togolais se mettent au travail.
Republicoftogo.com : Vos prises de position ne vous ont-elles pas éloigné de l’idéologie de votre parti, l’UFC ?
Jean-Claude Homawoo : Pas du tout ! Vous convenez avec moi que personne ne peut cautionner les actes de violences !

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