Les choses ont bien changé au Togo

21/02/2010
Les choses ont bien changé au Togo

A peine rentré du sommet de l’UEMOA à Bamako, Faure s’est rendu samedi après-midi à Siou, dans la préfecture de Doufelgou, où il a tenu un meeting.
A son arrivée, le porte-parole des populations, Gilbert Bawara, a exprimé au président « la reconnaissance et la gratitude des populations de Doufelgou pour les multiples réalisations dont elles ont bénéficié et pour la confiance que Faure Gnassingbé porte à l’égard des cadres de la préfecture ».
M. Bawara a promis un vote massif en faveur du candidat du RPT « qui lui permettra d’assurer un deuxième mandat à la tête du Togo".

« Les populations de Doufelgou vous sont reconnaissantes pour les rues, les ponts, les forages et les puits que vous avez gracieusement mis à leur disposition. Elles savent qu’aussi longtemps que vous resterez à la tête de ce pays, elles seront toujours bénéficiaires de vos œuvres » a déclaré Gilbert Bawara.
En retour, Faure s’est félicité de la forte mobilisation des populations et s’est engagé à assurer une réconciliation effective de toutes les filles et tous les fils du Togo. « Nous voulons offrir à l’Afrique et au monde l’image que je vois ici, l’image d’une démocratie apaisée, l’image d’un Etat de droit qui s’enracine dans notre pays, l’image des institutions démocratiques qui se renforcent et qui gagnent en légitimité. C’est l’enjeu des élections du 4 mars 2010 », a souligné Faure devant une foule en liesse.
Voici l’intégralité de l’intervention de Faure Gnassingbé
Chers amis, vous savez que l’histoire récente de notre pays a été émaillée d’événements douloureux, notamment lors de certaines élections.
Mais depuis 2005 où je peux dire que les violences ont disparu. Nous avons courageusement, et avec l’aide de Dieu, abattu ensemble un travail d’apaisement dans le pays, de décrispation de la vie politique.
Nous avons assurément fait des progrès, nous l’avons prouvé au cours des élections législatives.
Mais l’élection présidentielle du 4 mars est tout à fait particulière. Vous voyez devant vous, nos amis journalistes venus des autres pays d’Afrique et d’Europe pour couvrir ces élections. Le Togo a tellement fait la chronique des processus de démocratisation difficiles que cette fois-ci encore, les gens, les amis et observateurs retiennent leur souffle et se demandent qu’est-ce qui va se passer au Togo.
On entend qu’il y a une élection présidentielle, est-ce que ce sera comme les autres fois ?
Je crois que quand ils sont ici et qu’ils voient l’ambiance, ils doivent se dire que les choses ont bien changé.
Oui le Togo a changé, le Togo a embrassé la démocratie ; c’est pour cela que nous voulons aller aux élections et que nous irons aux élections sans peur, sans inquiétude, sans crainte.
Nous voulons offrir au monde entier, à l’Afrique, l’image que je vois ici, l’image d’une démocratie apaisée, l’image d’un Etat de droit qui s’enracine dans notre pays, l’image des institutions démocratiques qui se renforcent et qui gagnent en légitimité.
C’est l’enjeu des élections du 4 mars 2010. Alors comme les autres fois ici, sachez accueillir les uns et les autres.
Les candidats quels qu’ils soient, sachez leur offrir votre hospitalité légendaire. Mais vous savez que l’élection est un choix à faire et ici vous l’avez dit et prouvé par le passé, c’est une formalité.
Je ne peux pas deviner le score que réservera Doufelgou, mais je connais la fourchette dans lequel se situera mon score.
Je ne veux pas tout vous dire pour ne pas donner l’impression qu’on n’est pas totalement démocratique, mais quand le score sortira tout le monde verra que c’est l’expression sincère d‘une adhésion à une politique de réconciliation et d’apaisement.
Une fois que nous aurons accompli ce devoir de nous rendre massivement aux urnes dans la paix, dans la quiétude et dans la transparence, nous allons devoir continuer ce que nous avons si bien commencé, depuis que, grâce à vos efforts et l’effort de tous les togolais, la coopération a repris.
Nous avons recommencé à inaugurer des ouvrages, nous avons recommencé à poser des premières pierres pour des grands travaux et pour des projets d’envergure.
Nous avons aussi, en attendant que ces projets se concrétisent, commencé à appuyer nos populations à la base. Que ce soient les agriculteurs du monde rural, que ce soit les groupements ou les jeunes qui font du maraichage en cultures de contre saisons.
Nous avons commencé à investir de façon importante dans notre éducation. Vous savez très bien que l’éducation a toujours été un domaine d’excellence du Togo et je sais que particulièrement à Doufelgou, les gens sont très brillants.
J’ai eu à les affronter au collège Chaminade et je sais qu’ils sont très brillants et je les félicite.
Une fois que l’élection sera passée, je vous dis que nous devons retrouver le sens de l’unité, le sens de la réconciliation pour que nous puissions ensemble construire notre pays. C’est de cela qu’il est question.
La démocratie c’est bien, mais la démocratie et le développement, je vous assure, c’est beaucoup mieux.
Si vous n’avez rien dans le ventre et que vous devez marcher 8 km pour aller voter, on peut comprendre que vous renonciez.
Mais si vous êtes en bonne santé et vous avez pris un solide petit déjeuner, vous irez voter tranquillement et c’est ce que je veux pour mon pays, c’est ce que je veux pour Doufelgou, c’est ce que je veux pour Siou.

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