QUIBB 2015 : une vie meilleure

30/12/2015
QUIBB 2015 : une vie meilleure

Hausse sensible de la pauvreté à Lomé

L’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) vient d’achever l’enquête QUIBB 2015 d’élaboration du profil de pauvreté, rendant ainsi disponibles des indicateurs fiables et actuels devant contribuer à l’évaluation à mi-parcours de la Stratégie de la croissance accélérée et de promotion de l’emploi (SCAPE), au bilan des objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et à l’établissement des situations de référence pour les Objectifs du Développement Durable (ODD) et la vision à long terme du Togo.

Comparativement aux éditions de 2006 et 2011 qui portaient chacune sur plus de cinq mille ménages, l’actuelle enquête QUIBB a porté sur un échantillon de deux mille quatre cent ménages et ses indicateurs ne sont significatifs que pour trois 3 domaines d’étude : le Grand Lomé, le reste du milieu urbain du Togo et tout le milieu rural. Rappelons que les deux dernières éditions étaient représentatives dans six domaines que sont : Lomé et les cinq régions administratives du Togo. 

La collecte des données, s’est déroulée du 25 août au 30 septembre 2015 sur toute l’étendue du territoire. 

Des résultats de l’enquête, il ressort de fortes tendances d’amélioration des conditions de vie des populations dans les domaines suivants :

- L’accès aux services sociaux de base :

La proportion de ménages qui utilise le principal mode d’éclairage l’électricité est passée de 39,2% en 2011 à 48,3% en 2015, soit une amélioration de 9.1 point de pourcentage. Par contre l’utilisation des lampes à pétrole dans les ménages a baissé de façon drastique passant de 23,5% en 2011 à 3,1% en 2015 correspondant à une baisse de 20.4 points de pourcentage. L’utilisation des lampes torches a augmentée passant de 22,9% en 2011 à 42,1% en 2015 ; soit une augmentation de 19.2 points de pourcentage. Le taux d’utilisation d’eau potable s’est amélioré avec une augmentation de 5.9 points de pourcentage, passant de 55,9% en 2011 à 61,8% en 2015.

- La sécurité alimentaire :

La proportion des ménages ayant eu des difficultés à subvenir aux besoins alimentaires a baissé de 15.6 points passant de 49,5% en 2011 à 33,9% en 2015. La proportion des ménages ayant reconnu que leurs besoins alimentaires sont non satisfaits au cours des douze derniers mois précédent l’enquête a baissé de 62,3% en 2011 à 46,6% en 2015, soit une baisse de plus  d’un quart.

- La santé :

La proportion des personnes ayant déclaré avoir eu une maladie au cours des quatre dernières semaines s’est accrue de 3.3 points de pourcentage ; de 20,6% en 2011 il est à 23,9% en 2015.

- L’éducation et l’alphabétisation 

Le taux d’alphabétisation des personnes âgées de plus 15 ans est à la hausse (près de 6 points de pourcentage) passant de 60,3% en 2011 à 66,2% en 2015.

Les taux nets de scolarisation au primaire et au secondaire se sont nettement améliorés passant respectivement de 81,8% à 84,8% et de 41,0 à 49,2%.

- L’emploi et l’activité

Le taux de chômage a baissé de 6,5% en 2011 à 3,4% en 2015, soit une réduction de moitié (3.1 points de pourcentage). Par contre le taux de sous-emploi a augmenté de 2.1 points ; il est passé de 22,8% en 2011 à 24,9% en 2015. 

- La Pauvreté subjective

La proportion des ménages pauvres suivant leur appréciation subjective de leur situation personnelle de bien-être aujourd’hui est passée de 81,4% en 2011 à 61,7% ; soit une baisse de 19,7 points de pourcentage.

- La Pauvreté monétaire

Les indicateurs de la pauvreté et les inégalités se sont améliorés dans l’ensemble du pays. L’incidence de la pauvreté est passée de 58,7% en 2011 à 55,1% en 2015. Quant à l’indicateur d’inégalité, l’indice de Gini est passé de 0393 en 2011 à 0,380 en 2015. Cette baisse de l’incidence de pauvreté n’est pas constatée dans tous les domaines. En effet, dans le milieu rural, le taux est passé de 73,4% à 68,7%. Dans les autres milieux urbains, ce taux est passé de 44,7% en 2011 à 37,9% en 2015.

A l’inverse du reste du pays, l’agglomération de Lomé a enregistré une hausse sensible de la pauvreté avec une incidence qui est passée de 28,5% en 2011 à 34,8% en 2015. Une étude thématique approfondie ultérieure pourra aider à comprendre ce phénomène constaté dans le Grand Lomé.

Cette enquête a pu être menée grâce à la participation des partenaires au développement, notamment la Banque Mondiale, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

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