Repenser la gestion de l’eau

22/03/2012
Repenser la gestion de l’eau

"L'eau et la sécurité alimentaire", tel est le thème de la Journée mondiale de l’eau célébrée chaque 22 mars. A cette occasion, Zakari Nandja (photo), a délivré un message dans lequel il a souligné que le Togo était relativement chanceux avec une bonne pluviométrie.

Mais il également mis en garde contre les conséquences des changements climatiques.

« L’eau devra être regardée sous l’angle d’une denrée qui se raréfie. Et si l’agriculture doit rester le moteur du développement, alors il importe de repenser la gestion de nos eaux », a-t-il souligné.

Voici le message de Zakari Nandja

Tous les 22 mars et ceci dans le monde entier, est célébrée la Journée Mondiale de l’Eau.

La disponibilité de l’eau douce renouvelable a guidé l’apparition et le développement d’organismes vivants sur la planète Terre. Elle a conditionné et conditionne encore la présence et les activités humaines.

Aujourd’hui, le développement économique va de pair avec la croissance de sa consommation et la survenance des problèmes de disponibilité et de qualité. 

Aussi est-il sensé que tous ensemble, nous prenions cette journée pour réfléchir sur sa conservation et son développement. Nous devons prendre conscience qu’en plus du fait qu’elle contribue à notre bien être dans ses utilisations de loisirs, de transport, de production d’énergie et autre, l’eau est fondamentalement reconnue comme besoin essentiel pour la vie et la survie de tous les êtres vivants et, c’est à juste titre qu’elle est sacralisée depuis les civilisations anciennes.

Rivières sacrées, sources miraculeuses, baptême, bénédiction, ablutions, l'eau a pris une dimension rituelle et spirituelle dans toutes les cultures.

Si sa dimension boisson semble mieux perçue car l’homme est à 70% constitué d’eau et qu’il lui faut en boire jusqu’à 1,5 litres par jour, qu’en est-il de son emploi à des fins agricoles ?

La relation eau-agriculture date de plusieurs millénaires et la sécurité alimentaire, autrement dit, disposer et avoir accès à la nourriture en quantité et en qualité suffisante est resté un souci permanent.

Si l’eau de pluie à servi à lancer l’agriculture, très vite il a été nécessaire de transporter les eaux des rivières et des lacs ou les eaux souterraines pour la compléter ou même la suppléer.

L’irrigation ainsi apparue dans les civilisations égyptienne et mésopotamienne est restée une technique en développement très appréciée au point d’être adoptée, améliorée et modernisée.

Contrairement à l’agriculture pluviale l’agriculture irriguée a su répondre à l’accroissement de la population par une hausse des rendements et une intensification des cultures.

Ce développement prodigieux a entrainé une augmentation significative des prélèvements en eau conduisant à l’apparition des problèmes environnementaux.

Et, c’est à juste titre que le thème retenu pour la célébration de la journée mondiale de l’eau ce 22 mars 2012 : l’eau et la sécurité alimentaire : tire toute son importance.

Aujourd’hui, sur une population de sept milliards d’être humains il y a près d’un milliard qui souffre de faim chronique surtout dans les régions arides ou à fort taux de densité où les techniques agricoles restent médiocres.

En Afrique les crises ont cruellement mis en lumière la vulnérabilité des systèmes de production  tributaire des pluies et celle malheureusement des populations.

La maîtrise de l’eau est essentielle pour la production. Le Togo, notre pays bénéficie encore d’une assez bonne pluviométrie qui, associée à une bonne politique agricole assure à nos populations la sécurité alimentaire. Il faudrait néanmoins prendre conscience des conséquences du changement climatique dont la plus importante est la perturbation des saisons. L’eau devra être regardée sous l’angle d’une denrée qui se raréfie. Et si l’agriculture doit rester le moteur du développement, alors il importe de repenser la gestion de nos eaux.

Le gouvernement, dans ses efforts en vue d’améliorer la gestion des ressources en eau s’est engagé dans les réformes juridiques et réglementaires qui ont abouti à l’adoption et à la promulgation de la loi portant code de l’eau qui consacrent la gestion intégrée des ressources en eau.

La gestion intégrée des ressources en eau permet de protéger la ressource en même temps que les écosystèmes qui en assurent la disponibilité et la qualité.

La sécurité alimentaire pour être durable impose une discipline et des efforts sur l’accès à l’eau (douce) potable, la limitation des pollutions sous toutes ses formes et la préservation des sols.

Si nombreuses que sont les difficultés liées à la nécessité de trouver des sources d’eau stables pour l’agriculture et l’élevage, variant d’un environnement à un autre, il existe des possibilités de les surmonter en investissant dans l’irrigation lorsque les circonstances le permettent, en améliorant l’efficience d’utilisation de l’eau et en adoptant des pratiques agricoles faisant un usage intelligent de l’eau.

Commentaires

Loading comments ...

Loading comments ...

IL NE FALLAIT PAS MANQUER

Voir plus loin

Santé

Le service d’ophtalmologie du CHU Sylvanus Olympio de Lomé a reçu vendredi de nouveaux équipements.

L'art descend dans la rue

Culture

Les commémorations du 57e anniversaire de l’indépendance ont pris fin vendredi avec l’inauguration d’une gigantesque fresque.

Prévenir la menace terroriste

Coopération

Des experts ouest-africains viennent de se réunir à Lomé dans le cadre du projet européen sûreté de l’aviation civile en Afrique.

Océans : sécurité et développement

Union Africaine

La session ministérielle du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) s'est déroulée mardi à Addis Abeba.