Transhumance : ministres sur le terrain

28/01/2014
Transhumance : ministres sur le terrain

Les incidents entre transhumants et population autochtones se multiplient depuis le début de l’année. Pour faire baisser la tension, une délégation ministérielle comprenant les ministres de l’Administration territoriale, de l’Agriculture et de l’Equipement rural, a entamé lundi une tournée dans les régions concernées et, notamment, dans celle des Savanes.

Les paysans togolais ont demandé une délimitation précise des zones de pâturage et la publication officielle des périodes de transhumance et des itinéraires empruntés par les éleveurs peuhls.

Afin d’éviter les conflits, le gouvernement va renforcer la concertation avec les pays voisins.

La transhumance des troupeaux d’un pays à l’autre peut-être source de conflits, parfois meurtriers. 

Face à ce problème, le gouvernement togolais a créé en 2008 un comité national chargé de prendre en charge le dossier et d’adapter les textes réglementaires avec ceux de la Cédéao.

Les mouvements saisonniers de bétail existent dans l’ensemble des pays de la région, ce n’est pas un cas spécifique au Togo. 

C’est un moyen ancestral d’éviter l’épuisement de la végétation. Le déplacement des troupeaux peut être partiel ; les veaux, les vieilles vaches et les bêtes malades restant sur le campement de départ, sous la garde des enfants ou des personnes âgées.

Toutefois, le phénomène a pris une ampleur jamais égalée ces dernières années.

En 2009, les résultats d’un recensement effectué par 19 préfectures donnaient un chiffre de 76.984 têtes de bovins répartis en 1.182 troupeaux, en transit sur le territoire togolais. 

Ces données partielles et déjà anciennes donnent une idée du volume et surtout du manque de capacité de pâturage.

Ces mouvements de ruminants peuvent parfois créer des tensions entre paysans étrangers et autochtones avec la destruction des cultures par les bovins.

Et ces tensions font des morts et des blessés comme cela s’est produit dans plusieurs villages ces dernières années.

Fort heureusement, le plus souvent, éleveurs et cultivateurs trouvent un terrain d’entente, notamment par des échanges commerciaux - par exemple des fumures de parcelles contre le glanage des chaumes de mil ou de sorgho.

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