Komlan Mally : « Obligation d'offrir aux Togolais une médecine de qualité »

05/12/2008
Komlan Mally : « Obligation d'offrir aux Togolais une médecine de qualité »

S'il y a un secteur qui retient l'attention des autorités, c'est bien celui de la santé. En moins de trois mois beaucoup de mesures ont été prises pour édifier et réhabiliter les infrastructures hospitalières dans différentes régions du pays.

Et le gouvernement ne lésine pas sur les moyens. Il a décidé en septembre d'investir les années à venir plus de 16 milliards de Fcfa pour construire, agrandir et équiper 49 centres de santé.Mais en dépit des efforts consentis, beaucoup reste à faire, reconnaît Komlan Mally, le ministre de la Santé.

Republicoftogo.com : Depuis votre arrivée au ministèr de la Santé, vous n'avez pas chômé

Komlan Mally :

Effectivement car la santé constitue une priorité du gouvernement. Et il y a quelques semaines, nous avons présenté une communication en conseil des ministres pour faire était de deux projets importants pour lesquels le gouvernement a obtenu des financements.

Ils proviennent de la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et le second de Axian Banque of India.

L'argent va nous permettre de réhabiliter, de construire et d'équiper 15 formations sanitaires dont les trois CHU (Campus, Tokoin et Kara) et les 5 centres hospitaliers régionaux et quelques centres hospitaliers préfectoraux. Avec des plateaux techniques comparables avec ce que l'on trouve en Europe.

S'agissant des CHU et des CHR, nous allons tout faire pour qu'ils deviennent des hôpitaux de référence au niveau national et, si possible, au niveau de la sous-région.

L'objectif est de délivrer l'essentiel des soins sur place pour réduire ou éviter les cas d'évacuations sanitaires.

L'ensemble de ce projet doit être réalisé dans un délai de 14 mois.

Une partie du financement étant assuré par une banque indienne, ce sont des entreprises de ce pays qui fourniront certains matériels médicaux.

L'autre grand projet sur lequel je travaille est le « BID2 ». Il s'agit de construire, d'étendre et d'équiper 34 formations sanitaires ainsi que 10 hôpitaux de préfectures, une polyclinique, 11 centres médico-sociaux, 12 dispensaires et un laboratoire au CHU de Kara.

La facture est estimée à 5,75 milliards de Fcfa.

A cela s'ajoutent les actions que nous menons dans le cadre du plan d'urgence adopté par le gouvernement pour les derniers mois de l'année 2008. Un financement sur fonds spécial va permettre de réhabiliter les 3 CHU et d'équiper ceux d'Atakpamé, Sokodé et de Dapaong où nous allons Œuvrer pour rendre opérationnelle la nouvelle maternité.

Republicoftogo.com : Et le personnel vous y avez pensé ?

Komlan Mally :

Le volet personnel me préoccupe à plus d'un titre. Partout où je suis passé, j'ai toujours dit que les ressources humaines constituent un élément central

Nous devons disposer d'hommes et de femmes qualifiés et motivés pour faire tourner la machine santé.

Nous avons donc engagé des discussions avec les syndicats représentant les personnels de santé. Je dois vous rappeler qu'un consensus a déjà été trouvé pour ce qui concerne les primes de garde et d'astreinte.

En ce moment, nous nous occupons des primes de risque et le statut particulier. Et je suis heureux de constater que j'ai en face de moi des interlocuteurs responsables, très conscients de leurs responsabilités.

Nous allons faire en sorte que nous puissions trouver une solution consensuelle qui puisse satisfaire les deux parties et je pense que nous sommes en passe de trouver une solution définitive à ce problème.

Republicoftogo.com : Le gouvernement a décidé de rendre gratuit l'accès aux ARV.  Quelles sont les conditions pour bénéficier d'une prise en charge gratuite ?

Komlan Mally :

En dehors des personnes qui étaient déjà pris en charge par l'Etat et d'autres qui sont sur le recouvrement de coût au niveau de la CAMEG, il y a effectivement des malades qui sont aujourd'hui en attente de traitement.

Il doivent soumettre leur dossier aux comités thérapeutiques qui se trouvent dans chaque région. Ce sont ces comités, appuyés par le PNLS, qui examinent les cas et décident de l'éligibilité pour le traitement gratuit.

Republicoftogo.com : Vous avez hérité d'un secteur largement dégradé. Malgré tout optimiste pour son avenir ?

Komlan Mally :

Bien sûr. Effectivement ce secteur a beaucoup souffert en raison de la crise qui a secoué le Togo pendant de longues années. Il est évident que l'on peut observer un délabrement des infrastructures sanitaires et des équipements médicaux.

Nous avons l'obligation aujourd'hui d'offrir à la population des soins de qualité.

Il nous faudra aussi recruter du personnel. 4000 agents seront engagés d'ici 5 ans.

Notre objectif est une profonde réforme du secteur de la santé au niveau institutionnel et opérationnel et une politique ambitieuse de remobilisation des personnels.

 

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