Copenhague oublie l’Afrique

19/12/2009
Copenhague oublie l’Afrique

Plus de douze heures après l'heure prévue de sa clôture, la conférence des Nations unies sur le climat poursuivait samedi matin ses débats à Copenhague, sans s'accorder sur l'avenir de la lutte contre le réchauffement.
La déclaration politique associant moins d'une trentaine de pays, un peu vite annoncé vendredi soir comme un accord par les présidents américain Barack Obama et français Nicolas Sarkozy, faisait toujours un peu avant 08H00 (07H00 GMT) l'objet de débats parfois amers entre les délégations.
Cette déclaration, qui prévoit de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriels, a été négociée depuis jeudi soir entre les chefs d'Etat et de gouvernement. Elle associe essentiellement les Etats-Unis, l'Europe, et les grands pays émergents comme la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud et le Brésil.
Même s'il prévoit la création d'un fonds spécial et une enveloppe qui s'élèvera progressivement à 100 milliards de dollars d'ici à 2020, en priorité au profit des pays les plus vulnérables, cet accord a été négocié en secret, derrière des portes closes, en contradiction avec les règles multilatérales des Nations unies.
"Il s'agit d'un accord politique entre chefs d'Etat, pas d'un contrat, par lequel les dirigeants ont tenté de relancer la machine", expliquait dans la nuit le ministre français de l'environnement, Jean-Louis Borloo.
Le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, qui préside les travaux, a choisi de le soumettre à la plénière et déclenché d'interminables débats alors que le consensus était loin d'être en vue, selon lui.
La question restait posée samedi au lever du jour sur l'avenir des négociations pour 2010.
La déclaration appelle à la conclusion d'un accord complet d'ici à la fin 2010.
Mais la conférence devait encore s'entendre sur le calendrier et le format des travaux à venir, et adopter des décisions de procédure, alors que la chencelière allemande a proposé d'accueillir le prochain round en juin, à Bonn.

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