Debbasch : « Une intrusion scandaleuse du politique dans le judiciaire »

06/06/2007
Debbasch : « Une intrusion scandaleuse du politique dans le judiciaire »

Charles Debbasch, le ministre conseiller à la présidence du Togo est de retour à Lomé depuis plusieurs jours après avoir été brièvement interpellé le 17 mai dernier à l'aéroport de Bruxelles. La Belgique n'a rien à reprocher à l'ancien doyen de l'université d'Aix-Marseille ; elle ne fait qu'appliquer une décision de justice française

Charles Debbasch nous a accordé un entretien mercredi à son bureau de Lomé. La presse française vous signale toujours retenu à Bruxelles est- ce exact ?

Charles Debbasch :

Absolument pas le juge d'instruction belge m'a autorisé à voyager librement et je suis dans mon bureau à Lomé au Togo.

Et le mandat d'arrêt ?

Charles Debbasch :

Ce n'est pas une affaire belge mais une affaire franco-française.

C'est sur un ordre politique venant de Michel de Bonnecorse (ancien conseiller Afrique du président Jacques Chirac, ndlr) que ce mandat ridicule et scandaleux a été émis.

Dans un Etat républicain, la justice ne dépend pas d'apparatchiks politiques.

Il faudra que toute la lumière soit faite sur cette intrusion scandaleuse du politique dans le judiciaire.

Comment expliquer l'acharnement dont vous êtes l'objet depuis quinze ans ?

Charles Debbasch :

J'y vois deux causes. Une c'est la dérive de certains magistrats aixois qui cherchent par le mensonge et la diffamation à justifier les fautes lourdes commises dans cette affaire. Il y a aussi l'action de réseaux de solidarité bien connus qu'a dénoncés dans un rapport l'actuel premier président de la Cour de Cassation

La seconde c'est la volonté de réseaux liés à une françafrique dépassée de peser sur la politique du Togo à travers ma personne.

Et la justice dans tout çà ?

Charles Debbasch :

On en est bien loin. Certains juges aixois devront répondre devant l'histoire et devant la justice de ce naufrage judiciaire. Ils ont laissé dépouiller de plusieurs milliards la Fondation Vasarely par un gang et ils ont voulu condamner Charles Debbasch qui au nom de l'Université s'est opposé à ce pillage.

Je répète que sous la gestion que j'ai assumée avec le concours unanime du conseil d'administration pas un centime et pas un tableau n'ont été détournés de la Fondation.

Il faudra que l'on m'explique pourquoi j'ai été poursuivi alors qu'ont été laissés dans l'impunité ceux qui ont vidé la Fondation de ses oeuvres.

Et la question n'est pas théorique. J'ai été entendu le 15 mai dernier en France par le juge d'instruction qui instruit ma plainte pour escroquerie judiciaire.

Je donnerai pour l'instant un seul détail:le jour où Vasarely est censé avoir été à Aix pour signer une plainte contre moi nous avons découvert qu'il était hospitalisé dans la région parisienne!

En photo : Charles Debbasch photographié mercredi matin à son bureau de Lomé

 

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