Investir dans la sécurité routière, investir dans le capital humain

28/01/2018
Investir dans la sécurité routière, investir dans le capital humain

Prendre des mesures pour sauver des vies

Une nouvelle étude de la Banque mondiale, financée par l’organisation Bloomberg Philanthropies, met en lumière les gains importants que génèrerait la diminution des accidents de la route dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. 

Des données qui intéresseront le Togo. 580 tués sur les routes en 2017 lors de 5.181 accidents.

Le rapport, intitulé en anglais The High Toll of Traffic Injuries: Unacceptable and Preventable, inaugure une nouvelle méthodologie pour estimer l’impact économique de la sécurité routière.

Si nul n’ignore l’importance des décès et traumatismes imputables à la route, la relation entre accidents de la circulation et croissance économique demeurait jusqu’à aujourd’hui peu documenté. C’est précisément l’objet de ce nouveau travail de recherche, qui s’efforce de démontrer, chiffres à l’appui, qu’en investissant dans la sécurité routière, un pays investit aussi dans son capital humain.

Pour les pays qui n’investissent pas dans la prévention des accidents de la route, le manque à gagner s’élèverait entre 7 et 22 % du PIB par habitant sur une période de 24 ans. 

Une estimation qui appelle les responsables publics à prioriser la sécurité routière et à y consacrer des investissements à l’efficacité éprouvée. Le prix de l’inaction est extrêmement lourd, avec plus de 1,25 million de décès chaque année dans le monde, une productivité diminuée et des perspectives de croissance réduites.

La mortalité due à l’insécurité routière frappe davantage les pays à revenu faible et intermédiaire, qui concentrent 90 % du nombre total de décès imputables aux accidents de la route. 

La hausse des revenus dans de nombreux pays en développement a en effet conduit à une motorisation rapide, qui ne s’est pas accompagnée d’un renforcement adéquat des mesures de gestion et de réglementation en matière de sécurité routière.

La mortalité sur les routes est particulièrement élevée dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Ce sont les actifs (15-64 ans) et, parmi eux, en particulier, les plus jeunes, qui payent le plus lourd tribut aux accidents de la circulation en termes de mortalité et d’invalidité permanente.

Comme le met en évidence le rapport, les accidents de la route ont pour conséquence d’amputer les perspectives de croissance à moyen et long terme parce qu’ils privent la population active d’adultes dans la fleur de l’âge et qu’ils font baisser la productivité du fait des blessures graves occasionnées.

En exploitant des données détaillées sur les décès et les indicateurs économiques de 135 pays, l’étude parvient à estimer qu’une réduction de 10 % de la mortalité routière entraîne en moyenne une augmentation de 3,6 % du PIB réel par habitant sur une période de 24 ans.

Outre ces gains de PIB, les mesures de sécurité routière ont aussi pour effet d’améliorer le bien-être de la population.

Pour y parvenir, le rapport préconise un certain nombre de mesures : la baisse et le contrôle des limitations de vitesse, la lutte contre l’alcool au volant, la généralisation du port de la ceinture de sécurité en recourant à des sanctions et des campagnes de sensibilisation, et l’intégration de l’enjeu de la sécurité routière à toutes les étapes de développement des infrastructures routières (planification, conception, exploitation).

‘Les accidents de la route tuent plus de 1,25 million de personnes dans le monde chaque année et pèsent lourdement sur l’économie, avec des conséquences délétères sur le potentiel humain. Les investissements dans la sécurité routière sont, à terme, plus que rentabilisés, et il est à espérer que ce nouveau rapport encouragera les gouvernements à prendre des mesures qui sauveront des vies, explique Michael Bloomberg, ancien maire de New York, fondateur de  Bloomberg Philanthropies.

Si l’on parvenait à faire diminuer l’insécurité routière, ce n’est pas seulement le secteur des transports qui en sortirait gagnant, mais l’ensemble du développement, puisque cette victoire aurait des retombées positives immédiates et de grande portée sur la santé publique, le bien-être des populations et la croissance économique.

IL NE FALLAIT PAS MANQUER

CHU de Lomé : les syndicats brandissent la menace d'une nouvelle grève

Social

Le personnel hospitalier du CHU de Lomé menace de se mettre en grève.

Congrès des orthophonistes d'Afrique francophone

Santé

La Fédération des organisations d'orthophonistes d'Afrique francophonie (FOAF), organise du 20 au 22 août son premier congrès à Lomé.

Voyage d'évaluation en Europe

Sport

Claude Le Roy, le sélectionneur des Eperviers, a débuté la semaine dernière une tournée en Europe.

Une clinique inaugurée à Agbata

Coopération

Christoph Sander, l’ambassadeur d’Allemagne au Togo, a inauguré mardi la clinique d’Agbata (préfecture des Lacs).